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Affaires: Voici les entreprises budgétivores au Cameroun

Affaires: Voici les entreprises budgétivores au Cameroun  dans Analyses & Réflexions & Prises de position Franc_Cfa000

On estime à 57,4 milliards de FCFA l’enveloppe qui a été consacrée aux réhabilitations des entreprises publiques et para publiques pour la période allant de 2013 à 2015. Le journal Eco Matin dans son édition en kiosque du 29 février 2016 précise que les ministères de tutelle de ces entreprises « ont débloqué 19, 4 milliards de FCFA au cours de la même période ». Et du communiqué final rendu public à l’issue du conseil de ministres le 25 février dernier, on peut lire que dans le cadre de la mise en œuvre des contrats plans « 34 contrats ont été signés dont 22 en 2013, 10 en 2015 et 2 en 2016 pour un portefeuille total de 127 organismes dont 86 établissements publics administratifs, 24 sociétés à capital public et 17 sociétés à capital public et 17 sociétés d’économie mixte ».

Le constat fait par des opérateurs économiques établit que malgré toutes les actions de l’Etat, ces entreprises « continuent d’être des gouffres à sous », écrit le journal. Les performances sont loin d’être celles attendues. En tête de liste de ces sociétés, on cite Camair-Co et la Société nationale de raffinage(Sonara).

Camair-Co l’étoile du Cameroun enregistre en quatre années d’activité une dette cumulée estimée au 31 octobre 2015 à 33 milliards de Francs cfa. Les experts de l’aéronautique expliquent que l’entreprise doit cela à « une instabilité sur le plan organisationnel mais aussi à de nombreuses charges moins compressibles et parfois non maîtrisées par le top management ». En guise d’illustration, à Camair-Co le plan de relance fait savoir que les charges de carburant à elles seules s’élèvent à 7,4 milliards de Francs cfa. La somme représente 70% du chiffre d’affaires pour le compte de l’année 2014. Les charges de catering sont à plus de 99 millions de Francs cfa d’estimation. Et celles de l’assistance au sol et la maintenance des avions sont respectivement à 3,129 milliards de Francs cfa et à 1,567 milliards de Francs cfa.

On se rappelle que le 16 juin 2015 à Yaoundé Alamine Ousman Mey ministre des finances au nom de l’Etat avait signé une convention de prêts de 25 milliards de Francs cfa avec l’entreprise. L’objectif de ce prêt était de redonner de l’oxygène à celle-ci. La convention avait bénéficiée de l’apport d’Eco bank Cameroon, Union Bank Cameroon et Commercial Bank of Cameroon, au titre de prêteurs.

Pour parler de la Société nationale de raffinage (Sonara) Eco Matin fait savoir qu’elle « n’est pas mieux lotie non. Et ses performances ne sont pas des plus reluisants ». On se souvient que le 10 février 2015Alamine Ousman Mey ministre des finances avec un consortium de quatre banques ayant pour chef de file BGFI Bank Cameroon et constitué de Société Générale Cameroun, Afriland First Bank et Eco Bank Cameroon ont signé dans la capitale politique une convention de « crédit relais d’un montant de 143,5 milliards FCFA ». L’objectif de la convention était de parvenir au refinancement de la Sonara. Une action qui n’a pas visiblement porté ses fruits. Une source proche de cette entreprise indique « que depuis 2008, la Sonara accumule d’importants manques à gagner. Lesquels se chiffrent à 400 milliards FCFA ».

Liliane J. Ndangue

source: camnews24

Fête de la jeunesse 2016: Discours du Chef de l’Etat du Cameroun

Ce jour 10 février 2016, le Chef de l’État du Cameroun a adressé son discours  à l’occasion du cinquantenaire de la fête de la jeunesse. L’annonce forte aura été la mise sur pied prochaine d’un plan  triennal « Spécial Jeunes », doté d’une enveloppe globale de 102 milliards de francs CFA, pour assurer l’insertion économique des jeunes camerounais.  Que dire de ce discours? Vous pouvez laisser votre commentaire! Merci!

MESSAGE DU CHEF DE L’ÉTAT A LA JEUNESSE

MESSAGE PRÉSIDENT RÉPUBLIQUE CAMEROUN.

Mes chers jeunes compatriotes,

C’est toujours pour moi, un moment important de m’adresser à vous, à l’occasion de la célébration de la Fête Nationale de la Jeunesse. Cette année, nous en célébrons la cinquantième édition, preuve de la constante attention que la nation tout entière porte à sa jeunesse, depuis un demi-siècle. On ne le dira jamais assez, notre jeunesse constitue un atout majeur pour le devenir de la nation. Elle est nombreuse et riche de potentialités, dynamique et ambitieuse, conquérante et inventive. Je voudrais à cet égard saluer nos jeunes compatriotes qui se sont illustrés ces derniers temps par des innovations d’une grande valeur, reconnues de tous. Ils ont pris des initiatives pleines d’audace, dans le domaine très compétitif des nouvelles technologies de l’information et dans bien d’autres domaines, comme l’agriculture. Ils n’ont pas eu peur. Ils ont osé. C’est ce que je vous recommande depuis toujours. Ils ont su braver les insuffisances de notre pays encore en pleine construction. Et ils ont obtenu de bons résultats dont nous pouvons tous être fiers. Ils sont de bons exemples d’engagement patriotique personnel pour notre société. Ils méritent le soutien de tous. Qu’ils soient source d’inspiration pour ceux qui hésitent ou qui attendent encore ! Mes chers jeunes compatriotes, Le patriotisme est une vertu que certains pourraient trouver passéiste, mais ce serait à tort. Aujourd’hui encore, il demeure, pour la nation, la marque d’une citoyenneté responsable et dignement assumée. Il est bon, quel que soit votre rôle dans la société, de savoir faire preuve de patriotisme, pour mériter de la nation : L’agriculteur dans son champ, l’élève ou l’étudiant dans leurs études, l’ouvrier sur son chantier, l’instituteur dans sa salle de classe, le médecin ou l’infirmière à l’hôpital, le chercheur dans son laboratoire, le fonctionnaire dans son bureau, le commerçant dans sa boutique, le mécanicien dans son garage, le balayeur à son poste de travail, le transporteur aux commandes de son engin. Que chacun accomplisse sa tâche avec amour de la patrie. Alors seulement nous serons une force de progrès pour notre pays. Voyez à ce sujet l’exemple de nos jeunes engagés au front. Ils protègent notre pays de la menace terroriste, depuis deux ans. L’amour de la patrie les soutient et les pousse, bien des fois, jusqu’au sacrifice suprême. Ils ne se comportent pas comme ces autres jeunes qui se sont fait recruter, au prix d’importants sacrifices, dans l’administration. Ils désertent ensuite leurs postes d’affectation, tout en continuant de recevoir une rémunération. Ceux-là sont l’exemple de ce qu’il ne faut pas faire. D’aucuns s’intègrent dans la fonction publique seulement en quête d’un matricule, comme ils aiment à le dire. Ceux-là ne méritent pas de la nation. La recherche du gain facile et l’enrichissement sans cause sont des voies de perdition qu’il faut bannir des milieux jeunes. Il est bon que notre jeunesse s’imprègne des valeurs républicaines et citoyennes. Elle devrait en faire le fondement d’un engagement authentique, sur tous les fronts, qu’ils soient sécuritaires, économiques, culturels ou sociopolitiques. Mes chers jeunes compatriotes, Je suis pleinement conscient de vos difficultés. Je connais vos doutes et vos angoisses. Je sais notamment que vous avez de la difficulté à trouver du travail. Des facteurs exogènes, liés à l’environnement économique global, combinés à certaines pesanteurs internes, limitent notre capacité à créer des emplois décents. Mais nous ne baissons pas les bras. Nos efforts ces dernières années commencent à porter des fruits. La mise en service prochaine de plus grandes infrastructures et l’exécution en cours du plan d’urgence triennal devraient consolider ces résultats. A moyen terme, le lancement du vaste programme d’industrialisation, dont j’ai évoqué les grandes lignes le 31 décembre dernier, devra générer d’importantes opportunités d’emplois. Le développement de notre agriculture y tiendra une place de choix. Je vous engage à opérer une réelle révolution des mentalités à ce sujet. La terre ne trahit jamais. N’ayez pas peur de franchir le pas, soyez les entrepreneurs agricoles dont le Cameroun a besoin. C’est un métier noble et rémunérateur de ce qu’il est convenu d’appeler l’économie réelle. J’en appelle donc à la responsabilité des aînés : il est bon d’encourager les jeunes au travail de la terre, il n’est pas judicieux de les en détourner. Il est tout aussi important de leur en donner le bon exemple : Les travailleurs urbains doivent aussi pouvoir s’investir en zone rurale. Par leur action et par celle du gouvernement, nous devons rendre nos villages plus accueillants pour notre jeunesse. Il ne s’agit pas d’attendre de pouvoir rassembler de gros moyens. C’est avant tout une affaire de volonté et d’engagement. Dans l’agriculture, il est souvent possible de faire beaucoup avec peu. De nombreux programmes existent au niveau du gouvernement pour soutenir le développement rural. Informez-vous sur ces programmes. Vous devez pouvoir en profiter. A tout ceci, il faut ajouter un domaine qui, je le sais, vous est très cher, à vous de la génération dite « Android ». Il s’agit du développement de l’économie numérique. A chaque génération ses défis historiques, pour le devenir de la nation ! Je puis dire que, pour notre jeunesse, l’un des défis majeurs est de réussir l’arrimage à ce phénomène marquant qu’est l’économie numérique. J’invite toute la nation à se mobiliser résolument, pour accompagner les nombreuses initiatives de nos jeunes dans ce domaine : – Le gouvernement devra poursuivre avec méthode et efficacité la mise en place d’une infrastructure adéquate ; mais aussi l’assainissement et la bonne régulation de ce secteur clé, dans l’intérêt de l’économie nationale et du développement de l’emploi-jeune. – Les instituts de formation, publics ou privés, sont appelés à jouer leur rôle pleinement. Ils doivent identifier les métiers nouveaux et adapter leurs programmes en conséquence. – Les grandes entreprises et autres structures, publiques comme privées, sont appelées à donner l’exemple, en procédant progressivement à leur propre mutation numérique. – Les institutions financières trouveront certainement leur intérêt à développer des programmes spécifiques, pour soutenir les projets portés par les jeunes dans cette nouvelle économie. C’est au prix d’un tel engagement collectif que nous allons gagner le pari d’une transition numérique réussie. Ces deux secteurs, l’agriculture et l’économie numérique, nous appellent à poursuivre, en l’intensifiant, la professionnalisation de notre enseignement secondaire. Dans l’enseignement supérieur, les différents acteurs ont été mobilisés pour fournir progressivement, au marché de l’emploi, des ressources humaines répondant aux exigences nouvelles. Les entreprises cherchent non pas simplement des diplômés, mais des travailleurs bien formés à des métiers précis, et sans cesse adaptés à l’évolution du monde. En réponse à cette attente, je me réjouis de ce que trois Centres Pilotes d’Excellence Professionnelle ont été ouverts à Douala, Limbé et Sangmélima. Le gouvernement y a investi environ 21 milliards, pour assurer le recyclage et la mise à niveau de techniciens supérieurs et autres ouvriers qualifiés. L’insertion économique de la jeunesse est donc un souci constant. Nos actions vont se poursuivre avec plus de pugnacité, afin que notre jeunesse tire le meilleur profit des nombreux chantiers et projets en cours ou en préparation. Dans cette optique, je viens de prescrire le lancement d’un plan triennal « Spécial Jeunes », doté d’une enveloppe globale de 102 milliards de francs CFA. Ce plan devra faciliter et accélérer l’insertion économique de notre jeunesse. Nous devons tous y tenir particulièrement. Vous aurez-là, je crois, l’occasion de faire la preuve de votre « patriotisme économique ». Par ailleurs, je crois que vous pourrez tirer un grand bénéfice des programmes d’éducation citoyenne offerts par l’Agence du Service Civique de Participation au Développement. Cette initiative, fort opportune, a déjà constitué des centaines de comités locaux à travers le pays. Il convient d’y adhérer, et d’en tirer avantage. Mes chers jeunes compatriotes, Je vous l’ai laissé prévoir. Le ciel s’éclaire petit à petit. Les nuages se dissipent progressivement. Je vous sais affectés, plus que les autres catégories de la population, par le chômage. Mais je vous invite à envisager l’avenir avec davantage de confiance. Certes, nous ne sommes pas encore parvenus au but. Mais nous avançons, en dépit de nombreux vents défavorables. Il nous faudra certainement des efforts supplémentaires pour atteindre une croissance plus forte, plus stable et plus durable. Sans doute allons-nous continuer de rencontrer des obstacles sur le chemin. Mais il nous revient de les surmonter résolument et vaillamment, avec la participation de tous. Je viens de vous indiquer tout le bien que vous pouvez tirer du travail de la terre, de notre nouvelle industrialisation, et aussi de l’économie numérique. Par votre implication forte, vous êtes ainsi appelés à prendre en main le devenir de la nation, inévitablement et progressivement, sous l’encadrement bienveillant des aînés, dans une fusion intergénérationnelle bien organisée. Pour cela, et en dépit des difficultés, vous devez garder foi en l’avenir. Je puis vous assurer que je ne ménagerai aucun effort pour vous accompagner dans votre volonté de réussir. Bonne Fête de la Jeunesse à toutes et à tous ! Vive la jeunesse camerounaise ! Vive le Cameroun ! Yaoundé, le 10 février 2016

Cameroun : Eximbank China valide le financement du 2ème terminal à conteneurs du port de Kribi

Cameroun : Eximbank China valide le financement du 2ème terminal à conteneurs du port de Kribi  dans Analyses & Réflexions & Prises de position 87a43a0fe834a20ae3919150d1783d7f_L

Louis Paul MOTAZE

Dans une correspondance datée du 19 janvier 2016 révélée par l’hebdomadaire panafricain Jeune Afrique, Eximbank of China, le bras armé de la Chine en matière d’investissements à l’étranger, a fait savoir au ministre de l’Economie, Louis Paul Motazé (photo), qu’il acceptait d’accorder un prêt préférentiel à l’Etat camerounais, en vue du financement des travaux de la phase 2 du complexe industrialo-portuaire de Kribi. Cette phase 2 intègre notamment la construction d’un 2ème terminal à conteneurs.

C’est le 30 mars 2015 que le gouvernement camerounais avait sollicité la banque d’investissements chinoise pour obtenir des accords de prêts d’un montant total d’environ 370 milliards de francs Cfa dans le cadre de ce projet. Le quitus de la partie chinoise intervient au moment où se profile à l’horizon la mise en service du port en eau profonde de Kribi, prévue pour le 2ème trimestre 2016.

A cette date, seront alors opérationnels deux terminaux construits dans le cadre de la 1ère phase du projet par la société chinoise China Harbour Engineering Corporation (CHEC), sur financements chinois. Il s’agit notamment du premier terminal à conteneurs, qui sera opéré par le consortium Bolloré-CHEC-CMA CGM, et du terminal polyvalent, dont le contrat de concession a été attribué au groupement constitué par Necotrans et le consortium d’opérateurs camerounais KPMO.

BRM

source: Investir au Cameroun

COP 21 : quelles retombées pour l’Afrique?

cop 2116 milliards $ (dont 14 milliards déjà mobilisés), voilà le montant à l’appui financier des pays africains dans la mise en place de leurs stratégies climatiques, que leur consacrera la Banque mondiale. L’annonce a été faite par Jim Yong Kim, le Président de la banque mondiale dans le cadre de la cop 21 à Paris. Le secteur de l’énergie solaire sera l’une des priorités de l’institution financière qui prévoit d’y consacrer 8 milliards $ d’ici 2024.

Les pays du bassin de Zambèze recevront 3,6 milliards $ pour la réalisation de barrages hydroélectriques, ainsi que des projets d’aménagements hydrauliques. 2,5 milliards $ iront à l’endroit du Bénin, du Burkina Faso, du Cameroun, du Tchad, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, du Mali, du Niger et du Nigeria dans le cadre de projets d’irrigations et de lutte contre les inondations. La banque espère dans la foulée, permettre l’électrification de trois millions de personnes.  500 millions $ seront consacrés à la lutte contre la déforestation et à la protection de la biodiversité dans 14 pays. Ces fonds permettront en outre la restauration de 123 millions d’hectares de terres d’ici 2030 . Ces fonds seront-ils suffisants pour  un  continent qui n’émet que  3,8%  des émissions totales de gaz à effet de serre dans le monde; mais subit le plus les effets dévastateurs des changements climatiques?

SOURCES: Agence Ecofin & Banque Mondiale

Par Arnaud Noël FOSSO

Doing Business 2016 : les pays de l’OHADA améliorent leur climat des affaires

Doing Business 2016 : les pays de l'OHADA améliorent leur climat des affaires dans Analyses & Réflexions & Prises de position

CLIMAT DES AFFAIRES EN AFRIQUE

Selon le rapport Doing Business 2016, l’Ouganda , le Kenya, la Mauritanie, le Bénin et le Sénégal ont le plus amélioré le climat des affaires, en mettant en place au moins 3 réformes et en augmentant ainsi leur classement mondial.  En général, les réformes mises en œuvre en Afrique subsaharienne représentent environ 30 % des 231 réformes mondiales au cours de l’année; soit 69 réformes  ainsi  mises en place dans 35 de ces pays. Parmi ces réformes, 29 ont été mises en place par 14 des 17 membres de l’Organisation pour
l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA). La région s’est surtout distinguée sur l’indicateur de Raccordement à l’électricité en termes de réformes mises en place. Sur les 32 réformes à travers le monde sur cet indicateur, 14 ont été mises en place en Afrique subsaharienne, avec le Kenya (108 e)  et l’Ouganda (122e), ayant effectué des progrès remarquables dans ce domaine.

Toutefois, selon Rita Ramalho, Responsable du projet Doing Business, des efforts sont encore à faire notamment l’augmentation de la fiabilité de l’accès à l’électricité (130 jours en moyenne pour avoir un raccordement électrique et  environ 700 heures de coupure pan an), la fourniture d’ un système efficace de résolution des litiges commerciaux. Globalement, Maurice  pointe  au 32e  rang mondial grâce notamment à ses performances dans les dimensions de Payement des Taxes et d’Exécution des Contrats (seulement 152 heures pour un entrepreneur de payer ses taxes, comparé à la moyenne mondiale de 261 heures).

Par Arnaud Noël FOSSO

SOURCE: Agence Ecofin

CAMEROUN, PAYS EMERGENT ? PERIODE 2000-2013

 

images

Bonsoir à tous! je vous suggère ma réflexion sur l’émergence du Cameroun à l’horizon 2035.  J’essaie de partir des faits et chiffres de son économie de 2000 à 2013 pour tirer une conclusion.

SUJET : Cameroun, pays émergent ? Téléchargez le document entier en cliquant sur ce lien fichier pdf devoir économie Cameroun, pays émergent 2000-2013. Il contient toutes les figures et diagrammes. Merci!     

 

 Introduction

Concept vague et fluctuant pour certains[1], l’émergence, appliquée à l’économie, est une étape intermédiaire entre le sous-développement et le développement[2]. C’est donc parmi les pays en développement que sont apparus les pays émergents. La Chine, l’Inde et l’Indonésie, ainsi que les pays d’Amérique latine comme le Brésil et l’Argentine sont régulièrement associés à cette catégorie, avec des taux de croissance économiques considérables. Un pays

 

CONTENU

Introduction

I-       Aspects monétaires de l’économie du Cameroun, période 2000-2013

1-      Optique production (en milliards FCFA)

Tableau 1: PIB courant, optique production.

Tableau 2 : Ventilation du PIB réel par secteurs d’activités (base 100 = 2000)

Tableau 3 : Contribution des secteurs d’activités à la croissance du PIB réel  (en pourcentage)

Quelques indicateurs de la mouvance de la croissance économique mondiale

Tableau 4 : Evolution de la valeur ajoutée  en volume par branche d’activité  (en pourcentage)

Tableau 5 : Indice de volume des emplois du PIB (variation en pourcentage)

Tableau 6 : Evolution des importations en volume par produits (en pourcentage)

II-     Aspects non monétaires de l’économie du Cameroun, période 2000-2013

1-      Situation socioéconomique

Conclusion

 

 

 Introduction

Concept vague et fluctuant pour certains[1], l’émergence, appliquée à l’économie, est une étape intermédiaire entre le sous-développement et le développement[2]. C’est donc parmi les pays en développement que sont apparus les pays émergents. La Chine, l’Inde et l’Indonésie, ainsi que les pays d’Amérique latine comme le Brésil et l’Argentine sont régulièrement associés à cette catégorie, avec des taux de croissance économiques considérables. Un pays émergent est un pays dont le produit intérieur brut est inférieur à celui d’un pays développé. Il a pour caractéristiques d’enregistrer une croissance rapide, avec un niveau de vie qui tend vers celui d’un pays développé. Dans le discours politique, l’émergence du Cameroun est un objectif et se traduit en catalyseur de transformation du tissu économique du Cameroun. Le Cameroun justement est un pays de l’Afrique centrale qui se veut émergent à l’horizon 2035. Des politiques ont été mises en place pour cela. Après l’atteindre du point d’achèvement de l’initiative PPTE en 2006, le Cameroun a  mis sur pied en 2008 un cadre de référence de l’action gouvernementale pour la période 2010-2020. Le Document de Stratégies pour la Croissance et l’Emploi (DSCE) dont il est question, vise à :

  • Relever la croissance à un niveau moyen de 5,5% l’an entre 2010 et 2020
  • Ramener le sous-emploi de 75,8 à moins de 50% en 2020
  • Ramener le taux de pauvreté autour des 28% en 2020
  • Atteindre les OMD à l’horizon 2020.

Au vu des performances enregistrées par l’économie du Cameroun, peut-on dire que le Cameroun est véritablement sur la voie de l’émergence ? Pour répondre à cette question majeure, nous partirons des aspects monétaires d’une part et d’autre part des aspects non monétaires que l’économie camerounaise a enregistrés de 2000 à 2013 pour faire des analyses.

 

 

I- Aspects monétaires de l’économie du Cameroun,

période 2000-2013

 

Ces données proviennent des Comptes Nationaux de l’Institut National de la Statistique du Cameroun, deuxième édition.

A travers les données des tableaux suivants, nous mettrons en exergue le Produit Intérieur Brut du Cameroun de 2000 à 2013, de même que la contribution de chaque secteur d’activité à ce PIB. Rappelons que le PIB représente le résultat final de l’activité de production des unités productrices résidentes. En d’autres termes, c’est la somme des richesses évaluées au prix du marché, généré par l’activité économique au cours de l’année civile.

                       

1-    Optique production (en milliards FCFA)

Tableau 1: PIB courant, optique production

Libellé

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

2007

2008

2009

2010

2011

2012

2013

1. Production

10232,28

11202,70

11761,03

12531,74

13230,62

13885,3

14788,0

15635,2

16317,9

16871,6

17828,4

19417,5

20599,9

22046,2

2. Consommation intermédiaire

4117,81

4690,73

4756,15

5202,22

5489,51

5797,7

6146,3

6614,6

6685,3

6687,0

6992,8

7845,0

8115,4

8548,6

3. Valeur Ajoutée (1-2)

6114,47

6511,97

7004,88

7329,52

7741,11

8087,5

8641,7

9020,6

9632,6

10184,6

10835,6

11572,5

12484,5

13497,6

4. Impôts sur les produits

497,91

549,47

578,20

587,44

592,77

662,0

745,7

771,6

811,2

855,6

864,1

973,2

1030,2

1109,9

PIB (3+4)

6612,39

7061,44

7583,08

7916,96

8333,88

8749,6

9387,5

9792,3

10443,8

11040,3

11699,7

12545,7

13514,7

14607,5

 

 

Figure 1a : évolution du PIB courant, optique production en milliards de FCFA de 2000 à 2013.

Figure 1b représentation de la série des années concernées de 1 à 14 dans la figure 1a.

 

 

Il en ressort que le PIB de la production camerounaise en milliards de FCFA entre 2000 et 2013 va sans cesse croissant, soit 10232,28 milliards  de  FCFA en 2000 et 22046,2 de FCFA en 2013.  Il en est de même  de la Consommation intermédiaire, et des impôts sur les produits. Toutefois, nous constatons que la valeur ajoutée en milliards de FCFA reste faible, soit une moyenne de 9189,95 milliards de FCFA. Ceci s’explique par le fait que la transformation de la production reste faible au Cameroun. Les matières premières (bois, pétrole, bananes, café, cacao…) sont vendues sans valeur ajoutée, c’est-à-dire à l’état brut.

Tableau 2 : Ventilation du PIB réel par secteurs d’activités (base 100 = 2000)

Libellé

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

2007

2008

2009

2010

2011

2012

2013

Secteur primaire

1353,44

1403,87

1455,38

1506,36

1572,13

1614,4

1663,1

1761,5

1853,5

1906,6

2020,9

2084,2

2139,5

2217,7

Agriculture des produits vivriers

877,03

917,13

962,75

996,32

1030,55

1063,4

1097,9

1159,8

1236,7

1298,9

1346,6

1397,3

1450,8

1507,5

Agriculture industrielle et d’exportation

130,25

127,69

131,22

134,42

148,99

151,6

146,6

139,2

142,1

148,1

159,7

157,2

151,3

161,7

Elevage, chasse

159,52

173,22

177,66

181,20

189,97

198,4

202,2

212,1

218,0

218,1

224,0

233,3

239,4

250,8

Sylviculture et exploitation forestière

111,38

101,01

96,50

105,19

111,46

105,7

119,4

151,5

155,2

138,8

184,3

188,2

187,8

184,3

Pêche

75,26

84,82

87,25

89,24

91,15

95,3

96,9

98,9

101,5

102,7

106,3

108,3

110,2

113,3

Secteur secondaire

2202,22

2224,53

2241,72

2253,94

2248,96

2228,4

2268,8

2237,1

2264,3

2208,1

2219,4

2254,0

2363,7

2497,7

Industries extractives

712,49

684,88

655,23

623,00

566,20

513,3

552,3

509,6

500,3

434,6

382,7

357,1

370,3

402,6

dont extraction d’hydrocarbures

702,30

674,12

644,14

611,71

554,69

502,0

540,7

496,8

487,7

421,4

368,4

341,5

353,6

383,6

Industries Agro-alimentaires

466,60

479,13

498,27

506,73

505,60

501,6

498,3

515,0

524,5

518,0

547,8

570,6

601,1

623,1

Autres Industries manufacturières

807,14

837,56

858,06

882,72

916,27

949,2

943,8

934,3

975,5

967,0

977,8

989,5

1037,9

1074,9

Electricité, gaz et eau

52,26

52,89

50,46

54,07

57,81

59,0

60,9

63,7

67,3

66,9

69,5

72,0

71,9

78,2

BTP

163,72

170,08

179,71

187,42

203,08

205,3

213,5

214,6

196,9

221,5

241,7

264,8

282,5

319,0

Secteur tertiaire

1987,71

2176,49

2350,27

2540,75

2711,05

2806,9

2911,2

3048,1

3101,7

3210,8

3339,6

3534,9

3727,3

3963,9

Commerce, restaurants et hôtels

1089,21

1230,75

1321,61

1452,47

1554,40

1595,9

1625,2

1657,9

1663,3

1662,0

1692,8

1776,1

1871,5

1977,5

Transports, entrepôts, communications

363,52

390,43

434,32

477,92

521,66

568,0

635,5

694,4

753,4

809,9

852,4

922,2

997,0

1075,5

Banques et organismes financiers

80,33

83,38

86,60

88,33

92,39

94,9

91,2

97,3

104,3

108,3

114,9

124,5

132,9

150,5

Autres services marchands

497,81

521,19

558,67

574,48

596,13

603,3

612,3

648,0

632,8

679,6

730,7

765,1

782,5

821,5

SIFIM

-43,16

-49,27

-50,92

-52,44

-53,53

-55,2

-53,1

-49,4

-52,1

-49,0

-51,1

-53,0

-56,6

-61,0

 TOTAL VA MARCHANDE

5543,37

5804,89

6047,38

6301,05

6532,14

6649,7

6843,1

7046,7

7219,5

7325,6

7580,0

7873,1

8230,6

8679,3

BNM[1] des APU

495,57

522,49

546,95

569,92

609,01

612,9

630,5

668,2

696,0

720,6

747,1

781,3

828,6

869,7

BNM des ISBL

22,20

23,75

25,54

27,85

29,77

30,4

31,2

33,6

35,2

36,7

38,7

40,0

41,5

43,7

BNM des services domestiques

53,34

53,14

54,73

58,21

59,10

60,3

61,9

66,7

69,9

72,9

76,8

79,3

82,5

86,7

TOTAL VA NON MARCHANDE

571,11

599,39

627,22

655,98

697,88

703,5

723,6

768,5

801,2

830,3

862,7

900,6

952,7

1000,2

TOTAL DES VALEURS AJOUTEES

6114,47

6404,28

6674,60

6957,03

7230,02

7353,2

7566,7

7815,1

8020,7

8155,8

8442,6

8773,7

9183,2

9679,5

Impôts et taxes nets des Subventions

497,91

506,61

513,35

520,66

524,49

579,4

621,7

639,8

678,1

711,0

714,0

762,1

790,2

848,6

PIB

6612,39

6910,89

7187,95

7477,69

7754,51

7932,6

8188,4

8454,9

8698,8

8866,8

9156,7

9535,8

9973,4

10528,1

 

 

NB : Représentation de la série des années concernées de 1 à 14  (confère  figure 1a.).

Nous notons de cette figure que globalement le PIB par secteur d’activité croit depuis l’an 2000. Le secteur primaire est le moins productif par rapport aux autres secteurs avec une moyenne de 1404,23 milliards de FCFA (base 100=2000). Cela se justifie par le fait que le Cameroun ne transforme pas vraiment ses matières premières. Par contre, le secteur secondaire pendant la période 2000-2013 a produit en moyenne 2222,82 milliards de FCFA (base 100=2000). On comprend que le Cameroun peut faire mieux s’il développe davantage ses industries et les infrastructures qui vont avec.  Pour finir, il convient de relever que l’accroissement fulgurant du secteur tertiaire camerounais en 2013 avec 3963,9 milliards de FCFA (base 200=2000) est due à la bonne santé des autres industries manufacturières (1074,9 milliards de FCFA (base 200=2000).

Tableau 3 : Contribution des secteurs d’activités à la croissance du PIB réel  (en pourcentage)

Libellé

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

2007

2008

2009

2010

2011

2012

2013

Secteur primaire

0,82

0,76

0,75

0,71

0,88

0,5

0,6

1,2

1,1

0,6

1,3

0,7

0,6

0,8

Agriculture des produits vivriers

0,61

0,61

0,66

0,47

0,46

0,4

0,4

0,8

0,9

0,7

0,5

0,6

0,6

0,6

Agriculture industrielle et d’exportation

0,00

-0,04

0,05

0,04

0,19

0,0

-0,1

-0,1

0,0

0,1

0,1

0,0

-0,1

0,1

Elevage, chasse

0,09

0,21

0,06

0,05

0,12

0,1

0,0

0,1

0,1

0,0

0,1

0,1

0,1

0,1

Sylviculture et exploitation forestière

0,08

-0,16

-0,07

0,12

0,08

-0,1

0,2

0,4

0,0

-0,2

0,5

0,0

0,0

0,0

Pêche

0,04

0,14

0,04

0,03

0,03

0,1

0,0

0,0

0,0

0,0

0,0

0,0

0,0

0,0

Secteur secondaire

0,70

0,34

0,25

0,17

-0,07

-0,3

0,5

-0,4

0,3

-0,6

0,1

0,4

1,2

1,3

Industries extractives

-1,01

-0,42

-0,43

-0,45

-0,76

-0,7

0,5

-0,5

-0,1

-0,8

-0,6

-0,3

0,1

0,3

dont extraction d’hydrocarbures

-1,02

-0,43

-0,43

-0,45

-0,76

-0,7

0,5

-0,5

-0,1

-0,8

-0,6

-0,3

0,1

0,3

Industries Agro-alimentaires

0,66

0,19

0,28

0,12

-0,02

-0,1

0,0

0,2

0,1

-0,1

0,3

0,2

0,3

0,2

Autres Industries manufacturières

0,95

0,46

0,30

0,34

0,45

0,4

-0,1

-0,1

0,5

-0,1

0,1

0,1

0,5

0,4

Electricité, gaz et eau

0,04

0,01

-0,04

0,05

0,05

0,0

0,0

0,0

0,0

0,0

0,0

0,0

0,0

0,1

BTP

0,05

0,10

0,14

0,11

0,21

0,0

0,1

0,0

-0,2

0,3

0,2

0,3

0,2

0,4

Secteur tertiaire

2,74

2,85

2,51

2,65

2,28

1,2

1,3

1,7

0,6

1,3

1,5

2,1

2,0

2,4

Commerce, restaurants et hôtels

1,24

2,14

1,31

1,82

1,36

0,5

0,4

0,4

0,1

0,0

0,3

0,9

1,0

1,1

Transports, entrepôts, communications

1,09

0,41

0,63

0,61

0,58

0,6

0,9

0,7

0,7

0,6

0,5

0,8

0,8

0,8

Banques et organismes financiers

0,01

0,05

0,05

0,02

0,05

0,0

0,0

0,1

0,1

0,0

0,1

0,1

0,1

0,2

Autres services marchands

0,33

0,35

0,54

0,22

0,29

0,1

0,1

0,4

-0,2

0,5

0,6

0,4

0,2

0,4

SIFIM

0,07

-0,09

-0,02

-0,02

-0,01

0,0

0,0

0,0

0,0

0,0

0,0

0,0

0,0

0,0

 TOTAL VA MARCHANDE

4,26

3,95

3,51

3,53

3,09

1,5

2,4

2,5

2,0

1,2

2,9

3,2

3,7

4,5

BNM[1] des APU

0,47

0,41

0,35

0,32

0,52

0,0

0,2

0,5

0,3

0,3

0,3

0,4

0,5

0,4

BNM des ISBL

0,08

0,02

0,03

0,03

0,03

0,0

0,0

0,0

0,0

0,0

0,0

0,0

0,0

0,0

BNM des services domestiques

0,04

0,00

0,02

0,05

0,01

0,0

0,0

0,1

0,0

0,0

0,0

0,0

0,0

0,0

TOTAL VA NON MARCHANDE

0,59

0,43

0,40

0,40

0,56

0,1

0,3

0,5

0,4

0,3

0,4

0,4

0,5

0,5

TOTAL DES VALEURS AJOUTEES

4,85

4,38

3,91

3,93

3,65

1,6

2,7

3,0

2,4

1,6

3,2

3,6

4,3

5,0

Impôts et taxes nets des Subventions

-0,67

0,13

0,10

0,10

0,05

0,7

0,5

0,2

0,5

0,4

0,0

0,5

0,3

0,6

PIB

4,17

4,51

4,01

4,03

3,70

2,3

3,2

3,3

2,9

1,9

3,3

4,1

4,6

5,6

 

 

Figure 3 : évolution de la contribution des secteurs d’activités à la croissance du PIB réel  (en pourcentage). NB : Représentation de la série des années concernées de 1 à 14  (confère  figure 1a.).

 

Le pourcentage de la contribution des secteurs d’activités à la croissance du PIB réel au Cameroun est sans cesse croissant depuis 2000. Il confirme que la croissance est en Afrique (8,9 % en 2013 en moyenne en Afrique Centrale, malgré les guerres). Cependant, le taux de croissance reste faible au Cameroun au vu de la moyenne africaine. Si le PIB est passé de 4,17% à l’an 2000 à 5,6% en 2013, il n’en demeure pas moins qu’il a chuté entre 2004 (3,70%) et 2010 (3,3%), atteignant même le  creux  en 2009 (1,9%).  Pour le Cameroun qui se veut émergent, il devrait aligner un taux de croissance à deux chiffres pendant au moins dix ans. Beaucoup reste donc à faire.

Au moment de l’élaboration du DSRP, le taux de pauvreté monétaire, bien qu’en régression significative de 13,1 points par rapport au niveau de 1996, était encore à un niveau élevé, environ 40,2% de la population. Pour le faire reculer et afin qu’il tende vers un niveau cible d’environ 20 à 25% en 2015, les autorités ont tablé sur un profil de croissance de 5,5% en moyenne sur la période 2004 – 2007 et de 7% entre 2008 et 2015. Or la réalité est toute autre. Il se chiffre  à 3, 12% sur la période 2004-2007 et à 5,6% en 2013.

Quelques indicateurs de la mouvance de la croissance économique mondiale

 

 

Tableau 4 : Evolution de la valeur ajoutée  en volume par branche d’activité  (en pourcentage)

Branches

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

2007

2008

2009

2010

2011

2012

2013

Agriculture Vivrière

4,65

4,57

4,98

3,49

3,44

3,19

3,25

5,64

6,63

5,03

3,68

3,76

3,83

3,91

AgricultureInd.Export

-0,18

-1,96

2,76

2,44

10,84

1,75

-3,29

-5,07

2,12

4,23

7,81

-1,56

-3,75

6,90

Elevage et Chasse

3,82

8,59

2,56

1,99

4,84

4,44

1,93

4,88

2,78

0,05

2,70

4,15

2,64

4,75

SylvicultExploit.Forest

4,54

-9,31

-4,47

9,00

5,96

-5,21

13,00

26,88

2,46

-10,57

32,82

2,10

-0,24

-1,82

Pêche et Pisciculture

3,47

12,71

2,86

2,28

2,15

4,60

1,67

2,02

2,62

1,25

3,43

1,88

1,76

2,81

Extraction Hydrocarbu

-8,42

-4,01

-4,45

-5,03

-9,32

-9,51

7,72

-8,12

-1,82

-13,60

-12,57

-7,30

3,54

8,48

Autre.Activ.Extractive

8,25

5,57

3,06

1,77

1,99

-1,85

2,72

10,18

-2,05

5,77

7,92

9,27

6,71

14,05

Ind. Viande et poisson

2,01

2,70

3,06

1,57

1,90

4,06

3,12

5,40

-4,55

2,02

2,55

2,49

2,63

5,03

Travaux de Grains

3,97

-0,37

2,86

-6,18

-2,14

-6,35

2,47

2,25

-11,70

-0,56

8,49

7,09

4,66

-2,98

Ind.CacaoCaféThéSucr

32,70

-5,64

1,61

0,81

0,24

2,64

8,27

-4,35

33,11

2,26

-7,40

5,81

17,84

1,71

Ind.Oléagin Alim. Ani.

21,70

18,19

3,40

11,39

-0,06

2,32

-9,84

-4,65

-1,76

-2,03

2,06

4,51

8,64

6,62

Fab.Prod.baseCéréale

15,56

12,11

2,86

1,73

4,99

-3,52

2,85

13,37

-8,89

-16,29

26,12

10,70

-3,33

11,64

Ind.LaitFruitLégu.autr

4,32

1,38

1,61

11,39

-0,06

1,02

-4,89

2,64

31,29

-0,98

4,14

-14,39

3,07

-1,91

Industrie de Boissons

10,66

-2,23

9,43

9,82

-5,55

-4,52

-5,38

9,94

10,74

1,96

11,07

6,11

5,96

5,43

Industrie du Tabac

11,99

-5,61

22,01

-33,55

1,19

-4,71

-49,66

-45,82

1,87

-25,31

2,71

2,69

2,70

2,70

Ind. Textile etConfecti.

1,52

5,64

5,68

-4,74

9,65

3,12

-2,61

3,82

-5,13

-0,80

0,62

2,17

4,19

6,96

Ind.Cuir et Fab.Chauss

-4,64

6,43

-1,46

20,24

-26,62

-8,41

0,96

3,25

-10,39

5,45

0,46

7,28

3,36

6,69

Ind.Bois sauf fab.meub

15,90

9,83

6,58

6,95

11,02

-0,21

1,26

-17,09

-4,01

-5,22

12,49

6,31

3,04

-4,12

Fab. art.en pap

-1,85

25,12

12,31

3,26

-1,12

-3,53

3,53

23,78

92,09

3,09

-10,93

-2,26

18,15

6,83

Raffinage Pétrole …

115,54

6,55

-18,35

24,64

-94,31

1382,95

-3,52

-23,33

156,50

-49,57

15,41

8,31

6,78

-17,92

Ind.Chimique et …

13,72

3,31

-2,67

7,41

24,46

20,95

6,98

12,99

-4,92

-8,09

-8,01

-1,69

-2,67

14,74

Prod.Caoutchouc et …

24,96

6,51

3,67

2,45

-6,20

8,02

-5,36

2,04

-38,55

5,27

-17,70

11,69

16,96

7,63

Fab.Autr.Produits Min.

35,99

7,34

-6,48

1,75

8,36

-1,26

-8,52

0,48

-19,11

6,99

3,41

-1,19

13,13

-20,60

Fab.Prod.Métallur…

-2,11

15,50

-8,40

6,24

11,44

-10,13

1,45

-6,84

-3,41

12,22

26,02

-11,21

-7,73

22,76

Fab.Machin.App.Elec

-5,35

-25,66

-3,32

21,68

-21,78

-21,97

-21,66

-17,20

101,20

8,75

-35,64

-8,35

3,12

-6,63

Fab.Equip. Appa.audio

-2,59

20,42

-3,32

5,90

4,18

-6,77

-5,20

-3,49

80,25

8,90

-4,42

-5,99

23,03

-6,30

Fab.MatérielTransport

3,82

-13,49

-16,86

-17,06

-18,92

29,02

40,74

0,87

14,89

-1,28

52,62

-7,15

2,80

-27,84

Fab.Meubles,…

16,07

3,40

4,57

6,95

11,02

1,73

1,53

0,28

2,51

9,62

2,69

3,07

6,72

6,77

Prod.et distr.Elec.Gaz..

5,00

1,20

-4,60

7,16

6,93

2,07

3,26

4,53

5,62

-0,59

3,92

3,62

-0,11

8,68

Construction

2,07

3,88

5,66

4,29

8,36

1,11

3,96

0,52

-8,25

12,53

9,09

9,57

6,69

12,90

Commerce GrosDétail

7,42

13,80

7,27

10,46

7,21

2,57

1,73

0,77

-0,29

-0,59

1,77

5,17

5,59

5,97

Activité de Réparation

4,29

5,10

6,08

6,49

4,36

0,63

1,62

0,77

9,25

5,05

0,89

5,87

2,80

2,81

Restaurants et Hôtels

10,27

7,69

8,14

6,03

5,63

3,43

2,60

10,99

4,37

3,15

2,33

3,39

4,06

3,75

Transp.Entre.Comuni

18,41

9,48

9,79

2,80

3,09

-10,49

1,68

1,69

1,13

5,36

5,41

8,32

6,52

8,47

Postes et Télécom

45,55

0,28

16,67

35,51

25,34

51,41

25,17

17,24

15,24

9,21

5,13

8,10

9,34

7,43

Activités Financières

1,02

3,79

3,86

2,00

4,60

2,72

-3,87

6,62

7,24

3,84

6,04

8,38

6,70

13,26

Activités Immobilières

4,95

2,56

7,32

6,69

3,64

2,79

2,00

2,94

2,81

5,68

2,62

3,40

2,70

2,70

Activ.ServiceEntrepri.

5,60

10,70

1,99

-1,43

2,56

-2,26

1,73

1,53

-17,07

6,48

7,33

7,70

4,99

4,97

APU.et Sécurité social

7,96

6,43

5,92

3,11

6,86

0,44

2,88

5,47

4,17

3,76

3,45

4,32

6,06

6,53

Education

2,99

2,47

6,57

3,78

5,21

1,18

2,28

17,65

7,76

5,42

11,60

4,68

3,70

6,06

Santé et action sociale.

2,57

4,53

11,58

3,79

7,51

0,44

-0,16

11,42

-5,21

9,63

18,62

5,87

3,98

6,42

Service fourni Collecti

8,55

4,23

2,76

1,78

6,89

0,86

2,67

3,82

-6,07

6,00

4,47

4,31

3,97

5,11

SIFIM

-8,81

14,15

3,35

2,99

2,07

3,17

-3,83

-6,97

5,44

-5,95

4,27

3,73

6,70

7,87

Total valeur ajoutée

5,30

4,74

4,22

4,23

3,92

1,70

2,90

3,28

2,63

1,69

3,52

3,92

4,67

5,40

Impôts nets des subventions

-7,91

1,75

1,33

1,42

0,74

10,47

7,30

2,91

5,99

4,85

0,43

6,73

3,68

7,39

Produit Intérieur Brut

4,17

4,51

4,01

4,03

3,70

2,30

3,22

3,26

2,88

1,93

3,27

4,14

4,59

5,56

 

 

Le tableau 4 vient confirmer la faible transformation des produits camerounais. C’est un véritable problème, car la valeur ajoutée n’apporte pas des marges considérables de bénéfices à l’économie du pays. Si le Cameroun veut être émergent, il a intérêt à manufacturer ses produits sur place et cela de manière continue. Cela créera cette valeur ajoutée et des multiples emplois. On constate une faible évolution globale.

 

 

Tableau 5 : Indice de volume des emplois du PIB (variation en pourcentage)

Libellé 

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

2007

2008

2009

2010

2011

2012

2013

1. Dépense de Consommation Finale

4,25

3,84

4,17

5,68

3,27

2,8

3,7

5,1

3,6

3,3

5,0

5,3

5,4

5,6

     dont privée

3,97

3,61

4,27

5,99

3,19

3,1

3,7

4,6

3,2

3,1

4,5

5,3

5,4

5,5

             publique

6,39

5,53

3,48

3,44

3,88

0,7

3,0

9,1

6,3

4,6

8,4

5,5

5,5

6,5

2. FBCF

6,72

25,34

3,98

-5,88

11,10

0,5

0,2

11,7

4,6

3,5

10,7

12,1

1,4

5,2

      dont privée

8,55

28,70

2,92

-7,07

9,36

0,7

-0,1

12,8

4,2

4,9

11,6

12,3

0,8

5,6

              publique

-4,02

3,03

12,76

3,08

22,94

-0,7

2,2

4,8

7,3

-5,4

4,4

10,8

5,7

2,5

3. Variation des stocks

123,70

22,49

-154,22

-309,82

-38,95

3,3

80,8

-109,2

-903,9

79,3

-84,1

-92,0

857,8

-18,3

4. INVESTISSEMENT (2+3)

9,18

25,22

-2,67

1,24

8,67

0,6

2,5

5,7

8,5

5,9

5,6

11,3

1,9

5,1

5. Exportations nettes

-15,27

-76,94

156,77

-36,24

-43,15

-14,2

-35,6

-573,8

107,1

62,3

42,1

41,0

5,9

5,0

6. Exportations

0,97

-0,02

-1,75

-0,11

8,96

1,4

1,3

5,3

-3,7

-12,5

7,8

2,2

-1,3

26,0

        Exportations des biens

-0,60

-0,06

-2,24

0,14

6,46

-2,1

7,7

6,4

-3,8

-13,3

8,7

1,2

-1,5

4,4

        Exportations des services

13,54

0,29

1,66

-1,76

26,14

21,8

-28,5

-2,5

-3,1

-6,8

1,5

10,0

0,5

173,4

7. Importations

4,63

14,04

-7,61

3,60

12,25

1,9

2,3

15,2

4,0

-2,1

15,7

13,2

1,2

18,3

        Importations des biens

4,25

13,74

-3,66

-3,77

25,04

4,4

2,2

16,3

3,8

-3,6

17,4

13,9

0,6

2,2

        Importations des services

6,33

15,33

-24,67

44,36

-34,93

-15,9

2,9

4,9

6,1

11,8

1,6

6,4

7,9

169,8

PIB (1+4+5)

4,17

4,51

4,01

4,03

3,70

2,3

3,2

3,3

2,9

1,9

3,3

4,1

4,6

5,6

 

 

 

 

 

Figure 4: évolution de l’Indice de volume des emplois du PIB (variation en pourcentage)      NB : Représentation de la série des années concernées de 1 à 14  (confère  figure 1a.).

 

Tableau 6 : Evolution des importations en volume par produits (en pourcentage)

 

Produits

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

2007

2008

2009

2010

2011

2012

2013

Agriculture Vivrière

13,28

28,14

-29,28

-40,40

-43,26

-12,60

11,83

-4,73

-34,28

13,50

0,51

8,99

48,00

-38,48

AgricultureInd.Export

-23,59

20,70

-1,91

-67,88

23,49

-0,22

63,90

12,22

18,81

1,17

2,50

2,27

-7,61

16,67

Elevage et Chasse

-20,66

79,13

21,08

67,91

41,63

-41,36

-65,00

37,33

-12,35

3,96

3,13

32,84

-64,37

996,97

SylvicultExploit.Forest

1,25

3,38

-13,59

13,77

-25,68

19,33

-32,23

51,73

-33,00

-8,43

3,32

-88,96

-31,90

-96,59

Pêche et Pisciculture

20,48

24,33

0,66

31,80

-31,91

4,04

-8,67

12,50

21,05

5,04

7,89

2,38

2,27

17,39

Extraction Hydrocarbu

33,33

11,20

-11,17

-26,80

61,90

39,29

-3,59

12,23

-7,19

-6,96

4,15

9,50

-9,95

-9,25

Autre.Activ.Extractive

1,92

-2,28

-18,30

-10,13

27,65

-5,40

18,60

5,86

6,39

9,79

12,45

9,68

15,15

-86,69

Ind. Viande et poisson

-11,65

3,62

-38,89

50,41

14,12

-39,60

-12,82

43,21

-24,25

18,45

8,78

33,71

-13,15

8,65

Travaux de Grains

-13,63

16,26

-4,57

-14,17

14,48

43,07

-15,00

-6,40

16,26

7,40

-14,00

13,69

14,67

-7,41

Ind.CacaoCaféThéSucr

-30,83

5,35

-12,06

-20,47

13,16

3,68

15,95

65,03

-44,19

11,55

72,64

23,01

-18,65

42,28

Ind.Oléagin Alim. Ani.

-13,30

1,43

-15,15

36,23

-13,54

-20,29

36,69

1,78

21,92

11,90

2,90

3,89

73,29

20,33

Fab.Prod.baseCéréale

-10,34

18,90

-2,96

51,66

35,07

624,88

-11,00

-33,96

63,54

-8,46

-5,73

53,26

3,61

295,82

Ind.LaitFruitLégu.autr

5,51

6,33

-11,33

3,44

-3,91

2,78

7,66

3,05

0,52

2,07

-2,00

19,43

9,24

-9,08

Industrie de Boissons

-16,48

9,64

-8,89

4,53

-4,35

-7,45

50,03

-1,76

-10,04

12,24

23,70

46,59

22,86

-70,10

Industrie du Tabac

433,04

-4,86

-20,63

-52,18

17,34

2,58

85,83

102,50

0,00

15,32

10,60

45,72

4,51

-13,22

Ind. Textile etConfecti.

-19,46

-29,69

15,91

30,96

8,19

22,18

6,96

45,12

24,83

2,64

32,00

42,09

-1,54

-3,93

Ind.Cuir et Fab.Chauss

4,05

16,47

-4,44

5,84

20,58

45,62

-71,07

341,56

-15,17

35,18

12,60

1,65

1,02

25,26

Ind.Bois sauf fab.meub

2,95

1,84

-14,82

8,54

21,11

104,24

-36,58

2,25

13,23

-1,40

1,71

8,96

8,71

146,89

Fab.Papieret art.en pap

-9,26

12,08

-7,27

1,26

47,60

-12,24

18,65

-22,81

3,12

11,33

17,85

20,38

-5,08

-6,84

Raffinage Pétrole …

33,44

10,87

-8,09

25,22

60,35

-52,64

22,95

13,75

-30,58

14,04

4,80

-52,63

537,78

34,03

Ind.Chimique et …

0,91

6,85

-10,94

3,16

0,18

-0,42

3,32

15,29

-13,89

-0,30

11,27

13,68

-0,91

27,38

Prod.Caoutchouc et …

3,23

7,03

-10,81

2,20

-1,30

-23,46

43,88

-10,84

4,08

-0,78

38,25

-1,95

5,39

3,99

Fab.Autr.Produits Min.

17,34

-5,42

-21,15

26,16

-12,80

-8,35

-0,20

32,34

-14,48

9,18

4,46

-12,37

-7,63

43,37

Fab.Prod.Métallur…

-1,28

30,64

3,39

29,96

-11,50

1,67

31,35

5,62

1,27

-14,88

33,50

12,55

-7,11

-14,75

Fab.Machin.App.Elec

3,76

30,88

3,51

-21,76

5,63

6,13

13,75

41,31

25,53

-0,35

31,70

1,40

-3,96

-32,17

Fab.Equip. Appa.audio

6,13

35,47

7,42

9,78

4,64

-12,47

-58,83

44,16

6,90

19,56

-12,48

28,23

33,75

79,10

Fab.MatérielTransport

3,19

16,63

29,69

-7,33

106,80

-13,04

-5,94

23,26

19,43

-16,08

24,00

24,14

-6,52

8,38

Fab.Meubles,…

20,86

7,03

-10,81

-19,86

14,82

-16,92

71,26

77,44

-0,77

-4,73

18,02

25,88

0,26

54,76

Prod.et distr.Elec.Gaz..
Construction

1535,12

-49,87

-100,00

18,77

18,52

10,96

13,63

6,82

6,84

-100,00

Commerce GrosDétail
Activité de Réparation
Restaurants et Hôtels

111,27

16,86

-38,28

17,40

4,05

-24,83

2,94

10,62

5,55

-10,33

2,42

8,58

39,16

166,72

Transp.Entre.Comuni

-0,38

22,20

-38,28

43,03

-18,19

12,99

2,94

10,47

8,98

8,94

0,88

8,44

11,50

175,88

Postes et Télécom

280,22

18,18

-38,28

12,80

4,05

61,72

2,94

14,46

4,99

14,22

3,49

8,69

6,41

177,98

Activités Financières

78,20

22,07

-38,28

16,61

-12,78

-16,22

2,94

-8,80

1,98

11,05

3,16

7,88

3,06

170,05

Activités Immobilières

11,98

19,36

-38,28

63,61

4,05

-100,00

Activ.ServiceEntrepri.

5,85

21,42

-23,28

86,06

-44,03

-44,06

2,94

14,09

-0,28

16,18

1,10

3,62

7,60

160,88

Correction territoriale

-12,20

-4,27

2,55

0,01

-48,82

23,94

2,94

-10,79

13,11

13,65

2,40

5,58

0,90

169,79

Total

4,63

14,04

-7,61

3,60

12,25

1,91

2,31

15,16

4,04

-2,12

15,70

13,20

1,25

18,27

Le tableau précédent nous montre que le volume des importations du Cameroun de 2000 à 2013 a augmenté; soit 4,63% en 2000 et 18,27% en 2013. La balance commerciale du pays reste déficitaire. Si le Cameroun veut être pays émergent, il doit écouler ses produits camerounais à l’extérieur et développer un véritable tissu économique local. Cela passe entre-autres par la mise à niveau de nos entreprises afin de les rendre compétitives. En 2013, la compétitivité globale de l’économie s’est dégradée. Le taux de change effectif réel (TCER) s’est apprécié de 2,8%, consécutivement à une appréciation de 3,5% du taux de change effectif nominal (TCEN) et un taux d’inflation moindre au Cameroun comparé à celui de ses principaux partenaires commerciaux.[3]

 

Échanges avec le monde :

Concernant les échanges avec le reste du monde, le solde global de la balance des paiements est déficitaire de 43,9 milliards en 2013 contre un excédent de 47,6 milliards en 2012[4], résultat d’un déficit de 557,2 milliards du compte courant (3,8% du PIB) et d’un excédent de 586,2 milliards des financements extérieurs. A l’exception du solde des transferts courants (+150,4 milliards), tous les soldes du compte courant sont déficitaires : balance des biens (-97,5 milliards) ; balance des services (-306,2 milliards) ; balance des revenus (-303,9 milliards). L’analyse des balances sectorielles montre que les soldes globaux de l’agriculture, de l’exploitation forestière, des hydrocarbures, et des transports sont excédentaires. A l’inverse, quatre secteurs affichent des déficits. Il s’agit : des industries, du commerce, des télécommunications et des activités financières. Ces résultats traduisent la capacité ou non de chaque secteur à générer les devises. Les principaux facteurs de production, le capital physique et humain, présentent des déficiences structurelles que les stratégies sectorielles n’ont pas encore pu totalement résorber. Ainsi, dans le sous-secteur routier, qui monopolise plus de 85% du transport national, malgré des avancées importantes au plan opérationnel et stratégique, les moyens disponibles et les stratégies mises en place ne suffisent pas à résorber l’énorme déficit structurel entre l’offre et la demande : seulement 10% des 50 000 km environ que constitue le réseau national sont bitumés, et le pourcentage de réseau en bon état en 2005 était de 24%. Ainsi, il est urgent pour le Cameroun d’accélérer la mise en œuvre des projets structurants.

Le programme d’aménagement dans le sous-secteur énergétique contient des actions de court, moyen et long termes, correspondant aux objectifs spécifiques précédemment déclinés. Parmi les actions de court terme, on peut citer notamment le barrage de Lom Pangar, la centrale thermique de Yassa et la centrale à gaz de Kribi. A moyen terme, sont envisagés le barrage de Memve’ele, les centrales de Nachtigal, Song Mbengue, Warak, Colomines et Ndockayo. A long terme, il est envisagé le développement de plusieurs sites présentant un potentiel à l’exportation d’énergie. Le coût global de ce programme décennal se chiffre à près de 5 853 milliards de francs CFA pour les ouvrages de production et de transport d’électricité par grands réseaux et 663 milliards de francs CFA pour le programme d’électrification rurale.

 

 

 

II-   Aspects non monétaires de l’économie du Cameroun,

période 2000-2013

Les aspects non monétaires nous permettent de dire que le développement n’est pas uniquement quantitatif. Il est aussi qualitatif. Dans ce cas, l’Indice de Développement humain, vient mettre en lumière le niveau d’éducation, la parité, la qualité d’emploi, inégalités…

Situation socioéconomique[5]

La situation socio-économique du Cameroun s’améliore légèrement.

En effet,  le  rapport national sur le suivi des OMD, élaboré en 2008, montre qu’il est très improbable que le pays puisse atteindre les cibles fixées d’ici 2015. Ce bilan mitigé vers l’atteinte des OMD est conséquent aux difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de la stratégie, ainsi qu’aux coûts élevés de la mise en œuvre des actions y relatives.

OMD 1 : Réduire l’extrême pauvreté et la faim : De 2001 à 2007, la proportion de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté national est restée quasiment stable, passant de 40,2% à 39,9%.

OMD 2 : Assurer l’éducation primaire pour tous : Entre 2001 et 2007, le taux net de scolarisation primaire a connu une légère hausse de 0,3 point. Pour ce qui est de l’alphabétisation des 15 à 24 ans, le taux est resté stable, passant de 82,3% à 83,1% sur la période.

OMD 3 : Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes : La situation des femmes connaît une amélioration, notamment dans l’enseignement primaire où le rapport filles/garçons est passé de 0,83 à 0,89 entre 2001 et 2007. Par ailleurs, l’alphabétisation des femmes des 15-24 ans est restée stable à environ 0,88. De même que pour les cibles de l’OMD 2, le Cameroun possède suffisamment de potentialités pour atteindre les cibles prévues en 2015.

OMD 4 : Réduire la mortalité infantile : Entre 1998 et 2004, le taux de mortalité des moins de cinq ans est passé de 150,7‰ à 144‰, la cible nationale pour 2015 étant de l’ordre de 75,8‰. Malgré des efforts consentis dans le domaine de la santé, la cible nationale risque de ne pas être atteinte à l’horizon 2015.

OMD 5 : Améliorer la santé maternelle : En 2004, pour l’ensemble des décès de femmes en âge de procréation (15-49 ans), 19% seraient dus à des causes maternelles pour la période 1998-2004, contre 26% pour la période 1991-1997. A contrario, on note que la proportion d’accouchements assistés par un personnel qualifié semble s’améliorer passant de 78,8% en 1998 à 83,4% en 2004.

OMD 6 : Combattre le VIH/Sida, le paludisme et d’autres maladies : La troisième enquête démographique et de santé réalisée en 2004, a révélé que la prévalence du VIH/SIDA en 2004 était de 5,5% au niveau national avec 6,8% pour les femmes contre 4,1% pour les hommes de 15-49 ans. Quant au paludisme, le taux de prévalence était estimé à environ 40% en 2004.

OMD 7 Assurer un environnement durable : Malgré l’augmentation des aires protégées pour préserver l’environnement (13% en 2000 contre 18,8% en 2008), l’objectif que la proportion de la population utilisant les combustibles solides atteigne environ 42,2% ne serait vraisemblablement pas atteint. En effet, il s’est stabilisé autour de 82%. En matière d’accès à l’eau potable, la proportion de la population ayant accès à l’eau potable passe de 40,6% en 2001 à 43,9% en 2007, soit un peu plus de la moitié de la cible (72,1%) à atteindre en 2015. La seule cible atteinte concerne la proportion de la population ayant accès à un meilleur système d’assainissement. Elle est passée de 8,5% en 2001 à 31,7% en 2007.

OMD 8 : Mettre en place un partenariat mondial pour le développement : Le partenariat à Cadre de référence de l’action gouvernementale pour la période 2010-2020 mettre en œuvre vise, notamment la maîtrise et la réduction du taux de chômage des jeunes, surtout dans les centres urbains, la mise à la disposition des couches les plus défavorisées des médicaments essentiels dont elles ont besoin, la vulgarisation de l’utilisation des technologies de l’information et de communication. Les résultats enregistrés montrent que le chômage des jeunes a baissé entre 2001 et 2007, passant de 14,3% à 8,2%. Evolution de la pauvreté monétaire. Le faible niveau du taux de croissance moyen annuel du PIB au cours de la période d’intérêt n’a pas permis d’influer de manière positive sur l’évolution des conditions de vie des ménages. Ainsi la pauvreté monétaire qui a reculé de 13 points entre 1996 et 2001 reste stable sur la période 2001-2007. En 2007, l’ECAM3 estime la population du pays à près de 17,9 millions d’âmes dont 7,1 millions de pauvres. Dimensions spatiales de la pauvreté : Sur le plan spatial, des disparités importantes ont été observées dans l’évolution de la pauvreté entre 2001 et 2007. La pauvreté a nettement reculé en milieu urbain de l’ordre de 5 points notamment dans les villes de Douala et Yaoundé, alors qu’en milieu rural l’incidence de la pauvreté s’est aggravée de près de 3 points, surtout dans les campagnes des trois provinces septentrionales. Déterminants de la pauvreté : ECAM3 a permis d’identifier les déterminants microéconomiques de la pauvreté, c’est-à-dire les facteurs qui causent la pauvreté et qui contribuent à marginaliser certaines catégories de population. Au nombre de ces déterminants on peut citer la taille du ménage, le niveau d’instruction, le groupe socioéconomique et l’accès aux actifs de production.

Pauvreté des conditions de vie : En matière d’éducation, le taux d’alphabétisation qui avait augmenté de 7 points entre 1996 et 2001 (de 61 % à 68 %), s’est accru de 4 points entre 2001 et 2007, pour atteindre 71,9%. Dans le domaine de la santé, les jeunes de moins de 5 ans et les personnes de plus de 50 ans constituent les couches les plus vulnérables. Le taux de morbidité est supérieur à 32% chez ces deux catégories. Le paludisme est responsable de 35 à 40% du total des décès dans les formations sanitaires, 50% de morbidité chez les enfants de moins de 5 ans, 40 à 45% des consultations médicales, et 30% des hospitalisations. En ce qui concerne les services d’infrastructures et équipements, on relève dans l’ensemble, que 58,9 % de ménages sont propriétaires, 29,8% locataires et 11,3% logés gratuitement. D’une manière générale, un ménage sur deux a accès à l’eau potable. Cette proportion est identique pour l’électricité tandis qu’un ménage sur sept seulement a accès au gaz de cuisine.

- Par ailleurs, dans le cadre de la politique de croissance inclusive, le Gouvernement a mis en place le projet de filets sociaux en 2012. Ce projet a pour objectif l’amélioration des conditions de vie des populations en état de pauvreté chronique et des groupes vulnérables, à travers des programmes de transferts non contributifs bien ciblés, notamment les transferts monétaires et les travaux publics à haute intensité de main d’œuvre.

En 2013, le projet est entré dans sa phase pilote et concerne 2 000 ménages choisis dans les régions de l’Extrême-Nord et du Nord-Ouest. Ces deux régions ont été retenues sur la base de la carte de pauvreté élaborée à partir des données de la 3ème Enquête Camerounaise auprès des ménages (ECAM3) de 2007 et des résultats du troisième Recensement général de la Population et de l’Habitat (RGPH) de 2005. Chaque ménage bénéficie pendant 24 mois des transferts d’un montant de 20 000 francs par mois ; pour le 12ème et le 24ème mois, l’allocation sera de 80 000 francs[6].

- Combattre la Corruption pour améliorer la gouvernance…

Au cours du septennat 2004-2011, selon un rapport de la Banque Mondiale, le Cameroun a perdu 8 milliards d’euros en termes de détournements de deniers publics et fraude fiscale et douanière. Le rapport de l’Ong allemande Transparency International, spécialisée dans la lutte contre la corruption, révélait, en novembre 2006, que près de 2000 milliards de francs Cfa ont été distraits des caisses de l’Etat du Cameroun par nos gestionnaires durant la période allant de 1997 à 2004. Cette situation, aussi déplorable que révoltante a une nouvelle fois, mis en lumière, la forte corrélation entre corruption et pauvreté, d’une part, et incompatibilité entre corruption et sécurité économique, d’autre part.

En somme, le Cameroun a besoin de disposer d’un capital humain solide, capable de soutenir la croissance économique dans la quête de l’émergence. Ainsi, les autorités doivent poursuivre la réalisation des investissements en faveur des différentes catégories sociales, dans les domaines de la santé, l’éducation et la formation professionnelle avec une attention particulière pour les jeunes et les femmes, ainsi que pour l’encadrement et la prise en charge des autres groupes socialement fragilisés.

Conclusion

De l’analyse des indices monétaires et non monétaires de l’économie du Cameroun sur la période 2000-2013, il en ressort que le pays avance vers l’émergence. Des projets se mettent en œuvre çà et là, à l’instar du Projet d’Investissement et de Développement des Marchés Agricoles (PIDMA). L’Objectif est de : « transformer l’agriculture de subsistance et de faible rendement des filières maïs, manioc et sorgho, à une agriculture compétitive et orientée vers la commercialisation et l’industrialisation ». Initiative conjointe du gouvernement camerounais et de la Banque Mondiale (qui finance à hauteur de 50 milliards de FCFA sur 5 ans) concentre son intervention dans 34 bassins de production répartis dans cinq zones agro-écologique du Cameroun afin de densifier les investissements et augmenter l’impact du projet sur les bénéficiaires.  Toutefois, son taux de croissance reste faible par rapport à la moyenne africaine et aux autres pays du monde qui aspirent à l’émergence. Beaucoup reste encore à faire. Le Document de stratégie pour la réduction de la pauvreté (Dsrp) présentait déjà des failles notoires pour l’atteinte des objectifs à l’intérieur fixé[7]. De ces objectifs primordiaux pour des secteurs aussi variés, le Cameroun a manqué de coordination et était dans l’obligation de mettre sur pied un document dit « de deuxième génération » : le Document de stratégie pour la croissance et l’emploi (Dsce). Mais à la vitesse avec laquelle s’exécute la mise en œuvre de ce document dans les différents secteurs prioritaires d’actions, nous pouvons constater que les objectifs à atteindre ne le pourront pas.

Dans le communiqué final des concertations de la délégation du Fonds monétaire international (Fmi) du 25 avril au 8 mai 2014, il ressort qu’«aux vues de l’évolution récente de la situation macroéconomique, la croissance a été plus forte que prévue lors de la visite des services du Fmi en novembre 2013. La croissance du Pib réel est estimée à 5,5 % pour 2013 (contre 4,6 % en 2012), grâce à un niveau soutenu de dépenses d’équipement et à une augmentation de la production pétrolière et de l’activité dans le secteur des services. L’inflation est descendue à 2,1 % (contre 2,4 % en 2012). Le déficit courant, s’est creusé à 4,0 % du Pib, principalement à cause d’une augmentation des importations de biens d’équipement »… Ces chiffres de 5,5% sur la croissance du Cameroun n’ont jamais été constants depuis la mise sur pied du Dsce de première génération en 2009. Mais le communiqué en question laisse entrevoir que le Cameroun risque de ne pas être pays émergent en 2035.

 

L’Etat du Cameroun devra améliorer la coordination des politiques publiques (dans les ministères et les institutions) axées vers l’émergence. Aussi, le Cameroun, pour atteindre l’émergence se doit de revoir, du sommet à la base, sa stratégie. Le premier diagnostic pour la vision 2035 a été énoncé dans le discours du président Paul Biya, le 31 décembre 2013.

 


[1] Le concept de « pays émergent » n’est pas forcément le plus flatteur. Il a une définition généralement négative : la Banque Mondiale considère comme pays émergent celui dont le PNB par habitant est inférieur à la moyenne mondiale, soit 8300 dollars par année ; les spécialistes de la revue économique Variances se déterminent eux sur la base de critères d’exclusion : « Serait émergent tout pays en dehors » de l’ALENA, l’OCDE ou n’étant pas repris dans les grands indices de marché tels que le MSCI (MSCI World Index est un indice boursier mesurant la performance des marchés boursiers). Aucun indicateur précis pour les caractériser, c’est à croire que le concept a été créé exprès pour y loger les pays comme la Chine ou le Brésil qui, chacun le sait, sont bel et bien des pays « émergés » pour ainsi dire. Source: www.afrik.com

[2]

[3] Source : loi de finances 2015 : rapport sur la situation et les perspectives économiques, sociales, et financières de la nation, exercice 2014

[4] Op. cit.

[5] Source : Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi, août  2009

[6] Source : loi de finances 2015 : rapport sur la situation et les perspectives économiques, sociales, et financières de la nation, exercice 2014

[7] Ces 7 objectifs sont : « la promotion d’un cadre macro-économique stable ; le renforcement de la croissance par la diversification de l’économie ; la dynamisation du secteur privé comme moteur de la croissance et partenaire dans l’offre des services sociaux ; le développement des infrastructures de base, des ressources naturelles et la protection de l’environnement ; l’accélération de l’intégration régionale dans le cadre de la Cemac ; le renforcement des ressources humaines du secteur social et l’insertion des groupes défavorisés dans le circuit économique et ; l’amélioration du cadre institutionnel, de la gestion administrative et de la gouvernance ».

« COMMENT FAIRE DE LA CAN 2019 UNE OPPORTUNITÉ POUR DOPER LES ACTIVITÉS DES ENTREPRISES ET ACCÉLÉRER LA CROISSANCE ? » Synthèse du Diner-débat du GICAM

« COMMENT FAIRE DE LA CAN 2019 UNE OPPORTUNITÉ POUR DOPER LES ACTIVITÉS DES ENTREPRISES ET ACCÉLÉRER LA CROISSANCE ? » Synthèse du Diner-débat du GICAM  dans Analyses & Réflexions & Prises de position logoGicam

Le Groupement Inter-patronal du Cameroun (GICAM) a organisé un Diner-Débat le  19 novembre 2014 au Hilton Hôtel de Yaoundé,  sur le thème « COMMENT FAIRE DE LA CAN 2019 UNE OPPORTUNITÉ POUR DOPER LES ACTIVITÉS DES ENTREPRISES ET ACCÉLÉRER LA CROISSANCE ? »  Nous vous relayons  ici la SYNTHÈSE de cette rencontre publiée sur le site web du GICAM. A la lecture de ce rapport, vous aurez assurément une idée bien précise des grands chantiers à venir en vue du déroulement  des Coupes d’Afrique de Nations 2016 et 2019 au Cameroun.

L’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations est un moment d’allégresse sur le continent africain que les populations du pays d’accueil célèbrent généralement avec exubérance. 42 ans après la première expérience en 1972, le Cameroun accueillera la 32è édition de la Coupe d’Afrique des Nations en 2019 (CAN 2019). Un véritable défi pour ce pays qui est non seulement l’un des rares du continent à avoir remporté quatre éditions, mais également la première nation africaine qui a atteint les quarts de finale dans une coupe du monde de football. On peut donc comprendre pourquoi les camerounais ont célébré avec euphorie la désignation de leur pays pour l’organisation de la CAN 2019 au sortir d’une réunion de la CAF au mois de septembre dernier. Mais au-delà de la CAN dont l’organisation mobilisera d’importantes ressources, il existe de nombreux enjeux économiques susceptibles de modifier le sentier de développement du Cameroun et permettre d’atteindre l’émergence plus tôt que prévu. En particulier, l’organisation de la CAN 2019 peut permettre au Cameroun de financer les améliorations qui auraient pu être programmées pour plus tard. En décidant de consacrer la première édition de son Diner-Débat à Yaoundé à la CAN 2019, le GICAM a voulu matérialiser son adhésion totale à ce Grand Projet mais surtout, regarder au-delà de la fierté nationale qu’elle procure pour scruter les avantages économiques de son organisation. En particulier, il s’agissait de :

– informer les entreprises des opportunités de la CAN 2019 ;

– examiner les contraintes à lever et les mesures à prendre pour de faciliter la participation des entreprises locales aux travaux de la CAN 2019 ;

– échanger sur les stratégies et les projets pour démultiplier et pérenniser les effets de la CAN 2019 sur l’activité des entreprises locales en particulier et l’économie en général.

Exactement 253 participants étaient présents notamment les hauts responsables des administrations publiques, les chefs d’entreprises privées et parapubliques, les experts du football et les journalistes. Pour fixer le cadre des échanges, trois membres du Gouvernement concernés au premier degré.

dd%2019%20nov%2018 . Adoum GAROUA dans Annonces et Infos

Il s’agit de : – M. Adoum GAROUA, Ministre des Sports et de l’Education Physique ;

2 – M. Laurent Serge ETOUNDI NGOA, Ministre des PME, de l’Economie sociale et de l’Artisanat ;

– M. Maïgari BELLO BOUBA, Ministre d’Etat, Ministre du Tourisme et des Loisirs,

A ces hautes personnalités, s’est joint M. Nasser NJOYA, Managing Director de Palmarès Sport. Les échanges ont été modérés par M. André FOTSO, Président du GICAM qui, en guise d’introduction, a rappelé la vision du GICAM qui est de mobiliser tous les acteurs autour de l’accélération de la croissance afin de gagner au moins un point par an pour atteindre un taux de croissance à deux chiffres à l’horizon 2020. A cet égard, M. André FOTSO est convaincu que l’organisation de la CAN viendra donner un coup de pousse important à notre économie à travers tous les grands chantiers que cela impliquera. Il a également indiqué que c’est une occasion pour mobiliser les ressources importantes pour la construction des infrastructures de développement et l’industrie touristique. Pour lui, les effets d’entrainement de la CAN sur les autres secteurs sont également importants.

Au passage, le Président du GICAM a esquissé quelques statistiques pour étayer son propos. On note par exemple que l’Afrique du Sud a dépensé 2 293 milliards de FCFA pour organiser la coupe du monde 2010 qui lui a permis d’engranger un surcroit de 0,4 point de pourcentage de croissance du PIB.

Le premier panéliste à prendre la parole a été M. Adoum GAROUA, Ministre des Sports et de l’Education Physique, qui a indiqué de prime abord son l’intention de rencontre le patronat sur la problématique de l’intérêt des entreprises par rapport au sport. Il souhaiterait en particulier savoir la position du GICAM par rapport à l’industrie du sport au Cameroun. Dans la suite de son propos, le Ministre chargé des Sports a souhaité préciser que le Cameroun organisera deux CAN. Une CAN féminine en 2016, qu’on a tendance à oublier, et la CAN masculine de 2019.

Le MINSEP a alors esquissé le cahier de charge des CAN 2016 et 2019. On retient que la CAN 2016 aura lieu dans les villes de Yaoundé et Limbé alors que pour celle de 2019, les villes de Yaoundé, Douala, Limbé, Garoua et Bafoussam ont été retenues. Concernant les infrastructures sportives, pour la CAN 2016, le stade de Yaoundé sera réhabilité aux normes de la CAF et de la FIFA et celui de Limbé est presque achevé, reste la construction des voies d’accès et l’électrification. Pour la CAN 2019, il faudra un minimum de cinq stades par ville dont un devant accueillir les matchs et quatre pour les entrainements des équipes qualifiées. Les pelouses de ces stades doivent être gazonnées aux normes. Il a terminé son propos en indiquant que les cahiers de chargé de l’organisation des CAN 2016 et 2019 prévoient également de nombreuses infrastructures dans les secteurs du transport, des voiries urbaines, de la santé et du tourisme. 3

A la suite de M. Adoum GAROUA, la parole est revenue à M. Laurent Serge ETOUNDI NGOA, Ministre des PME, de l’Economie Sociale et de l’Artisanat, qui a insisté sur la mise à niveau des entreprises et la sous-traitance comme seules voies aux entreprises locales de tirer profit de l’organisation de la CAN 2019. Il indique que les stades devront être construits par les grandes entreprises de génie civil qui sont globalement des entreprises étrangères. Il est prévu 30% à la sous-traitance. Toutefois, les entreprises locales doivent disposer d’équipements technologiques pour prétendre aux 30%. Elles doivent par conséquent se mettre à niveau. Pour clore son propos, il recommande aux entreprises locales d’adhérer à la bourse de sous-traitance et d’être plus mobilisées pour engranger des parts de marché.

M. Maïgari BELLO BOUBA, Ministre d’Etat, Ministre du Tourisme et des Loisirs a entretenu les participants sur la place du tourisme dans l’économie avant de faire un bilan de l’infrastructure hôtelière du Cameroun au regard de ce qui est exigé dans le cadre de l’organisation de la CAN 2019. Le Ministre d’Etat indique que le tourisme est devenu la première industrie, devant l’industrie pétrolière et autres types d’industrie. S’agissant de l’organisation des CAN, les hôtels devront répondre aux attentes de la CAF, des joueurs et des spectateurs. Il faudra pour cela au moins trois hôtels de quatre étoiles dans chaque ville qui abritera la CAN. Nous sommes encore très en deçà de ce nombre. En particulier, il n’existe aucun hôtel quatre étoiles dans la ville de Bafoussam, pressentie pour accueillir certains matchs de la CAN 2019. Poursuivant son propos, le Ministre d’Etat en charge du tourisme signale également l’importance de la restauration, du divertissement et des agences de voyages qui doivent être aux normes dans le cadre des CAN 2016 et 2019. Le secteur de l’artisanat est également très important car les touristes qui viendront à la CAN emporteront des souvenirs, des oeuvres d’art et de la culture. En conclusion, le Ministre d’Etat a évoqué la loi du 18 avril 2013 sur les incitations à l’investissement privé en République du Cameroun particulièrement favorable au secteur du tourisme. Il a également révélé le Gouvernement s’attelait à mettre des disponibilités foncières pour la construction des hôtels et des stades.

Le 4ème intervenant, M. Nasser NJOYA, Managing Director de Palmarès Sport a structuré sa présentation sur trois points : les contraintes actuelles des entreprises locales pour participer aux travaux de la CAN ; les compétences nécessaires aux entreprises locales pour participer aux travaux de la CAN 2019 ; et les différents partenariats nécessaires avec les entreprises locales pour la construction, la mise aux normes, l’entretien et la viabilisation des infrastructures de la CAN 2019. S’agissant du premier point, M. Nasser NJOYA note le manque d’expérience des entreprises locales, la petitesse de la taille de la majorité d’entre elles, les moyens financiers, les difficultés d’accès au crédit et les incertitudes liées au lendemain de la CAN. En particulier, pour ce qui est des incertitudes liées à l’après CAN, l’orateur 4 indique que le plus souvent, les entreprises se posent cette question lancinante : « Investir des centaines de millions dans un centre de loisir… ou touristique comme un hôtel pour juste avoir un pic de la clientèle durant les 3 semaines de l’événement. ET APRÈS ? » Concernant les compétences nécessaires aux entreprises locales pour participer aux travaux de la CAN 2019, l’orateur indique que pour que la CAN soit rentable à long terme, il faut des stades « nouvelles générations » où les spectateurs peuvent acheter leur billet en ligne, divers services sont proposés à l’intérieur des stades comme la restauration, la garderie des enfants à bas âges, les salles de spectacles et de cinéma et les magasins. Ainsi, pour les BTP, il faudra les compétences dans la construction des routes, de la voirie urbaine, de la construction d’ouvrage d’art (divers bâtiments, stades, hôpitaux, etc.), le maniement d’engins, les monteurs de lignes caténaires et réseaux électriques, les géomètres, les topographes, etc. Il faut également des spécialistes dans la restauration, le e-commerce, la garderie, la distribution. Sont aussi nécessaires les agences du tourisme, de marketing et de régie publicitaire, l’ingénierie artistique et de la culture et l’organisation des spectacles. S’agissant des partenariats, l’expert propose la création d’une structure adaptée au quotidien de l’entreprise en particulier un « GUICHET UNIQUE » de toutes les opérations liées à l’organisation et la gestion de la CAN qui permettra de réduire le temps de décision tant pour l’Etat que pour les entreprises impliquées dans ce Grand projet. Il préconise des partenariats public-privé (PPP) pour la construction de diverses infrastructures. Il propose le NAMING RIGHT, pratique qui consiste à donner à un stade le nom d’une entreprise, pour financer, construire et entretenir les stades. Pour terminer son propos, M. Nasser NJOYA suggère aux entreprises locales de se mettre ensemble pour soumissionner les marchés dans le cadre de l’organisation des CAN 2016 et 2019. Les échanges qui ont suivi ces interventions ont soulevé diverses préoccupations. En particulier, il a été évoqué :  l’absence de la liste des projets à réaliser dans le cadre de la préparation des deux CAN 2016 et 2019 ;  le problème de la préférence nationale qui doit être clairement définie ;  les lendemains de la CAN : qu’est ce que les hôtels construits vont devenir après la CAN si on ne promeut pas assez la destination Cameroun ?  la disponibilité de l’information : où trouver la documentation nécessaire pour y prendre part ?  les capacités du Cameroun à construire tous les stades requis en 04 ans ?  la qualité et la pérennité des stades : est-ce que les normes géotechniques ont été prises en compte ? 5  la rentabilité des stades : comment les infrastructures de la CAN seront-elles rentabilisées dans le temps ?  la place de la diaspora : qu’est ce qui est réservé aux camerounais de la diaspora ?  l’emploi des locaux dans les projets de construction des infrastructures de la CAN ;  les mesures du Gouvernement pour accompagner les investisseurs dans le cadre de l’organisation de la CAN ;  et la question du foncier : au Tchad par exemple, la vente des terrains au franc symbolique a permis de booster le secteur de l’hôtellerie. En réponse à ces multiples préoccupations, les membres du Gouvernement ont apporté des éclaircissements. On note en particulier que des MOU on été signés avec les entreprises étrangères qui devront construire et réhabiliter les stades. Un Comité d’Organisation des deux CAN a été mis en place. Ce comité mettra à la disposition des opérateurs économiques des informations en temps opportun. La loi du 18 avril sur les incitations à l’investissement privé au Cameroun est assez favorable au tourisme et à plusieurs types d’activités qui peuvent être menées par les entreprises dans le cadre de la CAN. Le Ministère chargé du foncier s’attelle à mettre en place des réserves foncières pour les potentiels investisseurs. Il a été également recommandé aux opérateurs économiques de s’informer des réformes que le Gouvernement met en place pour faciliter le climat des affaires.

Au terme de ce premier Diner-Débat à Yaoundé, le Président du GICAM a, avant de remercier les principaux intervenants, les participants et les sponsors, indiqué que le GICAM mettra en place une cellule qui aura la charge de :  organiser les entreprises par métier pour accompagner le pays dans la réussite des CAN 2016 et 2019 ;  identifier les entreprises qui ont signé les MOU avec le Gouvernement pour la construction des stades et leur proposer des services ;  utiliser de manière optimale les dispositions sur la sous-traitance et la préférence locale. Rendez a été pris en mai 2015 pour un prochain Diner-Débat à Yaoundé, et dans deux semaines à Douala pour le dernier Diner-Débat du GICAM de l’année 2014 sur la question de la contribution des mines à l’accélération de la croissance.

Source: site du Gicam http://www.legicam.org/

Google Consumer Barometer : l’usage du web en France et dans le monde en 2014

Par Thomas Coëffé

Google vient de présenter les résultats d’une vaste étude sur l’usage du web dans le monde en 2014, dans le cadre du Consumer Barometer. Réalisée en partenariat avec TNS, elle permet de mieux cerner les pratiques des internautes de 46 pays, dont la France. L’occasion aussi de mieux comprendre comment le web est utilisé et comment la France se distingue. Et pour aller au-delà des principales conclusions de l’enquête, Google propose un outil complet de data visualisation : le Graph Builder.

Le multi-écrans et les smartphones s’imposent

La première conclusion de l’enquête Google est que le multi-écrans est devenu la norme. Le plupart des sondés utilisent plusieurs terminaux. Ce sont les Pays-Bas qui tirent leur épingle du jeu avec 3,6 terminaux par utilisateur. Les Français sont moins multi-écrans que la moyenne, avec 2,2 appareils en 2014 – contre 2,3 en 2013 et 1,8 en 2012.

L’usage des smartphones s’est aussi largement imposé. La part des individus qui utilisent un smartphone au quotidien augmente à grande vitesse. Singapour se démarque, puisque 85% des habitants possèdent un smartphone – contre 57% aux États-Unis et 49% en France.

Du côté des smartphones et du multi-écrans, la France ne fait donc pas partie des meilleurs. Mais du côté de la  fréquence d’accès au web, nous sommes bien placés. Ainsi, 74% des internautes français accèdent à Internet tous les jours pour des raisons personnelles (l’usage professionnel n’est pas comptabilisé). C’est un très bon score, mais le Japon est encore loin devant (95%).

 

 

Google Consumer Barometer : l’usage du web en France et dans le monde en 2014  dans Analyses & Réflexions & Prises de position daily-internet-usage

 

 

 

 

 

 

Les réseaux sociaux se sont également largement imposés. 92% des internautes turques utilisent les réseaux sociaux chaque semaine. Suivent l’Argentine (86%), le Brésil (84%) et la Chine (83%). En France, 27% des internautes accèdent aux réseaux sociaux depuis leur smartphone chaque semaine, contre 11% depuis une tablette et 38% depuis un PC.

Les internautes et l’e-commerce

Côté shopping, l’e-commerce s’est également imposé, notamment en France dans le secteur de la mode. 46% des internautes français déclarent que le dernier achat de vêtements a été effectué sur Internet. C’est l’un des meilleurs taux en Europe. Les Français aiment également beaucoup rechercher des infos sur les produits sur Internet. Pour leur dernier achat, 60% des internautes français ont effectué des recherches en ligne avant d’acheter. Le ROPO (research online, purchase offline) est particulièrement répandu en France (64%), notamment pour acheter une TV, des appareils ménagers, des tickets de cinéma et pour souscrire une nouvelle assurance automobile. Par contre, l’usage du mobile dans ce cadre n’est pas encore très répandu en France. Toujours pour leur dernier achat, seuls 11% des Français ont utilisé leur smartphone pour obtenir des infos ou pour acheter en ligne. Cette pratique est beaucoup plus habituelle en Asie, notamment en Corée du Sude (46%).

ropo e-commerce dans Annonces et Infos

 

 

 

Le Graph Builder, un outil de data visualisation bien pensé

Google met à disposition de tous les internautes un outil de data visualisation : le Graph Builder. Il s’agit d’un outil bien pensé, qui permet de visualiser les résultats de son choix. On choisit les pays à étudier, les questions à afficher et des filtres permettent d’affiner les résultats. On peut par exemple choisir de générer un graphique pour comparer l’usage des réseaux sociaux depuis un smartphone, en France, chez les moins de 24 ans et chez les plus de 55 ans. Un outil facile à utiliser et très pratique pour obtenir des données précises sur l’usage spécifique du web en France et dans le monde.

graph-builder Google Consumer Barometer : l’usage du web en France et dans le monde en 2014 dans Outils & Sources

 

 

 

source: http://www.blogdumoderateur.com/google-consumer-barometer/

Victoires et challenges de la croissance africaine

Bonsoir chers internautes! Je souhaite que vous réagissiez par rapport à cette interview de Carlos Lopez, Secrétaire Exécutif de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) relayée par Africa Diligence Le 29 octobre 2014. Je partage son analyse, lui qui entrevoie un avenir prospère pour l’Afrique; bien-sûr à condition de pouvoir surmonter des challenges.

Victoires et challenges de la croissance africaine dans Analyses & Réflexions & Prises de position Carlos-Lopes-140x140

[Africa Diligence] Le 10 octobre 2014, Carlos Lopes a obtenu le Lifetime Africa Achievement Prize pour ses actions en faveur de la relance économique. C’est la 2ème fois que le Secrétaire exécutif de la CEA est distingué pour sa contribution à l’effort de guerre économique en Afrique. Dans cet entretien, il décrypte les victoires et challenges de la croissance africaine.

Y a-t-il une durabilité à la croissance que connaît le continent africain et comment maintenir la cadence?

La durabilité est garantie par les tendances structurelles lourdes en faveur de l’Afrique. La tendance démographique d’abord. Avec une croissance accélérée, non seulement de la population mais de la classe moyenne, qui peut raisonnablement présager d’une période assez longue de croissance.

Deuxième facteur, le continent dépend encore à 80% des exportations de matières premières, dont ⅓ concerne le pétrole et le gaz, pour lesquels je suis moins optimiste face aux changements importants qui devraient s’opérer sur ces marchés de l’énergie, notamment le gaz de schiste. Par contre, pour la consommation croissante des produits agricoles, nous avons les réserves. Idem pour certains types de minerais dont l’Afrique possède des réserves considérables et quelquefois même un contrôle de la production mondiale.

Troisième tendance lourde favorable, les grandes économies industrialisées vont entrer dans une période de grande difficulté de restructuration. Elles ont atteint un tel niveau qu’elles ne peuvent plus supporter la charge sociale provoquée par le vieillissement de la population. Pour les pays récemment industrialisés, comme la Chine, le coût de la main-d’œuvre va nettement augmenter. Le monde sera ainsi obligé de regarder ailleurs, et notamment vers l’Afrique.

L’Afrique aiguise l’appétit des investisseurs, mais en profite-t-elle réellement?

Il s’agit là de la qualité de la croissance. En effet, il ne suffit pas de parler de croissance, mais d’une croissance dédiée à l’amélioration des conditions de vie, notamment la création d’emplois et une inclusion sociale plus consistante. Certaines inégalités s’aggravent dans de nombreux pays africains. C’est la raison pour laquelle nous appelons à une transformation structurelle des économies. Pour s’attaquer à ces problèmes sociaux de fond, il faut s’industrialiser, seul secteur apte à créer la masse d’emplois nécessaires à la jeunesse. A ce sujet, les pays doivent avoir des stratégies de politiques industrielles consistantes, comme vient de le faire le Maroc. D’une façon générale, la CEA fait, depuis 2 ans, la promotion de l’industrialisation. De plus en plus de pays se tournent vers cette voie. Quant à la productivité agricole, elle est essentielle car une grande partie de la population africaine vit du secteur rural. Le constat est rude quand 65% de cette main-d’œuvre est africaine, alors que la contribution reste très basse (autour de 6%). La réponse à cette situation sociale catastrophique, qui continue de s’aggraver, reste l’augmentation de la productivité agricole. Dans ce domaine, les marges de récupération, par rapport à d’autres régions du monde, sont importantes. Actuellement, nous avons la productivité agricole la plus basse de la planète. Quant aux emplois dans le secteur des services, qui explose en termes de croissance, ils sont créés dans le secteur informel. Il ne suffit donc pas d’avoir une croissance, mais de la mettre au service de transformation structurelle des économies.

Cette transition doit-elle passer par la prise en charge de l’Afrique par les Africains eux-mêmes?

Là, c’est la partie financement de l’équation. Financer cette transformation structurelle en ne comptant que sur l’aide au développement n’est pas suffisant pour transformer une région. Cette aide vient en soutien, mais la transformation doit venir de l’intérieur, de nos sociétés. Le moment est venu d’avoir une discussion plus profonde sur ces questions de financement, d’autant plus que nous estimons que l’Afrique possède de nombreuses ressources internes, qui n’ont pas été efficacement utilisées, avec des contrats de ressources naturelles très mal négociés. L’Afrique n’a pas tiré suffisamment profit de la valeur de ses exportations et ses matières premières n’ont pas été utilisées pour promouvoir la transformation locale, créatrice d’emplois. Le forum que nous venons d’avoir est là justement pour montrer que le temps est venu de prendre les décisions importantes en termes de financement, et passer au-delà du paradigme de l’aide au développement comme centre de la discussion.

Avec quels moyens financiers? Comment mobiliser les ressources?

Nous avons présenté de nombreuses recherches dans ce domaine à l’occasion du forum. Elles concernent les fonds d’investissements privés, le trafic illicite des capitaux, la mobilisation des ressources internes, les nouveaux partenariats et les nouveaux systèmes de financement pour le climat, qui pourraient positionner l’Afrique au sein des débats les plus actuels. Ce qu’il faut souligner, c’est que les pays africains discutent aujourd’hui de sujets très différents de ceux abordés il y a 10 ans, voire même 5 ans. Ce qui est très encourageant.

Si on prend les grandes discussions commerciales internationales, les Africains commencent à avoir des positions plus agressives sur leurs intérêts. Concernant les grandes négociations sur le changement climatique, ils se sont organisés en déposition commune. C’est même la seule région qui a un comité de chefs d’Etat sur ce sujet. Dans les négociations sur le post-2015, les nouveaux objectifs, qui vont remplacer les objectifs du Millénaire, les Africains sont les seuls à avoir une position commune régionale. En vue de la conférence mondiale, qui aura lieu l’année prochaine, sur le financement pour le développement, l’Afrique est la première à avoir une discussion débat de fond sur cette question.

Carlos Lopes est devenu, en septembre 2012, le huitième Secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique (CEA). De mars 2007 à août 2012, il a tour à tour assuré les fonctions de Directeur général de l’Institut des Nations Unies pour la formation et la recherche (UNITAR) et de Directeur de l’École des cadres du système des Nations Unies. Il est titulaire d’un doctorat en histoire de l’Université de Paris I (Panthéon-Sorbonne), d’un master de l’Institut de hautes études internationales et du développement de Genève et du titre de docteur honoraire en sciences sociales de l’Université de Cândido Mendes à Rio de Janeiro.

(Avec Stéphane Jacob)

Source: http://www.africadiligence.com/victoires-et-challenges-de-la-croissance-africaine/

Méfiez-vous de vos clés USB!

Et si on vous  surveillait  par l’intermédiaire de vos clés USB!!! Je vous suggère cet article de Slate.fr.  bonne lecture!

Méfiez-vous de vos clés USB! dans Analyses & Réflexions & Prises de position usb_3

 

« Et, de façon générale, de toute sorte d’appareils de stockage portatifs: disquettes, lecteurs MP3… mais surtout clés USB, préviennent deux chercheurs en sécurité informatique.

Fin septembre 2014, deux chercheurs ont choisi de publier leurs travaux, comme l’explique Le Monde ce 3 octobre, relançant ainsi l’intérêt pour cette vulnérabilité nichée au cœur des clés USB. L’occasion de relire cet article publié en août.

Elles ont l’air inoffensives, comme ça, quand elles se glissent dans nos poches et nos ordinateurs, en empruntant toute sorte de formes, de tailles et de couleurs. Sauf qu’il n’en est rien: deux chercheurs de sécurité informatique, Karsten Nohl and Jakob Lell, affirment avoir la preuve que les clés USB sont intrinsèquement mauvaises. Et presque bonnes à jeter.

En disséquant pendant plusieurs mois le fonctionnement de ces petits appareils de stockage, ce duo d’experts a en effet découvert qu’il était possible de programmer un logiciel dit «malveillant», ou «malware», dans le code de fonctionnement des clés USB. Celui-là même qui permet l’échange de fichiers entre la clé USB et un ordinateur.

Et pour en apporter la preuve, Karsten Nohl and Jakob Lell ont carrément créé eux-mêmes ce genre de programme, explique Wired, qu’ils ont très judicieusement intitulé «bad usb». Programme qu’ils comptent présenter à l’occasion de la célèbre conférence de sécurité informatique américaine, BlackHat, qui se tient du 2 au 7 août.

Vilaine, vilaine clé USB donc, d’autant plus redoutable que rien, ou presque, ne peut parer à cette exploitation malveillante du code qui les fait tourner, comme l’explique Karsten Nohl, toujours dans Wired:

«Vous pouvez la donner à des spécialistes de la sécurité informatique; ils la scanneront, supprimeront quelques fichiers, et vous la rendront en vous disant qu’elle est « propre ».»

Ni le formatage, ni vos antivirus n’auraient la capacité de détecter ce logiciel malveillant qui a la possibilité, résume encore Karsten Nohl, «de faire tout ce que vous pouvez faire avec un clavier». Soit en gros prendre le contrôle de l’ordinateur. Le site spécialisé évoque par exemple l’espionnage des communications, ou la modification de fichiers.

Si les deux experts envisagent une première solution, qui consisterait à faire en sorte que les clés USB n’acceptent sur le logiciel qui les fait touner (ou firmware) que les mises à jour autorisées par les fabricants, ils précisent néanmoins que cette option peut être facilement déjouée.

Seule solution, ou presque: condamner vos ports USB avec de la superglu.

Si le scénario semble un peu extrême, sachez qu’il est vivement recommandé –si ce n’est pratiqué– dans des entreprises et organisations sensibles, où l’information qui y circule se transforme vite en secret à ne surtout pas divulguer.

La version sushi n’est pas moins inoffensive | FlickR licence cc by

A vrai dire, les spécialistes de l’informatique se méfient depuis toujours de tous les supports de stockage mobiles… disquettes comprises, comme le rappelle ici Luc Vallée, de l’Anssi (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information)!

Car qui dit mobile, dit possibilité d’intrusions extérieures: avec une clé USB (ou autre), il est possible de voler des données ou installer des fichiers sur un ordinateur, le tout évidemment à l’insu de son propriétaire.

De nombreuses recommandations officielles, émanant par exemple des organismes responsable de la sécurité des réseaux en France, évoquent ce problème.

Ainsi, cette note de 2006, mise à jour en 2009, du Certa (pour Centre d’expertise gouvernemental de réponse et de traitement des attaques informatiques, qui dépend de l’Anssi), préconise explicitement de se méfier de ce genre de demande:

«Excusez-moi, pourrais-je connecter quelques minutes mon lecteur de musique MP3 sur votre port USB?… Les batteries sont déchargées, et je ne rentre que demain chez moi. Merci beaucoup!»

Et pour rappel, Stuxnet, l’un des plus célèbres virus de l’Histoire, s’est également appuyé sur une clé USB. A priori développé par les services de renseignements américains, ce virus a réussi à pénétrer la zone ultra-sécurisée d’une usine nucléaire en Iran très probablement grâce au manque de vigilance d’un employé du site. Ou, comme le résumait à l’époque de manière moins sympathique un instigateur du projet dans le New York Times:

«Il y a toujours un idiot qui ne prête pas attention à l’USB qu’il tient au creux de la main.»

Source: http://www.slate.fr/story/90621/mefiez-vous-cles-usb#xtor=RSS-2

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