Archives pour la catégorie Analyses & Réflexions & Prises de position

Classement 2016 des 200 premières banques en Afrique:Afriland First Bank,154e

Pour la dix-huitième (18è) année consécutive, le Groupe Jeune Afrique publie son hors-série Spécial Finance, édition annuelle du classement exclusif des 200 premières banques africaines.

afriland first bank

Afriland First Bank en tête au Cameroun

Afriland First Bank  est classée 154e en 2016 et reste première (1ere)  à l’échiquier du Cameroun, avec un bilan (équivalent du chiffre d’affaires) de 1,298 milliards de dollars soit environ 774 milliards de F et un produit net bancaire (correspondant aux commissions perçues sur les activités bancaires) de 75 millions de dollars, près de 45 milliards de F.

La 2eme banque du pays est la  Société générale Cameroun (SGC). Classée 157e.

La 3eme au Cameroun, la Banque internationale pour l’épargne et le crédit (Bicec) est 161e place.

Ensuite, vient la Société commerciale de Banque (SCB) Cameroun  au 199e rang cette année.

Ecobank Cameroun est classée 195e sur les 200 premières banques africaines et est 5e banque du Cameroun. Si  cette société bancaire gérée par Moustapha Fall a gagné quatre places par rapport à son rang en 2015, ce n’est pas le cas pour les 4 premières dans la mesure oû, elles ont regressé par rapport à leur rangs respectifs de 2015. L’établissement de crédit affiche un total de bilan de 872 millions de dollars, soit environ 520 milliards de F et un produit net bancaire de 65 millions de dollars, soit près de 39 milliards de Fcfa.

Les Banques de l’Afrique centrale pas fameuses

Les banques d’Afrique centrale ont continué en 2015 à se marginaliser, leur poids cumulé passant de 1,74 % à 1,16 % du total des actifs des 200 premières banques africaines. Se basant sur le total d’actifs, Ecobank maintient son leadership dans l’ensemble de la zone ainsi que dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) tandis que BGFI Bank reste numéro un dans la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). Notons que, le groupe gabonais BGFI Bank dégringole de la 47ème 56ème position dans ce classement.

Tendances globales en Afrique

Globalement, les banques sud-africaines se sont hissées sur la scène financière du continent.  Les concurrentes venues du Caire (25 banques classées pour 16,1% des actifs bancaires cumulés), de Casa ( BMCE Bank 11ème rang) et même de Lomé ou Dakar ont continué en 2015 leur ascension.

Sources: Journal du Cameroun, Jeune Afrique, Conakry time.

 

Bulletin de veille Presse Economie et Politique Cameroun du 18 octobre 2016

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Bulletin Veille Presse ECONOMIE-POLITIQUE CAMEROUN DU 17 OCTOBRE 2016 ICI

 

REVUE DE PRESSE ECONOMIE  DU 18 OCTOBRE 2016
SAVI

Le Salon Avicole International de Yaoundé se tiendra du 26 au 28 octobre 2016  

Le palais de congrès de Yaoundé accueille du 26 au 28 octobre 2016 la deuxième édition du Salon avicole international.  « Enjeux et défis de l’aviculture camerounaise », sera le thème des travaux qui regrouperont 150 entreprises nationales et étrangères (fournisseurs de souches, équipementiers, scientifiques et industriels), sous la supervision du ministère de l’Élevage, des pêches et des industries animales. Dans un contexte marqué par la résurgence de la grippe aviaire, François Djoumou, Président de l’Interprofessionnel avicole du Cameroun (IPAVIC) trouve intéressant ce salon, encore qu’il mettra un accent sur les défis de l’industrialisation de la filière au Cameroun.

 Le Quotidien de l’Economie

Le patrimoine immobilier de l’Etat  du Cameroun évalué à 4000 milliards de FCfa

Selon une étude menée par le  Conseil d’appui à la réalisation des partenariats (Carpa), le patrimoine immobilier du Cameroun compte 34 423 immeubles parmi lesquelles 68 propriétés administratives (22 en location privée et 13 terrains non bâtis à l’étranger).  Il est évalué à 4000 milliards de Fcfa. Pour leur gestion, leur exploitation et leur maintenance, l’Etat a besoin  de 200 milliards de Fcfa.  Dans cette étude de 22 pages menée par Jean Noël Ekoman, 70% du parc immobilier de l’Etat est en décrépitude.  L’expert pense le partenariat public-privé est une solution pour la meilleure gestion des édifices privés évoquant  l’exemple de  la gestion de la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale(CNPS) de Douala.

Le Quotidien de l’Economie

Le taux de croissance du Cameroun prévu à 5,3% de 2017 à 2020

L’agence américaine de notation Standard & Poor’s prévoit à 5,3% la croissance du Cameroun sur les 3 prochaines années. Elle a maintenu la note du profil émetteur du Cameroun à « B » sur  le court et le long terme se basant sur la continuité de la réalisation de grands projets d’infrastructures, l’anticipation de la solidité du secteur du service et l’augmentation des productions agricoles. Toutefois,  Standard & Poor’s évoque le risque d’instabilité politique en 2018, la hausse croissance de la dette publique qui est partie de 6% du PIB après l’atteinte du point d’achèvement à 28% selon les récentes estimations. Enfin,  l’aggravation du déficit extérieur pourrait atteindre 71% du PIB, avec une large part due par le gouvernement.

Le Quotidien de l’Economie

 

L’abattoir industriel et la Mini-laiterie  de Ngaoundéré bientôt opérationnels

Le ministre camerounais de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales, le Dr Taïga lors de sa récente visite à Ngaoundéré, a annoncé que les travaux de construction de l’abattoir industriel sont réalisés à 80% et que la mini-laiterie est opérationnelle. Les yaourts sortis de cette petite usine du plateau Mardock de Ngaoundéré se consomment déjà. Cette industrie animale peut traiter 2000 litres de laits. Il est à noter que l’abattoir industriel qui sera livré en décembre prochain, est une chaîne intégrée qui pourra traiter plus de 250 bêtes par jour.

Cameroon Tribune

REVUE DE PRESSE politique  DU 18 OCTOBRE 2016

 

Le maire de Bafang, Pierre Kwemo s’exprime sur son « retrait de signature » par Louis Paul Motaze

Le maire de Bafang Pierre Kwemo affirme avoir reçu une lettre le 5 septembre 2016 du Minepat retraçant le budget d’investissement de moins de 5 millions et plus tard un « tract » et trouve  que la lettre du ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire portant sur son retrait de signature est sans objet et est un abus.  D’ailleurs, il poursuit de suivre l’exécution de son budget communal 2016. Pour lui, seul le ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation, a qualité de le faire telle que le stipule la loi n°2004-18 du 22/07/2004, fixant règles applicables aux communes.

Shanda Tomne donne la motivation de son  dernier livre sur Yves Michel Fotso.

TOMNE

Le diplomate et auteur de : « J’ai compris Yves Michel Fotso. Un testament pour la postérité » dit que six ans après un certain nuage de l’ombre sur tout ce qu’Yves Michel Fotso subissait et tout ce dont il était accusé, il est parti des propos  d’Yves Michel Fotso lors d’un entretien avec des journalistes et relayé par trois chaînes de télévision, pour se rendre compte de l’innocence du jugé et condamné par deux fois à la prison à vie. Pour Shanda Tomne, Yves Michel Fotso est comme tout autre citoyen ordinaire,  toute autre personnalité ou tout autre homme d’affaires, qui pourrait lui donner une inspiration dans la rédaction d’un livre. Son livre, ajoute-t-il, n’est pas un instrument d’opposition aux magistrats de la République, ni de leur remise en cause. Il relève que l’erreur judiciaire existe tout comme la justice politique faite par des hommes; mais aussi, la justice divine.  Il est prêt à démontrer que « peut-être son destin a voulu qu’il serve de passoir, qu’il joue un rôle précis à ce moment de la vie de la nation…..  Yves Michel Fotso n’a pas volé ni détourné ni les biens de son père, sa banque, ni la camair.»

Le Jour

 

Réaction de Jean-Simon Ongola, Député RDPC face au mémorandum des élites du Mfoundi

La récente sortie médiatique d’Onambele Zibi Emile, « Patriache désigné ou  auto-proclamé » du Département du Mfoundi donne à Jean-Simon Ongola de s’interroger sur le crédit à accorder aux classes dirigeantes (ministres, élus, élites, patriaches…) de ce Département. Pour lui, ces responsables politiques gagneraient à n’être ni des griots serviles, ni des détracteurs stériles, mais tout simplement des défenseurs ardents et convaincus de nos politiques publiques au contact de la réalité quotidienne des citoyens. Aussi affirme-t-il : « la crise, le chômage, l’absence de perspectives, la désespérance, les difficultés de la vie de chaque jour ont, en effet, montré que la capacité des élites politiques du Mfoundi à contrôler la situation est limitée et marginale, surtout lorsqu’on y ajoute le peu d’intérêt que certains leaders montrent pour leur population. »   

Le Jour

 

Le Président du Parlement de la fédération wallonie-Bruxelles à l’  Assemblée nationale du Cameroun

Dans le cadre du dialogue permanent au sein de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, le président du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Philippe Courard a été reçu le 17 octobre à l’Assemblée nationale du Cameroun.  Il a indiqué qu’il est au Cameroun pour amplifier les hommages organisés à l’un de ses fonctionnaires Alain Dieudonné Goeffrey lâchement décédé au Mali, notamment à l’occasion de la 5e session régionale de l’Ecole citoyenne et politique de Yaoundé.

Cameroon tribune.

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Bulletin Veille Presse ECONOMIE-POLITIQUE CAMEROUN DU 17 OCTOBRE 2016 ICI

 

Bulletin Veille Presse ECONOMIE-POLITIQUE CAMEROUN DU 17 OCTOBRE 2016

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REVUE DE PRESSE ÉCONOMIE  DU 17 OCTOBRE 2016.

AVION CAMAIRCO

Plan de relance de Camair-co : 30 milliards disponibles

Au cours de son voyage effectué à Bafoussam pour la réouverture de la desserte de Bafoussam par les avions de Camair-co, le ministre des transports Edgar Alain Mebe Ngo’o, a affirmé que 30 des 60 milliards projetés par Boeing Consulting pour réhabiliter la compagnie aérienne du Cameroun, ont déjà  été disponibilités par le Chef de l’Etat.

Le Jour

Enquête : les centimes additionnels communaux détournés  au

Cameroun

Pour Jean Robert Wafo, Ministre du shadow cabinet du Sdf, chargé de l’information et des médias et adjoint au maire de la commune d’arrondissement de Douala 2e,  les détournements des centimes additionnels communaux constituent un crime contre les communes d’arrondissement des villes disposant d’une communauté urbaine.  En effet,  sur la base du Décret N° 2011/1731/Pm du 18 juillet 2011 fixant les modalités de centralisation, de répartition et de reversement du produit des impôts communaux soumis à péréquation, le produit des centièmes additionnels est réparti comme suit : 10% pour l’Etat, Feicom :20%,  Communautés urbaines et communes :70%.  Alors, en dix ans,  la répartition des centimes additionnels dans la  communauté urbaine de Douala et ses 6 communes d’arrondissements, n’a pas été juste. Ainsi, 14 milliards, d’après Jean Robert Wafo, ont été spoliés par la communauté urbaine de Douala à ses 6 communes d’arrondissements. Alors, celui-ci lance le vœu que l’enquête faite à Douala, s’étende dans les 13 autres communes d’arrondissements des villes disposant d’une communauté urbaine.

La Nouvelle Expression

Investissement public : le Minepat inspecte dans les régions

Le ministère de l’économie et de la Planification et de l’aménagement du territoire (Minepat), a lancé une mission depuis une semaine pour évaluer le chemin parcouru par les collectivités territoriales décentralisées dans l’exécution des 235 projets inscrits dans le BIP (Budget d’Investissement Public) pour un montant de 14 729 178 000 Fcfa. Cette inspection ministérielle, vient à la suite des chiffres envoyés en juillet dernier par ces collectivités territoriales. De l’évaluation faite, il en était ressorti que dans les 10 régions, le taux de lancement était de 90% et le taux d’attribution atteint de 77%.

La Nouvelle Expression

Deux nouveaux scanners au port autonome de Douala

Le ministre des Finances Alamine Ousmane Mey a inauguré vendredi 14 octobre 2016 au port autonome de Douala (PAD), 2 nouveaux scanners qui permettront de filtrer les marchandises qui entrent et sortent du Cameroun. L’objectif de cette nouvelle acquisition est de lutter contre les fraudes et d’accroitre la compétitivité au PAD.  La performance de chacun de ces scanners est de 150 containers par heure.  A terme, il devrait y avoir 4 scanners, suivant le Programme de sécurisation des recettes douanières (PSRD-NG).

 Le Quotidien de l’Economie

Yaoundé abrite une conférence francophone des instituts des

finances publiques bientôt

Du 25 au 27 octobre 2016, la capitale politique camerounaise, Yaoundé, abritera des assises sur le thème : «  Réformes des finances publiques : quelles stratégies pour le renforcement des capacités ? ». Il s’agira pour les instituts des finances publiques, de créer une meilleure synergie d’actions entre les acteurs du renforcement des capacités dans le domaine ; ceci pour un meilleur accompagnement des réformes survenues dans le champ de l’espace francophone. Cette conférence est organisée par le ministère des Finances (Minfi) et l’Agence françaie d’expertise technique internationale (Afeti) avec l’appui de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEMAC).

Le Quotidien de l’Economie

REVUE DE PRESSE POLITIQUE  DU 17 OCTOBRE 2016

 

Les parlementaires africains contre la faim et l’insécurité en

Afrique

Les Parlementaires africains ont rédigé un mémorandum d’entente contre la faim avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et des résolutions pour la lutte contre l’insécurité en Afrique. C’était le jeudi 13 octobre 2016 au cours d’une  assemblée plénière à Sharm El-Sheikh en Egypte. Se basant sur les difficultés qu’éprouve l’Union africaine à prévenir  les atrocités de l’insécurité généralisée dans des pays africains (République centrafricaine, Mali, Lybie, Somalie, Soudan…) et surtout dans ceux affectés par la secte islamiste Boko haram (Cameroun, Nigeria, Niger, Tchad), les parlementaires ont recommandé la mise sur pied d’un système de prévention au sein du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine. Par ailleurs, à travers l’Alliance parlementaire panafricaine pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle (PAPA-FNS)  le Président du  Parlement  panafricain Roger NKodo Dang et  le Directeur général adjoint de la FAO, Abdelsam Ould Ahmed ont signé un mémorandum d’entente pour trouver les voies de l’éradication de la famine sur l’ensemble du continent.

   Cameroon tribune

Remerciement de Paul Biya par Michel Thierry Atangana à

l’ONU : le représentant camerounais riposte

Le 12 octobre 2016, Michel Tommo, Représentant du Cameroun à l’ONU a fait une déclaration  à New York en réponse à l’exposé de  Me Bryan Sillaman, Avocat de l’ex-prisonnier Thierry Atangana.  Face à cet exposé dans lequel il remerciait  entre-autre Paul Biya, le représentant camerounais a tenu à dire que la règle de droit et de bonne gouvernance doit s’appliquer tant à l’échelle des Etats qu’à celle des individus ; pointant ainsi du doigt Michel Thierry Atangana de citoyen camerounais qui n’a pas fait preuve de bonne gouvernance en détournant les ressources de l’Etat.

Mutations

Visite du nouvel Ambassadeur de France dans la partie

septentrionale du Cameroun sous fond d’insécurité

 

Le nouvel ambassadeur de France au Cameroun, Giles Thibault vient d’effectuer une visite de 3 jours dans les Régions de Maroua, Garoua et N’Gaoundéré.  En évoquant l’insécurité dans cette partie du pays, il a réitéré la position de la France qui déconseille ses ressortissants de s’y rendre. Toutefois, il a tenu à saluer les autorités camerounaises  pour leurs efforts dans différents domaines notamment en ce qui concerne les projets de développement pour lesquels la France appui le pays à travers le projet C2D (Contrat désendettement développement). Il est à noter que la ville de Garoua figure parmi les 4 villes du Cameroun ayant bénéficiées des fonds de l’Agence française de Développement à hauteur de 83 milliards de Fcfa et que le C2D est dans sa 3eme phase avec une enveloppe de 400 milliards.

     Mutations

Jean Michel Nintcheu réélu à la tête du parti dans le Littoral

 

Jean Michel Nintcheu, candidat sortant à sa propre succession, a été réélu par acclamation, dimanche dernier 16 octobre 2016 à la tête du Sdf-Littoral, à la suite d’une élection agitée ayant d’ailleurs vu la démission de ses trois challengers (Célestin Njamen, Ndangle Kumase et Elimbi Lobè).  Le nouvel élu pense que contrairement à ses adversaires, battant campagne dans les médias, il a fait une campagne de proximité et est capable de conduire les destinés de ce parti politique dans le Littoral.

Le Jour

 

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Bulletin de Veille Presse ECONOMIE-CAMEROUN 14 OCTOBRE 2016

AUTOMOBILE MADE IN CAMEROON

 

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23 nouvelles entreprises camerounaises admises au régime préférentiel

A partir de 2017, la Zone de libre-échange continentale africaine devrait prendre forme avec la conquête du marché africain par les entreprises camerounaises. Mais en entendant cela, 23 entreprises camerounaises pourront d’ici quelques mois bénéficier du régime préférentiel de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Ceeac) après avoir reçu l’agrément le 13 octobre 2016. Ainsi, 168 produits industriels en exonérations douanières seront exportés vers cet espace économique. En rappel, au cours de l’année 2015, les entreprises exportées par les entreprises camerounaises dans les huit pays de la Ceeac représentent 408 milliards.

Mutations

Un site de 27 hectares à aménager pour le montage des véhicules « made in Cameroon »

Un site de 27 hectares sera aménagé à Douala dès 2017 par l’Etat du Cameroun et mis à la disposition de la Cameroon Automobile Industry Compagny (Caic), complexe indien d’assemblage et de montage de véhicules  automobiles du Cameroun.  L’information a filtré de la visite du site du projet  ce 13 octobre 2016 par Enerst Gwaboubou, Ministre camerounais de l’industrie, des mines et du développement technologique.

 Quotidien Emergence

Les détails du plan de développement du numérique au Cameroun

Un document de 72 pages a été présenté à la réunion semestrielle des services centraux et déconcentrés du ministère des Postes et Télécommunications et vise à « faire du Cameroun un pays numérique d’ici 2020 ». Ce plan stratégique pour le développement de l’économie numérique se propose entre-autres, d’assurer l’accès gratuit à internet dans les espaces publics, le haut débit dans tous les lycées et de doter le pays d’une infrastructure satellitaire. Il faudra ainsi rattraper le retard du Cameroun qui a un taux d’accès d’internet large bande de 4% selon l’IUT.

Le Quotidien de l’Economie

Hausse de 12,94%  du chiffre d’affaire des compagnies d’assurances au Cameroun en 2015

Le secteur des assurances au Cameroun en 2015 a enregistré un chiffre d’affaire global de 182,2 milliards contre 161,32 milliards de Fcfa en 2014 ; soit une hausse de l’ordre de 12,94%. L’information a été livrée le 13 octobre 2016 à Douala au cours de l’assemblée générale ordinaire de l’Association des sociétés d’assurances du Cameroun (ASAC). Notons que la branche incendie, accidents et risques divers (IAD) ou dommages a réalisé à lui seul un chiffre d’affaire global de 130,65 milliards de Fcfa en hausse de 11,58 %  par rapport à l’année dernière. Axa Assurance et Activa occupent respectivement la première et la deuxième place du classement des compagnies d’assurances en termes de chiffre d’affaires. S’agissant d’assurance Vie, Allians-Vie a eu le meilleur chiffre d’Affaire (17 milliards de Fcfa) devant Beneficial life et Sunu assurances.

Le Quotidien de l’Economie

BULLETIN DE VEILLE PRESSE ECONOMIE-CAMEROUN DU 13 OCTOBRE 2016 ici

 

Pour lire la veille presse Economie et Politique au Cameroun du 12 octobre 2016, cliquez sur ce lien: http://fossoarnaud.unblog.fr/2016/10/12/bulletin-de-veille-economie-politique-cameroun-du-12-octobre-2016/

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BULLETIN DE VEILLE PRESSE ECONOMIE-CAMEROUN DU 13 OCTOBRE 2016

 

  BULLETIN DE VEILLE PRESSE ECONOMIE-CAMEROUN DU 13 OCTOBRE 2016 dans Analyses & Réflexions & Prises de position

 

La douane camerounaise s’organise  pour la lutte contre le commerce illicite

Par le biais de l’opération : « halte au commerce illicite » (Halcomi) lancée le 16 août 2016, la Direction générale de la douane camerounaise multiplie les actions de saisies quotidiennes de produits de contrebande et de contrefaçon sur l’ensemble du territoire divisé en trois zones. C’est fort de cela qu’avec la collaboration du Groupement Inter patronal du Cameroun (GICAM), 12 containers  contenant de la bière, du vin rouge et du whisky ont été saisis au port de Douala le 28 septembre, 4000 sacs de riz étaient aussi pris à Limbé, et 380 autres dans le Chef-lieu du Fako. En outre, 100 mille litres de pétrole ont également déjà été saisis, avec l’appui des bases navales de Douala et de Limbé, sans oublier des milliers de sacs et de cartons de sucre, de ciments, de textiles, de produits laitiers…  Il est à noter que pour réussir sa mission, Halcomi  s’appuie sur le quadrillage des services opérationnels, et a des équipes mobiles qui agissent sur renseignement. CAMEROON TRIBUNE

Les résultats mitigés du régime de la zone Franche industrielle au Cameroun

Le régime de la zone franche industrielle  a vu le jour au Cameroun aux termes de l’Ordonnance du 29 janvier 1990 avec pour objectifs, entre-autres, de promouvoir de nouveaux investissements et d’amener les investisseurs à créer des entreprises industrielles au Cameroun. Contrairement à de nombreux pays du Sud qui ont su tirer profit de cela, le Cameroun présente encore des résultats mitigés en matière d’investissements. Toutefois, les investissements cumulés en zone franche au  Cameroun depuis 1992,  sont passés de 13.818 millions de Fcfa à 71. 521 millions de Fcfa en 1999-2000 et 55% des entreprises sur les 40 EZFI sur les 40 agrées étaient opérationnelles au Cameroun en 2010.

La Nouvelle Expression

 

Le processus de vente du pétrole camerounais

La Société Nationale des Hydrocarbures (SNH) à la charge de commercialiser et de valoriser les ressources camerounaises en hydrocarbures. Au quotidien, elle travaille en association avec les compagnies pétrolières internationales (Glencore, EuroOil, Noble Energy, Dana Petroleum, Woodside,Yan Chang, Perenco et Gaz du Cameroun) dans l’exploration et la production du pétrole brut estimée à 12,3 millions de barils au 30 avril 2016. Pour la décennie 2006-2015, les transferts (hors impôts et dividendes), ont rapporté 5000 milliards au Trésor Public du pays.  Les clients de la SNH, en plus de la SONARA, sont  Glencore International AG, Cepsa Trading, Adria Trade AG, Addax Energy S.A., Shell Western Supply and Trading Ltd, Repsol Trading et UNipe. C’est donc à eux que la SNH vend le Brent (pétrole brut léger) en fonction des normes et règlements nationaux et internationaux. Ainsi, par bateau ou par hélicoptère, l’acheteur transporte sa cargaison de pétrole après des opérations de vérifications par divers acteurs.

LE JOUR

Le PECAE : instrument de lutte contre la contrebande

Le Programme d’évaluation de la conformité avant embarquement des marchandises importées en République du Cameroun  (PECAE) mis en œuvre depuis plus de trois mois, est un mécanisme permettant de s’assurer que les produits spécifiques importés au Cameroun répondent aux exigences des règlements et normes établies par l’Agence des normes et de la qualité (ANOR) et par le Gouvernement. Le respect du cahier des charges de cet instrument aide à  détecter la contrefaçon et à protéger des dangers dans un contexte international où les consommateurs tentent sans cesse à s’acheter des produits qui peuvent nuire à leur santé et à leur sécurité.

MUTATIONS

 Nestlé va investir 10 milliards de FCfa dans l’extension de son usine de production au Cameroun

Le groupe agro-alimentaire suisse Nestlé ambitionne de lancer des travaux d’extension de son usine de production de Douala, dans la capitale économique du Cameroun. Cet investissement, d’un montant total de 10 milliards de francs Cfa, a été révélé au cours d’une récente cérémonie de signature de convention avec le gouvernement camerounais, lequel accord ouvre à cette firme la voie des avantages prévus dans la loi de 2013 portant incitation à l’investissement privé en République du Cameroun. L’introduction prochaine par Nestlé Cameroun  du poivre blanc de Penja, un condiment local labélisé il y a quelques années par l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI), dans la fabrication de son célèbre cube Maggi pourrait justifier l’extension de sa production. Pour rappel, selon des informations officielles, le cube Maggi, bouillon culinaire très prisé par les ménagères, représente à lui tout seul 90% de la production de l’usine de Douala, grâce à laquelle Nestlé Cameroun réalise un chiffre d’affaires mensuel de 5 milliards de francs Cfa dans la zone Cemac. En dehors du cube Maggi, la filiale au Cameroun du groupe Nestlé produit également le lait «Nido» conditionné dans des sachets, qui représente 9% de l’ensemble de la production de l’usine de Douala, contre 1% seulement pour Nescafé, le célèbre café désormais produit localement à base du café camerounais.

Le jour &  Agence Ecofin

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image veille

 

Veille presse ECONOMIE-CAMEROUN DU 11 OCTOBRE 2016

Veille presse ECONOMIE-CAMEROUN DU 11 OCTOBRE 2016 dans Analyses & Réflexions & Prises de position

 

ECONOMIE

Quotidien Emergence

Détournement de près d’un demi-milliard à la CAMPOST 153 millions 692 mille 850 FCFA et 205 millions 295 mille Fcfa auraient été détournés par Monsieur EDJANGUE Guillaume, Inspecteur Principal des Postes et télécommunications et Madame AYANG NDONG, agent contractuel entre 2002 et 2004. Conduits devant le TCS, les deux accusés, toujours en détention provisoire à la Prison centrale de Kondengui, depuis le 05 octobre, plaident non-coupables.

 

Déficit énergétique : Le Cameroun n’exploite pas encore tout son potentiel énergétique Lors de la présentation du document « politique nationale, stratégique et plan d’action pour l’efficacité énergétique dans le secteur de l’électricité au Cameroun », le 10 octobre dernier à Yaoundé, il en est ressorti que le Cameroun d’ici 2035, peut avoir une capacité d’emmagasinage de l’ordre de 20% à 30 % de l’énergie produite. Toutefois, l’exploitation de son potentiel énergétique reste insuffisante dans les secteurs de l’eau, de l’électricité et du gaz. Ainsi, le document de politique nationale propose des mesures à prendre, à court, moyen et long terme pour améliorer la donne.

 

La station de production d’eau d’Akom-nyada est désormais opérationnelle

L’usine d’Akom-nyada, mise sur pied par l’entreprise Geofor, dans le cadre des mesures d’urgence produit depuis une semaine 35 000 m3 d’eau par jour afin d’alimenter la ville de Yaoundé. L’annonce a été faite le 09 octobre dernier par le Directeur Général de la Camwater Alphonse Roger Akoa.

 

La Nouvelle Expression

Accompagnement des entrepreneurs camerounais par le programme de résidence entrepreneuriale Bordeaux-Afrique Dans le but de créer des liens économiques nouveaux vers les petites entreprises africaines, le Club Bordeaux Cameroun-France a initié un programme de parrainage des entrepreneurs camerounais. Il s’agira, pour cette année, tout comme l’année dernière, d’accueillir 5 lauréats âgés de 20 à 40 ans, pour une durée d’un mois à Bordeaux. Ils seront sélectionnés par une commission nationale présidée par le Président de la Chambres de Commerce, d’Industrie des Mines et de l’Artisanat du Cameroun (Ccima).

 

Le Messager

Organisation de la seconde édition des Masters de la qualité pour booster le développement industriel au Cameroun

Le Ministre des Mines, de l’Industrie et du développement technologique organise du 12 au 14 octobre 2016 les Masters de la qualité à l’esplanade de la Chambre de Commerce de Douala sur le slogan : « la qualité socle de l’émergence industrielle du Cameroun ». il sera question de réaffirmer la portée tactique, opérationnelle et stratégique de la qualité dans l’environnement industriel ; de présenter les résultats de l’état des lieux du diagnostic de l’Infrastructure nationale de qualité ; de présenter les conclusions sur la métrologie au Cameroun réalisé par l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI) ; de montrer l’importance et les applications potentielles de la métrologie au tissu industriel national dans différents secteurs d’activités, et de présenter l’évaluation de la conformité au Cameroun et les perspectives de développement associées.

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BULLETIN DE VEILLE ECONOMIE & POLITIQUE CAMEROUN DU 12 OCTOBRE 2016

BULLETIN DE VEILLE ECONOMIE & POLITIQUE CAMEROUN DU 12 OCTOBRE 2016 dans Analyses & Réflexions & Prises de position

veille stratégique

1- ÉCONOMIE

 

Quotidien de l’Economie

Classement Mo Ibrahim 2016 sur la gouvernance : Le Cameroun 37e sur 54 pays africains
p.2
Selon le classement Mo Ibrahim 2016 sur la gouvernance globale, le Cameroun a obtenu un score de 45,9 sur 100 points possibles et occupe le 37e rang sur 54 pays africains ; la moyenne générale en Afrique étant de 50,1 sur 100. Les quatre indicateurs de notation sont : la sécurité et l’Etat de droit (42ème) qui, elle-même, englobe la redevabilité (34ème), la sécurité individuelle (38ème) et la sécurité nationale (37ème). Le second est relatif à la participation à la vie politique et aux droits de l’homme (38ème sur 54). Le troisième indicateur est celui du développement durable (30ème). Le quatrième et dernier indicateur concerne le développement humain et le pays est 21ème.

 
La Nouvelle Expression
Une mini-usine de chocolat voit le jour à Ebolowa
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Le Collège régional d’Agriculture (CRA), dirigé par Monsieur Antoine MBIDA, vient de mettre sur pied un atelier de transformation de cacao à Ebolowa, dans le Sud du Cameroun. Ce projet d’un montant global de 25 millions de FCfa est le fruit de la coopération Cameroun-France, à travers le partenariat CRA et Institut Agronomique Terre Atlantique en France. En dehors production du chocolat : « keka Wongan, le cacoa de chez nous » et ses dérivés tels que le beurre de cacao, le whisky, la poudre de cacao et le savon de toilette, cette mini-usine formera aussi des cacaoculteurs, des organisations paysannes et des étudiants.

 

Cameroon Tribune
La distribution du gaz domestique SCTM s’améliore au Cameroun
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Après la rupture de ravitaillement des ménages par le gaz SCTM détenant 40% des parts de marché au Cameroun, l’enfûtage a repris au niveau de la Société camerounaise de dépôt pétrolier depuis le 3 octobre 2016 avec un total de 4000 bouteilles supplémentaires par jour. Rappelons qu’un accord avait été trouvé, avec l’appui de l’Etat, afin que la Commercial Bank of Cameroun (CBC) éponge 50% des quatre milliards de dette de la SCTM vis-à-vis de Tradex ; dette ayant été à l’origine de la rupture de gaz aux consommateurs.

 

Le Messager
Gestion financière contestée d’Ibrahim Talba Malla à la SONARA
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Alors que le gouvernement camerounais a lancé en septembre 2016 une opération de collecte de l’Epargne pour le financement de la Société nationale de raffinage (SONARA), seulement 350 milliards de Fcfa ont été collectés. Mais, l’opinion publique s’étonne de ce que face à cette situation financière peu reluisante, le Directeur général, Ibrahim Talba Malla a publié le résultat d’un appel d’offre désignant l’entreprise Toy’s Center Sarl pour la livraison des jouets pour les enfants du personnel de la structure à hauteur de 56 millions 396 mille Fcfa.

 

Micro-finance : les clés pour plus de fiabilité
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Pour booster le rendement des micro-finances au Cameroun, les managers proposent quelques solutions se résumant à la promotion de la bonne gouvernance, à un contrôle plus accentué en interne, à la mise en place d’un cadre juridique spécifique à la micro-finance, au remboursement à échéance des crédits, à une presse responsable et à un appui considérable du gouvernement. Tout cela empêcherait que des établissements de micro-finance (emf) ne fassent banqueroute tels que Fiffa, Capcol,Cofinest, Copemif, crédit du golf.

 

 

2- POLITIQUE
Cameroon Tribune
Le Tchad sollicite le soutien du Cameroun pour la Présidence de la Commission de l’UA
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Le Premier Ministre du Cameroun Philémon YANG, a reçu en audience son homologue tchadien Albert Pahimi Padacke ce 11 octobre 2016. L’émissaire du Président Idriss Déby Itno était porteur du message sollicitant le Cameroun à soutenir la candidature du ministre des Affaires étrangères Moussa Faki Mahama à la Présidence de la Commission de l’Union Africaine à Addis-Abeba en Ethiopie en janvier 2017.

 

Mutations
Succession de Paul Biya : Me Akere Muna présage un risque pour la paix au Cameroun
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Le Vice-président d’Amnesty International, Me Akere Muna dans l’émission « L’arène » sur les antennes de Canal 2 International pense que les textes et le système des élections actuels au Cameroun ne sont pas de nature à garantir une transition apaisée pour la succession du Président Biya à la Présidence de la République du Cameroun. Le doigt est notamment pointé sur l’absence du Conseil Constitutionnel dont la fonction n’est actuellement pas bien jouée par la Chambre constitutionnelle de la Cour suprême qui la remplit.

 

Le Messager
Election au SDF Littoral : Célestin Djamen accusé de mendicité
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En course pour la tête du parti SDF au Littoral, Célestin Djamen fait face à des attaques. C’est ainsi qu’il est accusé par certains militants d’avoir notamment utilisé le logo de son parti politique pour adresser des lettres à caractère personnel à des personnalités d’autres partis politiques. La réplique de celui-ci ne se fait pas attendre puisqu’il accuse son challenger Jean Michel Nintcheu d’avoir fomenté cette histoire pour le déstabiliser. C’est donc ce climat qui règne à l’approche des élections au sein de la circonscription électorale régionale du SDF Littoral prévue le 16 octobre prochain à Douala III.

 

La fièvre des mémorandums au Cameroun
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Au Cameroun, les mémorandums fusent désormais de partout et portent sur des dénonciations et revendications régionales, tribales, corporatistes… L’un des plus récents en date, celui de l’Adamaoua, du 27 août 2016 mettant en cause la gestion des ressources humaines des ressortissants de cette région par le pouvoir en place, poussant d’ailleurs Owona Nguini, universitaire camerounais, à dire que ce document n’est pas acceptable pour les élites du RDPC et serait inexact. Edouard Kingue voit dans ces mémorandums le malaise social qui creuse son lit face à un gouvernement qui semble ne plus avoir rien à proposer aux camerounais, évoquant encore celui des 360 maires du pays regroupés au sein de l’Association Communes et Villes Unies du Cameroun (CVUC) dont la principale revendication était adossée sur l’application effective des lois et règlements sur la décentralisation.

Pour lire la veille Presse  Économie  du 11 octobre 2016, cliquez ici ce lien

Les neuf (09) tendances de consommation médias au Cameroun en 2015

MEDIAS INTELLIGENCE

1-) Le câble reste le mode de réception télévisuel dominant au Cameroun

2-) L’internet mobile est le mode d’accès à internet de prédilection

3-) Internet devient le 2ème moyen d’accès à l’information derrière la TV

4-) Percée fulgurante des chaînes de divertissement

5-) Canal 2 demeure la chaîne avec laquelle l’audience est le plus en contact

6-) 6h – 9h, 12h – 14h et 18h – 22h, les pics d’audience (en semaine)

7-) Canal 2 la chaîne la plus regardé de 6h à 9h, Nina TV de 18h à 22h (en semaine)

8-)L’information demeure le principal centre d’intérêt de l’audience radio au camerounaise

9-) Les sites internet et les réseaux sociaux sont le prolongement de l’interactivité entre les médias et leurs audience

Source: Medias Intelligence.

Pour avoir les détails de ces tendances et bien d’autres informations, CLIQUEZ sur Les neuf (09) tendances de consommation médias au Cameroun en 2015

DOSSIER DOCUMENTAIRE sur la Conférence « investir au Cameroun, Terre d’Attractivités »

DOSSIER DOCUMENTAIRE sur la Conférence « investir au Cameroun, Terre d’Attractivités » dans Analyses & Réflexions & Prises de position page_sp_conference_investir_au_cameroun

L’évenement qui s’est tenu du 17 au 18 mai 2016 à Yaoundé avait pour objectif  de présenter, aux investisseurs locaux et internationaux, le potentiel économique du pays. Il a été présidé par Paul Biya, le président de la République du Cameroun. Nous vous présentons ici, un dossier documentaire sur cet événement. Ainsi aurez-vous:

 1 - CONFÉRENCE ECONOMIQUE INTERNATIONALE, Point de presse Louis Paul MOTAZE

2- programme

3- Discours d’ouverture du Président Paul Biya

4- Déclaration de la Conférence

5- Communiqué de presse

6- Liens téléchargements des documents sur le cadre réglementaire d’investissement au Cameroun.

Bonne exploitation. Vous pouvez laisser un commentaire. Je vous remercie!

 

 

1- CONFÉRENCE ECONOMIQUE INTERNATIONALE, Point de presse Louis Paul MOTAZE

71601b6fd7fc74a9f4eea8e6c1b43d35_XL 2% de son PIB dans Annonces et Infos

En prélude à la Conférence  internationale « investir au Cameroun, terre d’attractivités   qui se tient les 17 et 18 mai 2016, le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Louis Paul MOTAZE superviseur  de ladite conférence, a donné  un point de presse, le dimanche 15 mai dans la salle des conférences de son  cabinet. C’était  en présence de ISSA TCHIROMA, Ministre de la Communication  et d’Angéline MINJA, Directeur Général de l’Agence de Promotion des investissements. .

Voici en intégralité, le propos liminaire et les réactions de quelques journalistes.

 

 

 

PROPOS LIMINAIRE

Mesdames et Messieurs les Journalistes,

Je voudrais d’emblée vous remercier pour la célérité avec laquelle vous avez bien voulu répondre à notre invitation.

Votre présence ici est la preuve de l’intérêt que vous portez aux questions qui touchent de façon générale à l’économie de notre pays, et plus spécifiquement à  la Conférence internationale placée sous le thème générique « Investir au Cameroun, Terre d’attractivités » qui aura lieu le mardi 17 et mercredi 18 mai prochains.

C’est une rencontre inédite, voulue et instruite par le Président de la République, et dont le Cabinet Civil, qui en supervise l’organisation, a chargé le Ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, de la coordination technique du volet lié à la participation gouvernementale. Les autres aspects techniques étant assurés par le Cabinet BG administré par Monsieur Jean Claude EBE EVINA et l’API – Agence de Promotion des Investissements – dont je salue la présence ici.

Mesdames et Messieurs,

Comme vous le savez le Cameroun est  un pays très prometteur d’un point de vue économique. Il bénéficie d’une position stratégique qui en fait un débouché privilégié pour les pays d’Afrique centrale.

Il est riche en ressources naturelles et en terres fertiles. Il est doté d’une main d’œuvre jeune et qualifiée. Il dispose donc de nombreux atouts qui justifient le lancement ces dernières années d’une politique de diversification économique à travers le développement de chaînes de valeurs agricoles, du secteur de la construction et de l’offre d’énergie.

C’est également reconnu : l’économie camerounaise est actuellement la plus diversifiée de la région :

  • Avec une agriculture qui représente 22,2% de son PIB ;
  • Un secteur secondaire représentant 30,1% de son PIB ;
  • et enfin un secteur des services dominé par les transports, le commerce, la téléphonie mobile et les services financiers, qui se situent autour de 47,7%.

Depuis 2010, année de début de mise en œuvre du DSCE – Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi, l’économie camerounaise est résolument rentrée dans une dynamique nouvelle. Une dynamique impulsée par les projets structurants de première génération qui ont été lancés dans les secteurs clés de l’énergie, des infrastructures de transports, de l’agro-industrie, de l’immobilier et de l’aménagement urbain, des industries extractives et des nouvelles technologies. Ces projets nous ont permis de maintenir une trajectoire de croissance nous situant presqu’à 6%

Mais, cette croissance a tendance à s’estomper du fait du ralentissement du commerce mondial, des crises sécuritaires et humanitaires régionales et plus récemment de la chute des cours des matières premières, dont ceux du pétrole.

Ceci a conduit le Chef de l’Etat à mettre sur pied un Plan d’Urgence Triennal doté d’une enveloppe budgétaire de 925 milliards de Francs CFA.  Ce plan d’urgence, vous le savez, vise la réalisation de pas moins de 248 projets prioritaires dans l’aménagement urbain, la santé, l’agriculture et l’élevage, les transports routiers, l’énergie, l’eau et la sécurité.

A travers ce Plan, et grâce à une offre accrue d’énergie et de produits agricoles, l’entrée en production de nouvelles industries dont deux cimenteries et la poursuite de grands projets structurants, le rythme de croissance du pays devrait se maintenir en 2016 à environ 6% avec un niveau d’inflation en deçà des 3% de la norme communautaire.

Cependant, nos performances sont encore en deçà des niveaux nécessaires pour réaliser le profil de la Vision 2035 et nous situer au niveau des performances des pays émergents. D’où les initiatives qui sont prises pour non seulement renforcer l’investissement public mais surtout actionner des leviers permettant le regain de l’investissement privé qui est déjà, et il faut s’en féliciter, en progression.

Encouragés par le gouvernement qui a pris des mesures financières, administratives et douanières incitatives et créé des institutions destinées à accompagner les investisseurs (Agence de Promotion des Investissements, Agence de Promotion des PME) ainsi qu’un guichet unique pour la création d’entreprises, ces investissements sont appelés à dynamiser l’économie camerounaise.

Mais, pour nous, le stock des investissements privés reste insuffisant.

La conférence qui s’annonce, au-delà d’être une opération de charme pour promouvoir la destination Cameroun et vanter les avantages comparatifs que nous avons sur les autres pays, est un appel direct à l’investissement. Nous disposons d’un portefeuille de projets qui nécessitent d’importants financements pour leur lancement. Des projets qui seront présentés aux investisseurs conviés.

Sur le plan pratique,

Cette conférence sera l’occasion de réfléchir sur diverses thématiques qui, à travers les regards croisés et les échanges d’expériences avec les experts invités sur des préoccupations qui nous concernent, devraient nous permettre, soit de nous conforter dans nos choix, soit éventuellement de réorienter certaines actions.

Ces réflexions vont se faire au cours d’une série de cinq tables rondes dont les thèmes renvoient à la question de la situation économique en général et à la problématique de l’investissement en particulier

  • La première va s’appesantir sur l’analyse de la situation macroéconomique du pays et les perspectives de croissance.

Cette analyse devrait permettre de repréciser les secteurs les plus porteurs de notre économie, les conditions et facteurs à réunir pour qu’elle génère une croissance encore plus soutenue et riche en emplois, et pour qu’elle garantisse durablement le développement.

  • La seconde table ronde vise à mettre en lumière le rôle du secteur privé dans la croissance en Afrique.

Il va s’agir de relever l’impact de l’activité des entreprises sur le développement économique et social des pays et sur leur attractivité, d’évoquer les freins au développement des investissements, et de rappeler la responsabilité et le rôle clé des parties (Etats, institutions financières internationales, entreprises…)

  • La troisième table ronde va s’appesantir plus spécifiquement sur la dynamique de croissance du secteur privé au Cameroun.

Ce sera l’occasion d’identifier les secteurs qui bénéficient le plus des investissements privés, les autres mesures à prendre pour lever les derniers freins sur le climat des affaires et permettre aux secteurs public et privé non seulement de mieux collaborer mais aussi de dynamiser davantage les PPP.

  • Les participants à la quatrième table ronde vont cristalliser leur réflexion sur « l’attractivité financière du Cameroun ».

L’accent va être mis sur la situation budgétaire du Cameroun aujourd’hui, les perspectives à court et moyen termes, la perception des institutions financières internationales, les priorités et la stratégie qui pourraient être adoptées en matière budgétaire et monétaire.

  • La cinquième et dernière table-ronde enfin permettra de mettre en relief l’apport de  l’Economie numérique sur la croissance.

Seront examinées ici les questions relatives à l’impact du numérique sur la croissance et le développement du Cameroun, les freins à lever pour accélérer le décollage numérique du pays, les défis infrastructurels, les rôles à jouer par les secteurs public et privé et les priorités en termes d’actions à mener.

 

Mesdames et Messieurs,

Pour développer chacune de ces thématiques, l’organisation a fait appel à d’éminentes personnes ressources dont nous ne doutons pas un seul instant que leurs contributions seront enrichissantes et permettront d’atteindre les objectifs visés.

Après ces échanges et au deuxième jour de la conférence, viendra ce qui a été appelé « Le temps de l’investisseur », qui sera rythmé par des ateliers sectoriels servant de réceptacles à la présentation des projets par les porteursdes projets sectoriels dans les domaines de l’énergie, des transports, des BTP et l’aménagement urbain, de l’agriculture et des TIC.

Mesdames et Messieurs les journalistes,

Voilà l’essentiel de ce que nous pouvions dire concernant l’organisation et la structure même de cette conférence internationale qui, je le rappelle, participe de la ferme volonté du Chef de l’Etat, d’une part de susciter une plus grande prise de conscience par les investisseurs des opportunités réelles que possède le Cameroun, et d’autre part d’améliorer le degré d’attractivité de notre économie. Tout cela devant in fine favoriser l’augmentation substantielle des investissements directs étrangers.

En vous remerciant pour votre attention soutenue et d’avance pour votre accompagnement pour la réussite de cet évènement, je suis disposé à répondre à quelques questions éventuelles.

Je vous remercie.

 

Après ce propos, le MINEPAT a répondu à quelques préoccupations des journalistes sous la modération d’Alain BELIBI

 

1- Monsieur le ministre, vous l’avez dit, la motivation de cette conférence économique internationale est d’inciter les investisseurs à choisir le Cameroun. Est ce qu’il faut en déduire que jusqu’à présent ces investisseurs trainaient le pied ? Quelle est la réalité des investissements privés au Cameroun aujourd’hui ?

Dire que les investisseurs trainent le pied, je ne crois pas. J’ai presqu’envie de dire que c’est l’inverse qu’on constate. Nos différents services, les administrations reçoivent tous les jours des demandes d’un certain nombre d’investisseurs. Ceux-ci viennent de tous les pays, de tous les continents pour des secteurs variés.  J’ai presqu’envie de dire que ce que nous voulons beaucoup plus faire, c’est mettre un peu d’ordre. Parce que les demandes affluent et souvent cela est traité dans un contexte qui n’est pas encore normalisé. Je me rappelle la semaine dernière, j’ai reçu un grand investisseur, qui est déjà dans un pays voisin. Permettez que je ne cite pas lequel. Et il veut venir s’installer au Cameroun, mais son rôle est d’attitrer lui-même d’autres investisseurs. Et ce qu’il nous a dit c’est qu’il est déjà dans un pays, et les investisseurs auquel il a fait appel, disent : « Si c’est au Cameroun que vous étiez, nous viendrons rapidement ».  Ça veut dire que le potentiel du Cameroun c’est quelque chose d’objectif, on n’invente pas, ce n’est pas de la littérature. Et les investisseurs le savent. Ils savent que nous avons du potentiel. Ils savent que nous avons des atouts et qu’investir au Cameroun serait une bonne chose. Il reste à nous maintenant au Cameroun d’organiser leur arrivée, de leur fournir toutes les informations dont ils ont besoin, afin de faire de leurs investissements des projets rentables.

 

2- Dans la liste des investisseurs qui vont faire le déplacement pour Yaoundé, est ce que vous avez le sentiment qu’il y en a un ou deux qui seraient prêts à sortir le chèque parce qu’ils ont  dans leurs chemises des projets matures ? Depuis plus de 40 ans, j’entends parler de la bauxite de Mini Martap et nous continuons d’importer l’aluminium  avant de le transformer. Ce qui veut dire que les choses ne se font pas. Le fer de Mbalam semble vouloir suivre le même destin. Qu’est ce qui se passe ? Pourquoi le potentiel camerounais que vous reconnaissez n’arrive pas à se transformer en projet véritable ? Est-ce qu’il y a une espèce de malédiction qui plane ?

Pour la première partie de votre question, est ce qu’il y a des investisseurs prêts à sortir leur chéquier ? Je vais tout de suite vous dire oui. Le seul fait que les investisseurs fassent le déplacement pour le Cameroun, c’est parce qu’ils savent qu’il y a à faire. Les investisseurs n’ont pas beaucoup de temps. Je ne vais pas prendre la décision à leur place, en disant que je vais investir dans tel secteur ou dans tel autre, mais s’ils prennent la décision d’arriver au Cameroun, c’est parce qu’il  savent qu’il y a beaucoup à faire. Mais maintenant, vous avez pris quelques exemples qui laisseraient croire qu’il y a une espèce de malédiction qui plane sur le Cameroun. Alors le fer de Mbalam, on en parle, ça tombe bien. C’est moi qui étais  président du Comité de Pilotage pour la négociation d’exploitation du fer de Mbalam, quand j’étais Secrétaire Général dans les services du Premier Ministre. Alors je voudrais vous dire que pour le fer de Mbalam, le Cameroun a un très bon dossier qui est allé jusqu’à la fin. Et je me rappelle lorsque le Chef de l’Etat s’est rendu aux Etats-Unis en août 2014 à l’occasion du sommet des chefs d’Etat des Etats-Unis et d’Afrique, il a reçu des investisseurs et des banquiers qui étaient prêts à financer. Mais juste à ce moment il y a eu baisse du prix du fer. C’est tout. C’est pas plus compliqué que ça. Et alors qu’on avait déjà atteint le closing financier, c’est-à-dire qu’on allait déjà vers la manifestation pratique de l’intérêt des investisseurs financiers pour ce projet, le problème de baisse vertigineuse des prix s’est posé ;  l’investissement risquait de ne pas être rentable. C’est tout. C’est pour ça que lorsque vous entendez parler de choc exogène. Souvent lorsqu’on parle de la chute des prix des matières premières, voilà un exemple. Je sais que pour la bauxite de Mini Martap, lorsque nous avions terminé avec le projet de Mbalam, il nous avait été demandé de faire la même chose pour le dossier bauxite de Mini Martap; les négociations continuent pour qu’on aille vers la fin du processus. Donc je confirme, Le Cameroun a des atouts, et les investisseurs le savent. Je suis sûr qu’à l’issue de la conférence, vous entendrez parler des résultats de la conférence  et que ces résultats seront à la hauteur de nos attentes.

3- Monsieur le ministre, dans le cadre de la conférence qui s’ouvre mardi, vous allez pratiquement parler de tous les domaines d’activité du Cameroun. De l’agriculture aux TIC en passant par les infrastructures, les activités minières, etc. Est-ce que vous ne pensez pas que si la conférence avait pris un secteur précis, les TIC par exemple ou l’agriculture on aurait eu le temps faire le point, pour espérer des résultats concrets ? Qu’est-ce que vous pensez du dicton qui dit  « qui trop embrasse mal étreint ont raison » ?

C’est le choix qui a été fait. Vous savez que nous avons un Document de Stratégie pour la Croissance et  l’Emploi (DSCE) qui a identifié un certain nombre de projets porteurs. Le plan d’urgence du Chef de l’Etat a également travaillé sur les mêmes secteurs porteurs. C’est-à-dire que pour éviter que la croissance ne s’essouffle, il faut donner un tonus, il faut booster un certain nombre de secteurs pour accompagner la croissance.  Ce travail a été fait par l’identification de ces secteurs. Nous souhaiterions dans le cadre de cette conférence avoir des investissements dans ces secteurs pour booster la croissance. Nous avons un certain nombre de secteurs qui sont importants et qui peuvent tous jouer un rôle important pour que la croissance du Cameroun reste forte.

4- Monsieur le ministre, je vais peut-être danser plus vite que la musique, mais projetons nous au 19 mai. Des propositions ont été faites, des idées, des recommandations aussi.  Qu’est ce qui se passe ensuite, comment est-ce qu’on formule tout ça pour que les recommandations, les idées émises se traduisent en projets effectifs ?

Peut-être qu’il faut revenir sur l’ordonnancement de la rencontre. Pour cette rencontre, il y a une partie qui sera essentiellement thématique. Il y aura des invités spéciaux qui auront à dire. C’est des gens qui ont une certaine expérience et qui peuvent nous conseiller. Il y aura un intervenant coréen, J’insiste sur ce cas, parce que comme vous le savez, la Corée fait partie de ces pays qui, il y a 60 ans, était presqu’au qu’au même niveau de développement que le Cameroun. Ce pays a eu une planification extrêmement forte. Nous allons écouter toutes les expériences qui vont nous aider soit à conforter certains de nos choix, ou alors à prendre des décisions nouvelles.

Ensuite   il y aura des tables rondes. Nous allons discuter entre nous et  voir quels sont les freins au développement, à la croissance, les domaines à privilégier. Il va de soi que c’est une réflexion qui est déjà en cours au sein du département ministériel dont j’ai la charge. Il y aura une task force pour les recommandations.

Le deuxième jour appelé la journée de l’investissement est beaucoup plus pratique. Il s’agit là véritablement de présenter des projets concrets  à des investisseurs potentiels qui pourront manifester un intérêt et nous dire ce qu’ils comptent faire. Peut-être voudra-t-il en savoir plus. Les choses sont organisées pour qu’il y’ait des échanges  qui peuvent parfois durer un certain temps avant que l’investisseur ne réponde positivement. Et là  alors peut débuter la réalisation du projet. Les projets sont publics ou privés.

Ça veut tout simplement dire que le Chef de l’Etat ne peut pas ordonner une telle conférence pour que ce ne soit que de la parlotte. Il en attend des fruits :  des investissements qui pourraient permettre à notre économie de repartir sur des bases beaucoup plus fortes.

5- En  début d’année, le Cameroun a abrité une grande rencontre économique à Douala où on nous a dit que beaucoup de changements allaient s’opérer, que la création des sociétés allait passer de un million à cent mille de Francs cfa etc. Mais rendu à mai, je n’ai encore vu ni dans Cameroon Tribune, ni suivi à la radio, les conclusions de cette rencontre qui auraient dues être faites avant la fin de mars. Des gens trainent les quatre fers parce que le climat des affaires n’est pas totalement serein au Cameroun. J’en profite pour m’adresser au DG de l’API puisqu’elle est là, pour qu’elle nous dise  si aujourd’hui, avec 100.000 FCFA on peut créer une entreprise ? Où en est-on avec le climat des affaires ?

Je crois que vous voulez parler du Cameroon Business Forum, présidée par le Premier Ministre, chef du Gouvernement.  Le seul fait que ce dernier se déplace marque déjà une volonté ferme du Gouvernement d’aller à la rencontre  du secteur privé pour identifier ensemble, les entraves à l’éclosion des affaires. Lorsque vous parlez du climat des affaires de façon générale, c’est une question qui est un peu complexe parce que je le dis toujours, les classements de Doing Business ne sont pas un examen, c’est un concours. C’est différent. C’est-à-dire que si au niveau du Cameroun, nous sommes les premiers à nous plaindre du classement, ce n’est pas parce que nous ne travaillons pas, mais  parce que les autres vont plus vite. Un cas de figure : vous vous retrouvez  dans un concours où vous avez 15/20. Il faut retenir 10 admis. Vous vous retrouvez 11èmeparce que les 10 premiers ont eu plus de 15/20. Quand vous vous retrouvez avec 15 de moyenne vous n’êtes pas un idiot ni un cancre, mais les autres ont fait plus d’efforts que vous.  C’est pour cette raison que le gouvernement se dit qu’il faut faire plus d’efforts.

DG API : Au niveau de l’API, nous avons des chiffres qui montrent que les choses évoluent. En deux ans, 66 conventions ont été signées avec les entreprises pour un montant global de 900 milliards de FCFA. C’est vrai que beaucoup reste à faire,  mais des efforts sont faits. Nous recevons beaucoup de délégations.

Quant à la création des entreprises, il y a les centres de création d’entreprises qui fonctionnent. C’est 72 heures pour créer une entreprise. Quand on regarde ce qui se passait dans les années antérieures, je crois qu’on a beaucoup évolué dans ce domaine.

6- Comment le casting s’est fait ? Est-ce qu’il s’est agi davantage d’investisseurs qui sont venus vers vous, ou c’est vous qui êtes allé vers les investisseurs. Et  puis quel est le profil de ceux qui viennent ? Je parle d’abord des technocrates qui arrivent et puis des investisseurs. Quelle peut être leur surface financière ? Leur portefeuille ? 

Leur profil est très varié. Il y a les investisseurs camerounais et étrangers. Je voudrais vous dire que certains ont été choisis, mais d’autres nous ont sollicité pour manifester leur intérêt à prendre part  dès qu’ils ont appris qu’il y a cette rencontre. Je voudrais vous inviter à participer.

6- Moi je voudrais davantage m’intéresser à l’après conférence. Est ce qu’on s’est fixé un cap pour voir ce qu’elle aura rapporté au Cameroun en termes d’investissements concrets? Parce qu’on a comme impression que  le Cameroun a cette habitude de bien organiser les fora, les conférences, mais qu’après plus rien.

Si vous voulez ma conviction personnelle, cette conférence va nous permettre de décoller. Je me dis quand des grands PDG acceptent déjà de se déplacer pour le Cameroun c’est bien. Parce qu’ils n’ont pas de temps à perdre. Ils viennent toujours pour quelque chose. Vendredi dernier, j’ai reçu le Directeur Général des Brasseries qui m’a fait part de la volonté du grand PDG du groupe Castel d’assister aux travaux de cette conférence. Il voulait savoir si en marge des travaux on pouvait lui accorder une audience au MINEPAT. Parmi ces gens-là,  beaucoup ont investi dans notre pays. Il n’est pas impossible que leur présence à ces rencontres permette de faire la revue de leur portefeuille.

La deuxième chose pour laquelle je suis optimiste, c’est que les projets qui leurs sont présentés sont importants pour notre pays et pour eux. Et si nous réussissons à drainer les ressources dont nous avons besoin pour la réalisation concrète de ces projets, il est clair que cela aura des retombées. Une fois de plus, le chef de l’Etat n’a pas ordonné ces rencontres pour rien. Vous connaissez la problématique  du pays. Le pays est dans une trajectoire de croissance, qui risque d’être un peu étouffée à cause des chocs exogènes avec la chute des cours des matières premières, la guerre contre Boko Haram, parce que certaines ressources qui auraient dû servir à la réalisation de certains projets financent l’effort de guerre. Nous ne pouvons pas rester là. Le Chef de l’Etat vient de se rendre à Abuja et on a entendu  deux choses : d’abord côté militaire de l’affaire. Il faut poursuivre l’effort de guerre. Vous avez également besoin de refaire ces régions qui ont été dévastées, et surtout de trouver des raisons pour les populations de rester optimistes à travers des investissements. Voilà la problématique.  Il faut donc agir. Et nous pouvons réagir soit par nous-même, à travers les investissements publics, mais nous craignions que les  proportions de  l’endettement s’accroissent. C’est pour cette raison  que nous encourageons l’investissement privé. Le résultat étant le même ;  investir pour créer la richesse, la richesse pour lutter contre la pauvreté, sans que forcément ce soit par l’investissement public. Je reste optimiste et je me dis que si tout se passe comme cela a été conçu, nous espérons voir des retombées à très court terme.

7- Vous avez parlé de l’économie numérique. Est-ce que vous n’avez pas l’impression que l’économie numérique veut reléguer au second plan l’agriculture dont on a parlé il y a deux ans et qui semblait être la principale niche de croissance et d’emploi au Cameroun au profit de cette fameuse économie numérique qui dit-t-on doit apporter beaucoup d’argent dans les recettes fiscales  dans les 10-20 prochaines années ?

D’abord je pense qu’il ne faut jamais voir ces choses sous un aspect dialectique. Ça peut être l’un et l’autre. La première chose. Le chef de l’Etat parle beaucoup de l’économie numérique depuis un certain temps, mais il n’a jamais dit qu’on cesse de parler de l’agriculture. Au contraire, l’économie camerounaise reste une économie essentiellement agricole. Il s’agit tout simplement de moderniser cette agriculture. Et vous savez qu’il existe, des interrelations entre le numérique et l’agriculture. Ne voyez pas cela en termes de conflit entre les secteurs ;  mais dire quels sont les secteurs qui peuvent renforcer la croissance économique du Cameroun. L’Agriculture est là, les industries sont là, le numérique est là etc.

 

 

 

2- PROGRAMME

  1. Conférence
  2. Programme

Investir au Cameroun, terre d’attractivités

 

Le Cameroun est aujourd’hui un pays très prometteur d’un point de vue économique.

Bénéficiant d’une position stratégique qui en fait un débouché privilégié pour les pays d’Afrique centrale, riche en ressources naturelles et en terres fertiles et doté d’une main d’œuvre jeune et qualifiée, le Cameroun dispose de nombreux atouts.

Une politique de diversification économique a été menée ces dernières années à travers le développement de chaînes de valeur agricoles, du secteur de la construction et de l’offre d’énergie. L’économie camerounaise est actuellement la plus diversifiée de la région : l’agriculture représente 22,2% de son PIB, le secteur secondaire 30,1% et enfin le secteur des services, dominé par les transports, le commerce, la téléphonie mobile et les services financiers, se situe autour des 47,7%.

De grands projets structurants ont été lancés, dans les secteurs clés de l’agro-industrie, des infrastructures de transports, de l’énergie, de l’immobilier et de l’aménagement urbain, des industries extractives et des nouvelles technologies.

 

Ainsi, le Cameroun a su faire preuve de résilience en affichant un taux de croissance annuelle supérieur à 5% et a montré sa capacité à surmonter les défis sécuritaires régionaux, à s’adapter aux incertitudes économiques mondiales et à la volatilité des cours du pétrole.

Les opportunités de projets et de partenariats économiques sont nombreuses.

C’est le moment pour les acteurs économiques et les investisseurs de renforcer leur présence au Cameroun.

La conférence « Investir au Cameroun – Terre d’attractivités » a pour objectif de mettre en lumière l’immense potentiel du Cameroun et d’identifier les nombreuses opportunités d’investissements dans les grands projets du pays.

17 Mai

– Sur invitation uniquement –

 


Mot de bienvenue

Par M. Gilbert TSIMI-EVOUNA, Délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé


Discours d’ouverture

Par S.E. Paul BIYA, Président de la République du Cameroun, Chef de l’Etat

 

Discours d’honneur

Renforcer le partenariat économique entre l’Europe et l’Afrique et dynamiser les investissements européens à destination du continent africain

Par M. José Manuel BARROSO, Président de la Commission européenne (2004-2014); Premier ministre de la République portugaise (2002-2004)


Discours d’honneur

L’expérience sud-coréenne – Croissance économique, croissance inclusive.

Par le Dr. Un-Chan CHUNG, Premier ministre de Corée du Sud  (2009-2010)

 

Discours d’honneur

Philosophie économique de l’Africapitalisme : servir les consommateurs et financer des projets à haute valeur ajoutée au Cameroun

Par M. Tony ELUMELU, Président d’UBA Group

 

PREMIERE TABLE RONDE

Situation macroéconomique du Cameroun: perspectives de croissance

Avec une croissance qui a atteint 5,9% en 2015, l’économie camerounaise affiche son dynamisme.

Elle a fait preuve de résilience dans un environnement régional marqué par les crises sécuritaires et humanitaires et un contexte économique mondial marqué par le ralentissement de la croissance et du commerce mondial, puis plus récemment par la chute des cours des matières premières et en particulier du pétrole.

La croissance a progressé à un rythme soutenu en 2015, portée par le regain de la production pétrolière, une offre accrue d’énergie et de produits agricoles, l’entrée en production de deux nouvelles cimenteries et la poursuite de grands projets structurants : énergie (barrages hydrauliques), BTP et infrastructures (port de Kribi, routes, barrages, hôtels), etc.

Le plan d’urgence triennal 2015-2017 (925 milliards de Francs CFA sur trois ans), dont la première phase a été lancée en octobre 2015, vise à dynamiser 248 projets prioritaires dans sept secteurs : aménagement urbain, santé, agriculture & élevage, transports routiers, énergie, eau et sécurité.

Le rythme de croissance du pays devrait se maintenir en 2016, avec des projections dépassant à nouveau les 5 %.

Le taux de pauvreté du pays devrait continuer à se réduire, d’autant que l’inflation, qu’elle soit intérieure ou importée, reste faible – autour de 2,2%-, augmentant de fait le pouvoir d’achat de la population.

Quels sont les conditions et les facteurs à réunir pour que l’économie génère une croissance encore plus soutenue et riche en emplois ?

Comment garantir que la croissance entraîne le développement ?

Quels sont les secteurs les plus porteurs ?

 

Modérateur : Pr. Roger TSAFACK NANFOSSO, Recteur, Université de Dschang

Intervenants :
M. Louis Paul MOTAZE, Ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, République du Cameroun
M. Isaac TAMBA, Directeur Général de l’Economie, Ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, République du Cameroun
M. Kadima KALONJI, Représentant-Résident au Cameroun, Fonds monétaire international (FMI
M. Racine KANE, Représentant-Résident au Cameroun, Banque africaine de développement (BAD)
M. Lucas ABAGA NCHAMA, Gouverneur, Banque des Etats de l’Afrique Centrale

 

DEUXIEME TABLE-RONDE

Regards croisés sur le rôle du secteur privé dans la croissance en Afrique

Alors que les investissements directs étrangers ont en moyenne diminué dans le monde ces dernières années, ils sont restés stables en Afrique et s’élevaient à 54 milliards de dollars en 2014.

Création d’emplois, élargissement de l’assiette fiscale des Etats, financement de projets et d’entreprises, innovation : le secteur privé est un véritable moteur de croissance et de développement pour les pays.

Quel est le véritable impact de l’activité des entreprises sur le développement économique et social des pays et sur leur attractivité ? Quelles success stories africaines ?

Quels sont les freins au développement des investissements ? Quelle responsabilité et quel rôle pour les Etats, les institutions financières internationales et les entreprises ?

 

Modérateur: Pr. Bruno BEKOLO EBE, Professeur agrégé de Sciences Economiques ; ancien Recteur, Université de Douala

Intervenants :
M. Ade AYEYEMI, Directeur général Groupe, Ecobank Transnational Incorporated
M. Daniel COHEN, Professeur & membre fondateur, Ecole d’Economie de Paris
M. Pascal LAMY, Directeur général, OMC (2005-2013) ; Président emeritus, Institut Jacques Delors
Dr. Donald KABERUKA, 7èmePrésident, Banque africaine de développement (2005-2015)
Dr. Acha LEKE, Partenaire Associé Senior, McKinsey & Company

 

TROISIÈME TABLE-RONDE

Cameroun : secteur privé, dynamique de croissance

Les investissements privés au Cameroun sont en progression. En 2014, les stocks d’IDE s’élevaient à 6,5 milliards de dollars.

Encouragés par le gouvernement, qui a pris des mesures financières, administratives et douanières incitatives et créé des institutions destinées à accompagner les investisseurs (Agence de Promotion des Investissements, Agence de Promotion des PME) ainsi qu’un guichet unique pour la création d’entreprises, ils dynamisent d’ores et déjà l’économie camerounaise. Certains secteurs d’activité en bénéficient largement, comme celui du BTP qui, grâce à l’impulsion de nouveaux investisseurs extérieurs, a doublé sa capacité de production en ciment en quelques années seulement. 

Quels sont les secteurs qui bénéficient le plus des investissements privés ? Quelles success stories camerounaises ?

Infrastructures, disponibilité de l’énergie, climat des affaires, comment lever les derniers freins ?

Comment permettre aux secteurs public et privé de mieux collaborer ? Comment dynamiser les PPP ?

 

Modérateur : Pr. Touna MAMA , Conseiller spécial du Premier ministre

Intervenants:
M. Protais AYANGMA, Coordinateur, plateforme secteur privé ; Président-fondateur, ECAM
M. Henry ASZKLAR, Président Directeur général, Globeleq
M. James MOUANGUE, Professeur agrégé de Droit, Université de Douala
M. Jean-Paul MELAGA, Directeur général, Whitestone Finance

 

QUATRIÈME TABLE RONDE

L’attractivité financière du Cameroun

La politique budgétaire modérément expansionniste conduite par les autorités ces dernières années s’est accompagnée d’un effort de mobilisation des recettes fiscales et de rentabilisation des dépenses publiques. Les subventions mal ciblées ont été significativement réduites et les projets mieux calibrés.

La hausse des investissements privés et les solides performances des secteurs des services ont également eu un impact positif sur la situation financière du Cameroun.
Cependant, en 2015, les résultats budgétaires du Cameroun se sont détériorés. Les recettes ont été affectées par la chute des cours du pétrole, alors que parallèlement les dépenses publiques ont dû augmenter, du fait de la mise en oeuvre des grands projets d’infrastructures et des dépenses engagées pour répondre aux défis sécuritaires.

Au mois de novembre dernier, le pays a réalisé sa première émission obligataire internationale, lui permettant de se hisser parmi les 15 pays africains ayant réalisé ce type d’opération.

Quelle est la situation budgétaire du Cameroun aujourd’hui ?

Quelles sont les perspectives à court et moyen termes ?

Quelle perception et quelles intentions de la part de la sphère financière internationale pour le Cameroun et le continent?

Quelles priorités et quelle stratégie pour le Cameroun en matière budgétaire et monétaire ?

 

Modérateur: M. Serge Yanic NANA, Président Directeur général, FINANCIA Capital

Intervenants :
M. Alamine OUSMANE MEY, Ministre des Finances, République du Cameroun 
M. Baudouin PROT, Directeur général & Président, BNP Paribas (2003-2014) ; Senior Advisor, Boston Consulting Group
M. Paul FOKAM, Président, Afriland First Bank
M. Mohamed EL-KETTANI, Président Directeur général, Attijariwafa bank

 

CINQUIÈME TABLE RONDE

Economie numérique et croissance

L’économie camerounaise est une économie de transition qui favorise l’innovation.

Le pays est un véritable vivier de petits entrepreneurs innovants.
Le Cameroun figure d’ailleurs au rang des pays les plus primés dans les concours et prix récompensant les initiatives entrepreneuriales innovantes.

E-santé, e-commerce, plateformes de mise en relation, les start-ups foisonnent et impactent d’ores et déjà des pans entiers de l’économie.

En parallèle, les géants du numérique tissent leur toile.

Entre 2004 et 2014, le taux de pénétration mobile est passé de 10 à 70%, avec aujourd’hui plus de 16 millions d’abonnés au téléphone mobile, sur une population de 20 millions d’habitants. Avec un taux de pénétration d’Internet d’environ 25%, la marge du progression du Cameroun est également considérable dans ce domaine.

La révolution numérique constitue d’ores et déjà un formidable moteur de croissance inclusive pour le Cameroun : augmentation des gains de productivité pour les entreprises, connectivité et désenclavement des populations, accès aux services essentiels (e-santé, e-apprentissage), modernisation de l’Etat (e-administration), etc.

Cameroun émergent, Cameroun innovant ?

Quel est le véritable impact du numérique sur la croissance et le développement du Cameroun ?

Quels sont les freins à lever pour accélérer le décollage numérique du pays ? Comment relever le défi des infrastructures ? Quel rôle et quelles priorités pour les sphères publique et privée ?

 

Modérateur : Mme Ele ASU, Présentatrice & Journaliste, Canal+, D8

Intervenants :
Mme Minette LIBOM LI LIKENG, Ministre des Postes et Télécommunications, République du Cameroun
M. Bruno METTLING, Directeur général adjoint, Groupe Orange & Président Directeur général, Orange Middle East and Africa
M. Arthur ZANG, Président Directeur général & Fondateur, Himore Medical
M. Nino NJOPKOU, Président Directeur général, Kerawa.com
M. Jiguang LI, Vice-Président, Huawei Afrique de l’Ouest et Centrale
M. Constant NEMALE, Fondateur & Président, Africa 24

 

 

3- Discours d’ouverture de S.E. Paul Biya

ouverture_confecointer_yde_full0 agriculture & élevage dans Intelligence Economique & Veille informationnelleDistingués Invités,

Mesdames, Messieurs,

Je tiens tout d’abord à exprimer ma profonde gratitude à l’ensemble des hautes personnalités du monde politique, économique et financier, réunies ici, en ce jour. Je les remercie d’avoir accepté notre invitation.

Le Cameroun est très sensible à votre  présence à ces assises. Pour nous, elle est la marque insigne de l’intérêt que vous portez à la modernisation de notre économie et à l’amélioration des conditions de vie de ses populations.

Qu’il me soit maintenant permis de rappeler l’objet, au demeurant pluriel, de la conférence qui nous réunit aujourd’hui.

Dans un premier temps, il s’agit d’examiner l’économie du Cameroun dans ses composantes essentielles ; de voir dans quelle mesure le secteur privé peut contribuer à son expansion ; et après cet examen, d’évaluer l’attractivité réelle du pays, en vue de son intégration à l’économie globale, de manière plus judicieuse et plus bénéfique.

Les conclusions de cette revue seront d’une grande importance pour la conduite de notre politique économique. Elles pourront, peut-être bien, servir à d’autres pays du continent dont la situation présente des analogies avec la nôtre.

Dans un second temps, et ce sera,  sans doute, le point culminant de nos assises, nous allons favoriser la rencontre entre porteurs de projets tant publics que privés, et investisseurs tant étrangers que nationaux. Et pour emprunter au langage des économistes, cette conférence est une occasion idoine de créer, ici même, un véritable marché de l’investissement.

Il ne me revient pas de dresser, ici, un tableau général de l’économie camerounaise. Cela sera fait, sans doute, pendant la table-ronde consacrée à la situation macroéconomique et aux perspectives de croissance.

Je voudrais pour ma part, plutôt relever quelques faits significatifs de portée générale, de manière à laisser transparaître nos vues profondes ainsi que nos  aspirations réelles, pour une prospérité durable,  dans le contexte géostratégique du moment.

Je dirai d’abord, quelques mots sur le continent :

Réputée « mal partie » dans les années soixante, l’Afrique serait devenue, selon certains commentateurs, un « continent d’avenir »…

Je m’en réjouis sincèrement, mais en même temps, je vous avoue rester plutôt prudent sur les prévisions par trop optimistes et sans nuance, de certains.

Ceux-ci mettent en avant des taux de croissance qui vont, selon les pays, de 5 % à 10 % au fil des années.

Il faut pourtant se rappeler que la croissance n’est pas une fin en soi. Bien plus, il est reconnu, y compris par les plus grandes institutions économiques internationales,  qu’il faut aller au-delà de la mesure numérique du taux de croissance, pour rechercher une  amélioration palpable des conditions de vie des populations.

Ce qui est en jeu, ici, c’est d’abord notre capacité à mettre l’homme, réellement, au centre de nos initiatives à caractère économique.

Le service de la personnalité humaine et son bien-être intégral doivent être au principe et à l’aboutissement de nos choix d’investissement, et de nos priorités de création de richesses.

De même, la gestion durable des ressources de la planète est seule à même de nous garantir une vraie prospérité.

Cette exigence est globale, mais elle touche particulièrement l’Afrique, compte-tenu du retard à combler ; et aussi du fait des iniquités nombreuses qui subsistent dans l’environnement international et que subit souvent le continent, sans véritable moyen de défense.

Sa position marginale, lors de la crise financière des années 2007/2008, lui a certes évité d’en subir le choc de plein fouet. Mais, le continent n’en a pas moins essuyé les effets différés tels que l’effondrement  des cours du pétrole et des autres  matières premières, le ralentissement des investissements, etc.

Il est vrai que, progressivement, l’Afrique s’intègre dans la globalisation. L’on pourrait même prévoir que le rôle du continent gagne en importance, au fil des ans, dans l’économie globale.

La forte croissance démographique et l’augmentation de sa classe moyenne créent les conditions d’un marché attrayant, et  à la fois, pour la grande consommation et pour la construction d’infrastructures diverses.

La jeunesse et le dynamisme de sa population sont source d’optimisme. Les jeunes africains, notamment, constituent un atout majeur pour le continent. Ils doivent demeurer à l’avant-garde de la technologie, pour assurer à l’Afrique un bon arrimage à une économie dans laquelle l’innovation s’avère, aujourd’hui plus qu’hier, un facteur déterminant de compétitivité.

A cela, il faut ajouter les richesses naturelles nombreuses et variées, mais qui devraient faire l’objet d’une plus grande transformation locale, pour être encore plus bénéfiques à nos économies.

Nul doute que tous ces éléments caractéristiques  feront de l’Afrique un partenaire sans cesse convoité, par les pays plus avancés aujourd’hui et à la recherche d’un second souffle pour leurs économies.

Dans un monde marqué par une interdépendance toujours accrue des économies et des sociétés, le défi est celui de la construction d’espaces authentiques de prospérité partagée.  Il s’agit de bâtir un nouveau type de relations économiques et sociopolitiques, autour de l’idée de bénéfice mutuel entre partenaires.

Dans une telle relation, certains apportent leur capacité de financement et leur technologie, là où les autres peuvent offrir des opportunités uniques  à saisir, des richesses rares à transformer, dans un échange juste et équitable.

C’est ce nouveau type de relation que nous devons rechercher, dans les accords de partenariat économique, avec  l’Union Européenne par exemple, et aussi, éventuellement, avec d’autres partenaires…

Le secteur privé devra jouer un rôle essentiel dans un tel schéma. L’Afrique où, souvent, l’Etat tient une place prépondérante dans l’économie, va  devoir favoriser le développement de l’entreprise.

C’est ce que le Cameroun recherche. Il poursuivra ses efforts dans cette voie, pour s’assurer que les investisseurs nationaux et étrangers   bénéficient du meilleur accompagnement possible.

Ici aussi, il est important de promouvoir l’établissement de vrais  partenariats gagnant-gagnant, entre les entreprises locales et les grandes firmes internationales.

Distingués invités,

Mesdames et messieurs,

Comme vous le savez, notre objectif, au Cameroun, est d’atteindre l’émergence à l’horizon 2035. Cette ambition est, je crois, largement partagée par le peuple qui en a fait une cause nationale. Toutes nos politiques publiques sont orientées dans cette direction et en particulier la gestion de nos finances publiques.

Notre politique budgétaire, en expansion, privilégie la qualité de la dépense. Contenue aux alentours de 25 % du PIB, notre dette publique fait l’objet d’un suivi rigoureux. Elle doit rester à un niveau toujours soutenable, tout en nous procurant des moyens de financement productifs.

Nous avons bon espoir que la consolidation de ces conditions saura nous attirer, plus encore, la faveur des investisseurs.

J’aime d’ailleurs à rappeler que le Cameroun, Afrique en miniature, ne vient pas les mains vides à ce rendez-vous du donner et du recevoir. Il dispose en effet de nombreux atouts qui fondent son attractivité :

Pays le plus peuplé de la zone  CEMAC, partageant plus de 1500 km de frontière avec le Nigeria,  première économie d’Afrique, le Cameroun se distingue par sa position stratégique, au carrefour de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, à l’intersection des zones CEDEAO et CEMAC.

Sa façade atlantique, son réseau ferroviaire, ses trois aéroports internationaux et ses 50 000 Km de routes, tout cela en constant développement, favorise sa bonne intégration au commerce régional et mondial.

Ses ressources naturelles sont abondantes, la diversité des sols, climats et milieux naturels y sont propices à l’agriculture.

Deuxième potentiel hydro-électrique d’Afrique et disposant de réserves significatives de gaz naturel, le Cameroun s’est engagé dans une construction d’infrastructures énergétiques variées et de grande envergure. Avec la mise en service programmée de celles-ci, ce sont de bonnes perspectives qu’il convient d’envisager pour la disponibilité d’une énergie viable, suffisante et permanente.

En outre, le pays est doté d’un tissu industriel qui s’enrichit et se diversifie avec de nombreuses PME/PMI, bien disposés pour des contrats de sous-traitance et de cotraitance.

La main d’œuvre est abondante,  jeune et qualifiée, pour un pays qui présente l’un des meilleurs taux de scolarisation d’Afrique au sud du Sahara.

Le Cameroun est, par-dessus tout, déterminé à favoriser  l’investissement privé. Un cadre légal propice a été aménagé à cet effet. Articulé autour d’une loi sur les incitations à l’investissement, ce cadre permettra le développement des secteurs structurants prioritaires que sont :

- l’agro-industrie,

- les infrastructures de transport,

- l’énergie,

- le logement social et l’aménagement urbain,

- les industries extractives

- les nouvelles technologies.

Toutes ces dispositions témoignent, à suffisance, de la volonté forte du Cameroun d’attirer, sur son sol,  toujours plus d’investissements productifs, en vue  d’accélérer la croissance économique et la prospérité pour ses populations.

Le Cameroun est un havre de paix, un état de droit, un pays de libertés. Ses institutions sont stables, fonctionnelles et harmonieuses. Elles savent s’adapter aux évolutions de la société pour garantir en tout temps la paix sociale, la sécurité des personnes et des biens, et la stabilité politique du pays.

Dans le monde d’aujourd’hui, et singulièrement en Afrique, il s’agit là, nous semble-t-il, d’un atout majeur pour les investisseurs.

Distingués Invités,

Mesdames et Messieurs,

Par  votre présence ici, vous nous exprimez votre détermination de contribuer à la réalisation de ces aspirations légitimes de notre pays.

Le Cameroun s’en souviendra.

Je souhaite à tous des échanges fructueux, en vue de partenariats mutuellement bénéfiques, et à nos nombreux visiteurs, je souhaite bien évidemment un agréable séjour au Cameroun.

Je vous remercie.-

dernière modification: 19 mai 2016 à 16h.

 

4- Déclaration de la Conférence « investir au Cameroun, Terre d’Attractivités »

Propositions d’actions

Réunies à Yaoundé du 17 au 18 Mai 2016 à l’invitation de S.E.M Paul BIYA Président de la République du Cameroun, dans le cadre de la Conférence Economique Internationale de Yaoundé intitulé « Investir au Cameroun, Terre d’attractivités »

I)   Les hautes personnalités du monde des Affaires de l’Economie, de la Finance Internationale et du monde Politique saluent cette initiative dont le format inédit a permis d’allier réflexions en plénière aux rencontres en ateliers entre porteurs de projets tant publics que privés et investisseurs étrangers et nationaux. Cette conférence a ainsi  créé un véritable marché des investissements.

II)  Les hautes personnalités ont eu, dans une atmosphère franche et cordiale, des échanges approfondis sur la contribution du secteur privé à la croissance de l’Afrique en général et plus spécialement du Cameroun.

III)   A l’issue des interventions en plénière et des échanges dans les tables rondes, les hautes personnalités ont adopté les recommandations ci-après pour un plan d’action en réponse à l’appel et aux attentes, du Président de la République, contenus dans son discours d’ouverture :

1)   Prendre acte des recommandations formulées pendant ces deux jours pour favoriser l’investissement privé qui est au cœur de toute croissance.

2)  Renouveler l’engagement d’être davantage encore aux cotés des acteurs du secteur privé pour faciliter leurs démarches et les accompagner dans la réalisation effective de leurs projets au Cameroun.

3)  Prendre les mesures prioritaires ci-après :

3.1- Mise en place à un niveau approprié, d’un conseil léger pour le suivi du financement et de la réalisation des projets identifiés et présentés au cours de la Conférence ;

3.2-  Facilitation de  l’obtention des visas pour les hommes d’affaires avec dématérialisation des démarches (mise en place d’une procédure de visa on line) et, en attendant, l’octroi généralisé des visas au débarquement ;

3.3-   Création des zones économiques spéciales;

3.4-   Encouragement des investissements privés par des facilités fiscales et administratives et une administration plus performante ;

3.5-  Renforcement des liens avec les pays voisins de la CEMAC et du Nigéria, pour accroître la taille du marché régional.

4)    Prendre des actions dans l’intérêt des camerounais. C’est bien pour eux et avec eux que le décollage économique du Cameroun doit être accéléré. A cet égard, il importe de :

4.1  Mettre l’homme au cœur de toute initiative économique en veillant notamment à ce que chaque projet contribue réellement à l’emploi et à l’amélioration des conditions de vie des populations ;

4.2 Favoriser une croissance et un développement durables respectueux de la nature et des générations à venir ;

4.3   Accélérer la formation des jeunes générations aux nouvelles technologies qui sont créatrices d’emploi ;

4.4  Accélérer la formation professionnelle des techniciens et des ingénieurs, si indispensables à l’industrialisation du pays, notamment pour les projets structurants et notre économie agricole.

IV) Les hautes personnalités du monde des Affaires de l’Economie, de la Finance Internationale et du monde Politique réunies à Yaoundé se feront les porte-parole de ce qu’ils ont entendu, vu et vécu au cours de ces deux jours d’intenses et fructueux échanges. Elles remercient les autorités camerounaises et les populations de Yaoundé pour leur accueil.

 

 Fait à Yaoundé le 18 Mai 2016

 

 

5- COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Yaoundé, le 18 mai 2016

Succès de la conférence économique internationale qui se termine aujourd’hui au Cameroun : intérêt accru des investisseurs pour le pays La Conférence économique internationale sur les opportunités d’investissement au Cameroun a permis de dresser un état des lieux de la situation économique et des prévisions de croissance et surtout de valoriser l’important potentiel économique à travers divers projets structurants dans le cadre de la stratégie à long-terme du Cameroun, appelée Vision 2035. Cet événement inédit de deux jours a eu lieu dans la capitale camerounaise les 17 et 18 mai 2016, à l’initiative et sous le Haut patronage de S.E.M. Paul BIYA, Président de la République du Cameroun. Dans son discours d’ouverture, il a souligné sa vision « Notre objectif est d’atteindre l’émergence à l’horizon 2035. Le Cameroun est, par dessus tout, déterminé à favoriser l’investissement privé en vue d’accélérer la croissance économique et la prospérité pour ses populations. Votre présence ici exprime votre détermination de contribuer à la réalisation de ces aspirations légitimes de notre pays. » La Conférence a été une occasion unique de recueillir auprès de nombreux acteurs économiques et financiers des propositions concrètes visant à améliorer les conditions d’investissements au Cameroun pour renforcer l’attractivité financière du pays et nourrir la croissance. Plus de 800 participants, ministres, représentants des institutions de développement africaines et internationales, ainsi que chefs d’entreprises, industriels, entrepreneurs, décideurs et financiers venus du monde entier ont participé à la Conférence « Investir au Cameroun ». M. Tony Elumelu, président du groupe UBA, a insisté sur l’attractivité du pays : « En tant que banquier et entrepreneur de longue date, j’ai appris comment repérer un bon investissement et je peux affirmer aujourd’hui à tous les financiers et entrepreneurs que le Cameroun est un pays propice à l’investissement. Je souhaite également féliciter le Président Paul Biya et le gouvernement du Cameroun pour leur vision à long terme visant à établir une économie stable et attractive qui stimulera les investissements d’acteurs locaux et étrangers. » La Conférence s’est articulée autour de trois temps forts :

• La cérémonie d’ouverture du 17 mai, sous le haut patronage du chef de l’Etat Paul Biya et avec les discours d’honneurs de M. Barroso, Président de la Commission européenne entre 2004 et 2014, du Dr Un-Chan Chung, premier ministre de la Corée Sud en 2009-2010 et de M. Tony Elumelu, a permis de partager leur vision de leaders sur développement des économies européenne, sud-coréenne et panafricaine.

• Une série de table-rondes autour de thématiques économiques et financières majeures a ponctué la journée du 17 mai grâce à des échanges pragmatiques et utiles. Pierre Damnon, le Directeur général de Cimencam confirme :  » Cimencam vient d’annoncer un projet de construction d’une nouvelle cimenterie à Yaoundé pour un investissement estimé à 23 milliards de FCFA. Cette conférence renforce notre confiance dans la prospérité et le développement du Cameroun. Nous voulons y participer. » La situation macroéconomique et attractivité du Cameroun, le rôle du secteur privé, les perspectives de croissance ainsi que le potentiel de l’économie numérique ont été discutés.

• La journée du 18 mai a été un moment clé de la Conférence. Elle a permis les rencontres constructives, entre une centaine d’investisseurs et développeurs de projets, en présence de plusieurs ministres camerounais. Vingt-quatre projets structurants sollicitant plus de 2,5 milliards d’euros d’investissement ont été présentés aujourd’hui dans les secteurs variés que sont l’agro-industrie, les infrastructures routières, portuaires et aéroportuaires, l’énergie, l’aménagement urbain et les nouvelles technologies. Plusieurs projets ont rencontré un écho très favorable de nombreux investisseurs. Cette conférence a ainsi permis à plusieurs acteurs d’établir ou de renforcer des engagements financiers pour continuer à développer ces nombreux projets, indispensables à la croissance du Cameroun et de la sous-région et pour certains exemplaires et réplicables.

 

Retrouver les dernières informations sur la Conférence sur les sites Internet : – http://www.conferenceinvestiraucameroun.com/ – http://www.prc.cm/ – http://www.minepat.gov.cm/ Contacts : – Organisation: Cabinet Civil/Présidence de la République du Cameroun Tél. (+ 237) 222 20 49 09/ 222 21 33 93/ 222 21 09 17 – cabcivil@prc.cm – Coordination générale : Ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire – Tél. (+ 237) 222 2236 37/ 222 23 28 41/ 222 23 44 83/ 222 23 65 07 – Secrétariat Technique : Agence de Promotion des Investissements – Tél. : (+237) 222 21 87 12/ 699 99 45 85/ 673 78 42 78 – ebevina@yahoo.fr / nathiebeyala@gmail.com

 

 

 

6- Pour plus d’informations sur le cadre réglementaire, veuillez télécharger les documents de référence suivants :

LE TEMPS DES INVESTISSEURS

Vous trouverez ci-dessous des documents de référence sur les secteurs suivants :

 

 

 

 Sources d’informations: sites web de la Présidence de la république, site de la Conférence  et d’autres sources officielles…

 

 

 

LES BONS POINTS DE LA 4EME EDITION DU FORUM INTERNATIONAL AFRIQUE DEVELOPPEMENT

4e FORUM Afrique Développement

29 pays à travers le monde, dont 23 pays africains ont participé au 4èmeForum International Afrique Développement, tenu à Casablanca au Maroc du 25 au 26 février 2016 sous le thème : « Agriculture et électrification : mobiliser les énergies ». Organisée par le groupe Attijariwafa bank et Maroc Export sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI,ce forum aura permis de booster la Coopération Sud-Sud en matière de développement économique  en général et de croissance des secteurs électrique et agricole en particulier.

Des idées novatrices pour le développement de l’Afrique

Les échanges durant les deux jours du Forum autour des thématiques suivantes : « Transformation du secteur agricole : d’une activité de subsistance à un moteur de développement de l’économie et des entreprises », « Entrepreneuriat en Afrique : libérer les énergies » et « Quel modèle d’électrification pour le continent africain ? » ont permis de souligner les idées fortes devant permettre aux africains de relever les défis de la croissance :

- l’amélioration des conditions de vie et de travail ;

- la transformation de l’agriculture devant répondre non seulement aux besoins des cultures alimentaires africaines ; mais également aux besoins industriels ;

- la mise en œuvre de projets structurants ainsi que l’investissement dans l’innovation et le développement des nouvelles technologies ;

- la multiplication des stratégies en matière de développement des énergies renouvelables, dont le solaire. A ce niveau, l’expérience du Maroc a été partagée par  M. Mustapha Bakkoury, Président du Directoire, Moroccan Agency for Solar Energy en ces termes : « La Maroc a fait de l’accès à l’énergie une priorité et l’histoire nous a donné raison. En 1990, moins de 50% des Marocains avaient accès à l’électricité. Aujourd’hui le Maroc a fait ce choix et a alloué des budgets pour l’infrastructure pour permettre l’accès à toute la population à l’énergie …Aujourd’hui, 97% de la population a accès à l’électricité».

-la prise de conscience de ce que le coût de la non électrification est plus important que celui de l’électrification ;

- la mise en œuvre d’un cadre institutionnel  et des  réformes structurelles face aux changements à venir ;

- l’ouverture de la production de l’électricité au Privé dans la mesure où les  États africains sont économiquement faibles et ont montré leurs limites ;

Le développement de la coopération intra-zone à l’intérieur de la coopération Sud-Sud…

Madame Zahra Maafiri, Directrice générale de Maroc export, va abonder dans ce sens lors de son discours de clôture en ces termes: « Mobilisons les énergies pour rattraper les efforts de développement…L’Afrique ne peut réussir sans le concours de tous les acteurs : public, privé, jeunes entrepreneurs, société civile, partenaires internationaux… ».

En marge de ces échanges, plus de 4800 rendez-vous B to B ont été enregistrés dans le système formel principalement dans les domaines de l’agriculture, du BTP, du commerce et de la distribution.

L’entreprise AZUR S.A. du  «Nordiste» le plus riche du Cameroun remporte le trophée de la coopération Sud-Sud

Trois entreprises méritantes se sont vu décerner les« Trophées de la Coopération Sud-Sud » par le jury présidé par Madame Ouided  Bouchamaoui, Présidente UTICA (Union Tunisienne du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat), Prix Nobel de la Paix 2015 (Tunisie). Ainsi, le premier prix a été décerné à AZUR S.A., société de savonnerie et d’huile de cuisine raffinée du  Camerounais Nana Bouba Djoda. Les deuxième et troisième prix ont été octroyés respectivement à Teyliom Properties Sénégal, société spécialisée dans la promotion et la gestion immobilière au Sénégal et à Onetech Group Tunisie, société spécialisée dans la câblerie, la mécatronique et les télécoms en Tunisie.

Compte tenu de tout le succès qu’a connu ce Forum, M. Mohamed El Kettani, Président directeur général du groupe Attijariwafa bank dans son allocution de clôture va déclarer : «Je ne doute pas que les rencontres intenses menées tout au long de ces deux journées donneront lieu à de multiples projets de développement et de coopération multiformes: commerciaux, investissements, joint-ventures. Je formule également le vœu que chacun d’entre nous puisse, une fois de retour chez soi, communiquer à ses partenaires, clients ou fournisseurs l’enthousiasme observé lors de ce forum, et les entrainer avec lui dans cette formidable aventure africaine de l’intégration sud-sud ».

Vivement la 5ème édition !

                                                                                                             Par Arnaud Noël FOSSO

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