Archive pour juin, 2016

Les neuf (09) tendances de consommation médias au Cameroun en 2015

MEDIAS INTELLIGENCE

1-) Le câble reste le mode de réception télévisuel dominant au Cameroun

2-) L’internet mobile est le mode d’accès à internet de prédilection

3-) Internet devient le 2ème moyen d’accès à l’information derrière la TV

4-) Percée fulgurante des chaînes de divertissement

5-) Canal 2 demeure la chaîne avec laquelle l’audience est le plus en contact

6-) 6h – 9h, 12h – 14h et 18h – 22h, les pics d’audience (en semaine)

7-) Canal 2 la chaîne la plus regardé de 6h à 9h, Nina TV de 18h à 22h (en semaine)

8-)L’information demeure le principal centre d’intérêt de l’audience radio au camerounaise

9-) Les sites internet et les réseaux sociaux sont le prolongement de l’interactivité entre les médias et leurs audience

Source: Medias Intelligence.

Pour avoir les détails de ces tendances et bien d’autres informations, CLIQUEZ sur Les neuf (09) tendances de consommation médias au Cameroun en 2015

DOSSIER DOCUMENTAIRE sur la Conférence « investir au Cameroun, Terre d’Attractivités »

DOSSIER DOCUMENTAIRE sur la Conférence « investir au Cameroun, Terre d’Attractivités » dans Analyses & Réflexions & Prises de position page_sp_conference_investir_au_cameroun

L’évenement qui s’est tenu du 17 au 18 mai 2016 à Yaoundé avait pour objectif  de présenter, aux investisseurs locaux et internationaux, le potentiel économique du pays. Il a été présidé par Paul Biya, le président de la République du Cameroun. Nous vous présentons ici, un dossier documentaire sur cet événement. Ainsi aurez-vous:

 1 - CONFÉRENCE ECONOMIQUE INTERNATIONALE, Point de presse Louis Paul MOTAZE

2- programme

3- Discours d’ouverture du Président Paul Biya

4- Déclaration de la Conférence

5- Communiqué de presse

6- Liens téléchargements des documents sur le cadre réglementaire d’investissement au Cameroun.

Bonne exploitation. Vous pouvez laisser un commentaire. Je vous remercie!

 

 

1- CONFÉRENCE ECONOMIQUE INTERNATIONALE, Point de presse Louis Paul MOTAZE

71601b6fd7fc74a9f4eea8e6c1b43d35_XL 2% de son PIB dans Annonces et Infos

En prélude à la Conférence  internationale « investir au Cameroun, terre d’attractivités   qui se tient les 17 et 18 mai 2016, le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Louis Paul MOTAZE superviseur  de ladite conférence, a donné  un point de presse, le dimanche 15 mai dans la salle des conférences de son  cabinet. C’était  en présence de ISSA TCHIROMA, Ministre de la Communication  et d’Angéline MINJA, Directeur Général de l’Agence de Promotion des investissements. .

Voici en intégralité, le propos liminaire et les réactions de quelques journalistes.

 

 

 

PROPOS LIMINAIRE

Mesdames et Messieurs les Journalistes,

Je voudrais d’emblée vous remercier pour la célérité avec laquelle vous avez bien voulu répondre à notre invitation.

Votre présence ici est la preuve de l’intérêt que vous portez aux questions qui touchent de façon générale à l’économie de notre pays, et plus spécifiquement à  la Conférence internationale placée sous le thème générique « Investir au Cameroun, Terre d’attractivités » qui aura lieu le mardi 17 et mercredi 18 mai prochains.

C’est une rencontre inédite, voulue et instruite par le Président de la République, et dont le Cabinet Civil, qui en supervise l’organisation, a chargé le Ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, de la coordination technique du volet lié à la participation gouvernementale. Les autres aspects techniques étant assurés par le Cabinet BG administré par Monsieur Jean Claude EBE EVINA et l’API – Agence de Promotion des Investissements – dont je salue la présence ici.

Mesdames et Messieurs,

Comme vous le savez le Cameroun est  un pays très prometteur d’un point de vue économique. Il bénéficie d’une position stratégique qui en fait un débouché privilégié pour les pays d’Afrique centrale.

Il est riche en ressources naturelles et en terres fertiles. Il est doté d’une main d’œuvre jeune et qualifiée. Il dispose donc de nombreux atouts qui justifient le lancement ces dernières années d’une politique de diversification économique à travers le développement de chaînes de valeurs agricoles, du secteur de la construction et de l’offre d’énergie.

C’est également reconnu : l’économie camerounaise est actuellement la plus diversifiée de la région :

  • Avec une agriculture qui représente 22,2% de son PIB ;
  • Un secteur secondaire représentant 30,1% de son PIB ;
  • et enfin un secteur des services dominé par les transports, le commerce, la téléphonie mobile et les services financiers, qui se situent autour de 47,7%.

Depuis 2010, année de début de mise en œuvre du DSCE – Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi, l’économie camerounaise est résolument rentrée dans une dynamique nouvelle. Une dynamique impulsée par les projets structurants de première génération qui ont été lancés dans les secteurs clés de l’énergie, des infrastructures de transports, de l’agro-industrie, de l’immobilier et de l’aménagement urbain, des industries extractives et des nouvelles technologies. Ces projets nous ont permis de maintenir une trajectoire de croissance nous situant presqu’à 6%

Mais, cette croissance a tendance à s’estomper du fait du ralentissement du commerce mondial, des crises sécuritaires et humanitaires régionales et plus récemment de la chute des cours des matières premières, dont ceux du pétrole.

Ceci a conduit le Chef de l’Etat à mettre sur pied un Plan d’Urgence Triennal doté d’une enveloppe budgétaire de 925 milliards de Francs CFA.  Ce plan d’urgence, vous le savez, vise la réalisation de pas moins de 248 projets prioritaires dans l’aménagement urbain, la santé, l’agriculture et l’élevage, les transports routiers, l’énergie, l’eau et la sécurité.

A travers ce Plan, et grâce à une offre accrue d’énergie et de produits agricoles, l’entrée en production de nouvelles industries dont deux cimenteries et la poursuite de grands projets structurants, le rythme de croissance du pays devrait se maintenir en 2016 à environ 6% avec un niveau d’inflation en deçà des 3% de la norme communautaire.

Cependant, nos performances sont encore en deçà des niveaux nécessaires pour réaliser le profil de la Vision 2035 et nous situer au niveau des performances des pays émergents. D’où les initiatives qui sont prises pour non seulement renforcer l’investissement public mais surtout actionner des leviers permettant le regain de l’investissement privé qui est déjà, et il faut s’en féliciter, en progression.

Encouragés par le gouvernement qui a pris des mesures financières, administratives et douanières incitatives et créé des institutions destinées à accompagner les investisseurs (Agence de Promotion des Investissements, Agence de Promotion des PME) ainsi qu’un guichet unique pour la création d’entreprises, ces investissements sont appelés à dynamiser l’économie camerounaise.

Mais, pour nous, le stock des investissements privés reste insuffisant.

La conférence qui s’annonce, au-delà d’être une opération de charme pour promouvoir la destination Cameroun et vanter les avantages comparatifs que nous avons sur les autres pays, est un appel direct à l’investissement. Nous disposons d’un portefeuille de projets qui nécessitent d’importants financements pour leur lancement. Des projets qui seront présentés aux investisseurs conviés.

Sur le plan pratique,

Cette conférence sera l’occasion de réfléchir sur diverses thématiques qui, à travers les regards croisés et les échanges d’expériences avec les experts invités sur des préoccupations qui nous concernent, devraient nous permettre, soit de nous conforter dans nos choix, soit éventuellement de réorienter certaines actions.

Ces réflexions vont se faire au cours d’une série de cinq tables rondes dont les thèmes renvoient à la question de la situation économique en général et à la problématique de l’investissement en particulier

  • La première va s’appesantir sur l’analyse de la situation macroéconomique du pays et les perspectives de croissance.

Cette analyse devrait permettre de repréciser les secteurs les plus porteurs de notre économie, les conditions et facteurs à réunir pour qu’elle génère une croissance encore plus soutenue et riche en emplois, et pour qu’elle garantisse durablement le développement.

  • La seconde table ronde vise à mettre en lumière le rôle du secteur privé dans la croissance en Afrique.

Il va s’agir de relever l’impact de l’activité des entreprises sur le développement économique et social des pays et sur leur attractivité, d’évoquer les freins au développement des investissements, et de rappeler la responsabilité et le rôle clé des parties (Etats, institutions financières internationales, entreprises…)

  • La troisième table ronde va s’appesantir plus spécifiquement sur la dynamique de croissance du secteur privé au Cameroun.

Ce sera l’occasion d’identifier les secteurs qui bénéficient le plus des investissements privés, les autres mesures à prendre pour lever les derniers freins sur le climat des affaires et permettre aux secteurs public et privé non seulement de mieux collaborer mais aussi de dynamiser davantage les PPP.

  • Les participants à la quatrième table ronde vont cristalliser leur réflexion sur « l’attractivité financière du Cameroun ».

L’accent va être mis sur la situation budgétaire du Cameroun aujourd’hui, les perspectives à court et moyen termes, la perception des institutions financières internationales, les priorités et la stratégie qui pourraient être adoptées en matière budgétaire et monétaire.

  • La cinquième et dernière table-ronde enfin permettra de mettre en relief l’apport de  l’Economie numérique sur la croissance.

Seront examinées ici les questions relatives à l’impact du numérique sur la croissance et le développement du Cameroun, les freins à lever pour accélérer le décollage numérique du pays, les défis infrastructurels, les rôles à jouer par les secteurs public et privé et les priorités en termes d’actions à mener.

 

Mesdames et Messieurs,

Pour développer chacune de ces thématiques, l’organisation a fait appel à d’éminentes personnes ressources dont nous ne doutons pas un seul instant que leurs contributions seront enrichissantes et permettront d’atteindre les objectifs visés.

Après ces échanges et au deuxième jour de la conférence, viendra ce qui a été appelé « Le temps de l’investisseur », qui sera rythmé par des ateliers sectoriels servant de réceptacles à la présentation des projets par les porteursdes projets sectoriels dans les domaines de l’énergie, des transports, des BTP et l’aménagement urbain, de l’agriculture et des TIC.

Mesdames et Messieurs les journalistes,

Voilà l’essentiel de ce que nous pouvions dire concernant l’organisation et la structure même de cette conférence internationale qui, je le rappelle, participe de la ferme volonté du Chef de l’Etat, d’une part de susciter une plus grande prise de conscience par les investisseurs des opportunités réelles que possède le Cameroun, et d’autre part d’améliorer le degré d’attractivité de notre économie. Tout cela devant in fine favoriser l’augmentation substantielle des investissements directs étrangers.

En vous remerciant pour votre attention soutenue et d’avance pour votre accompagnement pour la réussite de cet évènement, je suis disposé à répondre à quelques questions éventuelles.

Je vous remercie.

 

Après ce propos, le MINEPAT a répondu à quelques préoccupations des journalistes sous la modération d’Alain BELIBI

 

1- Monsieur le ministre, vous l’avez dit, la motivation de cette conférence économique internationale est d’inciter les investisseurs à choisir le Cameroun. Est ce qu’il faut en déduire que jusqu’à présent ces investisseurs trainaient le pied ? Quelle est la réalité des investissements privés au Cameroun aujourd’hui ?

Dire que les investisseurs trainent le pied, je ne crois pas. J’ai presqu’envie de dire que c’est l’inverse qu’on constate. Nos différents services, les administrations reçoivent tous les jours des demandes d’un certain nombre d’investisseurs. Ceux-ci viennent de tous les pays, de tous les continents pour des secteurs variés.  J’ai presqu’envie de dire que ce que nous voulons beaucoup plus faire, c’est mettre un peu d’ordre. Parce que les demandes affluent et souvent cela est traité dans un contexte qui n’est pas encore normalisé. Je me rappelle la semaine dernière, j’ai reçu un grand investisseur, qui est déjà dans un pays voisin. Permettez que je ne cite pas lequel. Et il veut venir s’installer au Cameroun, mais son rôle est d’attitrer lui-même d’autres investisseurs. Et ce qu’il nous a dit c’est qu’il est déjà dans un pays, et les investisseurs auquel il a fait appel, disent : « Si c’est au Cameroun que vous étiez, nous viendrons rapidement ».  Ça veut dire que le potentiel du Cameroun c’est quelque chose d’objectif, on n’invente pas, ce n’est pas de la littérature. Et les investisseurs le savent. Ils savent que nous avons du potentiel. Ils savent que nous avons des atouts et qu’investir au Cameroun serait une bonne chose. Il reste à nous maintenant au Cameroun d’organiser leur arrivée, de leur fournir toutes les informations dont ils ont besoin, afin de faire de leurs investissements des projets rentables.

 

2- Dans la liste des investisseurs qui vont faire le déplacement pour Yaoundé, est ce que vous avez le sentiment qu’il y en a un ou deux qui seraient prêts à sortir le chèque parce qu’ils ont  dans leurs chemises des projets matures ? Depuis plus de 40 ans, j’entends parler de la bauxite de Mini Martap et nous continuons d’importer l’aluminium  avant de le transformer. Ce qui veut dire que les choses ne se font pas. Le fer de Mbalam semble vouloir suivre le même destin. Qu’est ce qui se passe ? Pourquoi le potentiel camerounais que vous reconnaissez n’arrive pas à se transformer en projet véritable ? Est-ce qu’il y a une espèce de malédiction qui plane ?

Pour la première partie de votre question, est ce qu’il y a des investisseurs prêts à sortir leur chéquier ? Je vais tout de suite vous dire oui. Le seul fait que les investisseurs fassent le déplacement pour le Cameroun, c’est parce qu’ils savent qu’il y a à faire. Les investisseurs n’ont pas beaucoup de temps. Je ne vais pas prendre la décision à leur place, en disant que je vais investir dans tel secteur ou dans tel autre, mais s’ils prennent la décision d’arriver au Cameroun, c’est parce qu’il  savent qu’il y a beaucoup à faire. Mais maintenant, vous avez pris quelques exemples qui laisseraient croire qu’il y a une espèce de malédiction qui plane sur le Cameroun. Alors le fer de Mbalam, on en parle, ça tombe bien. C’est moi qui étais  président du Comité de Pilotage pour la négociation d’exploitation du fer de Mbalam, quand j’étais Secrétaire Général dans les services du Premier Ministre. Alors je voudrais vous dire que pour le fer de Mbalam, le Cameroun a un très bon dossier qui est allé jusqu’à la fin. Et je me rappelle lorsque le Chef de l’Etat s’est rendu aux Etats-Unis en août 2014 à l’occasion du sommet des chefs d’Etat des Etats-Unis et d’Afrique, il a reçu des investisseurs et des banquiers qui étaient prêts à financer. Mais juste à ce moment il y a eu baisse du prix du fer. C’est tout. C’est pas plus compliqué que ça. Et alors qu’on avait déjà atteint le closing financier, c’est-à-dire qu’on allait déjà vers la manifestation pratique de l’intérêt des investisseurs financiers pour ce projet, le problème de baisse vertigineuse des prix s’est posé ;  l’investissement risquait de ne pas être rentable. C’est tout. C’est pour ça que lorsque vous entendez parler de choc exogène. Souvent lorsqu’on parle de la chute des prix des matières premières, voilà un exemple. Je sais que pour la bauxite de Mini Martap, lorsque nous avions terminé avec le projet de Mbalam, il nous avait été demandé de faire la même chose pour le dossier bauxite de Mini Martap; les négociations continuent pour qu’on aille vers la fin du processus. Donc je confirme, Le Cameroun a des atouts, et les investisseurs le savent. Je suis sûr qu’à l’issue de la conférence, vous entendrez parler des résultats de la conférence  et que ces résultats seront à la hauteur de nos attentes.

3- Monsieur le ministre, dans le cadre de la conférence qui s’ouvre mardi, vous allez pratiquement parler de tous les domaines d’activité du Cameroun. De l’agriculture aux TIC en passant par les infrastructures, les activités minières, etc. Est-ce que vous ne pensez pas que si la conférence avait pris un secteur précis, les TIC par exemple ou l’agriculture on aurait eu le temps faire le point, pour espérer des résultats concrets ? Qu’est-ce que vous pensez du dicton qui dit  « qui trop embrasse mal étreint ont raison » ?

C’est le choix qui a été fait. Vous savez que nous avons un Document de Stratégie pour la Croissance et  l’Emploi (DSCE) qui a identifié un certain nombre de projets porteurs. Le plan d’urgence du Chef de l’Etat a également travaillé sur les mêmes secteurs porteurs. C’est-à-dire que pour éviter que la croissance ne s’essouffle, il faut donner un tonus, il faut booster un certain nombre de secteurs pour accompagner la croissance.  Ce travail a été fait par l’identification de ces secteurs. Nous souhaiterions dans le cadre de cette conférence avoir des investissements dans ces secteurs pour booster la croissance. Nous avons un certain nombre de secteurs qui sont importants et qui peuvent tous jouer un rôle important pour que la croissance du Cameroun reste forte.

4- Monsieur le ministre, je vais peut-être danser plus vite que la musique, mais projetons nous au 19 mai. Des propositions ont été faites, des idées, des recommandations aussi.  Qu’est ce qui se passe ensuite, comment est-ce qu’on formule tout ça pour que les recommandations, les idées émises se traduisent en projets effectifs ?

Peut-être qu’il faut revenir sur l’ordonnancement de la rencontre. Pour cette rencontre, il y a une partie qui sera essentiellement thématique. Il y aura des invités spéciaux qui auront à dire. C’est des gens qui ont une certaine expérience et qui peuvent nous conseiller. Il y aura un intervenant coréen, J’insiste sur ce cas, parce que comme vous le savez, la Corée fait partie de ces pays qui, il y a 60 ans, était presqu’au qu’au même niveau de développement que le Cameroun. Ce pays a eu une planification extrêmement forte. Nous allons écouter toutes les expériences qui vont nous aider soit à conforter certains de nos choix, ou alors à prendre des décisions nouvelles.

Ensuite   il y aura des tables rondes. Nous allons discuter entre nous et  voir quels sont les freins au développement, à la croissance, les domaines à privilégier. Il va de soi que c’est une réflexion qui est déjà en cours au sein du département ministériel dont j’ai la charge. Il y aura une task force pour les recommandations.

Le deuxième jour appelé la journée de l’investissement est beaucoup plus pratique. Il s’agit là véritablement de présenter des projets concrets  à des investisseurs potentiels qui pourront manifester un intérêt et nous dire ce qu’ils comptent faire. Peut-être voudra-t-il en savoir plus. Les choses sont organisées pour qu’il y’ait des échanges  qui peuvent parfois durer un certain temps avant que l’investisseur ne réponde positivement. Et là  alors peut débuter la réalisation du projet. Les projets sont publics ou privés.

Ça veut tout simplement dire que le Chef de l’Etat ne peut pas ordonner une telle conférence pour que ce ne soit que de la parlotte. Il en attend des fruits :  des investissements qui pourraient permettre à notre économie de repartir sur des bases beaucoup plus fortes.

5- En  début d’année, le Cameroun a abrité une grande rencontre économique à Douala où on nous a dit que beaucoup de changements allaient s’opérer, que la création des sociétés allait passer de un million à cent mille de Francs cfa etc. Mais rendu à mai, je n’ai encore vu ni dans Cameroon Tribune, ni suivi à la radio, les conclusions de cette rencontre qui auraient dues être faites avant la fin de mars. Des gens trainent les quatre fers parce que le climat des affaires n’est pas totalement serein au Cameroun. J’en profite pour m’adresser au DG de l’API puisqu’elle est là, pour qu’elle nous dise  si aujourd’hui, avec 100.000 FCFA on peut créer une entreprise ? Où en est-on avec le climat des affaires ?

Je crois que vous voulez parler du Cameroon Business Forum, présidée par le Premier Ministre, chef du Gouvernement.  Le seul fait que ce dernier se déplace marque déjà une volonté ferme du Gouvernement d’aller à la rencontre  du secteur privé pour identifier ensemble, les entraves à l’éclosion des affaires. Lorsque vous parlez du climat des affaires de façon générale, c’est une question qui est un peu complexe parce que je le dis toujours, les classements de Doing Business ne sont pas un examen, c’est un concours. C’est différent. C’est-à-dire que si au niveau du Cameroun, nous sommes les premiers à nous plaindre du classement, ce n’est pas parce que nous ne travaillons pas, mais  parce que les autres vont plus vite. Un cas de figure : vous vous retrouvez  dans un concours où vous avez 15/20. Il faut retenir 10 admis. Vous vous retrouvez 11èmeparce que les 10 premiers ont eu plus de 15/20. Quand vous vous retrouvez avec 15 de moyenne vous n’êtes pas un idiot ni un cancre, mais les autres ont fait plus d’efforts que vous.  C’est pour cette raison que le gouvernement se dit qu’il faut faire plus d’efforts.

DG API : Au niveau de l’API, nous avons des chiffres qui montrent que les choses évoluent. En deux ans, 66 conventions ont été signées avec les entreprises pour un montant global de 900 milliards de FCFA. C’est vrai que beaucoup reste à faire,  mais des efforts sont faits. Nous recevons beaucoup de délégations.

Quant à la création des entreprises, il y a les centres de création d’entreprises qui fonctionnent. C’est 72 heures pour créer une entreprise. Quand on regarde ce qui se passait dans les années antérieures, je crois qu’on a beaucoup évolué dans ce domaine.

6- Comment le casting s’est fait ? Est-ce qu’il s’est agi davantage d’investisseurs qui sont venus vers vous, ou c’est vous qui êtes allé vers les investisseurs. Et  puis quel est le profil de ceux qui viennent ? Je parle d’abord des technocrates qui arrivent et puis des investisseurs. Quelle peut être leur surface financière ? Leur portefeuille ? 

Leur profil est très varié. Il y a les investisseurs camerounais et étrangers. Je voudrais vous dire que certains ont été choisis, mais d’autres nous ont sollicité pour manifester leur intérêt à prendre part  dès qu’ils ont appris qu’il y a cette rencontre. Je voudrais vous inviter à participer.

6- Moi je voudrais davantage m’intéresser à l’après conférence. Est ce qu’on s’est fixé un cap pour voir ce qu’elle aura rapporté au Cameroun en termes d’investissements concrets? Parce qu’on a comme impression que  le Cameroun a cette habitude de bien organiser les fora, les conférences, mais qu’après plus rien.

Si vous voulez ma conviction personnelle, cette conférence va nous permettre de décoller. Je me dis quand des grands PDG acceptent déjà de se déplacer pour le Cameroun c’est bien. Parce qu’ils n’ont pas de temps à perdre. Ils viennent toujours pour quelque chose. Vendredi dernier, j’ai reçu le Directeur Général des Brasseries qui m’a fait part de la volonté du grand PDG du groupe Castel d’assister aux travaux de cette conférence. Il voulait savoir si en marge des travaux on pouvait lui accorder une audience au MINEPAT. Parmi ces gens-là,  beaucoup ont investi dans notre pays. Il n’est pas impossible que leur présence à ces rencontres permette de faire la revue de leur portefeuille.

La deuxième chose pour laquelle je suis optimiste, c’est que les projets qui leurs sont présentés sont importants pour notre pays et pour eux. Et si nous réussissons à drainer les ressources dont nous avons besoin pour la réalisation concrète de ces projets, il est clair que cela aura des retombées. Une fois de plus, le chef de l’Etat n’a pas ordonné ces rencontres pour rien. Vous connaissez la problématique  du pays. Le pays est dans une trajectoire de croissance, qui risque d’être un peu étouffée à cause des chocs exogènes avec la chute des cours des matières premières, la guerre contre Boko Haram, parce que certaines ressources qui auraient dû servir à la réalisation de certains projets financent l’effort de guerre. Nous ne pouvons pas rester là. Le Chef de l’Etat vient de se rendre à Abuja et on a entendu  deux choses : d’abord côté militaire de l’affaire. Il faut poursuivre l’effort de guerre. Vous avez également besoin de refaire ces régions qui ont été dévastées, et surtout de trouver des raisons pour les populations de rester optimistes à travers des investissements. Voilà la problématique.  Il faut donc agir. Et nous pouvons réagir soit par nous-même, à travers les investissements publics, mais nous craignions que les  proportions de  l’endettement s’accroissent. C’est pour cette raison  que nous encourageons l’investissement privé. Le résultat étant le même ;  investir pour créer la richesse, la richesse pour lutter contre la pauvreté, sans que forcément ce soit par l’investissement public. Je reste optimiste et je me dis que si tout se passe comme cela a été conçu, nous espérons voir des retombées à très court terme.

7- Vous avez parlé de l’économie numérique. Est-ce que vous n’avez pas l’impression que l’économie numérique veut reléguer au second plan l’agriculture dont on a parlé il y a deux ans et qui semblait être la principale niche de croissance et d’emploi au Cameroun au profit de cette fameuse économie numérique qui dit-t-on doit apporter beaucoup d’argent dans les recettes fiscales  dans les 10-20 prochaines années ?

D’abord je pense qu’il ne faut jamais voir ces choses sous un aspect dialectique. Ça peut être l’un et l’autre. La première chose. Le chef de l’Etat parle beaucoup de l’économie numérique depuis un certain temps, mais il n’a jamais dit qu’on cesse de parler de l’agriculture. Au contraire, l’économie camerounaise reste une économie essentiellement agricole. Il s’agit tout simplement de moderniser cette agriculture. Et vous savez qu’il existe, des interrelations entre le numérique et l’agriculture. Ne voyez pas cela en termes de conflit entre les secteurs ;  mais dire quels sont les secteurs qui peuvent renforcer la croissance économique du Cameroun. L’Agriculture est là, les industries sont là, le numérique est là etc.

 

 

 

2- PROGRAMME

  1. Conférence
  2. Programme

Investir au Cameroun, terre d’attractivités

 

Le Cameroun est aujourd’hui un pays très prometteur d’un point de vue économique.

Bénéficiant d’une position stratégique qui en fait un débouché privilégié pour les pays d’Afrique centrale, riche en ressources naturelles et en terres fertiles et doté d’une main d’œuvre jeune et qualifiée, le Cameroun dispose de nombreux atouts.

Une politique de diversification économique a été menée ces dernières années à travers le développement de chaînes de valeur agricoles, du secteur de la construction et de l’offre d’énergie. L’économie camerounaise est actuellement la plus diversifiée de la région : l’agriculture représente 22,2% de son PIB, le secteur secondaire 30,1% et enfin le secteur des services, dominé par les transports, le commerce, la téléphonie mobile et les services financiers, se situe autour des 47,7%.

De grands projets structurants ont été lancés, dans les secteurs clés de l’agro-industrie, des infrastructures de transports, de l’énergie, de l’immobilier et de l’aménagement urbain, des industries extractives et des nouvelles technologies.

 

Ainsi, le Cameroun a su faire preuve de résilience en affichant un taux de croissance annuelle supérieur à 5% et a montré sa capacité à surmonter les défis sécuritaires régionaux, à s’adapter aux incertitudes économiques mondiales et à la volatilité des cours du pétrole.

Les opportunités de projets et de partenariats économiques sont nombreuses.

C’est le moment pour les acteurs économiques et les investisseurs de renforcer leur présence au Cameroun.

La conférence « Investir au Cameroun – Terre d’attractivités » a pour objectif de mettre en lumière l’immense potentiel du Cameroun et d’identifier les nombreuses opportunités d’investissements dans les grands projets du pays.

17 Mai

– Sur invitation uniquement –

 


Mot de bienvenue

Par M. Gilbert TSIMI-EVOUNA, Délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé


Discours d’ouverture

Par S.E. Paul BIYA, Président de la République du Cameroun, Chef de l’Etat

 

Discours d’honneur

Renforcer le partenariat économique entre l’Europe et l’Afrique et dynamiser les investissements européens à destination du continent africain

Par M. José Manuel BARROSO, Président de la Commission européenne (2004-2014); Premier ministre de la République portugaise (2002-2004)


Discours d’honneur

L’expérience sud-coréenne – Croissance économique, croissance inclusive.

Par le Dr. Un-Chan CHUNG, Premier ministre de Corée du Sud  (2009-2010)

 

Discours d’honneur

Philosophie économique de l’Africapitalisme : servir les consommateurs et financer des projets à haute valeur ajoutée au Cameroun

Par M. Tony ELUMELU, Président d’UBA Group

 

PREMIERE TABLE RONDE

Situation macroéconomique du Cameroun: perspectives de croissance

Avec une croissance qui a atteint 5,9% en 2015, l’économie camerounaise affiche son dynamisme.

Elle a fait preuve de résilience dans un environnement régional marqué par les crises sécuritaires et humanitaires et un contexte économique mondial marqué par le ralentissement de la croissance et du commerce mondial, puis plus récemment par la chute des cours des matières premières et en particulier du pétrole.

La croissance a progressé à un rythme soutenu en 2015, portée par le regain de la production pétrolière, une offre accrue d’énergie et de produits agricoles, l’entrée en production de deux nouvelles cimenteries et la poursuite de grands projets structurants : énergie (barrages hydrauliques), BTP et infrastructures (port de Kribi, routes, barrages, hôtels), etc.

Le plan d’urgence triennal 2015-2017 (925 milliards de Francs CFA sur trois ans), dont la première phase a été lancée en octobre 2015, vise à dynamiser 248 projets prioritaires dans sept secteurs : aménagement urbain, santé, agriculture & élevage, transports routiers, énergie, eau et sécurité.

Le rythme de croissance du pays devrait se maintenir en 2016, avec des projections dépassant à nouveau les 5 %.

Le taux de pauvreté du pays devrait continuer à se réduire, d’autant que l’inflation, qu’elle soit intérieure ou importée, reste faible – autour de 2,2%-, augmentant de fait le pouvoir d’achat de la population.

Quels sont les conditions et les facteurs à réunir pour que l’économie génère une croissance encore plus soutenue et riche en emplois ?

Comment garantir que la croissance entraîne le développement ?

Quels sont les secteurs les plus porteurs ?

 

Modérateur : Pr. Roger TSAFACK NANFOSSO, Recteur, Université de Dschang

Intervenants :
M. Louis Paul MOTAZE, Ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, République du Cameroun
M. Isaac TAMBA, Directeur Général de l’Economie, Ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, République du Cameroun
M. Kadima KALONJI, Représentant-Résident au Cameroun, Fonds monétaire international (FMI
M. Racine KANE, Représentant-Résident au Cameroun, Banque africaine de développement (BAD)
M. Lucas ABAGA NCHAMA, Gouverneur, Banque des Etats de l’Afrique Centrale

 

DEUXIEME TABLE-RONDE

Regards croisés sur le rôle du secteur privé dans la croissance en Afrique

Alors que les investissements directs étrangers ont en moyenne diminué dans le monde ces dernières années, ils sont restés stables en Afrique et s’élevaient à 54 milliards de dollars en 2014.

Création d’emplois, élargissement de l’assiette fiscale des Etats, financement de projets et d’entreprises, innovation : le secteur privé est un véritable moteur de croissance et de développement pour les pays.

Quel est le véritable impact de l’activité des entreprises sur le développement économique et social des pays et sur leur attractivité ? Quelles success stories africaines ?

Quels sont les freins au développement des investissements ? Quelle responsabilité et quel rôle pour les Etats, les institutions financières internationales et les entreprises ?

 

Modérateur: Pr. Bruno BEKOLO EBE, Professeur agrégé de Sciences Economiques ; ancien Recteur, Université de Douala

Intervenants :
M. Ade AYEYEMI, Directeur général Groupe, Ecobank Transnational Incorporated
M. Daniel COHEN, Professeur & membre fondateur, Ecole d’Economie de Paris
M. Pascal LAMY, Directeur général, OMC (2005-2013) ; Président emeritus, Institut Jacques Delors
Dr. Donald KABERUKA, 7èmePrésident, Banque africaine de développement (2005-2015)
Dr. Acha LEKE, Partenaire Associé Senior, McKinsey & Company

 

TROISIÈME TABLE-RONDE

Cameroun : secteur privé, dynamique de croissance

Les investissements privés au Cameroun sont en progression. En 2014, les stocks d’IDE s’élevaient à 6,5 milliards de dollars.

Encouragés par le gouvernement, qui a pris des mesures financières, administratives et douanières incitatives et créé des institutions destinées à accompagner les investisseurs (Agence de Promotion des Investissements, Agence de Promotion des PME) ainsi qu’un guichet unique pour la création d’entreprises, ils dynamisent d’ores et déjà l’économie camerounaise. Certains secteurs d’activité en bénéficient largement, comme celui du BTP qui, grâce à l’impulsion de nouveaux investisseurs extérieurs, a doublé sa capacité de production en ciment en quelques années seulement. 

Quels sont les secteurs qui bénéficient le plus des investissements privés ? Quelles success stories camerounaises ?

Infrastructures, disponibilité de l’énergie, climat des affaires, comment lever les derniers freins ?

Comment permettre aux secteurs public et privé de mieux collaborer ? Comment dynamiser les PPP ?

 

Modérateur : Pr. Touna MAMA , Conseiller spécial du Premier ministre

Intervenants:
M. Protais AYANGMA, Coordinateur, plateforme secteur privé ; Président-fondateur, ECAM
M. Henry ASZKLAR, Président Directeur général, Globeleq
M. James MOUANGUE, Professeur agrégé de Droit, Université de Douala
M. Jean-Paul MELAGA, Directeur général, Whitestone Finance

 

QUATRIÈME TABLE RONDE

L’attractivité financière du Cameroun

La politique budgétaire modérément expansionniste conduite par les autorités ces dernières années s’est accompagnée d’un effort de mobilisation des recettes fiscales et de rentabilisation des dépenses publiques. Les subventions mal ciblées ont été significativement réduites et les projets mieux calibrés.

La hausse des investissements privés et les solides performances des secteurs des services ont également eu un impact positif sur la situation financière du Cameroun.
Cependant, en 2015, les résultats budgétaires du Cameroun se sont détériorés. Les recettes ont été affectées par la chute des cours du pétrole, alors que parallèlement les dépenses publiques ont dû augmenter, du fait de la mise en oeuvre des grands projets d’infrastructures et des dépenses engagées pour répondre aux défis sécuritaires.

Au mois de novembre dernier, le pays a réalisé sa première émission obligataire internationale, lui permettant de se hisser parmi les 15 pays africains ayant réalisé ce type d’opération.

Quelle est la situation budgétaire du Cameroun aujourd’hui ?

Quelles sont les perspectives à court et moyen termes ?

Quelle perception et quelles intentions de la part de la sphère financière internationale pour le Cameroun et le continent?

Quelles priorités et quelle stratégie pour le Cameroun en matière budgétaire et monétaire ?

 

Modérateur: M. Serge Yanic NANA, Président Directeur général, FINANCIA Capital

Intervenants :
M. Alamine OUSMANE MEY, Ministre des Finances, République du Cameroun 
M. Baudouin PROT, Directeur général & Président, BNP Paribas (2003-2014) ; Senior Advisor, Boston Consulting Group
M. Paul FOKAM, Président, Afriland First Bank
M. Mohamed EL-KETTANI, Président Directeur général, Attijariwafa bank

 

CINQUIÈME TABLE RONDE

Economie numérique et croissance

L’économie camerounaise est une économie de transition qui favorise l’innovation.

Le pays est un véritable vivier de petits entrepreneurs innovants.
Le Cameroun figure d’ailleurs au rang des pays les plus primés dans les concours et prix récompensant les initiatives entrepreneuriales innovantes.

E-santé, e-commerce, plateformes de mise en relation, les start-ups foisonnent et impactent d’ores et déjà des pans entiers de l’économie.

En parallèle, les géants du numérique tissent leur toile.

Entre 2004 et 2014, le taux de pénétration mobile est passé de 10 à 70%, avec aujourd’hui plus de 16 millions d’abonnés au téléphone mobile, sur une population de 20 millions d’habitants. Avec un taux de pénétration d’Internet d’environ 25%, la marge du progression du Cameroun est également considérable dans ce domaine.

La révolution numérique constitue d’ores et déjà un formidable moteur de croissance inclusive pour le Cameroun : augmentation des gains de productivité pour les entreprises, connectivité et désenclavement des populations, accès aux services essentiels (e-santé, e-apprentissage), modernisation de l’Etat (e-administration), etc.

Cameroun émergent, Cameroun innovant ?

Quel est le véritable impact du numérique sur la croissance et le développement du Cameroun ?

Quels sont les freins à lever pour accélérer le décollage numérique du pays ? Comment relever le défi des infrastructures ? Quel rôle et quelles priorités pour les sphères publique et privée ?

 

Modérateur : Mme Ele ASU, Présentatrice & Journaliste, Canal+, D8

Intervenants :
Mme Minette LIBOM LI LIKENG, Ministre des Postes et Télécommunications, République du Cameroun
M. Bruno METTLING, Directeur général adjoint, Groupe Orange & Président Directeur général, Orange Middle East and Africa
M. Arthur ZANG, Président Directeur général & Fondateur, Himore Medical
M. Nino NJOPKOU, Président Directeur général, Kerawa.com
M. Jiguang LI, Vice-Président, Huawei Afrique de l’Ouest et Centrale
M. Constant NEMALE, Fondateur & Président, Africa 24

 

 

3- Discours d’ouverture de S.E. Paul Biya

ouverture_confecointer_yde_full0 agriculture & élevage dans Intelligence Economique & Veille informationnelleDistingués Invités,

Mesdames, Messieurs,

Je tiens tout d’abord à exprimer ma profonde gratitude à l’ensemble des hautes personnalités du monde politique, économique et financier, réunies ici, en ce jour. Je les remercie d’avoir accepté notre invitation.

Le Cameroun est très sensible à votre  présence à ces assises. Pour nous, elle est la marque insigne de l’intérêt que vous portez à la modernisation de notre économie et à l’amélioration des conditions de vie de ses populations.

Qu’il me soit maintenant permis de rappeler l’objet, au demeurant pluriel, de la conférence qui nous réunit aujourd’hui.

Dans un premier temps, il s’agit d’examiner l’économie du Cameroun dans ses composantes essentielles ; de voir dans quelle mesure le secteur privé peut contribuer à son expansion ; et après cet examen, d’évaluer l’attractivité réelle du pays, en vue de son intégration à l’économie globale, de manière plus judicieuse et plus bénéfique.

Les conclusions de cette revue seront d’une grande importance pour la conduite de notre politique économique. Elles pourront, peut-être bien, servir à d’autres pays du continent dont la situation présente des analogies avec la nôtre.

Dans un second temps, et ce sera,  sans doute, le point culminant de nos assises, nous allons favoriser la rencontre entre porteurs de projets tant publics que privés, et investisseurs tant étrangers que nationaux. Et pour emprunter au langage des économistes, cette conférence est une occasion idoine de créer, ici même, un véritable marché de l’investissement.

Il ne me revient pas de dresser, ici, un tableau général de l’économie camerounaise. Cela sera fait, sans doute, pendant la table-ronde consacrée à la situation macroéconomique et aux perspectives de croissance.

Je voudrais pour ma part, plutôt relever quelques faits significatifs de portée générale, de manière à laisser transparaître nos vues profondes ainsi que nos  aspirations réelles, pour une prospérité durable,  dans le contexte géostratégique du moment.

Je dirai d’abord, quelques mots sur le continent :

Réputée « mal partie » dans les années soixante, l’Afrique serait devenue, selon certains commentateurs, un « continent d’avenir »…

Je m’en réjouis sincèrement, mais en même temps, je vous avoue rester plutôt prudent sur les prévisions par trop optimistes et sans nuance, de certains.

Ceux-ci mettent en avant des taux de croissance qui vont, selon les pays, de 5 % à 10 % au fil des années.

Il faut pourtant se rappeler que la croissance n’est pas une fin en soi. Bien plus, il est reconnu, y compris par les plus grandes institutions économiques internationales,  qu’il faut aller au-delà de la mesure numérique du taux de croissance, pour rechercher une  amélioration palpable des conditions de vie des populations.

Ce qui est en jeu, ici, c’est d’abord notre capacité à mettre l’homme, réellement, au centre de nos initiatives à caractère économique.

Le service de la personnalité humaine et son bien-être intégral doivent être au principe et à l’aboutissement de nos choix d’investissement, et de nos priorités de création de richesses.

De même, la gestion durable des ressources de la planète est seule à même de nous garantir une vraie prospérité.

Cette exigence est globale, mais elle touche particulièrement l’Afrique, compte-tenu du retard à combler ; et aussi du fait des iniquités nombreuses qui subsistent dans l’environnement international et que subit souvent le continent, sans véritable moyen de défense.

Sa position marginale, lors de la crise financière des années 2007/2008, lui a certes évité d’en subir le choc de plein fouet. Mais, le continent n’en a pas moins essuyé les effets différés tels que l’effondrement  des cours du pétrole et des autres  matières premières, le ralentissement des investissements, etc.

Il est vrai que, progressivement, l’Afrique s’intègre dans la globalisation. L’on pourrait même prévoir que le rôle du continent gagne en importance, au fil des ans, dans l’économie globale.

La forte croissance démographique et l’augmentation de sa classe moyenne créent les conditions d’un marché attrayant, et  à la fois, pour la grande consommation et pour la construction d’infrastructures diverses.

La jeunesse et le dynamisme de sa population sont source d’optimisme. Les jeunes africains, notamment, constituent un atout majeur pour le continent. Ils doivent demeurer à l’avant-garde de la technologie, pour assurer à l’Afrique un bon arrimage à une économie dans laquelle l’innovation s’avère, aujourd’hui plus qu’hier, un facteur déterminant de compétitivité.

A cela, il faut ajouter les richesses naturelles nombreuses et variées, mais qui devraient faire l’objet d’une plus grande transformation locale, pour être encore plus bénéfiques à nos économies.

Nul doute que tous ces éléments caractéristiques  feront de l’Afrique un partenaire sans cesse convoité, par les pays plus avancés aujourd’hui et à la recherche d’un second souffle pour leurs économies.

Dans un monde marqué par une interdépendance toujours accrue des économies et des sociétés, le défi est celui de la construction d’espaces authentiques de prospérité partagée.  Il s’agit de bâtir un nouveau type de relations économiques et sociopolitiques, autour de l’idée de bénéfice mutuel entre partenaires.

Dans une telle relation, certains apportent leur capacité de financement et leur technologie, là où les autres peuvent offrir des opportunités uniques  à saisir, des richesses rares à transformer, dans un échange juste et équitable.

C’est ce nouveau type de relation que nous devons rechercher, dans les accords de partenariat économique, avec  l’Union Européenne par exemple, et aussi, éventuellement, avec d’autres partenaires…

Le secteur privé devra jouer un rôle essentiel dans un tel schéma. L’Afrique où, souvent, l’Etat tient une place prépondérante dans l’économie, va  devoir favoriser le développement de l’entreprise.

C’est ce que le Cameroun recherche. Il poursuivra ses efforts dans cette voie, pour s’assurer que les investisseurs nationaux et étrangers   bénéficient du meilleur accompagnement possible.

Ici aussi, il est important de promouvoir l’établissement de vrais  partenariats gagnant-gagnant, entre les entreprises locales et les grandes firmes internationales.

Distingués invités,

Mesdames et messieurs,

Comme vous le savez, notre objectif, au Cameroun, est d’atteindre l’émergence à l’horizon 2035. Cette ambition est, je crois, largement partagée par le peuple qui en a fait une cause nationale. Toutes nos politiques publiques sont orientées dans cette direction et en particulier la gestion de nos finances publiques.

Notre politique budgétaire, en expansion, privilégie la qualité de la dépense. Contenue aux alentours de 25 % du PIB, notre dette publique fait l’objet d’un suivi rigoureux. Elle doit rester à un niveau toujours soutenable, tout en nous procurant des moyens de financement productifs.

Nous avons bon espoir que la consolidation de ces conditions saura nous attirer, plus encore, la faveur des investisseurs.

J’aime d’ailleurs à rappeler que le Cameroun, Afrique en miniature, ne vient pas les mains vides à ce rendez-vous du donner et du recevoir. Il dispose en effet de nombreux atouts qui fondent son attractivité :

Pays le plus peuplé de la zone  CEMAC, partageant plus de 1500 km de frontière avec le Nigeria,  première économie d’Afrique, le Cameroun se distingue par sa position stratégique, au carrefour de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, à l’intersection des zones CEDEAO et CEMAC.

Sa façade atlantique, son réseau ferroviaire, ses trois aéroports internationaux et ses 50 000 Km de routes, tout cela en constant développement, favorise sa bonne intégration au commerce régional et mondial.

Ses ressources naturelles sont abondantes, la diversité des sols, climats et milieux naturels y sont propices à l’agriculture.

Deuxième potentiel hydro-électrique d’Afrique et disposant de réserves significatives de gaz naturel, le Cameroun s’est engagé dans une construction d’infrastructures énergétiques variées et de grande envergure. Avec la mise en service programmée de celles-ci, ce sont de bonnes perspectives qu’il convient d’envisager pour la disponibilité d’une énergie viable, suffisante et permanente.

En outre, le pays est doté d’un tissu industriel qui s’enrichit et se diversifie avec de nombreuses PME/PMI, bien disposés pour des contrats de sous-traitance et de cotraitance.

La main d’œuvre est abondante,  jeune et qualifiée, pour un pays qui présente l’un des meilleurs taux de scolarisation d’Afrique au sud du Sahara.

Le Cameroun est, par-dessus tout, déterminé à favoriser  l’investissement privé. Un cadre légal propice a été aménagé à cet effet. Articulé autour d’une loi sur les incitations à l’investissement, ce cadre permettra le développement des secteurs structurants prioritaires que sont :

- l’agro-industrie,

- les infrastructures de transport,

- l’énergie,

- le logement social et l’aménagement urbain,

- les industries extractives

- les nouvelles technologies.

Toutes ces dispositions témoignent, à suffisance, de la volonté forte du Cameroun d’attirer, sur son sol,  toujours plus d’investissements productifs, en vue  d’accélérer la croissance économique et la prospérité pour ses populations.

Le Cameroun est un havre de paix, un état de droit, un pays de libertés. Ses institutions sont stables, fonctionnelles et harmonieuses. Elles savent s’adapter aux évolutions de la société pour garantir en tout temps la paix sociale, la sécurité des personnes et des biens, et la stabilité politique du pays.

Dans le monde d’aujourd’hui, et singulièrement en Afrique, il s’agit là, nous semble-t-il, d’un atout majeur pour les investisseurs.

Distingués Invités,

Mesdames et Messieurs,

Par  votre présence ici, vous nous exprimez votre détermination de contribuer à la réalisation de ces aspirations légitimes de notre pays.

Le Cameroun s’en souviendra.

Je souhaite à tous des échanges fructueux, en vue de partenariats mutuellement bénéfiques, et à nos nombreux visiteurs, je souhaite bien évidemment un agréable séjour au Cameroun.

Je vous remercie.-

dernière modification: 19 mai 2016 à 16h.

 

4- Déclaration de la Conférence « investir au Cameroun, Terre d’Attractivités »

Propositions d’actions

Réunies à Yaoundé du 17 au 18 Mai 2016 à l’invitation de S.E.M Paul BIYA Président de la République du Cameroun, dans le cadre de la Conférence Economique Internationale de Yaoundé intitulé « Investir au Cameroun, Terre d’attractivités »

I)   Les hautes personnalités du monde des Affaires de l’Economie, de la Finance Internationale et du monde Politique saluent cette initiative dont le format inédit a permis d’allier réflexions en plénière aux rencontres en ateliers entre porteurs de projets tant publics que privés et investisseurs étrangers et nationaux. Cette conférence a ainsi  créé un véritable marché des investissements.

II)  Les hautes personnalités ont eu, dans une atmosphère franche et cordiale, des échanges approfondis sur la contribution du secteur privé à la croissance de l’Afrique en général et plus spécialement du Cameroun.

III)   A l’issue des interventions en plénière et des échanges dans les tables rondes, les hautes personnalités ont adopté les recommandations ci-après pour un plan d’action en réponse à l’appel et aux attentes, du Président de la République, contenus dans son discours d’ouverture :

1)   Prendre acte des recommandations formulées pendant ces deux jours pour favoriser l’investissement privé qui est au cœur de toute croissance.

2)  Renouveler l’engagement d’être davantage encore aux cotés des acteurs du secteur privé pour faciliter leurs démarches et les accompagner dans la réalisation effective de leurs projets au Cameroun.

3)  Prendre les mesures prioritaires ci-après :

3.1- Mise en place à un niveau approprié, d’un conseil léger pour le suivi du financement et de la réalisation des projets identifiés et présentés au cours de la Conférence ;

3.2-  Facilitation de  l’obtention des visas pour les hommes d’affaires avec dématérialisation des démarches (mise en place d’une procédure de visa on line) et, en attendant, l’octroi généralisé des visas au débarquement ;

3.3-   Création des zones économiques spéciales;

3.4-   Encouragement des investissements privés par des facilités fiscales et administratives et une administration plus performante ;

3.5-  Renforcement des liens avec les pays voisins de la CEMAC et du Nigéria, pour accroître la taille du marché régional.

4)    Prendre des actions dans l’intérêt des camerounais. C’est bien pour eux et avec eux que le décollage économique du Cameroun doit être accéléré. A cet égard, il importe de :

4.1  Mettre l’homme au cœur de toute initiative économique en veillant notamment à ce que chaque projet contribue réellement à l’emploi et à l’amélioration des conditions de vie des populations ;

4.2 Favoriser une croissance et un développement durables respectueux de la nature et des générations à venir ;

4.3   Accélérer la formation des jeunes générations aux nouvelles technologies qui sont créatrices d’emploi ;

4.4  Accélérer la formation professionnelle des techniciens et des ingénieurs, si indispensables à l’industrialisation du pays, notamment pour les projets structurants et notre économie agricole.

IV) Les hautes personnalités du monde des Affaires de l’Economie, de la Finance Internationale et du monde Politique réunies à Yaoundé se feront les porte-parole de ce qu’ils ont entendu, vu et vécu au cours de ces deux jours d’intenses et fructueux échanges. Elles remercient les autorités camerounaises et les populations de Yaoundé pour leur accueil.

 

 Fait à Yaoundé le 18 Mai 2016

 

 

5- COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Yaoundé, le 18 mai 2016

Succès de la conférence économique internationale qui se termine aujourd’hui au Cameroun : intérêt accru des investisseurs pour le pays La Conférence économique internationale sur les opportunités d’investissement au Cameroun a permis de dresser un état des lieux de la situation économique et des prévisions de croissance et surtout de valoriser l’important potentiel économique à travers divers projets structurants dans le cadre de la stratégie à long-terme du Cameroun, appelée Vision 2035. Cet événement inédit de deux jours a eu lieu dans la capitale camerounaise les 17 et 18 mai 2016, à l’initiative et sous le Haut patronage de S.E.M. Paul BIYA, Président de la République du Cameroun. Dans son discours d’ouverture, il a souligné sa vision « Notre objectif est d’atteindre l’émergence à l’horizon 2035. Le Cameroun est, par dessus tout, déterminé à favoriser l’investissement privé en vue d’accélérer la croissance économique et la prospérité pour ses populations. Votre présence ici exprime votre détermination de contribuer à la réalisation de ces aspirations légitimes de notre pays. » La Conférence a été une occasion unique de recueillir auprès de nombreux acteurs économiques et financiers des propositions concrètes visant à améliorer les conditions d’investissements au Cameroun pour renforcer l’attractivité financière du pays et nourrir la croissance. Plus de 800 participants, ministres, représentants des institutions de développement africaines et internationales, ainsi que chefs d’entreprises, industriels, entrepreneurs, décideurs et financiers venus du monde entier ont participé à la Conférence « Investir au Cameroun ». M. Tony Elumelu, président du groupe UBA, a insisté sur l’attractivité du pays : « En tant que banquier et entrepreneur de longue date, j’ai appris comment repérer un bon investissement et je peux affirmer aujourd’hui à tous les financiers et entrepreneurs que le Cameroun est un pays propice à l’investissement. Je souhaite également féliciter le Président Paul Biya et le gouvernement du Cameroun pour leur vision à long terme visant à établir une économie stable et attractive qui stimulera les investissements d’acteurs locaux et étrangers. » La Conférence s’est articulée autour de trois temps forts :

• La cérémonie d’ouverture du 17 mai, sous le haut patronage du chef de l’Etat Paul Biya et avec les discours d’honneurs de M. Barroso, Président de la Commission européenne entre 2004 et 2014, du Dr Un-Chan Chung, premier ministre de la Corée Sud en 2009-2010 et de M. Tony Elumelu, a permis de partager leur vision de leaders sur développement des économies européenne, sud-coréenne et panafricaine.

• Une série de table-rondes autour de thématiques économiques et financières majeures a ponctué la journée du 17 mai grâce à des échanges pragmatiques et utiles. Pierre Damnon, le Directeur général de Cimencam confirme :  » Cimencam vient d’annoncer un projet de construction d’une nouvelle cimenterie à Yaoundé pour un investissement estimé à 23 milliards de FCFA. Cette conférence renforce notre confiance dans la prospérité et le développement du Cameroun. Nous voulons y participer. » La situation macroéconomique et attractivité du Cameroun, le rôle du secteur privé, les perspectives de croissance ainsi que le potentiel de l’économie numérique ont été discutés.

• La journée du 18 mai a été un moment clé de la Conférence. Elle a permis les rencontres constructives, entre une centaine d’investisseurs et développeurs de projets, en présence de plusieurs ministres camerounais. Vingt-quatre projets structurants sollicitant plus de 2,5 milliards d’euros d’investissement ont été présentés aujourd’hui dans les secteurs variés que sont l’agro-industrie, les infrastructures routières, portuaires et aéroportuaires, l’énergie, l’aménagement urbain et les nouvelles technologies. Plusieurs projets ont rencontré un écho très favorable de nombreux investisseurs. Cette conférence a ainsi permis à plusieurs acteurs d’établir ou de renforcer des engagements financiers pour continuer à développer ces nombreux projets, indispensables à la croissance du Cameroun et de la sous-région et pour certains exemplaires et réplicables.

 

Retrouver les dernières informations sur la Conférence sur les sites Internet : – http://www.conferenceinvestiraucameroun.com/ – http://www.prc.cm/ – http://www.minepat.gov.cm/ Contacts : – Organisation: Cabinet Civil/Présidence de la République du Cameroun Tél. (+ 237) 222 20 49 09/ 222 21 33 93/ 222 21 09 17 – cabcivil@prc.cm – Coordination générale : Ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire – Tél. (+ 237) 222 2236 37/ 222 23 28 41/ 222 23 44 83/ 222 23 65 07 – Secrétariat Technique : Agence de Promotion des Investissements – Tél. : (+237) 222 21 87 12/ 699 99 45 85/ 673 78 42 78 – ebevina@yahoo.fr / nathiebeyala@gmail.com

 

 

 

6- Pour plus d’informations sur le cadre réglementaire, veuillez télécharger les documents de référence suivants :

LE TEMPS DES INVESTISSEURS

Vous trouverez ci-dessous des documents de référence sur les secteurs suivants :

 

 

 

 Sources d’informations: sites web de la Présidence de la république, site de la Conférence  et d’autres sources officielles…

 

 

 

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