CAMEROUN, PAYS EMERGENT ? PERIODE 2000-2013

 

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Bonsoir à tous! je vous suggère ma réflexion sur l’émergence du Cameroun à l’horizon 2035.  J’essaie de partir des faits et chiffres de son économie de 2000 à 2013 pour tirer une conclusion.

SUJET : Cameroun, pays émergent ? Téléchargez le document entier en cliquant sur ce lien fichier pdf devoir économie Cameroun, pays émergent 2000-2013. Il contient toutes les figures et diagrammes. Merci!     

 

 Introduction

Concept vague et fluctuant pour certains[1], l’émergence, appliquée à l’économie, est une étape intermédiaire entre le sous-développement et le développement[2]. C’est donc parmi les pays en développement que sont apparus les pays émergents. La Chine, l’Inde et l’Indonésie, ainsi que les pays d’Amérique latine comme le Brésil et l’Argentine sont régulièrement associés à cette catégorie, avec des taux de croissance économiques considérables. Un pays

 

CONTENU

Introduction

I-       Aspects monétaires de l’économie du Cameroun, période 2000-2013

1-      Optique production (en milliards FCFA)

Tableau 1: PIB courant, optique production.

Tableau 2 : Ventilation du PIB réel par secteurs d’activités (base 100 = 2000)

Tableau 3 : Contribution des secteurs d’activités à la croissance du PIB réel  (en pourcentage)

Quelques indicateurs de la mouvance de la croissance économique mondiale

Tableau 4 : Evolution de la valeur ajoutée  en volume par branche d’activité  (en pourcentage)

Tableau 5 : Indice de volume des emplois du PIB (variation en pourcentage)

Tableau 6 : Evolution des importations en volume par produits (en pourcentage)

II-     Aspects non monétaires de l’économie du Cameroun, période 2000-2013

1-      Situation socioéconomique

Conclusion

 

 

 Introduction

Concept vague et fluctuant pour certains[1], l’émergence, appliquée à l’économie, est une étape intermédiaire entre le sous-développement et le développement[2]. C’est donc parmi les pays en développement que sont apparus les pays émergents. La Chine, l’Inde et l’Indonésie, ainsi que les pays d’Amérique latine comme le Brésil et l’Argentine sont régulièrement associés à cette catégorie, avec des taux de croissance économiques considérables. Un pays émergent est un pays dont le produit intérieur brut est inférieur à celui d’un pays développé. Il a pour caractéristiques d’enregistrer une croissance rapide, avec un niveau de vie qui tend vers celui d’un pays développé. Dans le discours politique, l’émergence du Cameroun est un objectif et se traduit en catalyseur de transformation du tissu économique du Cameroun. Le Cameroun justement est un pays de l’Afrique centrale qui se veut émergent à l’horizon 2035. Des politiques ont été mises en place pour cela. Après l’atteindre du point d’achèvement de l’initiative PPTE en 2006, le Cameroun a  mis sur pied en 2008 un cadre de référence de l’action gouvernementale pour la période 2010-2020. Le Document de Stratégies pour la Croissance et l’Emploi (DSCE) dont il est question, vise à :

  • Relever la croissance à un niveau moyen de 5,5% l’an entre 2010 et 2020
  • Ramener le sous-emploi de 75,8 à moins de 50% en 2020
  • Ramener le taux de pauvreté autour des 28% en 2020
  • Atteindre les OMD à l’horizon 2020.

Au vu des performances enregistrées par l’économie du Cameroun, peut-on dire que le Cameroun est véritablement sur la voie de l’émergence ? Pour répondre à cette question majeure, nous partirons des aspects monétaires d’une part et d’autre part des aspects non monétaires que l’économie camerounaise a enregistrés de 2000 à 2013 pour faire des analyses.

 

 

I- Aspects monétaires de l’économie du Cameroun,

période 2000-2013

 

Ces données proviennent des Comptes Nationaux de l’Institut National de la Statistique du Cameroun, deuxième édition.

A travers les données des tableaux suivants, nous mettrons en exergue le Produit Intérieur Brut du Cameroun de 2000 à 2013, de même que la contribution de chaque secteur d’activité à ce PIB. Rappelons que le PIB représente le résultat final de l’activité de production des unités productrices résidentes. En d’autres termes, c’est la somme des richesses évaluées au prix du marché, généré par l’activité économique au cours de l’année civile.

                       

1-    Optique production (en milliards FCFA)

Tableau 1: PIB courant, optique production

Libellé

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

2007

2008

2009

2010

2011

2012

2013

1. Production

10232,28

11202,70

11761,03

12531,74

13230,62

13885,3

14788,0

15635,2

16317,9

16871,6

17828,4

19417,5

20599,9

22046,2

2. Consommation intermédiaire

4117,81

4690,73

4756,15

5202,22

5489,51

5797,7

6146,3

6614,6

6685,3

6687,0

6992,8

7845,0

8115,4

8548,6

3. Valeur Ajoutée (1-2)

6114,47

6511,97

7004,88

7329,52

7741,11

8087,5

8641,7

9020,6

9632,6

10184,6

10835,6

11572,5

12484,5

13497,6

4. Impôts sur les produits

497,91

549,47

578,20

587,44

592,77

662,0

745,7

771,6

811,2

855,6

864,1

973,2

1030,2

1109,9

PIB (3+4)

6612,39

7061,44

7583,08

7916,96

8333,88

8749,6

9387,5

9792,3

10443,8

11040,3

11699,7

12545,7

13514,7

14607,5

 

 

Figure 1a : évolution du PIB courant, optique production en milliards de FCFA de 2000 à 2013.

Figure 1b représentation de la série des années concernées de 1 à 14 dans la figure 1a.

 

 

Il en ressort que le PIB de la production camerounaise en milliards de FCFA entre 2000 et 2013 va sans cesse croissant, soit 10232,28 milliards  de  FCFA en 2000 et 22046,2 de FCFA en 2013.  Il en est de même  de la Consommation intermédiaire, et des impôts sur les produits. Toutefois, nous constatons que la valeur ajoutée en milliards de FCFA reste faible, soit une moyenne de 9189,95 milliards de FCFA. Ceci s’explique par le fait que la transformation de la production reste faible au Cameroun. Les matières premières (bois, pétrole, bananes, café, cacao…) sont vendues sans valeur ajoutée, c’est-à-dire à l’état brut.

Tableau 2 : Ventilation du PIB réel par secteurs d’activités (base 100 = 2000)

Libellé

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

2007

2008

2009

2010

2011

2012

2013

Secteur primaire

1353,44

1403,87

1455,38

1506,36

1572,13

1614,4

1663,1

1761,5

1853,5

1906,6

2020,9

2084,2

2139,5

2217,7

Agriculture des produits vivriers

877,03

917,13

962,75

996,32

1030,55

1063,4

1097,9

1159,8

1236,7

1298,9

1346,6

1397,3

1450,8

1507,5

Agriculture industrielle et d’exportation

130,25

127,69

131,22

134,42

148,99

151,6

146,6

139,2

142,1

148,1

159,7

157,2

151,3

161,7

Elevage, chasse

159,52

173,22

177,66

181,20

189,97

198,4

202,2

212,1

218,0

218,1

224,0

233,3

239,4

250,8

Sylviculture et exploitation forestière

111,38

101,01

96,50

105,19

111,46

105,7

119,4

151,5

155,2

138,8

184,3

188,2

187,8

184,3

Pêche

75,26

84,82

87,25

89,24

91,15

95,3

96,9

98,9

101,5

102,7

106,3

108,3

110,2

113,3

Secteur secondaire

2202,22

2224,53

2241,72

2253,94

2248,96

2228,4

2268,8

2237,1

2264,3

2208,1

2219,4

2254,0

2363,7

2497,7

Industries extractives

712,49

684,88

655,23

623,00

566,20

513,3

552,3

509,6

500,3

434,6

382,7

357,1

370,3

402,6

dont extraction d’hydrocarbures

702,30

674,12

644,14

611,71

554,69

502,0

540,7

496,8

487,7

421,4

368,4

341,5

353,6

383,6

Industries Agro-alimentaires

466,60

479,13

498,27

506,73

505,60

501,6

498,3

515,0

524,5

518,0

547,8

570,6

601,1

623,1

Autres Industries manufacturières

807,14

837,56

858,06

882,72

916,27

949,2

943,8

934,3

975,5

967,0

977,8

989,5

1037,9

1074,9

Electricité, gaz et eau

52,26

52,89

50,46

54,07

57,81

59,0

60,9

63,7

67,3

66,9

69,5

72,0

71,9

78,2

BTP

163,72

170,08

179,71

187,42

203,08

205,3

213,5

214,6

196,9

221,5

241,7

264,8

282,5

319,0

Secteur tertiaire

1987,71

2176,49

2350,27

2540,75

2711,05

2806,9

2911,2

3048,1

3101,7

3210,8

3339,6

3534,9

3727,3

3963,9

Commerce, restaurants et hôtels

1089,21

1230,75

1321,61

1452,47

1554,40

1595,9

1625,2

1657,9

1663,3

1662,0

1692,8

1776,1

1871,5

1977,5

Transports, entrepôts, communications

363,52

390,43

434,32

477,92

521,66

568,0

635,5

694,4

753,4

809,9

852,4

922,2

997,0

1075,5

Banques et organismes financiers

80,33

83,38

86,60

88,33

92,39

94,9

91,2

97,3

104,3

108,3

114,9

124,5

132,9

150,5

Autres services marchands

497,81

521,19

558,67

574,48

596,13

603,3

612,3

648,0

632,8

679,6

730,7

765,1

782,5

821,5

SIFIM

-43,16

-49,27

-50,92

-52,44

-53,53

-55,2

-53,1

-49,4

-52,1

-49,0

-51,1

-53,0

-56,6

-61,0

 TOTAL VA MARCHANDE

5543,37

5804,89

6047,38

6301,05

6532,14

6649,7

6843,1

7046,7

7219,5

7325,6

7580,0

7873,1

8230,6

8679,3

BNM[1] des APU

495,57

522,49

546,95

569,92

609,01

612,9

630,5

668,2

696,0

720,6

747,1

781,3

828,6

869,7

BNM des ISBL

22,20

23,75

25,54

27,85

29,77

30,4

31,2

33,6

35,2

36,7

38,7

40,0

41,5

43,7

BNM des services domestiques

53,34

53,14

54,73

58,21

59,10

60,3

61,9

66,7

69,9

72,9

76,8

79,3

82,5

86,7

TOTAL VA NON MARCHANDE

571,11

599,39

627,22

655,98

697,88

703,5

723,6

768,5

801,2

830,3

862,7

900,6

952,7

1000,2

TOTAL DES VALEURS AJOUTEES

6114,47

6404,28

6674,60

6957,03

7230,02

7353,2

7566,7

7815,1

8020,7

8155,8

8442,6

8773,7

9183,2

9679,5

Impôts et taxes nets des Subventions

497,91

506,61

513,35

520,66

524,49

579,4

621,7

639,8

678,1

711,0

714,0

762,1

790,2

848,6

PIB

6612,39

6910,89

7187,95

7477,69

7754,51

7932,6

8188,4

8454,9

8698,8

8866,8

9156,7

9535,8

9973,4

10528,1

 

 

NB : Représentation de la série des années concernées de 1 à 14  (confère  figure 1a.).

Nous notons de cette figure que globalement le PIB par secteur d’activité croit depuis l’an 2000. Le secteur primaire est le moins productif par rapport aux autres secteurs avec une moyenne de 1404,23 milliards de FCFA (base 100=2000). Cela se justifie par le fait que le Cameroun ne transforme pas vraiment ses matières premières. Par contre, le secteur secondaire pendant la période 2000-2013 a produit en moyenne 2222,82 milliards de FCFA (base 100=2000). On comprend que le Cameroun peut faire mieux s’il développe davantage ses industries et les infrastructures qui vont avec.  Pour finir, il convient de relever que l’accroissement fulgurant du secteur tertiaire camerounais en 2013 avec 3963,9 milliards de FCFA (base 200=2000) est due à la bonne santé des autres industries manufacturières (1074,9 milliards de FCFA (base 200=2000).

Tableau 3 : Contribution des secteurs d’activités à la croissance du PIB réel  (en pourcentage)

Libellé

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

2007

2008

2009

2010

2011

2012

2013

Secteur primaire

0,82

0,76

0,75

0,71

0,88

0,5

0,6

1,2

1,1

0,6

1,3

0,7

0,6

0,8

Agriculture des produits vivriers

0,61

0,61

0,66

0,47

0,46

0,4

0,4

0,8

0,9

0,7

0,5

0,6

0,6

0,6

Agriculture industrielle et d’exportation

0,00

-0,04

0,05

0,04

0,19

0,0

-0,1

-0,1

0,0

0,1

0,1

0,0

-0,1

0,1

Elevage, chasse

0,09

0,21

0,06

0,05

0,12

0,1

0,0

0,1

0,1

0,0

0,1

0,1

0,1

0,1

Sylviculture et exploitation forestière

0,08

-0,16

-0,07

0,12

0,08

-0,1

0,2

0,4

0,0

-0,2

0,5

0,0

0,0

0,0

Pêche

0,04

0,14

0,04

0,03

0,03

0,1

0,0

0,0

0,0

0,0

0,0

0,0

0,0

0,0

Secteur secondaire

0,70

0,34

0,25

0,17

-0,07

-0,3

0,5

-0,4

0,3

-0,6

0,1

0,4

1,2

1,3

Industries extractives

-1,01

-0,42

-0,43

-0,45

-0,76

-0,7

0,5

-0,5

-0,1

-0,8

-0,6

-0,3

0,1

0,3

dont extraction d’hydrocarbures

-1,02

-0,43

-0,43

-0,45

-0,76

-0,7

0,5

-0,5

-0,1

-0,8

-0,6

-0,3

0,1

0,3

Industries Agro-alimentaires

0,66

0,19

0,28

0,12

-0,02

-0,1

0,0

0,2

0,1

-0,1

0,3

0,2

0,3

0,2

Autres Industries manufacturières

0,95

0,46

0,30

0,34

0,45

0,4

-0,1

-0,1

0,5

-0,1

0,1

0,1

0,5

0,4

Electricité, gaz et eau

0,04

0,01

-0,04

0,05

0,05

0,0

0,0

0,0

0,0

0,0

0,0

0,0

0,0

0,1

BTP

0,05

0,10

0,14

0,11

0,21

0,0

0,1

0,0

-0,2

0,3

0,2

0,3

0,2

0,4

Secteur tertiaire

2,74

2,85

2,51

2,65

2,28

1,2

1,3

1,7

0,6

1,3

1,5

2,1

2,0

2,4

Commerce, restaurants et hôtels

1,24

2,14

1,31

1,82

1,36

0,5

0,4

0,4

0,1

0,0

0,3

0,9

1,0

1,1

Transports, entrepôts, communications

1,09

0,41

0,63

0,61

0,58

0,6

0,9

0,7

0,7

0,6

0,5

0,8

0,8

0,8

Banques et organismes financiers

0,01

0,05

0,05

0,02

0,05

0,0

0,0

0,1

0,1

0,0

0,1

0,1

0,1

0,2

Autres services marchands

0,33

0,35

0,54

0,22

0,29

0,1

0,1

0,4

-0,2

0,5

0,6

0,4

0,2

0,4

SIFIM

0,07

-0,09

-0,02

-0,02

-0,01

0,0

0,0

0,0

0,0

0,0

0,0

0,0

0,0

0,0

 TOTAL VA MARCHANDE

4,26

3,95

3,51

3,53

3,09

1,5

2,4

2,5

2,0

1,2

2,9

3,2

3,7

4,5

BNM[1] des APU

0,47

0,41

0,35

0,32

0,52

0,0

0,2

0,5

0,3

0,3

0,3

0,4

0,5

0,4

BNM des ISBL

0,08

0,02

0,03

0,03

0,03

0,0

0,0

0,0

0,0

0,0

0,0

0,0

0,0

0,0

BNM des services domestiques

0,04

0,00

0,02

0,05

0,01

0,0

0,0

0,1

0,0

0,0

0,0

0,0

0,0

0,0

TOTAL VA NON MARCHANDE

0,59

0,43

0,40

0,40

0,56

0,1

0,3

0,5

0,4

0,3

0,4

0,4

0,5

0,5

TOTAL DES VALEURS AJOUTEES

4,85

4,38

3,91

3,93

3,65

1,6

2,7

3,0

2,4

1,6

3,2

3,6

4,3

5,0

Impôts et taxes nets des Subventions

-0,67

0,13

0,10

0,10

0,05

0,7

0,5

0,2

0,5

0,4

0,0

0,5

0,3

0,6

PIB

4,17

4,51

4,01

4,03

3,70

2,3

3,2

3,3

2,9

1,9

3,3

4,1

4,6

5,6

 

 

Figure 3 : évolution de la contribution des secteurs d’activités à la croissance du PIB réel  (en pourcentage). NB : Représentation de la série des années concernées de 1 à 14  (confère  figure 1a.).

 

Le pourcentage de la contribution des secteurs d’activités à la croissance du PIB réel au Cameroun est sans cesse croissant depuis 2000. Il confirme que la croissance est en Afrique (8,9 % en 2013 en moyenne en Afrique Centrale, malgré les guerres). Cependant, le taux de croissance reste faible au Cameroun au vu de la moyenne africaine. Si le PIB est passé de 4,17% à l’an 2000 à 5,6% en 2013, il n’en demeure pas moins qu’il a chuté entre 2004 (3,70%) et 2010 (3,3%), atteignant même le  creux  en 2009 (1,9%).  Pour le Cameroun qui se veut émergent, il devrait aligner un taux de croissance à deux chiffres pendant au moins dix ans. Beaucoup reste donc à faire.

Au moment de l’élaboration du DSRP, le taux de pauvreté monétaire, bien qu’en régression significative de 13,1 points par rapport au niveau de 1996, était encore à un niveau élevé, environ 40,2% de la population. Pour le faire reculer et afin qu’il tende vers un niveau cible d’environ 20 à 25% en 2015, les autorités ont tablé sur un profil de croissance de 5,5% en moyenne sur la période 2004 – 2007 et de 7% entre 2008 et 2015. Or la réalité est toute autre. Il se chiffre  à 3, 12% sur la période 2004-2007 et à 5,6% en 2013.

Quelques indicateurs de la mouvance de la croissance économique mondiale

 

 

Tableau 4 : Evolution de la valeur ajoutée  en volume par branche d’activité  (en pourcentage)

Branches

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

2007

2008

2009

2010

2011

2012

2013

Agriculture Vivrière

4,65

4,57

4,98

3,49

3,44

3,19

3,25

5,64

6,63

5,03

3,68

3,76

3,83

3,91

AgricultureInd.Export

-0,18

-1,96

2,76

2,44

10,84

1,75

-3,29

-5,07

2,12

4,23

7,81

-1,56

-3,75

6,90

Elevage et Chasse

3,82

8,59

2,56

1,99

4,84

4,44

1,93

4,88

2,78

0,05

2,70

4,15

2,64

4,75

SylvicultExploit.Forest

4,54

-9,31

-4,47

9,00

5,96

-5,21

13,00

26,88

2,46

-10,57

32,82

2,10

-0,24

-1,82

Pêche et Pisciculture

3,47

12,71

2,86

2,28

2,15

4,60

1,67

2,02

2,62

1,25

3,43

1,88

1,76

2,81

Extraction Hydrocarbu

-8,42

-4,01

-4,45

-5,03

-9,32

-9,51

7,72

-8,12

-1,82

-13,60

-12,57

-7,30

3,54

8,48

Autre.Activ.Extractive

8,25

5,57

3,06

1,77

1,99

-1,85

2,72

10,18

-2,05

5,77

7,92

9,27

6,71

14,05

Ind. Viande et poisson

2,01

2,70

3,06

1,57

1,90

4,06

3,12

5,40

-4,55

2,02

2,55

2,49

2,63

5,03

Travaux de Grains

3,97

-0,37

2,86

-6,18

-2,14

-6,35

2,47

2,25

-11,70

-0,56

8,49

7,09

4,66

-2,98

Ind.CacaoCaféThéSucr

32,70

-5,64

1,61

0,81

0,24

2,64

8,27

-4,35

33,11

2,26

-7,40

5,81

17,84

1,71

Ind.Oléagin Alim. Ani.

21,70

18,19

3,40

11,39

-0,06

2,32

-9,84

-4,65

-1,76

-2,03

2,06

4,51

8,64

6,62

Fab.Prod.baseCéréale

15,56

12,11

2,86

1,73

4,99

-3,52

2,85

13,37

-8,89

-16,29

26,12

10,70

-3,33

11,64

Ind.LaitFruitLégu.autr

4,32

1,38

1,61

11,39

-0,06

1,02

-4,89

2,64

31,29

-0,98

4,14

-14,39

3,07

-1,91

Industrie de Boissons

10,66

-2,23

9,43

9,82

-5,55

-4,52

-5,38

9,94

10,74

1,96

11,07

6,11

5,96

5,43

Industrie du Tabac

11,99

-5,61

22,01

-33,55

1,19

-4,71

-49,66

-45,82

1,87

-25,31

2,71

2,69

2,70

2,70

Ind. Textile etConfecti.

1,52

5,64

5,68

-4,74

9,65

3,12

-2,61

3,82

-5,13

-0,80

0,62

2,17

4,19

6,96

Ind.Cuir et Fab.Chauss

-4,64

6,43

-1,46

20,24

-26,62

-8,41

0,96

3,25

-10,39

5,45

0,46

7,28

3,36

6,69

Ind.Bois sauf fab.meub

15,90

9,83

6,58

6,95

11,02

-0,21

1,26

-17,09

-4,01

-5,22

12,49

6,31

3,04

-4,12

Fab. art.en pap

-1,85

25,12

12,31

3,26

-1,12

-3,53

3,53

23,78

92,09

3,09

-10,93

-2,26

18,15

6,83

Raffinage Pétrole …

115,54

6,55

-18,35

24,64

-94,31

1382,95

-3,52

-23,33

156,50

-49,57

15,41

8,31

6,78

-17,92

Ind.Chimique et …

13,72

3,31

-2,67

7,41

24,46

20,95

6,98

12,99

-4,92

-8,09

-8,01

-1,69

-2,67

14,74

Prod.Caoutchouc et …

24,96

6,51

3,67

2,45

-6,20

8,02

-5,36

2,04

-38,55

5,27

-17,70

11,69

16,96

7,63

Fab.Autr.Produits Min.

35,99

7,34

-6,48

1,75

8,36

-1,26

-8,52

0,48

-19,11

6,99

3,41

-1,19

13,13

-20,60

Fab.Prod.Métallur…

-2,11

15,50

-8,40

6,24

11,44

-10,13

1,45

-6,84

-3,41

12,22

26,02

-11,21

-7,73

22,76

Fab.Machin.App.Elec

-5,35

-25,66

-3,32

21,68

-21,78

-21,97

-21,66

-17,20

101,20

8,75

-35,64

-8,35

3,12

-6,63

Fab.Equip. Appa.audio

-2,59

20,42

-3,32

5,90

4,18

-6,77

-5,20

-3,49

80,25

8,90

-4,42

-5,99

23,03

-6,30

Fab.MatérielTransport

3,82

-13,49

-16,86

-17,06

-18,92

29,02

40,74

0,87

14,89

-1,28

52,62

-7,15

2,80

-27,84

Fab.Meubles,…

16,07

3,40

4,57

6,95

11,02

1,73

1,53

0,28

2,51

9,62

2,69

3,07

6,72

6,77

Prod.et distr.Elec.Gaz..

5,00

1,20

-4,60

7,16

6,93

2,07

3,26

4,53

5,62

-0,59

3,92

3,62

-0,11

8,68

Construction

2,07

3,88

5,66

4,29

8,36

1,11

3,96

0,52

-8,25

12,53

9,09

9,57

6,69

12,90

Commerce GrosDétail

7,42

13,80

7,27

10,46

7,21

2,57

1,73

0,77

-0,29

-0,59

1,77

5,17

5,59

5,97

Activité de Réparation

4,29

5,10

6,08

6,49

4,36

0,63

1,62

0,77

9,25

5,05

0,89

5,87

2,80

2,81

Restaurants et Hôtels

10,27

7,69

8,14

6,03

5,63

3,43

2,60

10,99

4,37

3,15

2,33

3,39

4,06

3,75

Transp.Entre.Comuni

18,41

9,48

9,79

2,80

3,09

-10,49

1,68

1,69

1,13

5,36

5,41

8,32

6,52

8,47

Postes et Télécom

45,55

0,28

16,67

35,51

25,34

51,41

25,17

17,24

15,24

9,21

5,13

8,10

9,34

7,43

Activités Financières

1,02

3,79

3,86

2,00

4,60

2,72

-3,87

6,62

7,24

3,84

6,04

8,38

6,70

13,26

Activités Immobilières

4,95

2,56

7,32

6,69

3,64

2,79

2,00

2,94

2,81

5,68

2,62

3,40

2,70

2,70

Activ.ServiceEntrepri.

5,60

10,70

1,99

-1,43

2,56

-2,26

1,73

1,53

-17,07

6,48

7,33

7,70

4,99

4,97

APU.et Sécurité social

7,96

6,43

5,92

3,11

6,86

0,44

2,88

5,47

4,17

3,76

3,45

4,32

6,06

6,53

Education

2,99

2,47

6,57

3,78

5,21

1,18

2,28

17,65

7,76

5,42

11,60

4,68

3,70

6,06

Santé et action sociale.

2,57

4,53

11,58

3,79

7,51

0,44

-0,16

11,42

-5,21

9,63

18,62

5,87

3,98

6,42

Service fourni Collecti

8,55

4,23

2,76

1,78

6,89

0,86

2,67

3,82

-6,07

6,00

4,47

4,31

3,97

5,11

SIFIM

-8,81

14,15

3,35

2,99

2,07

3,17

-3,83

-6,97

5,44

-5,95

4,27

3,73

6,70

7,87

Total valeur ajoutée

5,30

4,74

4,22

4,23

3,92

1,70

2,90

3,28

2,63

1,69

3,52

3,92

4,67

5,40

Impôts nets des subventions

-7,91

1,75

1,33

1,42

0,74

10,47

7,30

2,91

5,99

4,85

0,43

6,73

3,68

7,39

Produit Intérieur Brut

4,17

4,51

4,01

4,03

3,70

2,30

3,22

3,26

2,88

1,93

3,27

4,14

4,59

5,56

 

 

Le tableau 4 vient confirmer la faible transformation des produits camerounais. C’est un véritable problème, car la valeur ajoutée n’apporte pas des marges considérables de bénéfices à l’économie du pays. Si le Cameroun veut être émergent, il a intérêt à manufacturer ses produits sur place et cela de manière continue. Cela créera cette valeur ajoutée et des multiples emplois. On constate une faible évolution globale.

 

 

Tableau 5 : Indice de volume des emplois du PIB (variation en pourcentage)

Libellé 

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

2007

2008

2009

2010

2011

2012

2013

1. Dépense de Consommation Finale

4,25

3,84

4,17

5,68

3,27

2,8

3,7

5,1

3,6

3,3

5,0

5,3

5,4

5,6

     dont privée

3,97

3,61

4,27

5,99

3,19

3,1

3,7

4,6

3,2

3,1

4,5

5,3

5,4

5,5

             publique

6,39

5,53

3,48

3,44

3,88

0,7

3,0

9,1

6,3

4,6

8,4

5,5

5,5

6,5

2. FBCF

6,72

25,34

3,98

-5,88

11,10

0,5

0,2

11,7

4,6

3,5

10,7

12,1

1,4

5,2

      dont privée

8,55

28,70

2,92

-7,07

9,36

0,7

-0,1

12,8

4,2

4,9

11,6

12,3

0,8

5,6

              publique

-4,02

3,03

12,76

3,08

22,94

-0,7

2,2

4,8

7,3

-5,4

4,4

10,8

5,7

2,5

3. Variation des stocks

123,70

22,49

-154,22

-309,82

-38,95

3,3

80,8

-109,2

-903,9

79,3

-84,1

-92,0

857,8

-18,3

4. INVESTISSEMENT (2+3)

9,18

25,22

-2,67

1,24

8,67

0,6

2,5

5,7

8,5

5,9

5,6

11,3

1,9

5,1

5. Exportations nettes

-15,27

-76,94

156,77

-36,24

-43,15

-14,2

-35,6

-573,8

107,1

62,3

42,1

41,0

5,9

5,0

6. Exportations

0,97

-0,02

-1,75

-0,11

8,96

1,4

1,3

5,3

-3,7

-12,5

7,8

2,2

-1,3

26,0

        Exportations des biens

-0,60

-0,06

-2,24

0,14

6,46

-2,1

7,7

6,4

-3,8

-13,3

8,7

1,2

-1,5

4,4

        Exportations des services

13,54

0,29

1,66

-1,76

26,14

21,8

-28,5

-2,5

-3,1

-6,8

1,5

10,0

0,5

173,4

7. Importations

4,63

14,04

-7,61

3,60

12,25

1,9

2,3

15,2

4,0

-2,1

15,7

13,2

1,2

18,3

        Importations des biens

4,25

13,74

-3,66

-3,77

25,04

4,4

2,2

16,3

3,8

-3,6

17,4

13,9

0,6

2,2

        Importations des services

6,33

15,33

-24,67

44,36

-34,93

-15,9

2,9

4,9

6,1

11,8

1,6

6,4

7,9

169,8

PIB (1+4+5)

4,17

4,51

4,01

4,03

3,70

2,3

3,2

3,3

2,9

1,9

3,3

4,1

4,6

5,6

 

 

 

 

 

Figure 4: évolution de l’Indice de volume des emplois du PIB (variation en pourcentage)      NB : Représentation de la série des années concernées de 1 à 14  (confère  figure 1a.).

 

Tableau 6 : Evolution des importations en volume par produits (en pourcentage)

 

Produits

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

2007

2008

2009

2010

2011

2012

2013

Agriculture Vivrière

13,28

28,14

-29,28

-40,40

-43,26

-12,60

11,83

-4,73

-34,28

13,50

0,51

8,99

48,00

-38,48

AgricultureInd.Export

-23,59

20,70

-1,91

-67,88

23,49

-0,22

63,90

12,22

18,81

1,17

2,50

2,27

-7,61

16,67

Elevage et Chasse

-20,66

79,13

21,08

67,91

41,63

-41,36

-65,00

37,33

-12,35

3,96

3,13

32,84

-64,37

996,97

SylvicultExploit.Forest

1,25

3,38

-13,59

13,77

-25,68

19,33

-32,23

51,73

-33,00

-8,43

3,32

-88,96

-31,90

-96,59

Pêche et Pisciculture

20,48

24,33

0,66

31,80

-31,91

4,04

-8,67

12,50

21,05

5,04

7,89

2,38

2,27

17,39

Extraction Hydrocarbu

33,33

11,20

-11,17

-26,80

61,90

39,29

-3,59

12,23

-7,19

-6,96

4,15

9,50

-9,95

-9,25

Autre.Activ.Extractive

1,92

-2,28

-18,30

-10,13

27,65

-5,40

18,60

5,86

6,39

9,79

12,45

9,68

15,15

-86,69

Ind. Viande et poisson

-11,65

3,62

-38,89

50,41

14,12

-39,60

-12,82

43,21

-24,25

18,45

8,78

33,71

-13,15

8,65

Travaux de Grains

-13,63

16,26

-4,57

-14,17

14,48

43,07

-15,00

-6,40

16,26

7,40

-14,00

13,69

14,67

-7,41

Ind.CacaoCaféThéSucr

-30,83

5,35

-12,06

-20,47

13,16

3,68

15,95

65,03

-44,19

11,55

72,64

23,01

-18,65

42,28

Ind.Oléagin Alim. Ani.

-13,30

1,43

-15,15

36,23

-13,54

-20,29

36,69

1,78

21,92

11,90

2,90

3,89

73,29

20,33

Fab.Prod.baseCéréale

-10,34

18,90

-2,96

51,66

35,07

624,88

-11,00

-33,96

63,54

-8,46

-5,73

53,26

3,61

295,82

Ind.LaitFruitLégu.autr

5,51

6,33

-11,33

3,44

-3,91

2,78

7,66

3,05

0,52

2,07

-2,00

19,43

9,24

-9,08

Industrie de Boissons

-16,48

9,64

-8,89

4,53

-4,35

-7,45

50,03

-1,76

-10,04

12,24

23,70

46,59

22,86

-70,10

Industrie du Tabac

433,04

-4,86

-20,63

-52,18

17,34

2,58

85,83

102,50

0,00

15,32

10,60

45,72

4,51

-13,22

Ind. Textile etConfecti.

-19,46

-29,69

15,91

30,96

8,19

22,18

6,96

45,12

24,83

2,64

32,00

42,09

-1,54

-3,93

Ind.Cuir et Fab.Chauss

4,05

16,47

-4,44

5,84

20,58

45,62

-71,07

341,56

-15,17

35,18

12,60

1,65

1,02

25,26

Ind.Bois sauf fab.meub

2,95

1,84

-14,82

8,54

21,11

104,24

-36,58

2,25

13,23

-1,40

1,71

8,96

8,71

146,89

Fab.Papieret art.en pap

-9,26

12,08

-7,27

1,26

47,60

-12,24

18,65

-22,81

3,12

11,33

17,85

20,38

-5,08

-6,84

Raffinage Pétrole …

33,44

10,87

-8,09

25,22

60,35

-52,64

22,95

13,75

-30,58

14,04

4,80

-52,63

537,78

34,03

Ind.Chimique et …

0,91

6,85

-10,94

3,16

0,18

-0,42

3,32

15,29

-13,89

-0,30

11,27

13,68

-0,91

27,38

Prod.Caoutchouc et …

3,23

7,03

-10,81

2,20

-1,30

-23,46

43,88

-10,84

4,08

-0,78

38,25

-1,95

5,39

3,99

Fab.Autr.Produits Min.

17,34

-5,42

-21,15

26,16

-12,80

-8,35

-0,20

32,34

-14,48

9,18

4,46

-12,37

-7,63

43,37

Fab.Prod.Métallur…

-1,28

30,64

3,39

29,96

-11,50

1,67

31,35

5,62

1,27

-14,88

33,50

12,55

-7,11

-14,75

Fab.Machin.App.Elec

3,76

30,88

3,51

-21,76

5,63

6,13

13,75

41,31

25,53

-0,35

31,70

1,40

-3,96

-32,17

Fab.Equip. Appa.audio

6,13

35,47

7,42

9,78

4,64

-12,47

-58,83

44,16

6,90

19,56

-12,48

28,23

33,75

79,10

Fab.MatérielTransport

3,19

16,63

29,69

-7,33

106,80

-13,04

-5,94

23,26

19,43

-16,08

24,00

24,14

-6,52

8,38

Fab.Meubles,…

20,86

7,03

-10,81

-19,86

14,82

-16,92

71,26

77,44

-0,77

-4,73

18,02

25,88

0,26

54,76

Prod.et distr.Elec.Gaz..
Construction

1535,12

-49,87

-100,00

18,77

18,52

10,96

13,63

6,82

6,84

-100,00

Commerce GrosDétail
Activité de Réparation
Restaurants et Hôtels

111,27

16,86

-38,28

17,40

4,05

-24,83

2,94

10,62

5,55

-10,33

2,42

8,58

39,16

166,72

Transp.Entre.Comuni

-0,38

22,20

-38,28

43,03

-18,19

12,99

2,94

10,47

8,98

8,94

0,88

8,44

11,50

175,88

Postes et Télécom

280,22

18,18

-38,28

12,80

4,05

61,72

2,94

14,46

4,99

14,22

3,49

8,69

6,41

177,98

Activités Financières

78,20

22,07

-38,28

16,61

-12,78

-16,22

2,94

-8,80

1,98

11,05

3,16

7,88

3,06

170,05

Activités Immobilières

11,98

19,36

-38,28

63,61

4,05

-100,00

Activ.ServiceEntrepri.

5,85

21,42

-23,28

86,06

-44,03

-44,06

2,94

14,09

-0,28

16,18

1,10

3,62

7,60

160,88

Correction territoriale

-12,20

-4,27

2,55

0,01

-48,82

23,94

2,94

-10,79

13,11

13,65

2,40

5,58

0,90

169,79

Total

4,63

14,04

-7,61

3,60

12,25

1,91

2,31

15,16

4,04

-2,12

15,70

13,20

1,25

18,27

Le tableau précédent nous montre que le volume des importations du Cameroun de 2000 à 2013 a augmenté; soit 4,63% en 2000 et 18,27% en 2013. La balance commerciale du pays reste déficitaire. Si le Cameroun veut être pays émergent, il doit écouler ses produits camerounais à l’extérieur et développer un véritable tissu économique local. Cela passe entre-autres par la mise à niveau de nos entreprises afin de les rendre compétitives. En 2013, la compétitivité globale de l’économie s’est dégradée. Le taux de change effectif réel (TCER) s’est apprécié de 2,8%, consécutivement à une appréciation de 3,5% du taux de change effectif nominal (TCEN) et un taux d’inflation moindre au Cameroun comparé à celui de ses principaux partenaires commerciaux.[3]

 

Échanges avec le monde :

Concernant les échanges avec le reste du monde, le solde global de la balance des paiements est déficitaire de 43,9 milliards en 2013 contre un excédent de 47,6 milliards en 2012[4], résultat d’un déficit de 557,2 milliards du compte courant (3,8% du PIB) et d’un excédent de 586,2 milliards des financements extérieurs. A l’exception du solde des transferts courants (+150,4 milliards), tous les soldes du compte courant sont déficitaires : balance des biens (-97,5 milliards) ; balance des services (-306,2 milliards) ; balance des revenus (-303,9 milliards). L’analyse des balances sectorielles montre que les soldes globaux de l’agriculture, de l’exploitation forestière, des hydrocarbures, et des transports sont excédentaires. A l’inverse, quatre secteurs affichent des déficits. Il s’agit : des industries, du commerce, des télécommunications et des activités financières. Ces résultats traduisent la capacité ou non de chaque secteur à générer les devises. Les principaux facteurs de production, le capital physique et humain, présentent des déficiences structurelles que les stratégies sectorielles n’ont pas encore pu totalement résorber. Ainsi, dans le sous-secteur routier, qui monopolise plus de 85% du transport national, malgré des avancées importantes au plan opérationnel et stratégique, les moyens disponibles et les stratégies mises en place ne suffisent pas à résorber l’énorme déficit structurel entre l’offre et la demande : seulement 10% des 50 000 km environ que constitue le réseau national sont bitumés, et le pourcentage de réseau en bon état en 2005 était de 24%. Ainsi, il est urgent pour le Cameroun d’accélérer la mise en œuvre des projets structurants.

Le programme d’aménagement dans le sous-secteur énergétique contient des actions de court, moyen et long termes, correspondant aux objectifs spécifiques précédemment déclinés. Parmi les actions de court terme, on peut citer notamment le barrage de Lom Pangar, la centrale thermique de Yassa et la centrale à gaz de Kribi. A moyen terme, sont envisagés le barrage de Memve’ele, les centrales de Nachtigal, Song Mbengue, Warak, Colomines et Ndockayo. A long terme, il est envisagé le développement de plusieurs sites présentant un potentiel à l’exportation d’énergie. Le coût global de ce programme décennal se chiffre à près de 5 853 milliards de francs CFA pour les ouvrages de production et de transport d’électricité par grands réseaux et 663 milliards de francs CFA pour le programme d’électrification rurale.

 

 

 

II-   Aspects non monétaires de l’économie du Cameroun,

période 2000-2013

Les aspects non monétaires nous permettent de dire que le développement n’est pas uniquement quantitatif. Il est aussi qualitatif. Dans ce cas, l’Indice de Développement humain, vient mettre en lumière le niveau d’éducation, la parité, la qualité d’emploi, inégalités…

Situation socioéconomique[5]

La situation socio-économique du Cameroun s’améliore légèrement.

En effet,  le  rapport national sur le suivi des OMD, élaboré en 2008, montre qu’il est très improbable que le pays puisse atteindre les cibles fixées d’ici 2015. Ce bilan mitigé vers l’atteinte des OMD est conséquent aux difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de la stratégie, ainsi qu’aux coûts élevés de la mise en œuvre des actions y relatives.

OMD 1 : Réduire l’extrême pauvreté et la faim : De 2001 à 2007, la proportion de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté national est restée quasiment stable, passant de 40,2% à 39,9%.

OMD 2 : Assurer l’éducation primaire pour tous : Entre 2001 et 2007, le taux net de scolarisation primaire a connu une légère hausse de 0,3 point. Pour ce qui est de l’alphabétisation des 15 à 24 ans, le taux est resté stable, passant de 82,3% à 83,1% sur la période.

OMD 3 : Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes : La situation des femmes connaît une amélioration, notamment dans l’enseignement primaire où le rapport filles/garçons est passé de 0,83 à 0,89 entre 2001 et 2007. Par ailleurs, l’alphabétisation des femmes des 15-24 ans est restée stable à environ 0,88. De même que pour les cibles de l’OMD 2, le Cameroun possède suffisamment de potentialités pour atteindre les cibles prévues en 2015.

OMD 4 : Réduire la mortalité infantile : Entre 1998 et 2004, le taux de mortalité des moins de cinq ans est passé de 150,7‰ à 144‰, la cible nationale pour 2015 étant de l’ordre de 75,8‰. Malgré des efforts consentis dans le domaine de la santé, la cible nationale risque de ne pas être atteinte à l’horizon 2015.

OMD 5 : Améliorer la santé maternelle : En 2004, pour l’ensemble des décès de femmes en âge de procréation (15-49 ans), 19% seraient dus à des causes maternelles pour la période 1998-2004, contre 26% pour la période 1991-1997. A contrario, on note que la proportion d’accouchements assistés par un personnel qualifié semble s’améliorer passant de 78,8% en 1998 à 83,4% en 2004.

OMD 6 : Combattre le VIH/Sida, le paludisme et d’autres maladies : La troisième enquête démographique et de santé réalisée en 2004, a révélé que la prévalence du VIH/SIDA en 2004 était de 5,5% au niveau national avec 6,8% pour les femmes contre 4,1% pour les hommes de 15-49 ans. Quant au paludisme, le taux de prévalence était estimé à environ 40% en 2004.

OMD 7 Assurer un environnement durable : Malgré l’augmentation des aires protégées pour préserver l’environnement (13% en 2000 contre 18,8% en 2008), l’objectif que la proportion de la population utilisant les combustibles solides atteigne environ 42,2% ne serait vraisemblablement pas atteint. En effet, il s’est stabilisé autour de 82%. En matière d’accès à l’eau potable, la proportion de la population ayant accès à l’eau potable passe de 40,6% en 2001 à 43,9% en 2007, soit un peu plus de la moitié de la cible (72,1%) à atteindre en 2015. La seule cible atteinte concerne la proportion de la population ayant accès à un meilleur système d’assainissement. Elle est passée de 8,5% en 2001 à 31,7% en 2007.

OMD 8 : Mettre en place un partenariat mondial pour le développement : Le partenariat à Cadre de référence de l’action gouvernementale pour la période 2010-2020 mettre en œuvre vise, notamment la maîtrise et la réduction du taux de chômage des jeunes, surtout dans les centres urbains, la mise à la disposition des couches les plus défavorisées des médicaments essentiels dont elles ont besoin, la vulgarisation de l’utilisation des technologies de l’information et de communication. Les résultats enregistrés montrent que le chômage des jeunes a baissé entre 2001 et 2007, passant de 14,3% à 8,2%. Evolution de la pauvreté monétaire. Le faible niveau du taux de croissance moyen annuel du PIB au cours de la période d’intérêt n’a pas permis d’influer de manière positive sur l’évolution des conditions de vie des ménages. Ainsi la pauvreté monétaire qui a reculé de 13 points entre 1996 et 2001 reste stable sur la période 2001-2007. En 2007, l’ECAM3 estime la population du pays à près de 17,9 millions d’âmes dont 7,1 millions de pauvres. Dimensions spatiales de la pauvreté : Sur le plan spatial, des disparités importantes ont été observées dans l’évolution de la pauvreté entre 2001 et 2007. La pauvreté a nettement reculé en milieu urbain de l’ordre de 5 points notamment dans les villes de Douala et Yaoundé, alors qu’en milieu rural l’incidence de la pauvreté s’est aggravée de près de 3 points, surtout dans les campagnes des trois provinces septentrionales. Déterminants de la pauvreté : ECAM3 a permis d’identifier les déterminants microéconomiques de la pauvreté, c’est-à-dire les facteurs qui causent la pauvreté et qui contribuent à marginaliser certaines catégories de population. Au nombre de ces déterminants on peut citer la taille du ménage, le niveau d’instruction, le groupe socioéconomique et l’accès aux actifs de production.

Pauvreté des conditions de vie : En matière d’éducation, le taux d’alphabétisation qui avait augmenté de 7 points entre 1996 et 2001 (de 61 % à 68 %), s’est accru de 4 points entre 2001 et 2007, pour atteindre 71,9%. Dans le domaine de la santé, les jeunes de moins de 5 ans et les personnes de plus de 50 ans constituent les couches les plus vulnérables. Le taux de morbidité est supérieur à 32% chez ces deux catégories. Le paludisme est responsable de 35 à 40% du total des décès dans les formations sanitaires, 50% de morbidité chez les enfants de moins de 5 ans, 40 à 45% des consultations médicales, et 30% des hospitalisations. En ce qui concerne les services d’infrastructures et équipements, on relève dans l’ensemble, que 58,9 % de ménages sont propriétaires, 29,8% locataires et 11,3% logés gratuitement. D’une manière générale, un ménage sur deux a accès à l’eau potable. Cette proportion est identique pour l’électricité tandis qu’un ménage sur sept seulement a accès au gaz de cuisine.

- Par ailleurs, dans le cadre de la politique de croissance inclusive, le Gouvernement a mis en place le projet de filets sociaux en 2012. Ce projet a pour objectif l’amélioration des conditions de vie des populations en état de pauvreté chronique et des groupes vulnérables, à travers des programmes de transferts non contributifs bien ciblés, notamment les transferts monétaires et les travaux publics à haute intensité de main d’œuvre.

En 2013, le projet est entré dans sa phase pilote et concerne 2 000 ménages choisis dans les régions de l’Extrême-Nord et du Nord-Ouest. Ces deux régions ont été retenues sur la base de la carte de pauvreté élaborée à partir des données de la 3ème Enquête Camerounaise auprès des ménages (ECAM3) de 2007 et des résultats du troisième Recensement général de la Population et de l’Habitat (RGPH) de 2005. Chaque ménage bénéficie pendant 24 mois des transferts d’un montant de 20 000 francs par mois ; pour le 12ème et le 24ème mois, l’allocation sera de 80 000 francs[6].

- Combattre la Corruption pour améliorer la gouvernance…

Au cours du septennat 2004-2011, selon un rapport de la Banque Mondiale, le Cameroun a perdu 8 milliards d’euros en termes de détournements de deniers publics et fraude fiscale et douanière. Le rapport de l’Ong allemande Transparency International, spécialisée dans la lutte contre la corruption, révélait, en novembre 2006, que près de 2000 milliards de francs Cfa ont été distraits des caisses de l’Etat du Cameroun par nos gestionnaires durant la période allant de 1997 à 2004. Cette situation, aussi déplorable que révoltante a une nouvelle fois, mis en lumière, la forte corrélation entre corruption et pauvreté, d’une part, et incompatibilité entre corruption et sécurité économique, d’autre part.

En somme, le Cameroun a besoin de disposer d’un capital humain solide, capable de soutenir la croissance économique dans la quête de l’émergence. Ainsi, les autorités doivent poursuivre la réalisation des investissements en faveur des différentes catégories sociales, dans les domaines de la santé, l’éducation et la formation professionnelle avec une attention particulière pour les jeunes et les femmes, ainsi que pour l’encadrement et la prise en charge des autres groupes socialement fragilisés.

Conclusion

De l’analyse des indices monétaires et non monétaires de l’économie du Cameroun sur la période 2000-2013, il en ressort que le pays avance vers l’émergence. Des projets se mettent en œuvre çà et là, à l’instar du Projet d’Investissement et de Développement des Marchés Agricoles (PIDMA). L’Objectif est de : « transformer l’agriculture de subsistance et de faible rendement des filières maïs, manioc et sorgho, à une agriculture compétitive et orientée vers la commercialisation et l’industrialisation ». Initiative conjointe du gouvernement camerounais et de la Banque Mondiale (qui finance à hauteur de 50 milliards de FCFA sur 5 ans) concentre son intervention dans 34 bassins de production répartis dans cinq zones agro-écologique du Cameroun afin de densifier les investissements et augmenter l’impact du projet sur les bénéficiaires.  Toutefois, son taux de croissance reste faible par rapport à la moyenne africaine et aux autres pays du monde qui aspirent à l’émergence. Beaucoup reste encore à faire. Le Document de stratégie pour la réduction de la pauvreté (Dsrp) présentait déjà des failles notoires pour l’atteinte des objectifs à l’intérieur fixé[7]. De ces objectifs primordiaux pour des secteurs aussi variés, le Cameroun a manqué de coordination et était dans l’obligation de mettre sur pied un document dit « de deuxième génération » : le Document de stratégie pour la croissance et l’emploi (Dsce). Mais à la vitesse avec laquelle s’exécute la mise en œuvre de ce document dans les différents secteurs prioritaires d’actions, nous pouvons constater que les objectifs à atteindre ne le pourront pas.

Dans le communiqué final des concertations de la délégation du Fonds monétaire international (Fmi) du 25 avril au 8 mai 2014, il ressort qu’«aux vues de l’évolution récente de la situation macroéconomique, la croissance a été plus forte que prévue lors de la visite des services du Fmi en novembre 2013. La croissance du Pib réel est estimée à 5,5 % pour 2013 (contre 4,6 % en 2012), grâce à un niveau soutenu de dépenses d’équipement et à une augmentation de la production pétrolière et de l’activité dans le secteur des services. L’inflation est descendue à 2,1 % (contre 2,4 % en 2012). Le déficit courant, s’est creusé à 4,0 % du Pib, principalement à cause d’une augmentation des importations de biens d’équipement »… Ces chiffres de 5,5% sur la croissance du Cameroun n’ont jamais été constants depuis la mise sur pied du Dsce de première génération en 2009. Mais le communiqué en question laisse entrevoir que le Cameroun risque de ne pas être pays émergent en 2035.

 

L’Etat du Cameroun devra améliorer la coordination des politiques publiques (dans les ministères et les institutions) axées vers l’émergence. Aussi, le Cameroun, pour atteindre l’émergence se doit de revoir, du sommet à la base, sa stratégie. Le premier diagnostic pour la vision 2035 a été énoncé dans le discours du président Paul Biya, le 31 décembre 2013.

 


[1] Le concept de « pays émergent » n’est pas forcément le plus flatteur. Il a une définition généralement négative : la Banque Mondiale considère comme pays émergent celui dont le PNB par habitant est inférieur à la moyenne mondiale, soit 8300 dollars par année ; les spécialistes de la revue économique Variances se déterminent eux sur la base de critères d’exclusion : « Serait émergent tout pays en dehors » de l’ALENA, l’OCDE ou n’étant pas repris dans les grands indices de marché tels que le MSCI (MSCI World Index est un indice boursier mesurant la performance des marchés boursiers). Aucun indicateur précis pour les caractériser, c’est à croire que le concept a été créé exprès pour y loger les pays comme la Chine ou le Brésil qui, chacun le sait, sont bel et bien des pays « émergés » pour ainsi dire. Source: www.afrik.com

[2]

[3] Source : loi de finances 2015 : rapport sur la situation et les perspectives économiques, sociales, et financières de la nation, exercice 2014

[4] Op. cit.

[5] Source : Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi, août  2009

[6] Source : loi de finances 2015 : rapport sur la situation et les perspectives économiques, sociales, et financières de la nation, exercice 2014

[7] Ces 7 objectifs sont : « la promotion d’un cadre macro-économique stable ; le renforcement de la croissance par la diversification de l’économie ; la dynamisation du secteur privé comme moteur de la croissance et partenaire dans l’offre des services sociaux ; le développement des infrastructures de base, des ressources naturelles et la protection de l’environnement ; l’accélération de l’intégration régionale dans le cadre de la Cemac ; le renforcement des ressources humaines du secteur social et l’insertion des groupes défavorisés dans le circuit économique et ; l’amélioration du cadre institutionnel, de la gestion administrative et de la gouvernance ».

 

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