Archive pour octobre, 2013

Doing Business 2014 : l’Afrique subsaharienne progresse

Doing Business 2014 : l'Afrique subsaharienne progresse  dans Analyses & Réflexions & Prises de position banque-mondiale-HQ_AFP

Le rapport Doing Business 2014 vient de sortir. Durant les cinq dernières années, neuf des vingt pays qui ont le plus reformé la réglementation des affaires sont situés au sud du Sahara : le Burundi, la Sierra Leone, la Guinée Bissau, le Rwanda, le Togo, le Bénin, le Ghana, le Liberia et la Côte d’Ivoire.

Top 10 des pays africains dans le rapport Doing Business 2014 

1. Maurice (20*)
2. Rwanda (32)
3. Afrique du Sud (41)
4. Tunisie (51)
5. Botswana (56)
6. Ghana (67)
7. Seychelles (80)
8. Zambie (83)
9. Maroc (87)
10. Namibie (98)

* Rang mondial entre parenthèses

Le Groupe de la Banque mondiale vient de publier le rapport Doing Business 2014 : comprendre les réglementations pour les petites et moyennes entreprises.

 

Dans cette onzième édition, le rapport Doing Business met l’accent sur les réformes entreprises par les pays d’Afrique subsaharienne afin d’améliorer l’environnement réglementaire.

Le Rwanda en tête

Ainsi, depuis l’édition 2013 de Doing Business, pas moins de soixante-six réformes ont été enregistrées dans la région.

Parmi les dix pays qui ont le plus amélioré la réglementation des affaires figurent le Burundi, la Côte d’Ivoire, et le Rwanda.

Mieux, durant les cinq dernières années, neuf des vingt pays qui ont le plus reformé la réglementation des affaires sont situés au sud du Sahara : le Burundi, la Sierra Leone, la Guinée Bissau, le Rwanda, le Togo, le Bénin, le Ghana, le Liberia et la Côte d’Ivoire.

Nombre de reformes entreprises

Cliquez sur l’image.

À lui seul, le Rwanda a entrepris des réformes dans huit des dix domaines couverts par le rapport Doing Business. Cette modification de l’environnement réglementaire a permis au pays de gagner 20 places dans le classement mondial « Doing Business », passant du 52e au 32e rang mondial.

Parcours inachevé

En contrepoint, le rapport note que « la région Moyen Orient et Afrique du Nord quant à elle a enregistré la plus faible proportion d’économies à avoir mis en œuvre des réformes réglementaires dans au moins un domaine (40 %) », contre 66% en Afrique subsaharienne, une contre-performance « partiellement imputable aux troubles politiques que connaît la région actuellement ».

Malgré ces progrès, le rapport réalisé par la Banque mondiale et la Société financière d’investissement (IFC) note pourtant que « les économies de l’Afrique subsaharienne sont en moyenne les plus éloignées de la frontière dans 6 des 10 domaines mesurés par Doing Business : la création d’entreprise, le raccordement à l’électricité, le paiement des taxes et impôts, le commerce transfrontalier et le règlement de l’insolvabilité. »

reduction de la distance a la frontière

Cliquez sur l’image.

Selon les critères du rapport Doing Business, la distance avec cette frontière est mesurée par l’écart « qui sépare un pays, à un moment donné, des meilleures performances réalisées par les économies sur chacun des indicateurs Doing Business », normalisé ensuite de 0 à 100.

Limites

Enfin, si dans cette édition 2014, le rapport souligne que depuis 2003, « les pouvoirs publics ont signalé plus de 530 réformes réglementaires inspirées par Doing Business », les auteurs du rapport rappellent cependant la portée limitée de ses indicateurs.

En effet, de nombreux facteurs influençant l’environnement réglementaire dans un pays ne sont pas pris en compte, notamment : la sécurité, la prévalence de la corruption, la stabilité macroéconomique, l’état du système financier ou le niveau de formation et de qualification de la main-d’œuvre.

Source: http://economie.jeuneafrique.com/regions/afrique-subsaharienne/20344-doing-business-2014–lafrique-subsaharienne-progresse.html

Les défis de l’économie privée en Afrique subsaharienne

Les défis de l’économie privée en Afrique subsaharienne dans Analyses & Réflexions & Prises de position Lentree-fracassante-du-e-commerce-au-Nigeria-140x140

« (Africa Diligence)

En Afrique, l’accroissement du produit intérieur brut s’élève depuis l’année 2000 à presque 6 % en moyenne. Parmi les raisons principales, on peut citer par exemple l’amélioration des conditions générales : de nombreux pays africains font montre entre-temps d’une gouvernance responsable et d’une stabilité politique.

Une politique économique libérale a d’autre part et dans de nombreux endroits été pratiquée, les obstacles à l’entrée sur le marché minimisés à fin d’encouragement des investissements. La demande croissante en matières premières a elle aussi contribué à la croissance des économies nationales.

Les secteurs de l’agriculture et des matières premières ne sont toutefois pas les seuls à noter des taux de croissance élevés : le secteur des prestations de services et là, en particulier, la gestion financière, montrent de nets accroissements.

Une part non négligeable de cette croissance est due au développement de l’économie privée. Tandis que des investisseurs de pays émergents tels que l’Amérique latine et l’Asie ont déjà reconnu ces opportunités et investi en Afrique, les entreprises allemandes et européennes semblent en percevoir plus fortement les risques.

Car si les chances sont incontestables, les défis à relever dans le but de promouvoir une économie privée prospère en Afrique restent importants malgré l’amélioration en matière d’investissement. Un des problèmes les plus cruciaux concerne la réduction de la pauvreté. L’encouragement de l’économie privée prend ici une dimension clé. Ce n’est en effet que par l’économie privée que des effets notables et durables pourront être obtenus à grande échelle dans le domaine de l’emploi. La création de petites et moyennes entreprises est par conséquent essentielle. A l’heure actuelle, une infrastructure déficiente et des possibilités de financement insuffisantes s’y opposent toutefois à de nombreux égards.

La condition pour que l’évolution des effets reste positive n’est toutefois pas seulement un investissement unique dans l’infrastructure. L’amélioration des performances économiques doit plutôt être adaptée en permanence par une pérennité des investissements. Cependant, les capacités en matière de transport et d’énergie par exemple restent souvent à la traîne de l’accroissement des performances économiques dans les pays africains.

La mise en place d’infrastructures est de tout temps une tâche de l’état. Mais là aussi des investisseurs privés peuvent apporter une intéressante contribution. C’est dans ce sens qu’il faut considérer la coopération entre la DEG et l’Africa Finance Corporation (AFC), un institut de financement multilatéral : début septembre 2013, la DEG a accordé à l’AFC un prêt à long terme d’un montant de 30 millions de dollars US et s’est chargée en outre de la totalité du financement extérieur s’élevant à 60 millions de dollars US. Cet argent permet de financer les crédits pour les projets d’infrastructure.

La DEG participe cependant aussi directement à l’amélioration de l’infrastructure en Afrique : un exemple en est la protection du climat et le projet d’énergie Olkaria III au Kenya. La DEG a financé cette première centrale géothermique privée en Afrique, en en assumant également le financement extérieur de plus de 100 millions de dollars US. L’économie privée contribue ici à une production d’électricité plus efficace et moins coûteuse – et ce dans des pays où les coupures de courant sont plutôt la règle que l’exception.

Outre l’infrastructure, le secteur financier est lui aussi un obstacle d’importance en matière de développement. Aux petites et moyennes entreprises en particulier, il manque des possibilités de financement à long terme pour assurer leur expansion. L’encouragement à l’économie privée peut remédier à ces entraves de deux manières.

D’un côté, les organismes qui financent le développement peuvent fournir directement aux entreprises des crédits à long terme dans les pays où les banques d’affaires ne proposent aucun financement équivalent. A la fois les entreprises locales et étrangères peuvent en profiter.

Eu égard à la faible importance de petites et moyennes entreprises en Afrique, l’encouragement indirect à l’économie privée est d’autre part une alternative intéressante. Les banques locales dont les activités principales sont liées au financement de petites et moyennes entreprises se voient dans ce cas proposer des crédits ou des participations. La DEG s’engage ainsi depuis 2012 avec une participation de 13,5 pour cent à l’UT Bank Ghana Ltd. L’institut possède une licence bancaire à part entière, emploie plus de 700 collaborateurs et assiste plus de 100 000 clients via 26 agences sises dans toutes les régions du Ghana. L’UT est devenue une banque de premier ordre pour les petites et moyennes entreprises, leur proposant des produits sur mesure.

L’encouragement à l’économie privée permet donc des solutions à la fois dans le secteur de l’infrastructure que dans celui du financement d’entreprises, susceptibles d’aider à la croissance et à la lutte contre la pauvreté en Afrique. Avec un partenaire financier expérimenté, des investissements étrangers et locaux en Afrique sont prometteurs de succès – tant du point de vue d’une politique du développement que d’une perspective d’entreprises. »

Par Bruno WENN

Source: http://www.africadiligence.com/les-defis-de-leconomie-privee-en-afrique-subsaharienne-en-2013/

cassandr26 |
bachconseil |
Fan des sims 2 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Espace des Technologies de ...
| cookone
| BUILDING CONCEPT