Archive pour 9 mai, 2012

Relisez l’interview de AMATH SOUMARE REPRESANTANT DU MEDS A PARIS : « Une rupture avec l’économie ancienne permettrait d’éradiquer définitivement la pauvreté»

Amath Soumaré est un spécialiste des Ntic et de la nouvelle économie. Représentant du MEDS à Paris et président de son comité scientifique, il est convaincu d’une rupture économique, à l’image de celle politique, pour sortir notre pays de la crise.Au Sénégal, pour les préparatifs des assises du MDES, ce 12 mai, il s’est entretenu avec Rewmi quotidien.

 

Outre le représentant du MDES à Paris, que connaitre de vous ?

Je suis expert en intelligence économique et développement et en nouvelle technologie de l’information et de la communication. Je travaille sur ces sujets depuis au moins 17 ans. J’ai un pied à terre maintenant à Dakar où j’ai ouvert une filière de Sopel, mon entreprise basée en France et un centre de formation du nom de CANE EXECUTIVE. C’est un centre qui traite de la bonne gouvernance, de la lutte contre la corruption, le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, entre autre fléaux.

Comment se porte le MDES à Paris ?

Vous savez, en plus d’être le représentant du MDES à Paris, je suis le président du comité exécutif. Le mouvement s’y porte bien, parce que les Cauris d’or s’y préparent, pour le 15 juin à Paris, une plate forme de base très dynamique.

Le MDES tient ses 12e assises économiques, ce 12 mai, qu’en sera-t-il, exactement ?

Nous participons très activement. C’est d’ailleurs la raison de ma présence aujourd’hui à Dakar. Nous avons avant travaillé sur ce qu’on appelle le forum des jeunes et travaillons sur les assises, sous le thème « l’économie et l’émergence », secteur dans lequel, nous faisons des recherches très poussées. La plupart de nos pays étant loin des huit objectifs qui font l’émergence, il s’agira de prouver si le Sénégal peut être un pays émergent ou en phase de le devenir. Il est vrai qu’il y a un fredonnement de l’économie mais, il nous faut l’accès à l’eau potable, à la santé, entre autres objectifs, pour nous inscrire dans cette perspective.

Peut-on avoir une idée des principaux invités attendus à ces assises ?

Elles se feront, d’abord, sous l’égide du Premier ministre. On aura, également, des experts économistes du monde entier, les ministres de la fonction publique, du tourisme, de l’éducation, un bon parterre d’invités, donc. Le nouveau gouvernement qui n’a pas fini de dérouler sa feuille de route, aura alors l’occasion de mieux s’orienter, par rapport au mémorandum que le MDES a remis, à travers ses rencontres, aux ministres précités. Cela s’inscrit dans la lignée du MDES qui a comme objectif de contribuer positivement dans la nouvelle politique que le Sénégal est en train de développer. Il y a eu une rupture politique mais encore, faudra-t-il celle économique qui, pourtant, nous permettrait de lutter ou de sortir, de façon définitive, de la pauvreté. Quand on pense que 60% de la population est jeune et qu’il leur faut du travail, pour sortir de la situation actuelle du pays, il urge de savoir si on doit apprendre à changer de méthode ou à faire du réchauffé, tout le temps.

Cette rupture économique, peut-elle se faire sur la base des NTICS ?

Aucun doute, sur ce point ! Aujourd’hui, la seule et unique voix est l’économie et la connaissance basée sur la nouvelle économie et la nouvelle technologie. Ce n’est pas une déclaration fictive, si on prend l’exemple de l’Ile Maurice, un pays qui exportait beaucoup, au niveau agricole, et qui a changé de stratégie. Aujourd’hui, l’agriculture y représente 6% de l’économie, le pays ayant misé sur les cyber-services, a noué un partenariat fructueux avec les indiens, pour développer ce secteur.

Est-ce cela, la nouvelle économie ?

La nouvelle économie, c’est l’économie de l’immatériel, de la connaissance et du service. Il n’y a que ça, pour le nouveau gouvernement, pour parvenir à offrir de l’emploi aux jeunes. Il faut se rappeler que nous sommes au 21e siècle, qu’il faut, donc, faire avec cette économie pour éradiquer la pauvreté. On a changé de paradigme, il faut changer de méthode. Et pour que l’alternance politique marche, il faut celle économique. Là où il y a le politique, il doit y avoir le conseiller qui aura une grande connaissance de cette nouveauté, que ce soit dans les ambassades, les ministères ou ailleurs. Ces derniers seront chargés d’amasser les informations nécessaires et d’établir des stratégies de développement, qu’ils mettront à la disposition des entreprises. D’où le rôle de la chambre de commerce, du ministère du commerce. D’autre part, il y a les chambres où des gens qui n’ont aucune conscience du rôle à jouer, ne savent même pas que l’économie a changé. L’homme qu’il faut à la place qu’il faut….. En quelque sorte. Toujours est-il qu’il ne suffit pas de faire de la politique, il faut savoir s’inscrire dans l’actualité économique et pouvoir servir son peuple. En tout cas, il faut savoir fournir des résultats. Aujourd’hui, les postes sont d’abord politiques, ensuite source d’enrichissement, d’où la corruption, les gestions gabegiques, les détournements, entrte autres La rupture économique est alors obligatoire et j’ai l’impression que Macky Sall qui est un ingénieur, l’a compris, pour avoir mis sur pied un gouvernement, pas tout à fait politique, composé, pour la plupart, de gens du secteur privé. Cela ne veut pas dire qu’il ne fait pas confiance aux politiques, mais qu’il est conscient que pour faire ce qu’on attend de lui, il lui faut miser sur les bons hommes.

A vous entendre, on vous sent optimiste par rapport à la démarche du président Sall ?

Disons, sa façon de présenter, la réalisation sera autre chose. Je pense qu’il est possible que le président Macky Sall fasse une rupture, parce que la première chose qu’il peut faire, c’est de mettre des tentacules dans toute la diaspora et relever toutes les connaissances. Ceux qui pourront venir, le feront, les autres mettront des relais. Il ne doit pas lâcher les ingénieurs de la diaspora qui peuvent être un bénéfice pour l’état. Le président doit choisir des ministres qui sauront rendre compte de leur gestion. Tant qu’on ne sera pas dans cette phase, les gens seront dans des postes, pour s’enrichir, au grand dam de notre pays qui risque de ne pas sortir de la crise.

Yandé DIOP REWMI QUOTIDIEN

Source: http://www.rewmi.com/AMATH-SOUMARE-REPRESANTANT-DU-MEDS-A-PARIS-Une-rupture-avec-l-economie-ancienne-permettrait-d-eradiquer-definitivement_a61386.html

Le défi de l’enseignement des compétences informationnelles au Cameroun

La formation en compétences informationnelles est négligée dans notre système éducatif et pourtant, elle y a toute sa place. En effet, si nous comprenons par compétence informationnelle l’ensemble des aptitudes permettant aux individus « de déterminer les moments où ils ont un besoin d’information et, de trouver, d’évaluer et d’utiliser cette information », pour reprendre la définition de l’American Library Association donnée en 1989 dans le rapport final de la « Presidential Committee on Information Literacy » (confère: http://www.ala.org/ala/acrl/acrlpubs/whitepapers/presidential.htm), nous pouvons affirmer sans risque de se tromper que de tels enseignements sont une aubaine pour nos élèves et étudiants. Ils doivent avoir une culture informationnelle afin de mieux réussir dans leurs études.

En effet, peu sont les élèves et étudiants qui peuvent se rendre compte d’un besoin d’information, qui peuvent savoir la source d’accès à cette information, qui peuvent l’évaluer, l’organiser et l’exploiter efficacement. C’est fort de cela que leurs travaux (exposés, rapports de stage, mémoires et autres travaux de recherche) laissent à désirer. Ces travaux sont dénués de substances et de preuves, superficiels, plagiés et présentés sans aucune rigueur méthodologique.

Nous pensons qu’il est impérieux pour l’Etat de mettre au programme scolaire et universitaire des enseignements liés à la formation aux compétences informationnelles. Les thèmes à aborder pourraient être les suivants:

- connaissance des sources d’information et des services d’information Documentaire ;

- initiation à la recherche sur internet (stratégies de recherche) ;

- rédaction des références bibliographiques et méthode de citation (bien présenter et organiser l’information trouvée, éviter le plagiat).

S’agissant de la connaissance des sources d’information et des Services d’Information Documentaire, il sera question de faire connaître les catégories de sources, les origines des informations, quelques Services d’Information Documentaire à fréquenter, …

Pour ce qui est de l’initiation à la recherche sur internet (stratégies de recherche), des éléments divers seront donnés pour faciliter la recherche de l’information sur internet notamment.

La rédaction des références bibliographiques et la méthode de citation serviront à mieux présenter et organiser l’information trouvée, éviter le plagiat …

Nous pensons ainsi que les élèves et étudiants seront mieux aguerris, plus à même de produire de la connaissance scientifique et technique et pas seulement d’en consommer. Les pays occidentaux ont vite compris la nécessité de tels enseignements et ne cessent de prendre le pas sur nous dans divers domaines du savoir et de la connaissance. A titre illustratif, au Québec, une norme sur les compétences informationnelles dans l’Enseignement Supérieur est établie depuis août 2004. Il est donc temps pour nous d’avancer la tête haute dans cette société de l’information dans laquelle, « Celui qui détient l’information est celui qui détient le pouvoir ».

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