Archive pour 20 décembre, 2012

L’intelligence économique, comment s’en passer ?

L’intelligence économique, comment s’en passer ?  dans Analyses & Réflexions & Prises de position auton4055-a6810Nicolas Moinet,  Professeur des Universités à l’Institut d’Administration des Entreprises de l’Université de Poitiers  en France et membre permanent de l’Académie de l’Intelligence Économique a publié ce 20 décembre  2012 sur son blog un compte-rendu qui nous a fasciné. Dans ce compte-rendu d’une rencontre sur l’intelligence stratégique à l’Assemblée Nationale française tenue le 11 décembre , il ressort la substance de l’argumentation de Jean-Jacques URVOAS, Député et Président de la Commission des lois de l’Assemblée Nationale de ce pays.

Nous vous faisons ici revivre cette argumentation qui vient à point nommé, souligner la nécessité de l’Intelligence économique pour les États sous son angle plus stratégique et offensif.

 »

Pour saluer d’emblée cette initiative qui place ce sujet au cœur du débat politique, il nous semble utile de fournir ci-dessous le verbatim des conférenciers qui ont tracé un chemin pour une nouvelle politique publique d’intelligence économique et stratégique. Ce verbatim est personnel et non exhaustif. Il a pour seul objectif que de montrer l’évolution positive d’un discours trop longtemps exclusivement défensif vers une conception plus stratégique et offensive. Enfin !

Jean-Jacques URVOAS, Député et Président de la Commission des lois de l’Assemblée Nationale : « Je vois dans l’intelligence économique un outil au service de la compétitivité des entreprises, de la nation et des territoires. Comment s’en passer ? »

ALAIN ROUSSET, Député, Président de l’Association des Régions de France  :
« L’intelligence économique n’est pas un concept abstrait. Elle doit être un état d’esprit faisant l’objet d’une politique affirmée assorti d’une boîte à outils faite de veille technologique, économique, scientifique… mais aussi d’influence pour permettre le développement d’un véritable tissu industriel compétitif.

L’intelligence économique, c’est aussi savoir comment se positionner pour développer des filières. On peut citer l’exemple des énergies renouvelables où la France a pris un retard énorme par absence d’anticipation…

La France a été capable de développer Spot Image, c’est-à-dire les meilleures vues de la Terre. Sauf que c’est Google qui a industrialisé le dispositif (…) C’est Google qui a développé Street View à partir d’une technologie d’un Polytechnicien français. (…) Nous ne savons pas mâturer nos technologies ! (…) L’intelligence économique a un volet culturel important. Il faut que nous soyons capables d’être non seulement un pays d’ingénieurs mais d’y associer les sciences humaines et sociales, d’observer les usages de marché et de pouvoir franchir au bon moment les barrières technologiques…

C’est pourquoi j’ai proposé au Président de la République de créer un Haut Commissariat à l’Intelligence Economique. (…) On a eu trop tendance à considérer que l’intelligence économique devrait être faite par des sociétés privées. Non pas qu’elles n’aient pas leur rôle mais par définition cela ne permet pas de réarmer la puissance publique. »

BORIS VALLAUD, conseiller du Ministre du Redressement productif :
« Le chantier est d’autant plus colossal que nous évoluons dans un monde d’une incroyable complexité avec quelques traits saillants et inédits avec lesquels il nous faut composer. Parmi ces traits, il y a l’émergence de nouveaux acteurs (…), l’avènement de l’ère du Big Data – c’est-à-dire une ère dominée par une information abondante et immédiatement disponible –, une mondialisation déloyale faite du détournement ou du contournement des règles internationales à des fins de concurrence inéquitable, la contestation de la légitimité des Etats et in fine de la démocratie par les marchés et puis, autre trait marquent, le déplacement du centre de gravité de l’économie mondiale d’Ouest en Est.

Et le redressement productif, quand on dresse ce tableau, est bien plus que le seul redressement de notre industrie. C’est la reconquête de notre liberté et le réarmement de la puissance publique. C’est la remise en ordre d’un monde qui nous a échappé et parfois enchaîné, l’affirmation de nos préférences, de nos choix et, d’une certaine manière, de notre souveraineté. C’est dans ce contexte là que la question de l’intelligence économique ou de l’intelligence stratégique se pose. A cet égard, elle fait partie intégrante de la politique industrielle française… La puissance et le rayonnement d’une nation comme la nôtre nécessite une politique d’intelligence stratégique qui soit structurée, qui soit coordonnée pour gérer un environnement international à notre avantage, détecter et anticiper ses évolutions (…) L’intelligence économique ne se réduit pas à une conception et une acception défensive ou sécuritaire aussi nécessaire soit-elle (…) L’intelligence stratégique doit nécessairement s’appuyer sur une stratégie d’influence qui est devenue inévitablement un élément de la compétitivité de nos territoires et de nos entreprises.
Chantier ouvert dans le cadre du pacte de compétitivité : la marque France. Dans la compétition économique mondiale, la guerre réputationnelle entre les Etats est forte et la France ne peut pas rester à l’écart d’une stratégie de « Nation Branding » ».

CLAUDE REVEL, spécialiste d’intelligence stratégique internationale :
« La concurrence est multiforme, elle porte sur les produits, les services, de plus en plus sur les actifs immatériels (règles du jeu, savoir-faire, recherche, données, image…) et enfin sur des valeurs, des préférences collectives, des modèles. Elle est jouée par une multitude d’acteurs de toutes natures, publics, privés, associatifs.
Il faut jouer cette compétition avec les armes de l’intelligence économique et stratégique en n’oubliant pas qu’en économie ouverte nos concurrents sont aussi nos partenaires. C’est ce qu’on appelle la coopétition, qui implique d’être particulièrement intelligent, en alerte et en action.

Les États doivent impérativement s’adapter à une donne où ils ne sont plus totalement souverains et adopter ces règles de l’intelligence économique et stratégique pour eux-mêmes.

La compétition est dure et complexe, il faut impérativement travailler en amont pour faciliter l’aval. Que de gâchis évité si on avait en amont travaillé la connaissance de la concurrence, la norme, le brevet, l’image…

Tout cela demande un profond et réel changement d’état d’esprit et de culture pour tous les acteurs, publics et privés. Ceux-ci doivent jouer en connivence bien comprise, comme le font nos concurrents qui réussissent. Les entreprises doivent prendre leur part de la défense et promotion de l’intérêt commun, car c’est aussi in fine le leur. L’Etat doit savoir le leur expliquer et adopter lui aussi de nouveaux comportements. Il faut notamment décompartimenter le traitement des sujets sur le fond.

Pour tout cela, il faut une orientation commune légère et musclée, professionnelle, qui fasse faire et ne fasse pas à la place, qui impulse, organise et suive des stratégies mises au point ensemble, avec l’aide de toutes informations utiles y compris des services, et avec un soutien politique total. Ce ne serait rien de plus que ce que font nos concurrents. On pourrait commencer à agir pragmatiquement, sur quelques cas d’intelligence et d’influence, puis étendre la méthode en en tirant des leçons. C’est par petits pas qu’on avance et que finalement on gagne. »

JEAN-LOUIS LEVET, économiste : « Pourquoi un Etat stratège ? L’Indispensable réindustrialisation nécessite un changement radical de perspective : aller vers une industrie forte et bas carbone ; disposer d’une vision intégrée de l’action publique ; permettre la mobilisation de toute la société (…)

Quels sont les freins à un état stratège ? Trois déficits : de stratégie, de prospective et d’évaluation des politiques publiques.

Sur la période récente, la dynamique de l’intelligence économique a été enfermée dans une approche sécuritaire alors que les territoires s’emparent de l’intelligence économique à travers une approche dynamique et coopérative.

Il faut redéfinir les objectifs d’une politique d’intelligence économique à la hauteur des défis d’aujourd’hui : rendre moins vulnérable notre système productif, augmenter notre influence normative et notre pouvoir de négociation, coordonner nos systèmes d’information sur les marchés, pays, et continuer à former…

Un nouveau dispositif d’intelligence économique est nécessaire : un comité national d’IE placé directement auprès du Premier ministre (impliquant la suppression de la délégation interministérielle) qui doit aussi tisser des liens en aval avec le commissariat à l’investissement, et, en amont avec le futur commissariat à la stratégie et à la prospective : telle doit être la feuille de route de la nouvelle politique publique d’intelligence économique. »

En conclusion, Jean-Jacques URVOAS a insisté sur l’importance de replacer l’intelligence économique auprès du Premier ministre, son positionnement à Bercy étant d’autant moins pertinent que la vision prônée ces dernières années a été essentiellement sécuritaire. Ce 11 décembre, une voie a été tracée pour sortir l’intelligence économique de l’ornière. Mais si l’essai a été marqué, il reste encore à transformer. A suivre donc… »

Source: http://blogs.lesechos.fr/intelligence-economique/l-intelligence-economique-comment-s-en-passer-a12217.html

Championnat Panafricain Universitaire de Débat: le Cameroun accueillera le PAUDC 2014

Bonjour, bonsoir chers internautes,

l’article que nous allons vous proposer sort un peu de la ligne éditoriale de ce blog. Toutefois, il demeure important à nos yeux en ce sens qu’il contient  des informations sur une grandissime compétition africaine de débat public structuré  à venir au Cameroun, une grande première. C’est donc un scoop que nous vous proposons, c’est aussi cela la veille informationnelle que nous faisons. Par ailleurs, nous sommes personnellement intéressé par ce championnat et nous participons à notre manière à sa médiatisation. En effet,  l’auteur de ce blog, FOSSO Arnaud Noël avait été élu  meilleure révélation  du premier tournoi universitaire de débat et public speaking, tenu du 07 au 14 août 2010 à l’ université de Buéa  au Sud-Ouest du Cameroun ( veuillez cliquer ici pour lire cet article publié).

 

Championnat Panafricain Universitaire de Débat: le Cameroun accueillera le PAUDC 2014 (vous pouvez télécharger l’article en version word, avec toutes les photos en cliquant sur ce lien: Article CDA_PAUDC 2014_ Focacom)

Championnat Panafricain Universitaire de Débat: le Cameroun accueillera le PAUDC 2014 dans Annonces et Infos photo-cameroon-debate-300x187

Le compte à rebours est lancé. L’Université de Buea abritera en  du 7 au 14 décembre 2014 la 7ème édition du Pan-African Universities Debating Championship (PAUDC). La décision a été  votée à l’unanimité par le conseil de ce championnat continental  d’art oratoire pendant le PAUDC 2012 qui s’est tenu du 09 au 16 décembre 2012 à Twhane University of Technology, Pretoria.

 

Cette nouvelle arrive comme un coup de grâce qui vient essuyer l’échec du Cameroun à  accueillir cette gigantesque forme de promotion du débat, nouvel outil pédagogique mais également instrument de paix, de démocratie et de développement durable.

L’an dernier lors du PAUDC 2011  au Zimbabwé, par l’entremise de l’instance dirigeante de la Cameroon Debate Association, le Cameroun a postulé à l’accueil de cette compétition pour le compte de l’année 2013. Le Nigeria, bien que moins préparé mais plus représentatif à Bulawayo évinça le pays des lions indomptables. L’une des raisons fondamentales de cette défaite résidait en ce que le Cameroun fut à sa première participation. Or, selon les règles du PAUDC, aucune nation ne peut prétendre à l’accueil du PAUDC si elle n’est pas au moins à sa deuxième participation.

Les élections liées à l’organisation du PAUDC suivent un système rotatif de deux ans et seules les instances nationales de régulation de débat de chaque pays ont droit de vote. Contrairement à l’an dernier où le Pr. Vincent P.K. Titanji, Vice-Chancellor de l’université de Buea autrefois,  signa une lettre d’agrément pour l’accueil dudit tournoi, sans l’avis officiel de l’université de Buea cette année, le « bid » du Cameroun a été incontestée par toutes les délégations nationales représentées à Pretoria et voté à l’unanimité prêt. Ceci, grâce au travail de communication abattu en amont et le soutien que reçut la Cameroon Debate Association des associations de débat africaines des pays comme le Ghana, le Nigeria, la Tanzanie, le Botswana, la Namibie, le Togo et le Libéria. Sans aucun doute, les multiples innovations proposés et les sérieux préparatifs transparus dans le « bidding » document constitué d’une quinzaine de pages, présenté avec bravoure par la délégation de l’Université de Buea  n’ont fait que confirmer les efforts fournis par la jeunesse camerounaise depuis 2009 pour la promotion du débat au Cameroun.

 

De sérieux efforts récompensés

Rien qu’à sa première participation au PAUDC 2011 à Bulawayo, le Cameroun a pu décrocher une médaille d’argent en Public Speaking. Exploit que n’a jamais réalisé un pays d’Afrique du « nord » depuis la naissance de ce tournoi dans l’Afrique australe ; allant tour à tour du Botswana (2008,2009), à la Namibie (2010), au Zimbabwé (2011) puis à l’Afrique du Sud (2012). L’exception viendra donc avec les PAUDC 2013 et 2014 respectivement à l’Université de Calabar (Nigeria) et à l’université de Buea (Cameroun).

Mais avant le PAUDC 2011, le Cameroun s’est distingué en 2010 au WUDC  (World  Universities Debating Championship) au Botswana en tant que première nation d’Afrique Francophone, avec le Rwanda autrefois, à s’intéresser à pareil projet. Le passage fut bref mais significatif.  A l’interne, avec l’impulsion du RESID et de la Cameroon Debate Association (CDA), les clubs de débat ont vu le jour au Cameroun à la vitesse de l’éclair tant au tertiaire qu’au secondaire. D’où la création et l’agrément du premier Club Débat & Leadership à l’Université de Dschang en 2009, leader national en débat structuré : vainqueur du CANUDC 2010 (Cameroonian National Universities Debating Championship) à Buea, finaliste au CANUDC 2011 à Dschang, médaillé d’argent au PAUDC 2011 à Bulawayo, première université bilingue à participer au mondial 2010 à Gaborone et sélectionnée pour le mondial 2012 à Berlin, unique institution nationale qui organise tous les ans un championnat local inter-facultés de débat….

D’autres pôles de promotion du débat comme l’Université de Buea et ses multiples prix engrangés lors des tournois nationaux (CANUDC 2010 & 2011), sa participation exceptionnelle au PAUDC 2011 et 2012, l’Université catholique du Cameroun (CATUC – Bamenda), son vibrant Debate & Speech Club et son fameux tournoi formateur Cameroon Debate Academy, l’université de Douala et son Club Débat & Leadership hautement célèbre… attestent de ce que d’ici 2015 le Cameroun sera incontestablement une nation de débat respectable et respectée de part le monde. La preuve en est que plusieurs pays d’Afrique Francophone tels que le Togo (Togo Debate Association), le Benin (Benin Debate Association), le Burkina et tout récemment le Mali et le Congo Kinshasa suivent son exemple et sollicitent son expertise.

La Cameroon Debate Association avec le concours des structures parraines comme le RESID, le Wolrd Debate Institute, l’International Debate Education Association (IDEA) et la Open Society Foundation,  a initié cette année les établissements secondaires du Cameroun (élèves, enseignants et membres administratifs) aux théories du débat structuré pour une organisation prochaine de la CANASDEC (Cameroonian National Schools Debating Championship) et au WSDC (World school Debating Championship). Avec le soutien inconditionnel de Lilia Kilburn, étudiante au Amherst College dans l’état du Massachussetts et experte en débat structuré, le World School Debate Format a été enseigné dans quatre régions du Cameroun à traves des séminaires tenus sur une durée de trois mois  pour les lycées et collèges des villes ci-après : Dschang, Bafoussam, Buea, Douala, Yaoundé, Bamenda. Tous ces chantiers ont valu au Cameroun en cette année la réputation de nation la mieux organisée sur le plan du débat éducatif et scolaire après l’Afrique du sud. Malgré ses réalisations, de nombreux travaux doivent être acheminés.

 

Défis  et Horizons du PAUDC 2014

Moult initiatives  doivent être entreprises quant à l’accueil du PAUDC 2014 et la promotion du débat au Cameroun et dans la sous-région.

Il faudra former avant 2014 près de 40 juges agrées à la fois par la Cameroon Debate Association et une instance internationale de débat telle que le World Debate Institute ou IDEA. De ces juges locaux nouvellement formés pour arbitrer le PAUDC 2014, un DCA (Deputy Chief Adjudicator) devra être sélectionné afin de rejoindre Justice Mothalbani (Chief Adjudicator, Botswana), Paul Gross (DCA 1, Cornell Debate Union, USA) et Lilia Kilburn (DCA 2, Armhest College, USA) dans l’adjudication team du PAUDC 2014. Plusieurs académies de débat doivent donc se tenir au sein des universités camerounaises avant 2014. Une académie de débat devra être organisée pour tous les participants au PAUDC 2014 à la veille du démarrage véritable du tournoi. Et à cette préoccupation, le Pr. Alfred Snider de l’université de Vermont, Directeur du World Debate Institute, a accepté d’apporter bénévolement son aide. Des mesures devront donc être prises pour les frais de transport et d’hébergement de son équipe.

Tous les pays d’Afrique doivent être représentés à ce tournoi avec emphase sur les pays du Maghreb et de l’Afrique Francophone en général qui devront officiellement recevoir des lettres d’invitation via fax ou poste.  Des facilités ou exemptions  de frais de visa, de bourses de participation devront être offertes aux débatteurs et juges les moins nantis provenant de jeunes nations africaines de débat. L’équipe adjugeante en chef devra être prise en charge avec quelques heureux juges volontaires sélectionnés de part le monde…

Aussi, l’université hôte devra faire preuve de parfaite maîtrise des questions d’accommodation pour l’accueil d’universitaires d’Afrique dont le cap est fixé à 1000 participants, débatteurs, juges, observateurs et volontaires. Le système de logement prévu est le « one single room » : à chaque participant sa chambre ; même s’il peut partager les mêmes toilettes avec un autre. Le recours aux hôtels de la ville de Buea est inéluctable.

La compétition devra être une occasion de faire valoir le potentiel culturel et touristique du Cameroun.  C’est également à ce niveau que survient le rôle de l’armée des volontaires sollicités pour le tournoi. Les « socials » et les excursions  devront être ciblées avec le concours des ministères de la culture et du tourisme. Un appel à la composition et  récompense de l’hymne du PAUDC 2014 devra être lancé.

Par ailleurs, un partenariat efficace s’avère opportun avec les entreprises prêtes à soutenir ce projet afin de récompenser les meilleurs juges et débatteurs via des trophées symboliques, cash prizes et des bourses pour le championnat mondial  2014. Les meilleurs volontaires, qu’ils soient du Cameroun ou d’ailleurs, devront également être récompensés. Les exigences  requises pour l’organisation de ce tournoi sont si immenses que seul l’Université de Buea et la Cameroon Debate Association (CDA) ne peuvent l’affronter sans le soutien du gouvernement camerounais et des supra-structures telles que l’Union Africaine  ou le Commonwealth of Nations. Car  le format de débat utilisé est le British Parliamentary Debate Format. Le ministère des relations Extérieures, le Ministère de l’Enseignement Supérieur, le Ministère de la jeunesse… qui ont été saisis depuis août 2012 quant aux projets de la CDA sont également sollicités pour l’édification d’une jeunesse émergente d’ici 2035.

Dans cette tâche d’hercule, les médias caractérisent l’instance qui aura le premier et le dernier mot à souffler pour la médiatisation de ce championnat Pan-Africain de débat en anglais, encore qu’il débouchera sur l’émergence du Championnat Pan-Africain de débat Francophone en pleine ébullition.  D’où l’association de la Francophonie et des médias francophones du continent à ce projet. C’est également l’occasion de renforcer l’organisation et la popularisation de s championnats nationaux universitaires et secondaires de débat, le CANUDC et le CANASDEC 2013 prévus respectivement à l’université de Douala et au Government Technical High School of Bamenda. Championnats qui nécessitent l’entière mise en disponibilité des ministères des Enseignements supérieures et secondaires si le Cameroun veut conserver sa position de leader incontestable et incontesté  de débat éducatif et scolaire dans l’Afrique Francophone, faire le coude à coude avec les géants tels que le Canada ou la France et se frayer une « leadership position » dans le monde du débat.

Marius Yannick Binyou-Bi-Homb

 

 

 

 

 

 

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