Je suis, outre ces compétences, étudiant de Master en Communication Stratégique, pour la paix, l’émergence et le développement durable.

DRAPEAU CamerounNOUVEAU! NOUVEAUX! Élèves, Étudiants, vous pouvez désormais à partir de ce blog télécharger vos épreuves: BEPC, CAP, BTS, PROBATOIRE, Licence, MASTER… Allez au menu de l’extrême droite (en bas) ou suivez ce lien: http://mongosukulu.com/index.php/en/telechargement

 

Je suis, outre ces compétences, étudiant de Master en Communication Stratégique, pour la paix, l'émergence et le développement durable. dans Annonces et Infos 2210201520033013841911ml

 

Mon contact: A propos du blog et de son auteur

Derniers commentaires

Articles récents

infos éco.

TELECOMMUNICATIONS

infos éco. dans Analyses & Réflexions & Prises de position 0111-8115-l-exploration-du-trace-du-futur-cable-sous-marin-entre-le-cameroun-et-le-bresil-s-acheve-en-decembre-2016_L

L’exploration du tracé du futur câble sous-marin entre le Cameroun et Brésil achevé

Selon Cameroon Telecommunications (Camtel), l’exploration du tracé du futur câble sous-marin est arrivée à son terme, après 80 jours d’activités du Ridley Thomas, navire chargé d’effectuer les études des fonds marins en vue de la pose dudit câble sous-marin entre Kribi au Cameroun et Fortaleza au Brésil. Ainsi, la prochaine phase consistera à l’analyse des informations collectées en vue de la définition du tracé des 6000 km du câble devant traverser l’océan Atlantique. Signalons que la société Huawei Marine Networks, firme chinoise chargée de déployer ce projet a déjà confié la fabrication du câble à la société française Nexans.

 

AFFAIRES, BANQUES & FINANCES

 

Transactions-marchés-affaires

 

Voici les 412 établissements de Microfinance autorisés à exercer au Cameroun en 2017

Le ministre des Finances (MINFI), Alamine Ousmane Mey, a publié la liste des 412 établissements de Microfinance autorisés à exercer au Cameroun en 2017. Il s’agit de 121 établissements de première catégorie, 42 établissements de deuxième catégorie, 3 établissements de troisième catégorie et le reste, des établissements qui exercent en réseau. Cette publication aidera les clients à s’assurer de l’agrément  effectif  des Emf avant toute opération. Par ailleurs, l’on constate une baisse du point de vue quantitatif, avec 500 Emf en 2015 et 418 en 2016. Liste des 412 établissements…

 

L’État apporte 600 millions de FCFA au privé pour la transformation du cacao

Le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT) Louis Paul Motaze a présidé ce 11 janvier 2017 la cérémonie de remise des équipements d’une valeur de 600 millions de FCFA à la société privée Fapam Industry basée à Ebolowa et spécialisée dans la transformation du cacao. Cet apport s’inscrit dans le cadre de la politique gouvernementale d’appui au secteur privé productif initié, en janvier 2016. Cette société devrait donc voir sa capacité de  production passée de 500 à 6000 kg/h, avec à la clé, la création de près de 600 emplois directs et 1500 emplois indirects.  La production initiale en une année est de 16 000 tonnes. Fapam Industry produit 5 000 tonnes de beurre, 5 000 tonnes de poudre de cacao. Le coût du projet est d’un peu plus de 5,337 milliards de FCFA.


Dieudonné Essomba: « Les mesures de taxations fiscales et douanières de la loi de finances 2017 sont carrément suicidaires »

DIEUDONNE ESSOMBA ECONOMISTE

Dieudonné Essomba

Bonne année 2017 à vous !

Dans la mouvance de la conjoncture économique de cette année au Cameroun, nous voulons relayer l’interview de l’économiste Dieudonné Essomba qu’on ne présente plus, parue dans le bihebdomadaire spécialisé «Ecomatin » du 09 janvier 2017.
Abordant les perspectives du budget du Cameroun en 2017, il se prononce aussi sur le Franc cfa. Il en ressort notamment que le secteur productif devrait être la priorité pour le Cameroun dans le décollage de son économie.

QUESTION 1. Le budget 2017 du Cameroun s’équilibre en recettes et en dépenses à 4373,8 milliards F Cfa, en hausse de 3,3% par rapport à celui de 2016. Ce budget est-il réaliste au vu de la conjoncture économique plutôt difficile ?

REPONSE : Le budget de 2017 s’inscrit dans le sillage de celui de 2016, avec une légère augmentation. On aurait pu s’attarder sur son caractère réaliste si les budgets précédents avaient été menés de manière satisfaisante. Or, en dépit des lois de règlements toujours approbatrices, les tares que trainent nos budgets sont connues. Naguère, le Chef de l’Etat lui-même s’était plaint de la sous-consommation des crédits ; a-t-on résolu le problème ? Personne n’a même plus le courage d’en parler ! Il est cependant loisible de constater que les projets sont rarement réalisés, si on exclut les Grands Projets qui jouent plutôt un rôle de vitrine politique. Le budget de fonctionnement lui-même connaît de très graves difficultés au point où l’administration publique est aujourd’hui réduite à une activité minimale, faute de ressources. Un agent public qui a un ordre de mission sera rarement payé et toujours, après un parcours du combattant. On ne peut donc pas se prononcer de manière pertinente sur un budget essentiellement fictif, et on se demande pourquoi, au lieu de revenir à la sincérité du budget, le Gouvernement ressent la nécessité de poursuivre cette fuite en avant qui a plutôt tendance à dégrader la gestion des maigres ressources que nous avons.

QUESTION 2. Le gouvernement table sur des recettes propres de 3143,3 milliards F Cfa (71,8% du montant total), et la fiscalité à elle seule est censée produire 57,6% de ces recettes, soit 2519,13 milliards F Cfa. Il s’agirait pour le Cameroun de réduire son déficit budgétaire tel qu’exigé par le Fmi. 34 taxations fiscales et douanières ainsi été introduites dans la loi de finances 2017 pour atteindre cet objectif. De telles mesures d’élargissement de l’assiette fiscale ne sont-elles pas de nature à décourager les investisseurs ?

REPONSE : Si de telles mesures ne faisaient que décourager les investisseurs, la situation serait moins grave. Il se trouve que dans le contexte actuel, de telles mesures sont carrément suicidaires. Le problème ici est qu’on tente de résoudre les difficultés de l’Etat en pressurisant les autres acteurs alors que le problème relève du système productif tout entier. Mais avec notre configuration macroéconomique, c’est une grave faute.
En effet, quel est le problème du Cameroun ? C’est l’absence de devises qui se traduit par l’illiquité. Donc les mesures à prendre doivent viser à limiter autant que possible ces sorties de devises. Or, au Cameroun, comme dans tous les pays sous-développés, c’est l’Etat qui est le gros consommateur de devises parmi tous les acteurs nationaux. D’abord comme investisseur, car ses réalisations sont très lourdes et requièrent d’importantes importations en machines et en intrants. Ensuite par son mode de dépense qui a tendance à privilégier les biens importés, comme les chaises chinoises au détriment des chaises locales. Enfin, à travers ses agents dont la consommation est aussi très extravertie, car c’est d’eux que vient l’achat des costumes, des véhicules, du champagne et du ketchup. Donc, en prenant l’argent au reste du secteur productif pour le remettre à l’Etat, on transfère à un acteur très extraverti des ressources qui étaient entre les mains des acteurs moins extravertis. La conséquence est qu’on amplifie la saignée au lieu de la réduire.
Les mesures prise par le MINFI procèdent incontestablement d’une analyse sommaire et insulaire. Leur impact sera plutôt l’accélération de l’hémorragie des maigres devises nationales qu’on aurait dû désespérément chercher à préserver, et par suite, une illiquidité aggravée de l’économie. Elles vont donc intensifier la crise au lieu de la limiter.

QUESTION 3. De manière plus globale, il y en a qui pensent que l’année 2017 sera une année d’austérité pour le Cameroun. Le pensez-vous également ?

REPONSE : Cela fait des années que j’annonce la situation actuelle et personne ne peut dire qu’il n’a pas été averti ! Quand vous accumulez des déficits commerciaux en vivant des biens des autres sans payer, vous pensez que ça finit comment ? Cela est valable au quartier, cela est aussi valable pour les pays. Je constate que tout le monde a fini par me rejoindre dans mon pessimiste qu’on traitait d’antipatriotique, comme si aimer sa patrie signifiait vivre hors de toute réalité et nier les mauvais choix. Les Chinois et les Européens n’ont pas été créés par Dieu pour nous vendre leurs biens sans payer. Dire que l’année 2017 sera très difficile est un euphémisme, et il faut vraiment regretter que les Camerounais se réveillent, avec un FMI frappant à la porte, alors qu’on aurait dû éviter la situation.

QUESTION 4. Une croissance de 6% est projetée par le gouvernement en 2017 et le président de la République vient de réaffirmer que le Cameroun va poursuivre son vaste programme d’investissement. Quelles devraient être les priorités du gouvernement en la matière ?

REPONSE : Le Gouvernement avait engagé certaines opérations qui ne sont pas encore terminéees. Il devrait s’y consacrer à fond et s’y limiter, pour sauver les meubles, au lieu de se disperser davantage. Faute de quoi il va se retrouver avec une constellation de projets entamés et jamais achevés. L’époque de l’euphorie, de l’improvisation et de l’amateurisme est terminée. La vérité économique vient nous rattraper : il n’y a plus de ressources pour engager de manière utile un programme d’investissement massif.

QUESTION 5. Le Plan d’urgence triennal 2015-2017 s’achève théoriquement cette année. Quel regard portez-vous sur la conduite de ce programme deux ans après son lancement en grande pompe ?

Je ne me préoccupe pas des programmes dont j’avais contesté la pertinence économique, car je savais que ça n’allait rien donner. C’est déjà assez douloureux de n’avoir pas été écouté et d’assister au triste spectacle de cet échec.

QUESTION 6. Vous être parmi ceux qui pensent que le Cameroun connait un risque de surendettement, alors même que le pays n’est endetté qu’à hauteur de 28% environ (loin des 70% du plafond en vigueur dans la Cemac). Sur quoi fondez-vous vos inquiétudes ?

REPONSE : D’abord, un pays comme le Cameroun peut connaitre une crise d’endettement et une crise de liquidité. Ce sont deux choses différentes. La menace immédiate qui pèse sur le Cameroun est la crise de liquidité, c’est-à-dire, l’incapacité de régler ses importations alors qu’il ne peut s’en passer. Par exemple, le Cameroun doit importer les médicaments, les livres, les transformateurs électriques sans lesquels son système productif ne peut pas fonctionner. Or il peut arriver qu’i l ne vende pas assez pour avoir des devises et payer. On parle de crise de liquidité. Cela signifie qu’il a les poches vides et ne peut répondre à ses besoins essentiels mêmes s’il n’est pas endetté. Cette crise est différente de la crise d’endettement, où le pays est si endetté qu’il ne peut pas rembourser.
En général, un pays contourne la crise de liquidité en endettant, mais cela suppose que le pays est crédible. Or, ce n’est pas le cas du Cameroun qui n’a été rendu solvable qu’à la suite des remises de dettes! Un pays qui accumule des déficits courants ne peut manifestement pas dégager des ressources pour régler ses dettes et n’offre donc aucune perspective. D’où sa difficulté de surmonter le problème de sa sous-liquidité par l’endettement. Personne n’est prêt à lui donner l’argent, ce qui l’oblige à recourir directement l’ajustement, au lieu de passer d’abord par l’endettement!
S’agissant maintenant du niveau d’endettement, ce n’est pas un problème de taux, mais de soutenabilité qu’on peut lier à la configuration macroéconomique du pays. La dette d’un pays peut être soutenable à 5% du PIB, à 30%, à 80%, à 100% ou à 180%, suivant le cas. C’est exactement comme entre les citoyens d’un pays. Un vendeur ambulant qui se présente à une banque n’a aucune crédibilité mêmes si sont taux d’endettement est de 0%. Un Ministre ou un grand homme d’affaires surendetté trouvera toujours quelqu’un pour lui faire un crédit.
Quant aux 70% que vous citez, il s’agit d’un taux fixé par la CEMAC dans le cadre de ses critères de convergence, autrement dit, des décisions que ces pays ont prises pour avoir des économies qui se ressemblent afin de créer un espace économique commun. Cela n’engage qu’eux, et ne concerne pas leurs créanciers. Personne ne peut même vous dire sur quel argument technique la CEMAC a défini ces 70%!

QUESTION 7. Vous avez affirmé récemment que sortir de la zone Franc serait suicidaire pour les Etats de la Cemac. Pourquoi ?

REPONSE : Cela servirait à quoi ? A se bomber le torse d’avoir une monnaie nationale et plastronner qu’on est sortis des griffes de la France, pour emprunter les expressions des nationalistes ? Cela aurait quel intérêt opérationnel ? Moi je ne suis pas nationaliste, je suis économiste et en l’état actuel de nos économies, je ne vois pas très bien ce que la sortie du CFA peut apporter. Tout d’abord, le CFA assume très bien ses missions instrumentales d’unité de compte, des échanges et d’épargne, même s’il n’a pas de potentiel stratégique pour gérer le crédit ou les équilibres extérieurs. Mais même si nous avions une monnaie locale, elle-même n’aurait aucun potentiel stratégique, puisque notre système productif trop résiduel ne pourrait réagir aux mouvements de change de la monnaie. Par contre, elle ajouterait le risque de perdre ses qualités instrumentales, avec la gouvernance actuelle que tout le monde décrie. Peu de gens dormiraient en paix en sachant que nos gouvernants dont l’honnêteté n’est pas anthologique ont une planche à billets. En réalité, la monnaie étant très sensible à la confiance, l’idée que les régimes actuels de la CEMAC, très contestés pour leur longévité et leur mauvaise gouvernance, veulent créer une monnaie suffirait à tuer cette monnaie dans l’œuf. Je crois avoir proposé comme solution la binarisation du CFA qui consiste à adjoindre au CFA un second pouvoir d’achat sur le modèle Suisse on fonctionne le Franc Suisse et le WIR. C’est la bonne solution en, l’état actuel de nos économies.

QUESTION 8. Est-ce qu’un retour au Fmi est évitable pour l’Afrique centrale dans le contexte actuel ?

REPONSE : Le FMI est un gendarme et un huissier pour les pays qui sont de mauvais payeurs. Si vous consommez les biens des gens sans payer, autrement dit, si vous accumulez les déficits de votre balance courante, il faut bien que quelqu’un vous oblige à régler vos dettes ! C’est ce que fait le FMI. Or, la CEMAC ne produit pratiquement rien et importe tout. Dès lors que ses recettes d’exportations baissent, elle ne peut plus régler ses achats et le FMI est là pour le lui rappeler et le ramener à l’ordre. Exactement comme un gendarme et un huissier. Comment pouvez-vous éviter le FMI avec un tel système productif ?

 

Articles plus anciens

Dossier de presse Sommet extraordinaire CEMAC 2016 à Yaoundé

Veille Economie Cameroun

Veille Economie

Le classement Doing Business 2017 des 53 pays africains

Veille Economie-Cameroun

Un Référentiel africain de veille et d’intelligence économique disponible

Bulletin de veille Economie-Business Cameroun

Veille Presse Economie-Cameroun

cassandr26 |
bachconseil |
Fan des sims 2 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Espace des Technologies de ...
| cookone
| BUILDING CONCEPT