A quand un organe ou une agence d’Intelligence Economique au Cameroun?

Samedi dernier 21 avril 2012, nous avons eu l’occasion de rencontrer un professionnel de l’Intelligence Économique au Cameroun; vous savez, c’est l’un de nos pôles de compétence . Pendant presque deux heures d’horloge, nous avons échangé sur le sujet.

La problématique de la constitution d’un corps, mieux d’un organe devant rassembler tous les professionnels camerounais du domaine en vue de leur reconnaissance par l’État s’est posée.

Au sein de ces professionnels, tous ne regardent pas dans la même direction (problème de leadership?). Pourtant, il est question de se réunir et de travailler en synergie. Des associations telles que l’ADBACAM (Association des Bibliothécaires, Archivistes, Documentalistes, et Muséographes du Cameroun), la PRESDIE (Programme de Recherche sur les Stratégies de Développement et en Intelligence Économique) ont tout leur rôle à jouer pour cette union sacrée.

D’autre part, l’État dans sa perspective de voir l’économie de notre pays décoller et nos entreprises tenir tête aux compagnies et multinationales étrangères, devrait résolument intégrer dans sa politique économique  » la recherche, l’analyse et la diffusion de l’information aux fins de protection du patrimoine économique, de sa valorisation et de son optimisation au service de la croissance économique et du bien être social », pour parler comme Lucien NTAMAG.

Nous nous  joignons ainsi à tous les professionnels et amateurs de l’Intelligence Économique Camerounaise pour dire que l’État devrait placer ce domaine porteur au centre des grandes ambitions. En effet, l’anticipation, la compétitivité de notre économie passent  par la recherche, l’analyse de l’information stratégique pour la prise de BONNES décisions.

Vivement que le Cameroun puisse avoir un organe ou une agence nationale d’Intelligence Économique, comme le soulignait encore le Consultant Lucien NTAMAG dans son article intitulé:  » L’ Intelligence Économique et les politiques publiques: le cas de l’emploi au Cameroun », publié le 19 avril 2012 dans journalducameroun.com (lien: http://www.journalducameroun.com/article.php?aid=11138). Certes, apprend-on,  cela ne tardera pas à venir. Mais on sait qu’au Cameroun, il y’a un grand fossé entre le discours et l’action.

 

 

 

 


2 commentaires

  1. lemogo jerry dit :

    Je crois que c’est une question de survie.
    En effet; on ne saurait comprendre et concevoir qu’à l’ère de la connaissance, ou encore à l’ère de l’économie du savoir, que l’intelligence économique soit encore le paria des politiques publiques au Cameroun. S’il faut parler comme Bernard carayon en France;l’intelligence économique doit être une politique publique au même titre que la santé, l’agriculture, l’éducation, etc.
    Le seul élement qui permette de tenir dans la jungle de l’hyperconcurrence de l’économie mondiale, c’est l’information.
    Et je pense qu’avant d’organiser l’information, il est important que le dispositif national de l’intelligence économique puisse voir le jour.
    Je crois quee nous aurons le temps de revenir en profondeur sur la question.

  2. fossoarnaud dit :

    Tout à fait, je partage votre point de vue. On ne devrait pas toujours être à la traîne dans plusieurs domaines dans ce pays. Dans la jungle de l’hyperconcurrence de l’économie mondiale dont vous faites allusion, il faut s’interroger sur la place du Cameroun. Ou se situent l’économie et les entreprises camerounaises, alors qu’on parle de plus en plus de multinationales chinoises, américaines, françaises… au Cameroun? A t-on des informations stratégiques sur ces investisseurs étrangers dans notre pays?

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