Archive pour mars, 2013

Forum économique Cameroun – Turquie: Paul BIYA vante le potentiel du Cameroun

Le Forum économique Cameroun – Turquie vient de s’achever.  Pendant une visite officielle de 04 jours en Turquie ( 25-28 mars 2013), à l’invitation de Son Homologue Abdullah GÜL, le Président Paul Biya a tenu un discours mettant en lumière les richesses et le potentiel de son pays. Il a en effet insisté sur les possibilités d’investissement dans plusieurs domaines: agriculture, industries agro-alimentaires, bâtiment et travaux publics, télécommunications, énergie, hydraulique, transports,… et les moyens mis en œuvre par le gouvernement pour garantir les investissements étrangers au Cameroun notamment  ceux de la Confédération des hommes d’affaires et industriels turcs (TUSKON) . Notons que sept (7) accords de partenariats ont été signés entre les deux parties. Il nous est important de vous permettre de relire ce discours présidentiel. En quoi le Cameroun occupe t-il une position stratégique pour les investisseurs? Lisons plutôt.

Forum économique Cameroun – Turquie: Paul BIYA vante le potentiel du Cameroun dans Intelligence Economique & Veille informationnelle 300_signaturesaccords

Copyright Paul BIYA

 

DISCOURS DE CLÔTURE DE S.E.M. PAUL BIYA, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DU CAMEROUN.Istanbul, le 27 mars 2013″Mesdames, Messieurs,

Permettez-moi tout d’abord de remercier les orateurs qui m’ont précédé pour les paroles chaleureuses, amicales qu’ils ont eues pour mon pays. Je suis aujourd’hui en Turquie, en compagnie d’une importante délégation, à l’invitation du Président de la République de ce grand pays. Nous avons avec la Turquie des relations d’amitié et de coopération qui se sont intensifiées au cours de ces dernières années et mon séjour en Turquie se passe très bien. J’ai eu des entretiens approfondis, à tous les niveaux, avec Monsieur le Président de la République et Monsieur le Premier Ministre. Et l’une des décisions qui ont été prises à cette occasion a été de rencontrer les milieux d’affaires de Turquie.

Monsieur le Président de la Confédération des Hommes d’Affaires et Industriels de la République de Turquie,

Messieurs les Présidents des Chambres Consulaires de la République de Turquie, Messieurs les Chefs d’Entreprises,

Distingués Invités,

Mesdames et Messieurs, C’est pour moi un réel plaisir de prendre la parole ce jour, dans ce magnifique cadre, au terme du Forum Economique Cameroun-Turquie, auquel vous avez bien voulu prendre part. Permettez-moi à cet égard de vous remercier de votre intérêt pour le Cameroun, manifesté tout au long de vos échanges avec les membres du Gouvernement et les opérateurs économiques qui m’accompagnent.

Mesdames et Messieurs, Comme vous avez pu le constater lors de vos échanges, l’économie camerounaise a enregistré ces dernières années des performances appréciables, aux antipodes de la morosité qui a suivi la crise financière internationale qui sévit depuis 2008. Le taux de croissance estimé cette année à 6% est en constante progression. Par rapport aux 5,1% de croissance en 2012, c’est presque 1 point de mieux. Notre objectif est d’ailleurs que cette tendance à l’accélération de la croissance se poursuive dans les prochaines années. L’exploration et l’exploitation de nos réserves de pétrole et de gaz naturel, l’essor naissant de nos exploitations minières (fer, bauxite, cobalt et nickel), et l’augmentation de la demande intérieure liée au démarrage de nos grands projets d’infrastructures (routes, ponts, barrages, centrales, ports, aéroports, voies ferrées). Eh bien, tout cela va y contribuer. Il y a de réelles opportunités à saisir pour soutenir l’offre des biens et services dans les divers sous-secteurs : agriculture, industries agro-alimentaires, bâtiment et travaux publics, télécommunications, énergie, hydraulique, transports, et j’en passe. La gestion des finances publiques connaît elle aussi une amélioration, du fait conjugué de l’accroissement des recettes internes et de la maîtrise des dépenses publiques de fonctionnement, induisant un arbitrage budgétaire favorable à l’accroissement des dépenses en capital. Je voudrais aussi souligner l’accent qui est mis sur la gouvernance, en particulier dans la sphère économique. Elle exige de notre part l’assainissement du climat des affaires, à travers la lutte contre la corruption ainsi que la suppression des goulots d’étranglement et des contraintes qui freinent la bonne marche des affaires au Cameroun. Depuis 2009 en effet, le « Cameroon Business Forum » offre une plate-forme gouvernementale pour le dialogue entre le secteur public et le secteur privé. C’est un cadre propice pour l’identification et le suivi de la mise en oeuvre des réformes destinées à améliorer sans cesse le climat des affaires. Les réformes prises dans ce cadre ont facilité la création des entreprises, le règlement des factures, la levée des taxes, l’exécution des contrats d’affaires, la promotion et la protection des investissements, et le développement du commerce transfrontalier. Il y a de la place pour les investisseurs turcs dans les différents secteurs de l’activité économique camerounaise. Notre potentiel agropastoral et halieutique est très riche et diversifié, en raison de la variété des climats et des sols. La surface cultivable, d’environ 85% de la superficie totale du pays, n’est que très marginalement exploitée, à peine 20% actuellement. La diversité de nos productions agricoles comprend des cultures vivrières et des cultures de rente, telles que la banane, le coton, le cacao, le café, le thé, la canne à sucre, le caoutchouc naturel, les céréales, les fruits et légumes, les tubercules, et j’en passe. Il y a là assurément des niches de croissance à développer, au même titre que l’avantage comparatif que la partie septentrionale et le Nord-Ouest du pays offrent pour l’élevage bovin en particulier. Par sa position charnière entre le vaste marché du Nigéria et celui de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), le Cameroun côtoie en effet un marché potentiel de 300 millions de consommateurs, si l’on intègre la République Démocratique du Congo et le Soudan. Le savoir-faire reconnu des investisseurs turcs est aussi le bienvenu pour tirer le meilleur parti des 360 km de notre façade maritime, et des 17 millions d’hectares de forêts exploitables qui font du Cameroun le deuxième massif forestier d’Afrique, lequel abrite près de 300 essences exploitables, dont une soixantaine seulement est exploitée.

 Mesdames et Messieurs, Pour développer ce potentiel, le Cameroun a besoin d’exploitations modernes et d’agro-industries. Nous mettons tout en oeuvre pour que tous ceux qui veulent nous accompagner trouvent des incitations à l’investissement et à l’exportation. De même, le Cameroun qui est l’«Afrique en miniature », a compris qu’il doit valoriser ses énormes potentialités touristiques. Les opérateurs intéressés trouveront dans notre Programme de Compétitivité des Filières de Croissance, les incitations qu’ils souhaitent pour investir dans le développement du tourisme balnéaire, des safaris photos, du tourisme culturel, des randonnées en montagne, de l’écotourisme et du tourisme d’affaires. Comme j’ai déjà eu à l’affirmer en d’autres occasions, notamment lors du banquet offert en notre honneur par mon homologue et ami, le Président de la République turque, notre Programme de « Grandes Réalisations », qui s’articule autour d’un ensemble de grands projets dans les domaines de l’énergie, des infrastructures, des mines, de l’agriculture, vise à faire du Cameroun un pays émergent à l’horizon 2035. Nos atouts et nos priorités économiques que je viens d’évoquer devant vous sont sous-tendus par la paix sociale, la stabilité politique et la solidité des institutions que le Cameroun et son peuple s’efforcent de préserver. Le Cameroun sait donc pouvoir compter sur ses partenaires extérieurs, en bonne place desquels la Turquie qui, à bien des égards, a la capacité et la compétence pour répondre à nos besoins. J’ai été heureux, en échangeant avec le Premier Ministre de votre grand pays, de voir que, lui comme moi, pensons que nos échanges doivent atteindre un minimum de 500 millions de dollars. Je pense que nous y arriverons. Je voudrais par conséquent conclure mon propos en vous assurant, Mesdames et Messieurs, que vous êtes les bienvenus au Cameroun, où vous trouverez toute la disponibilité, l’assistance et la sécurité nécessaires pour voir prospérer vos affaires. Je vous remercie de votre aimable attention. »

Copyright © Paul Biya, Istambul – Turquie | 27-03-2013

GLOSSAIRE DES MOTS DE L’INTELLIGENCE ECONOMIQUE – LETTRE F

GLOSSAIRE DES MOTS DE L’INTELLIGENCE ECONOMIQUE – LETTRE F  dans Intelligence Economique & Veille informationnelle images1

« FCPA   ( Foreign Corrupt practises Act)

Loi américaine, promulguée en 1977, qui interdit  aux entreprises américaineset étrangères cotées en bourse de verser des pots-de –vins à des fonctionnaires de gouvernements étrangers pour décrocher ou conserver des contrats

(http://en.wikipedia.org/wiki/Foreign_Corrupt_Practices_Act)

FIC  (Forum International sur la Cybercriminalité)

Le Forum qui a lieu chaque année à Lille (France) est l’occasion de faire le point sur la cybercriminalité, ses enjeux, et les moyens de lutte.

Inscrit dans une démarche d’intelligence économique, le forum international sur la cybercriminalité met l’accent sur les axes de travail qu’il appartient aux autorités de suivre pour mener au mieux la protection des personnes et des biens sur le réseau numérique.

(http://www.fic2009.fr/fr/php/accueil.html )

FINCEN

Cellule de renseignement financier américain chargé de la lutte contre le blanchiment d’argent.

(http://www.fincen.gov/ )

FIREWALL (Pare-feu)

Système (serveur ou logiciel) qui protége un réseau informatique interne d’une organisation contre des intrusions malveillantes de l’extérieur via internet.(http://www.commentcamarche.net/contents/protect/firewall.php3)

FIRST (Forum of incident reponse and security teams)

Organisation internationale  spécialisée dans la diffusion rapide d’information au sujet des incidents informatiques. Ses objectifs sont d’encourager la coopération et la coordination dans la prévention des incidents afin de stimuler la réaction rapide en cas d’incidents et de promouvoir le partage de l’information entre les CERT.

(www.first.org )

FIU (Financial Intelligence Unit)

Unité au sein de l’office fédéral allemand contre la criminalité (BKA) en charge de la lutte contre le blanchiment d’argent.

(http://www.bka.de/)

(https://www.bka.de/nn_196810/sid_4DA97239EF946E308D7D276C61D11F55/DE/ThemenABisZ/Deliktsbereiche/GeldwaescheFIU/fiu__inhalt.html?__nnn=true)

(http://www.bka.de/nn_194550/EN/SubjectsAZ/FinancialIntelligenceUnit/financialIntelligenceUnit__node.html?__nnn=true)

(http://www.vorsicht-geldwaesche.de/pdfs/FIU_de/fiuJahresbericht2010.pdf)

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FOLLOWING

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FONDS SOUVERAINS  (SOVEREIGN WEALTH FUNDS)

Fonds de placement financier qui gère l’épargne nationale d’un pays.

Ils répondent à 3 critères :

- Ils sont possédés ou contrôlés par un Etat,

- Ils gèrent des actifs dans une logique de long terme,

- Leur politique d’investissement vise à atteindre des objectifs macroéconomiques (épargne intergénérationnelle).

Leurs ressources résultent d’excédents de la balance courante de matières premières (Pays arabes, Russie, Norvège) ou d’une  partie des réserves de change de la Banque Centrale (Chine).

FOSO (Forum for Joint Intelligence)

Structure suédoise regroupant des membres de l’université, du gouvernement et des entreprises qui assurent la promotion des échanges en matière  de bonnes pratiques et de synergies entre les communautés du renseignement et des affaires.

FRENCH ECHELON

Système d’écoute des télécommunications géré parla France

(http://fr.wikipedia.org/wiki/Frenchelon)

(http://reseau.echelon.free.fr/reseau.echelon/espionnage_francais.htm)

FSB (Federalnaïa Sloujba Bezopasnosti Rossiyskoï Federatsii)

Service de la Fédération de Russie en charge de la sécurité intérieure.

Sous l’impulsion de Vladimir Poutine, les services de ont réorientés leurs activités vers le renseignement économique pour les entreprises considérées comme stratégiques. C’est le FSB qui est en charge de la protection du patrimoine économique.

(http://en.wikipedia.org/wiki/Federal_Security_Service_(Russia)

(http://www.fsb.ru/)

FSI   (Fonds stratégique d’investissement)

Fonds souverain français crée pour consolider la base de capitaux de nos industries stratégiques. Doté du statut de Société anonyme, son capital est détenu à 51% par la Caisse des dépôts et Consignations et à 49 % par l’Etat via l’agence des participations de l’‘Etat ;

Le FSI se positionne en investisseur avisé de long terme et affiche plusieurs objectifs :

- Accompagner et soutenir la croissance d’entreprises françaises

- Sécuriser le capital de celles qui sont jugées stratégiques de par leurs compétences, leurs technologies, les emplois qu’elles créent ou génèrent chez leurs fournisseurs.

D’une manière générale, le fonds doit contribuer à accroitre la compétitivité de l’économie française.

(http://www.fonds-fsi.fr/fr-fr/home.html

FUTURIBLES INTERNATIONAL

Association internationale  de prospective dont le but est d’explorer quelles sont les tendances lourdes et émergentes  d’évolution à moyen et à long terme, les enjeux qui y sont liés, sur ce qui  peut advenir (futurs possibles) et sur ce qui peut être fait (les politiques et stratégies pouvant être adoptées).

L’association assure au profit de ses membres une fonction de veille stratégique dans les domaines géopolitique, économique, technologique, social et culturel.

(www.futuribles.com) »

Source: blog  Intelligence économique & financière

Par C. C. Forster

Cameroun: les chiffres des services financiers

Cameroun: les chiffres des services financiers dans Analyses & Réflexions & Prises de position argent-banque-gabon

Le saviez-vous? Au Cameroun:

- Entre 6 et 12 millions de personnes chercheraient à accéder aux services financiers de base sans y parvenir;

- Environ 1 million de personnes sur 20 millions disposent d’un compte bancaire;

- Le taux de bancarisation est de 5%;

- 1,2 million, c’est le nombre  de clients à la fin 2011 des micro-finances. Voilà entre-autres des chiffres qui prouvent que le Cameroun a un potentiel pas encore exploité dans le domaine de la  finance, à en croire une étude du ministère des Finances publiée le 20 mars 2013. Pour plus d’infos, suivez le lien: Cameroun : le potentiel sous exploité des services financiers . Que vous inspirent ces chiffres? Vous pouvez réagir! Merci!

Sommes-nous surveillés sur les réseaux sociaux ?

Sommes-nous surveillés sur les réseaux sociaux ? ( bien vouloir suivre le lien) .

Merci!

RDC : Compétitivité Économique des Entreprises et Intelligence Stratégique de l’Etat

Au vu de l’importance de l’Intelligence Économique,  les experts du domaine se battent pour  sa pratique au niveau des États. Nous vous relayons ici la réflexion de  Patrice PASSY,  publiée en juillet 2011. Il aborde le cas spécifique de la République Démocratique du Congo. N’oubliez pas: « Les idées appartiennent à ceux qui les exploitent ».
RDC : Compétitivité Économique des Entreprises et Intelligence Stratégique de l'Etat  dans Analyses & Réflexions & Prises de position
« L’intelligence économique repose sur trois composantes essentielles :
  1. La première composante concerne la production de l’information et qu’on appelle communément la veille stratégique.
  2. La seconde composante concerne la protection de l’information et assurer la sécurité économique.
  3. La troisième composante concerne l’activité de lobbying et d’influence.
Compétitivité Économique des Entreprises et Intelligence Stratégique de l’Etat 
La RDC avec près de 68 millions d’habitants offre une situation paradoxale, marquée par un engagement tiède des services de l’État et une offre abondante d’informations et d’expertises (3e pays d’Afrique au sud du Sahara en termes de volume de production d’information), le plus souvent d’origine publique, et revers de la médaille, une sous-utilisation de ces données par les acteurs économiques. Cette sous-utilisation s’explique par :
-      les multiples cloisonnements existants : cloisonnement entre les cabinets politiques et l’administration, cloisonnement entre administrations, entre ministères, entre organismes, entre secteurs public et privé.
-      l’information reste encore un enjeu de pouvoir d’où le phénomène de rétention-diffusion de l’information selon les intérêts privés.
-      l’information n’a pas encore été comprise comme un facteur stratégique et un levier complémentaire de compétitivité des entreprises.
En 2011, la RD-Congo, 3eme pays producteur d’informations spécialisées n’est que le 15e utilisateur, nous nous situons dans une économie de l’offre. Nous relevons que ces cloisonnements sont la conséquence d’une lente confluence des intérêts, des rôles et des incompétences qui empêche le développement des synergies publics/privés. Cette situation au stade actuel de l’économie congolaise, ralentie la définition d’une architecture nationale de protection du patrimoine économique de l’État.
Cependant, en 2011, la RDC dispose de tous les moyens institutionnels et privés, pour construire un modèle de compétitivité économique opposable aux pays tiers de la sous région, susceptible de permettre, la redéfinition des priorités collectives qui intègrent bien entendu, les contraintes budgétaires du moment, la réalité environnementale, culturelle et économique des PME-PMI congolaises.
Pour réaliser cette redéfinition des priorités collectives, une forte impulsion politique est nécessaire, soutenue par de nouveaux textes législatifs et un nouveau état d’esprit. Mais cela ne peut être envisagé que, grâce à une démarche à l’envers, c’est-à-dire investir dans les démarches amont (l’information pour le développement), plus dans les actions aval auxquels le FMI et la Banque mondiale nous ont habitué à savoir : des aides à la survie économique.
Cette démarche exige un dépassement, celui du modèle d’organisation classique actuel en cours en RDC.
Pourquoi ?

Le Congo au regard des évolutions et de la complexité croissante des économies au niveau sous régional, a besoin d’une vraie politique de convergence d’intérêts entre le public et le privé, autour d’objectifs stratégiques identifiés par l’État stratège, appelée politique d’intelligence économique. L’État sous l’autorité du chef de l’État Joseph KABILA, doit dans un environnement de guerre économique, grâce au comité interministériel, définir son contenu : sécurité économique, compétitivité des entreprises, influence sous régional et formation des élites.
De manière non cohérente, le libéralisme semble s’être imposé comme le modèle de développement épousant, le programme gouvernemental. Cependant, pour que les acteurs économiques souffrent moins des multiples pesanteurs congolaises, il faut réussir à concilier deux secteurs :
-      un secteur privé qui se doit de devenir dominant et un secteur public puissant mobilisé pour soutenir l’activité privée générateur de richesses et de croissance.
D’où l’idée du cabinet M.I.Q Conseil (www.miq-conseils.com)  de proposer, la création d’une Conseil National de Sécurité Économique (CNSE) pour résoudre le problème actuel lourdement handicapant, qui est d’un côté, un système publique sclérosé et de l’autre un secteur privé étouffé fiscalement et administrativement.
L’idée du CNSE substantiellement différent du Conseil National de Sécurité existant mais complémentaire dans les faits, vise à faire coïncider le développement des entreprises du portefeuille, les intérêts de la FEC ainsi que ceux des autres acteurs économiques avec la préservation des intérêts de la puissance dont le périmètre des intérêts stratégiques restent encore à définir en 2011. D’où la nécessité de rappeler à l’État, l’obligation de faire sa mutation en 2012, pour passer de l’État gestionnaire à l’État stratège.
Trois axes majeurs doivent soutenir cette synergie public/privé, sans oublier la mutation de l’État.
I – Axe de la démarche
La prise en compte du facteur économique comme instrument de puissance de l’État. Il s’agira de mettre en place un cœur stratégique que l’on désigne sous le vocable de « connivence d’intérêts ».  Ce dernier sera composé d’un pool industriel, d’une banque de ressources, d’un pool bancaire, d’une technopole que l’État doit faire naitre après les « 5 chantiers ». Le tout articulé dans un processus économique globale et transversale que nous avons dénommé le « Congo en Chantiers », programme politique et économique subséquent au « 5 chantiers » du Président de la République.
II – Axe des structures
Un comité interministériel sous l’autorité du Premier Ministre serait de chargé de mettre en place un processus stratégique avec pour mission de définir :
a.    le périmètre stratégique des intérêts de l’État
b.    le périmètre stratégique des intérêts des grands groupes industriels et bancaires
c.     une cartographie de grands travaux économiques
d.    une cartographie des besoins des entreprises et des compétences locales
e.    un « talent mapping » de la diaspora congolaise dans le monde s’avère obligatoire
f.     une ingénierie financière adaptée aux besoins, contraintes et possibilités du Congo
A l’issue de ses travaux, un rapport sera remis au Président de la République, ce comité donnera naissance au Conseil National de Sécurité Nationale doté d’un système de financement innovant, favorisant la création d’un Fond Stratégique National (FSN) pour la mise en chantier des grands travaux économiques.
III – Axe de la méthode
a.    Sensibiliser et informer les PME-PMI au patriotisme économique
b.    Fédérer les institutions et les organisations professionnelles autour de l’intérêt national
c.     Mettre en place une campagne de communication sous la forme d’une plate forme multimodale d’accès à l’information stratégique (guichet unique de l’information) utiles aux décideurs économique et politique
d.    Mener une veille stratégique sur les principales évolutions et défis auxquels est confrontée l’économie congolaise.
e.    Développer l’influence de la RDC dans les organisations sous-régionales dans un premier temps….

Le Congo est aujourd’hui face aux choix qui décideront de son existence comme communauté de destin dans quelques mois (novembre 2011). Si notre plus grand désir est de participer au réveil du géant, il est temps de passer de la compétence individuelle des congolais à l’intelligence collective du Congo, pour garder dans la sous région notre liberté, notre cohésion sociale et notre capacité à peser. Mais sachez que parler ne fait pas cuire le manioc…agissons !   »

                                                                                                                              Patrice PASSY

 

Chinafrique: un gouverneur hausse le ton contre les Chinois

Chinafrique: un gouverneur hausse le ton contre les Chinois   dans Analyses & Réflexions & Prises de position lamidosanusi_vfjaFaut-il préférer l’aide Chinoise au détriment de celle occidentale? Lisons plutôt ce point de vue. « Dans une tribune publiée dans le Financial Times, le gouverneur de la Banque centrale du Nigeria s’en prend aux méthodes « impérialistes » de la Chine sur le continent. Il plaide pour une réflexion économique intransigeante.

« Il est temps pour nous d’ôter les lunettes teintées de rose à travers lesquelles nous voyons la Chine. » Dans une tribune parue dans le quotidien britannique Financial Times, Lamido Sanusi dénonce des relations commerciales qu’il juge déséquilibrées entre l’Empire du Milieu et les pays africains, prêts à troquer l’exploitation de leurs immenses ressources naturelles contre des devises, des prêts et contre des produits bon marché mais de piètre qualité.

Nous devons non seulement produire localement des biens mais aussi repousser activement des importations chinoises découlant de politiques prédatrices

« La Chine s’empare de nos matières premières et nous vend des biens manufacturés. C’était également l’essence du colonialisme », souligne le gouverneur de la Banque centrale du Nigeria. Pire, d’après lui, la politique commerciale chinoise contribue de façon significative à la désindustrialisation et au sous-développement de l’Afrique.

Influence prédominante
Afin que son immense manne pétrolière et gazière (qui représente en moyenne 36 % du PIB et plus de 97 % des exportations) profite au maximum au Nigeria, le gouvernement applique depuis trois ans la politique dite de « local content », qui impose que l’essentiel de l’activité liée aux hydrocarbures soit assuré par la main d’oeuvre locale ou même des entreprises à capitaux majoritairement nigérians. Ce qui n’empêche pas la Chine de développer son influence dans le pays, comme dans le reste du continent – ses échanges commerciaux avec l’Afrique ont été multipliés par 20 depuis 2000 pour atteindre 200 milliards de dollars. Selon Lamido Sanusi, une moindre dépendance à la Chine, désormais deuxième partenaire économique de l’Afrique, passera nécessairement par une forte réaction des décideurs politiques et économiques qu’il appelle à se ressaisir. « Nous devons non seulement produire localement des biens mais aussi repousser activement des importations chinoises découlant de politiques prédatrices. » Face à une Chine ne cherchant qu’à servir ses propres intérêts, la « romance » doit céder la place à une réflexion économique intransigeante. »

                                                                                                           Par Fanny Rey
Lire l’article sur Jeuneafrique.com : Un gouverneur hausse le ton contre les Chinois

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