Archive pour juillet, 2014

Objectifs du Millénaire pour le Développement au Cameroun: Quels progrès avant leur échéance ?

Objectifs du Millénaire pour le Développement au Cameroun: Quels progrès avant leur échéance ? dans Analyses & Réflexions & Prises de position omd

Je voudrais vous faire partager chers internautes les résultats de cette brève recherche que j’ai menée. A vous de réagir!!! Merci!

CONTENU

RÉSUMÉ..

ABSTRACT..

SIGLES ET ABRÉVIATIONS.

INTRODUCTION..

ÉVALUATION DES PROGRÈS  DES OMD A L’APPROCHE DE 2020.

OMD 1 : Éliminer l’extrême pauvreté et la faim..

OMD 2 : Assurer une éducation primaire pour tous.

OMD 3 : Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes.

OMD 4 : Réduire la mortalité des enfants de moins de 5 ans.

OMD 5 : Améliorer la santé maternelle.

OMD 6 : Combattre le VIH/Sida, le paludisme et d’autres grandes maladies.

OMD 7 : Assurer un environnement durable.

OMD 8 : Mettre en place un partenariat mondial pour le développement.

CONCLUSION..

BIBLIOGRAPHIE..

ANNEXE..

 

 

 

RÉSUMÉ

Sur le plan mondial, les OMD arrivent à terme en 2015. Mais, au Cameroun, le cap est fixé pour 2020. A quelques années de la date butoir, quelle évaluation peut-on faire des progrès du Cameroun dans l’atteinte des huit Objectifs du Millénaire pour le Développement?

 

ABSTRACT

Cameroon will reach the Millennium Development Goals in 2020. What assessments can we draw  now of their achievements in the country?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SIGLES ET ABRÉVIATIONS

 

DSCE : Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi

DSRP : Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté

ECAM : Enquête Camerounaise auprès des Ménages

EDS-MICS : Enquête Démographique et de Santé et à Indicateurs Multiples

INS : Institut National de la Statistique

MIILDA : Moustiquaire Imprégnée d’Insecticide à Longue Durée d’Action

OMD : Objectifs du Millénaire pour le Développement

ZIGC : Cynégétique à Gestion Communautaire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

INTRODUCTION 

En septembre 2000, 189 États Membres des Nations Unies, parmi lesquels le Cameroun, ont adopté les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) qui fixent des cibles claires et définies dans le temps pour accomplir des progrès dans des domaines essentiels du développement. Si ces cibles sont atteintes, l’avenir et la vie de milliards d’individus sur notre planète seront directement affectés d’ici 2015. Ainsi, le monde s’engagera dans une voie positive à l’aube du XXIe siècle.  8 objectifs ont été fixés et la date de 2020 a été arrêtée pour leur atteinte au Cameroun. Quels sont ces OMD ? Quelle est la situation  camerounaise à l’approche de la date butoir ? Quelles leçons en tirer ?  Notre travail est un processus dynamique qui permettra d’évaluer les progrès des OMD à l’approche de 2020.  Notre méthode d’investigation sera surtout quantitative dans la mesure où il sera question  d’examiner  les avancés du Cameroun vers les OMD. Ayant pris contact avec un cadre de l’Institut National de la Statistique du Cameroun dans le but de  rechercher des informations, nous avons pu obtenir le rapport national de progrès des Objectifs du Millénaire pour le Développement 2012 réalisé par sous la coordination de l’Institut National de la Statistique.  Ce rapport est en effet le document le plus actuel y a-t-on appris, susceptible de nourrir notre travail. Toutefois, nous  observerons aussi les réalités quotidiennes de la population camerounaise si tant est que le progrès se traduit dans « le panier de la ménagère ».

 

 

 

 

 

 

ÉVALUATION DES PROGRÈS  DES OMD A L’APPROCHE DE 2020

La date butoir fixée pour la réalisation des OMD se profile à l’horizon et nous pouvons faire état de progrès accomplis  au Cameroun dans la plupart des domaines, malgré la crise économique et financière mondiale. Ainsi, irons-nous objectif par objectif.

 

OMD 1 : Éliminer l’extrême pauvreté et la faim

La lutte contre l’extrême  pauvreté et la faim est le premier OMD. Pour évaluer sa mise en pratique au Cameroun, il  convient de regarder la politique gouvernementale en la matière. Cette politique est notamment consignée dans le Document de Stratégie par la Croissance et l’Emploi (DSCE). Il est ainsi question de ramener le taux de pauvreté monétaire de 39,9% en 2007 à 28,7% en 2020. Pour atteindre cet objectif, le Gouvernement  camerounais a administré sa stratégie sur une croissance durable de l’économie et la création de milliers d’emplois décents. En outre, face à la faim qui affecte certaines catégories de populations et la malnutrition qui touche les enfants, les pouvoirs publics ont opté pour une

« Révolution agricole » dite agriculture de 2e génération, dont le préalable est la mise en œuvre des moyens modernes de production pour apporter une riposte à ces difficultés. La réussite de cette nouvelle politique permettra d’assurer au Cameroun la sécurité alimentaire et de lutter efficacement contre la faim et la malnutrition. Toutefois, nous constatons que la perspective de réaliser cet objectif à l’horizon 2020 reste incertaine[1] si on s’en tient à la tendance actuelle. Les principaux indicateurs de pauvreté sont restés stables en milieu urbain et ont connu un repli en milieu rural entre 2001 et 2007. L’emploi progresse, la préoccupation majeure reste le sous-emploi qui se trouve très au-dessus de 50 %. La multiplication des projets structurant (barrage de Lom Pangar, port en eau profonde de Kribi…) et les mesures mises en place pour l’emploi des jeunes en particulier porte à croire à un futur moins ombre en matière d’emploi. Plus spécifiquement, nous avons :

 

ü La cible 1.A : Réduire de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de la population dont le revenu est inférieur à 1,25 dollars par jour

Nombreux sont encore les ménages qui vivent en deçà du seuil de la pauvreté défini par les Enquêtes Camerounaises Auprès des Ménages (ECAM) à 738 FCFA par jour et par équivalent adulte en 2007.

La croissance économique est relativement modeste (un taux 3% en 2011) pourtant la cible OMD étant de réduire la population vivant en dessous du seuil de pauvreté à 25,1% en 2015.

ü  Cible 1.B : Assurer le plein-emploi et la possibilité pour chacun, y compris les femmes et les jeunes de trouver un emploi décent et productif

 

Notons que le taux d’emploi chez les hommes et les femmes de 15 à 64 ans a augmenté au Cameroun entre 2001 et 2007. Cependant, ce taux a diminué en milieu urbain dû à l’exode rural. Avec les grands projets émergents, le taux d’emploi devrait progresser.

ü  Cible 1.C : Réduire de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de la

 population qui souffre de la faim

Si au Cameroun en 2006 environ 19% présentaient une insuffisante pondérale, cette situation a évolué et continue d’évoluer  car en 2011, environ 15 %, soit une différence de 4%  des enfants, présentaient une insuffisance pondérale dont un tiers (5 %) sous sa forme sévère. Toutefois, beaucoup reste encore à faire afin d’atteindre la barre de 8% en 2015.

De ce qui précède, il est dont urgentissime d’entreprendre certaines actions parmi lesquelles les suivantes :

  • Moderniser les petites exploitations agricoles ;
  • Promouvoir la création des moyennes et des grandes exploitations et développer les bons mécanismes des transferts sociaux.
  • développer les marchés agricoles avec les conditions d’accès telles l’aménagement des routes rurales qui permettent de relier les bassins de production les bassins de production à ces marchés ;
    • créer et  développer les métiers non agricoles ;
    • accorder des financements  aux jeunes et les accompagner dans leurs projets ;
    • démocratiser les informations stratégiques ;
    • améliorer les conditions des travailleurs (agriculteurs)… ;
    •  désenclavement, l’accès aux équipements, aux infrastructures socioéconomiques et aux services publics de proximité.

Avant tout cela, il devra avoir une véritable volonté politique.

 

OMD 2 : Assurer une éducation primaire pour tous

Dans le secteur de l’éducation, il y a une évolution notamment dans le souci de rendre l’école primaire universelle. Au juste, selon les chiffres de l’INS, le taux net global de scolarisation au primaire a gagné un peu plus de 7 points entre 2007 et 2010, passant de 70,4% à 77,6%. Bien plus, le taux d’achèvement dans le primaire croît, valant 57,9% sur l’année scolaire 2003/2004 et 73,0% lors de l’année scolaire 2009/2010. S’agissant de l’alphabétisation des 15-49 ans, 7 camerounais sur 10 savent lire le français ou l’anglais en 2011.

ü Cible 2.A: D’ici à 2015, donner à tous les enfants, garçons et filles, partout le Cameroun, les moyens d’achever un cycle complet d’études primaires

Nous avons mentionné plus haut l’amélioration de ce secteur  grâce à la mise en œuvre depuis 2006 d’une nouvelle politique de l’éducation définie par la stratégie sectorielle de l’éducation. En effet, des mesures pour accroître l’offre et stimuler la demande d’éducation ont été effectives :( i) la suppression des frais exigibles dans l’enseignement primaire public, (ii) l’augmentation du budget du secteur de l’éducation, (iii) l’accessibilité des ménages aux

manuels scolaires essentiels, (iv) la création de nouvelles écoles, (v) la construction de nouvelles salles de classe (609 pour l’année 2011), (vi) la contractualisation de plus de 35 000 enseignants du primaire qui représentent environ 47,0% des effectifs du personnel que compte le Ministère de l’Éducation de Base (MINEDUB) en 2010.

Mais,  certaines régions restent encore sous-scolarisées : Adamaoua, Nord, Extrême-Nord avec seulement 3 enfants sur 5 scolarisés. C’est aussi le cas des  milieux ruraux par rapport aux ceux urbains.

De ce qui précède, il est peu probable que l’objectif soit pleinement atteint en 2015. Mais la tendance est progressive et la perspective de réalisation en 2020 peut être envisagée. Ainsi  faut-il :

  • accélérer la construction, la réhabilitation et l’équipement des salles de classe ;
  • renforcer l’effectif et la gestion optimale des enseignants qualifiés;
  • améliorer le cadre de vie et de travail des élèves (restaurants scolaires, point d’eau et toilettes aménagées dans les écoles) et des enseignants ( valorisation des salaires à l’exemple de hausse des salaires des fonctionnaires de 5% devant entrer en vigueur durant ce mois de juillet 2014, primes diverses et logements d’astreinte) ;
  • Poursuivre la mise en œuvre de politiques spécifiques en faveur des Zones d’Éducation Prioritaires (Bakassi…) ;
  • renforcer l’enseignement des langues nationales, des centre multimédias et des Technologies de l’Information et de la Communication ;
  • ·Améliorer de la politique du livre scolaire  en multipliant des salons du livre à l’instar du Salon du Livre de Yaoundé (SALYA)…

 

OMD 3 : Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes

Nous constatons que cet OMD évolue dans le bon sens notamment dans l’éducation primaire. La parité évolue à divers niveaux : professionnel, politique[2], social… Sur le plan scolaire, la parité est presque atteinte dans toutes les régions du pays, sauf dans le Nord où le déséquilibre scolaire fille/garçon persiste avec. On note 74 filles scolarisées pour 100 garçons en 2010.

 

 

OMD 4 : Réduire la mortalité des enfants de moins de 5 ans

 

Cet objectif reste assez problématique à l’horizon 2020. Néanmoins, des efforts considérables continuent d’être faits dans la couverture vaccinale, avec l’introduction d’un nouveau vaccin dans le Programme Elargi de Vaccination[3],  la lutte contre le paludisme et la malnutrition.

ü  Cible 4.A : Réduire de deux tiers, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans

 

L’Enquête Démographique et de Santé et à Indicateurs Multiples (EDS-MICS) en  2011, a relevé que le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans est passé de 146‰ pour la période 1996-2001 à 122‰ pour 2006-2011. Pourtant, la cible nationale est de 76‰ à l’horizon 2015. S’agissant de la mortalité infantile (enfant de moins d’un an), le taux est passé de 80‰ sur la période 1996-2001 à 62‰ au cours des cinq dernières années.

Toutefois, il faudrait intensifier la promotion de la santé de l’enfant et l’immunisation, la mise en œuvre des stratégies mobiles et avancées pour couvrir les cibles (les enfants et les femmes) les plus reculées afin d’élargir la couverture sanitaire, l’allaitement maternel,…

OMD 5 : Améliorer la santé maternelle

ü  Cible 5.A : Réduire de trois quarts, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité

maternelle

S’agissant de l’amélioration de la santé maternelle, les cibles (nationale et mondiale) en matière de réduction du taux de mortalité maternelle sont respectivement de 350 et 108 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes. Le Cameroun connait un retard à cause des nombreux accouchements loin des assistances médicales, du personnel limité des formations hospitalières…  pour corriger cela, tout devrait être mis en œuvre afin de rapprocher les populations, notamment les plus démunis  des soins médicaux.

 

OMD 6 : Combattre le VIH/Sida, le paludisme et d’autres grandes maladies

 

La lutte contre le VIH/SIDA et le paludisme a porté des résultats positifs.

ü  Cible 6.A : D’ici à 2015, avoir stoppé la propagation du VIH/SIDA et commencer à inverser la tendance

Même si elle est restée plus élevée en milieu urbain qu’en milieu rural, dans l’ensemble, la séroprévalence a sensiblement baissé. Il est établit qu’en 2011, sur 100 personnes âgées de 15 à 49 ans, 4,3 vivent avec le VIH contre 5,5 en 2004. Soit une baisse de 1,2 point. Par ailleurs, une amélioration de la prise en charge des personnes vivant avec le VIH/SIDA est effective.

ü  Cible 6.C : D’ici à 2015, avoir maîtrisé le paludisme et d’autres grandes maladies, et avoir commencé à inverser la tendance actuelle

 

La chute  du taux de décès dus au paludisme est partiellement liée à une amélioration de l’utilisation des moustiquaires imprégnées d’insecticides (MILDA).

OMD 7 : Assurer un environnement durable

L’opération « Sahel vert » entreprise par le gouvernement a permis de relancer les campagnes de reboisement et de réduire la pression exercée sur le couvert végétal. La part des aires protégées par rapport au territoire national a quasiment doublé entre 2000 et 2010. La proportion de la population ayant accès à une eau potable de boisson reste faible a augmenté de 10 points de pourcentage entre 2005 et 2010. Par ailleurs, plus de la moitié de la population vit dans les logements modernes. Cette tendance laisse entrevoir une probabilité d’atteindre cet objectif à l’horizon 2020 à condition de maintenir les efforts actuels du gouvernement.

ü  Cible 7.A : Intégrer les principes du développement durable dans les

politiques et programmes nationaux et inverser la tendance actuelle à la déperdition des ressources environnementales

Sur un objectif de production annuelle de 3 millions de plants que le Gouvernement s’est fixé dans le cadre du reboisement, 2 622 895 plants et 8 407 boutures ont été produits en 2011. Par ailleurs, de 2008 à 2011, l’Opération « Sahel Vert » a permis de planter 2 080 000 plants pour une superficie de 13 000 ha.

 

ü  Cible 7.B : Réduire la perte de la biodiversité et atteindre d’ici 2010 une diminution significative du taux de perte

Le Cameroun  s’est doté d’un important réseau d’aires protégées qui couvre actuellement une superficie d’environ 8138800 ha soit 18,8% du territoire national. Ces aires protégées se regroupent en plusieurs catégories : Parcs Nationaux, Réserves de Faune, Réserves Forestières, Sanctuaires de Faune, Jardins Zoologiques, Zones d’Intérêt, Cynégétiques à affermer (ZIG), Zones d’Intérêt, Cynégétique à Gestion Communautaire (ZIGC).

Outre les réserves forestières, la part des aires protégées par rapport au territoire nationale a

connu une augmentation entre 2000 et 2010. On est ainsi passé de 1 835 700 ha à 3 505 700 ha.

 

ü    Cible 7.C : Réduire de moitié, d’ici 2015, le pourcentage de la population qui n’a pas accès de façon durable à un approvisionnement en eau potable ni à des services d’assainissement de base

 

Le Programme commun OMS/UNICEF de surveillance de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement ; Atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement en matière d’eau potable et d’assainissement : évaluation des progrès à mi-parcours en 2004 avait annoncé que le Cameroun a progressé de 26% de 1999 à 2002 en matière de couverture en eau potable. Cette situation a évolué avec en 2010 un taux en baisse des ménages utilisant l’eau de forage (en 2001, 52,7% utilisait l’eau provenant d’un forage contre 47,4% en 2010). Toutefois, la situation s’est dégradée ces dernières années dans plusieurs villes (Yaoundé, Douala…) par les coupures répétitives de l’eau. L’une des choses pouvant causer des troubles sociaux.

 

ü  Cible 7.D : Améliorer sensiblement d’ici 2020, moins 100 millions d’habitants des taudis.

La Cible Nationale consiste à améliorer sensiblement d’ici 2020, l’habitat des camerounais

L’amélioration de l’habitat passe par la sécurité juridique (titre foncier) et physique des logements occupés en termes de matériaux de construction. Concernant la sécurité juridique des logements, la proportion de ménages propriétaires de leur logement avec titre foncier est de 10% en moyenne de 2001 à 2007. Les efforts sont perceptibles au niveau de

Le projet de logement social de Yaoundé, l’installation des cimenteries à Douala, à Yaoundé et Limbé… sont autant de faits permettant d’espérer que cette cible soit atteinte à l’horizon 2020 à condition de poursuivre et d’intensifier les actions entreprises par le Gouvernement et les autres acteurs impliqués. Il faudra encore mettre un point d’emphase sur l’hygiène, l’assainissement et la salubrité dans ménages.

OMD 8 : Mettre en place un partenariat mondial pour le développement

Le Cameroun a compris que l’intégration régionale lui est utile pour réussir son insertion dans l’économie mondiale. C’est ce qui semble justifier la vigueur de sa diplomatie. Malgré ses efforts, la crise financière mondiale et les turbulences de la zone euro continuent d’affecter l’aide publique au développement.

 

ü  Cible 8.A : Poursuivre la mise en place d’un système commercial et financier multilatéral ouvert, fondé sur des règles prévisibles et non discriminatoires

Le Cameroun œuvre à l’amélioration de la gouvernance aux plans politique, institutionnel, économique et social. Le pays améliore son attractivité. Les axes de cette stratégies sont le renforcement de la lutte contre la corruption (opération épervier), l’amélioration du système judiciaire, la culture démocratique, la décentralisation, le renforcement des capacités opérationnelles de l’État, et la gouvernance d’entreprise. En plus, l’intensification de la coopération sous régionale au sein de la CEMAC/CEEAC et l’ouverture vers les autres pays des sous-régions d’Afrique et des pays émergents d’Asie et d’Amérique latine constitue une réelle opportunité afin d’atteindre, aux côtés des partenaires traditionnels d’Europe et d’Amérique du Nord, les objectifs visés par l’État dans le DSCE, dont la principale ambition est d’être un pays émergent à l’horizon 2035.

S’agissant des accords de partenariat économiques, l’État camerounais a engagé plusieurs actions dans le sens, notamment : (i) la signature de l’accord de partenariat économique (APE[4]) avec l’Union Européenne qui va progressivement instaurer une zone de libre-échange entre les pays ACP et les pays membres de l’Union Européenne ; (ii) la participation du Cameroun au marché nord-américain à travers les dispositions et les opportunités d’exportations offertes par l’African Growth and Opportunity Act (AGOA) et (iii) l’exploration des échanges avec les pays avec les pays émergents. Il faudrait que le Cameroun puisse peser de tout son poids dans la négociation de ses contrats économiques.

 

ü  Cible 8.B : Répondre aux besoins particuliers des pays les moins avancés

Le Cameroun doit prioriser l’intégration sous régionale. Au niveau de la CEMAC par exemple, tout doit être mis en œuvre afin qu’il y est une réelle intégration. Aussi faut-il construire des infrastructures d’échange avec les pays de la sous-région : poursuite des travaux de bitumage des grands axes routiers permettant de desservir la République Centrafricaine et le Tchad, le bitumage du corridor Nord-Sud pour faciliter les échanges avec le Tchad et les axes Sangmelima-Ndjoum-Ouesso,Bamenda-Enugu (Nigeria), et la construction du réseau CEMAC (Kribi-Frontière Congo).

ü Cible 8.D : Traiter globalement le problème de la dette des pays en développement par des mesures d’ordre national et international propre à rendre l’endettement viable à long terme

Les projections du stock de la dette indiquent que le stock de la dette publique baissera considérablement pour passer de 1142 milliards de FCFA en 2012 à 880 milliards en 2015. Et le service de la dette quant à lui passerait de près de 151 en 2012 à 98 milliards en 2015. Par ailleurs, en décembre 2010, le ratio de la dette publique actuelle sur le PIB se situait à 15,1%. En tenant compte des chocs possibles, ce ratio était de 15,3% en 2011, il chutera de 5 points en 2015, et poursuivra sa baisse jusqu’en 2018 où il atteindra 9,4%.

ü  Cible 8.F : En coopération avec le secteur privé, faire en sorte que les avantages des nouvelles technologies, en particulier des technologies de l’information et de la communication, soient accordés à tous

Le secteur de la téléphonie mobile connait un troisième opérateur (Viettel). Alors que le nombre d’abonnés ne cesse de croitre, le souhait de tous les camerounais est voir baisser les couts de communication téléphonique.  Les opérateurs de ce secteur poursuivent le déploiement de leur réseau pour la couverture intégrale du territoire national. En ce qui concerne la téléphonie fixe, les régions autres que le Centre et le Littoral souffrent d’une insuffisance de l’offre des lignes téléphoniques fixes. Par ailleurs, l’objectif sectoriel visant à porter la télé-densité à 50% à l’horizon 2015 a été atteint et avoisine les 52%. Il y a lieu d’accélérer les projets dans ce secteur parmi lesquels la finalisation la pose de la fibre optique et la poursuite du déploiement d’accès internet à moindre coût.

 

CONCLUSION

Au terme de notre travail qui portait sur l’évaluation du progrès des OMD  à l’approche de son échéance, nous constatons sur la base des données de l’INS que le Cameroun pourra certainement atteindre 1 objectif sur 8 et pourra réaliser 4 sur 8[5] si des efforts soutenus sont maintenus. Pour cela la mise en œuvre rigoureuse de la stratégie de croissance et d’emploi reste impérative. L’accent doit être mis sur l’amélioration des conditions de vie des populations particulièrement, celles du milieu rural. Il faut ainsi prendre des mesures fortes visant à promouvoir le développement durable et la croissance inclusive, promouvoir la formation qualifiante et l’innovation technologique, promouvoir le développement humain, mettre en place des institutions économiques pour faciliter la transformation structurelle, renforcer la gouvernance économique et institutionnelle, élaborer un cadre de développement durable, renforcer le Système de Statistique… au-delà de tout cela, il devra avoir une réelle volonté politique et un changement de mentalités de la population camerounaise. Au juste, pourquoi malgré les richesses naturelles du Cameroun, le pays ne décolle-t-il toujours pas  économiquement?

 

Par Arnaud Noël FOSSO

 

 

 

 

 

 

 

 

 

BIBLIOGRAPHIE

 

ü  RAPPORT NATIONAL DE PROGRÈS DES OBJECTIFS DU MILLÉNAIRE POUR LE DÉVELOPPEMENT Année 2012, Réalisé sous la coordination de l’Institut National de la Statistique.

 

ü  Objectifs du Millénaire pour le développement : Rapport de 2013, Nations Unies.

 

ü  Programme commun OMS/UNICEF de surveillance de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement ; Atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement en matière d’eau potable et d’assainissement : évaluation des progrès à mi-parcours, 2004


[1]  Selon le RAPPORT NATIONAL DE PROGRÈS DES OBJECTIFS DU MILLÉNAIRE POUR LE DÉVELOPPEMENT  2012 réalisé sous la coordination de l’Institut National de la Statistique.

[2] Grâce aux actions conjuguées de la société civile (More women in politics…et de l’État, les femmes s’intéressent davantage à la politique.

[3]  Le vendredi 29 mars 2014, au Palais Polyvalent des Sports de Yaoundé, la vaccination contre les diarrhées à Rotavirus, le 11ème du genre,  a été introduite dans le PEV aux enfants de 0 à 11 mois sur l’ensemble du territoire camerounais.

[4] Cette décision  est vivement critiquée par une bonne franche de la société civile. De plus, les pays de la sous-région CEMAC n’ont pas l’intention suivre le Cameroun.

[5] Voir en annexe l’aperçu schématisé de cette évaluation

annexe 1

annexe 2

 

Innovation : l’Afrique fait ses gammes

Innovation : l'Afrique fait ses gammes  dans Analyses & Réflexions & Prises de position Siege_organisation_mondiale_propriete_intellectuelle_flickr_missionsUSA_ONU

Siège de l’Organisation mondiale de la protection intellectuelle, à Genève. © Mission américaine à l’ONU/Flickr

La 7e édition de l’Indice mondial de l’innovation (GII) vient de paraître. Cette année, le rapport met l’accent sur l’importance du facteur humain dans l’innovation et souligne la remontée des États africains. La Côte d’Ivoire et le Maroc ont gagné 20 et 8 places respectivement, en un an. L’organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), une institution spécialisée de l’ONU, Cornell University et l’INSEAD viennent de publier la 7e édition de l’Indice mondial de l’innovation. Dans cette édition, le rapport annuel met particulièrement l’accent sur l’importance du facteur humain dans l’innovation, avec notamment un focus sur le rôle de la diaspora au Maroc.

Ce rapport note également, avec satisfaction, que dans le domaine de l’innovation, des « signes encourageants » se multiplient sur le continent. Maurice, le premier pays africain dans ce classement dominé par la Suisse, le Royaume-Uni et la Suède, arrive à la 40e place mondial, suivi Seychelles (51e), l’Afrique du Sud (53e), la Tunisie (78e) et le Maroc (84e). Le Cameroun quant à lui, avec 27, 52 points, occupe le 114 rang mondial.

 Pour avoir ce classement des pays africains dans l’indice mondial de l’innovation, suivez le lien suivant:http://infogr.am/classement-des-pays-africains-dans-lindice-mondial-de-linnovation?src=web

Bonds au classement

L’OMPI note toutefois que des 33 pays africains intégrés dans l’édition 2014 de ce classement, 17 ont vu leur note et leur classement s’améliorer.   En Afrique du Nord, le Maroc a connu la plus belle performance, en gagnant huit places au cours de l’année écoulée. En Afrique subsaharienne, la plus forte progression a été réalisée par la Côte d’Ivoire, qui est passé du 126e au 116e rang en un an. Apprentis De façon générale, souligne l’OMPI, « l’Afrique subsaharienne est la région ayant enregistré la plus forte progression au classement GII ». La région rassemble aujourd’hui plus de 40 % des « apprentis dans le domaine de l’innovation », terme désignant les pays obtenant un score supérieur d’au moins 10% à ceux des États ayant le même niveau de revenu par habitant. Cette année, le Mozambique, le Rwanda, le Malawi, la Gambie et le Burkina Faso ont rejoint le Sénégal, le Kenya, l’Ouganda, parmi les pays appartenant à cette catégorie. Pour expliquer cette progression, le rapport pointe du doigt les améliorations que ces pays ont apportées « à leur cadre institutionnel, à leur main-d’œuvre qualifiée du fait d’un accès élargi à l’enseignement supérieur, à une infrastructure de meilleure qualité, à une intégration plus marquée au sein des marchés de l’investissement et du commerce du crédit mondial, et à un environnement commercial moderne ». Une voie que l’OMPI encourage vivement les autres États africains à suivre.

NOTE: Comment l’ONU évalue l’innovation

Ce classement accorde à chaque pays une note allant de 0 à 100, basée sur les résultats de 81 indicateurs. Ces derniers couvrent d’une part « les moyens mis en œuvre en matière d’innovation », parmi eux figurent la stabilité politique, la facilité d’accès au crédit, les dépenses en éducation et en R&D, la concurrence sur les marchés, la capitalisation boursière, le nombre de chercheurs et d’employés qualifiés, etc. D’autre part, le classement tient compte des « preuves manifestes de l’innovation »: nombre de brevets déposés, certifications internationales des entreprises, exportations high tech ou encore le nombre de vidéos postées sur Youtube.

Source: http://economie.jeuneafrique.com/regions/international-panafricain/22662-innovation-lafrique-fait-ses-gammes.html

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