Archives pour la catégorie Annonces et Infos

Compte-rendu Cameroon Business Forum

L’exposé du directeur général des impôts a été unanimement salué par la communauté des affaires lors de la septième édition du Cameroon Business Forum, le 15 mars 2016, à l’Hôtel Sawa de Douala. Une rencontre où la participation du ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey, a été fort remarquée.
« De tous les exposés, le plus intéressant fut sans conteste celui du directeur général des impôts », se réjouit un chef d’entreprise présent à la septième édition du Cameroon Business Forum (CBF). A deux reprises au moins – fait exceptionnel -, Modeste Mopa Fatoing a arraché des applaudissements à un public généralement peu porté aux effusions, le 15 mars 2016, dans la salle de conférences de l’Hôtel Sawa, à Douala. Le summum est atteint lorsqu’il annonce l’innovation à venir dans la modalité de paiement de la vignette automobile. Dès 2017, son prix sera intégré dans le titre d’assurance automobile. Un peu sur le modèle du timbre d’aéroport qui, depuis le début de l’année, est acquitté lors de l’achat du billet d’avion. Une possibilité en plus pour rendre l’administration fiscale conviviale.
Pourtant, la partie était loin d’être gagnée pour le directeur général des impôts, qui confesse à l’entame de son propos une sorte d’incompatibilité à priori à accoler la convivialité à la fiscalité. Exemples à l’appui et avec la précision d’un entomologiste, il égraine les actions menées pour accompagner l’entreprise à sa création, durant son existence et lorsqu’elle se trouve en difficulté. Tout y passe, des avantages liés aux formalités de création à la transaction des dettes de plus de cinq ans, en passant par les facilités offertes lors de la déclaration fiscale, le paiement de l’impôt, le contrôle et le contentieux fiscal. « Tout ce dispositif contribue à rendre notre système fiscal plus convivial », conclut l’orateur sous un roulement d’acclamations.
La gratitude des chefs d’entreprises à son endroit n’a eu de cesse de se manifester durant « la conversation » instaurée par le chef du gouvernement. « Il y a des avantages dont nous ignorions jusqu’à l’existence jusqu’à présent », avoue l’une des participantes.
Le ministre des Finances ne fut pas en reste durant la rencontre annuelle entre le gouvernement et le secteur privé. Alamine Ousmane Mey s’est porté à la rescousse du premier ministre lorsque ce dernier fut interpelé par les opérateurs économiques. L’argentier a répondu à Célestin Tawamba, président du groupe Cadyst Invest qui s’inquiétait de l’octroi des exonérations à certains secteurs en surcapacité dans le cadre de la mise en œuvre de la loi du 18 avril 2013 portant incitations à l’investissement privé, que des évaluations prévues et qu’elles se feront avant la sortie des décrets d’application. Face à l’inquiétude d’Alice Maguedjio, commerçante au marché de Mboppi préoccupée par la restitution de l’épargne emportée par les responsables des établissements de microfinance véreux, le Minfi, pédagogue, a expliqué le processus d’octroi des agréments avant d’indiquer qu’un mécanisme de garantie existe, bien qu’il ne soit pas encore extensible à ce secteur d’activité.

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Commis par le chef du gouvernement pour assister à la conférence de presse – une première au CBF -, aux côtés du ministre de la Communication, du coordonnateur général du CBF, le Pr Touna Mama, et du vice-président de la plate-forme du secteur privé, le ministre des Finances est revenu sur certaines préoccupations des journalistes ayant trait au premier eurobond du Cameroun et à la fiscalité. Il les a surtout invités au patriotisme qui constitue le carburant indispensable à la construction du pays. Cela passe notamment par l’effort qui est le leur pour amener les consommateurs des médias à changer la perception négative répandue sur le climat des affaires au Cameroun

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L’exploration du tracé du futur câble sous-marin entre le Cameroun et Brésil achevé

Selon Cameroon Telecommunications (Camtel), l’exploration du tracé du futur câble sous-marin est arrivée à son terme, après 80 jours d’activités du Ridley Thomas, navire chargé d’effectuer les études des fonds marins en vue de la pose dudit câble sous-marin entre Kribi au Cameroun et Fortaleza au Brésil. Ainsi, la prochaine phase consistera à l’analyse des informations collectées en vue de la définition du tracé des 6000 km du câble devant traverser l’océan Atlantique. Signalons que la société Huawei Marine Networks, firme chinoise chargée de déployer ce projet a déjà confié la fabrication du câble à la société française Nexans.

 

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Voici les 412 établissements de Microfinance autorisés à exercer au Cameroun en 2017

Le ministre des Finances (MINFI), Alamine Ousmane Mey, a publié la liste des 412 établissements de Microfinance autorisés à exercer au Cameroun en 2017. Il s’agit de 121 établissements de première catégorie, 42 établissements de deuxième catégorie, 3 établissements de troisième catégorie et le reste, des établissements qui exercent en réseau. Cette publication aidera les clients à s’assurer de l’agrément  effectif  des Emf avant toute opération. Par ailleurs, l’on constate une baisse du point de vue quantitatif, avec 500 Emf en 2015 et 418 en 2016. Liste des 412 établissements…

 

L’État apporte 600 millions de FCFA au privé pour la transformation du cacao

Le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT) Louis Paul Motaze a présidé ce 11 janvier 2017 la cérémonie de remise des équipements d’une valeur de 600 millions de FCFA à la société privée Fapam Industry basée à Ebolowa et spécialisée dans la transformation du cacao. Cet apport s’inscrit dans le cadre de la politique gouvernementale d’appui au secteur privé productif initié, en janvier 2016. Cette société devrait donc voir sa capacité de  production passée de 500 à 6000 kg/h, avec à la clé, la création de près de 600 emplois directs et 1500 emplois indirects.  La production initiale en une année est de 16 000 tonnes. Fapam Industry produit 5 000 tonnes de beurre, 5 000 tonnes de poudre de cacao. Le coût du projet est d’un peu plus de 5,337 milliards de FCFA.

Dieudonné Essomba: « Les mesures de taxations fiscales et douanières de la loi de finances 2017 sont carrément suicidaires »

DIEUDONNE ESSOMBA ECONOMISTE

Dieudonné Essomba

Bonne année 2017 à vous !

Dans la mouvance de la conjoncture économique de cette année au Cameroun, nous voulons relayer l’interview de l’économiste Dieudonné Essomba qu’on ne présente plus, parue dans le bihebdomadaire spécialisé «Ecomatin » du 09 janvier 2017.
Abordant les perspectives du budget du Cameroun en 2017, il se prononce aussi sur le Franc cfa. Il en ressort notamment que le secteur productif devrait être la priorité pour le Cameroun dans le décollage de son économie.

QUESTION 1. Le budget 2017 du Cameroun s’équilibre en recettes et en dépenses à 4373,8 milliards F Cfa, en hausse de 3,3% par rapport à celui de 2016. Ce budget est-il réaliste au vu de la conjoncture économique plutôt difficile ?

REPONSE : Le budget de 2017 s’inscrit dans le sillage de celui de 2016, avec une légère augmentation. On aurait pu s’attarder sur son caractère réaliste si les budgets précédents avaient été menés de manière satisfaisante. Or, en dépit des lois de règlements toujours approbatrices, les tares que trainent nos budgets sont connues. Naguère, le Chef de l’Etat lui-même s’était plaint de la sous-consommation des crédits ; a-t-on résolu le problème ? Personne n’a même plus le courage d’en parler ! Il est cependant loisible de constater que les projets sont rarement réalisés, si on exclut les Grands Projets qui jouent plutôt un rôle de vitrine politique. Le budget de fonctionnement lui-même connaît de très graves difficultés au point où l’administration publique est aujourd’hui réduite à une activité minimale, faute de ressources. Un agent public qui a un ordre de mission sera rarement payé et toujours, après un parcours du combattant. On ne peut donc pas se prononcer de manière pertinente sur un budget essentiellement fictif, et on se demande pourquoi, au lieu de revenir à la sincérité du budget, le Gouvernement ressent la nécessité de poursuivre cette fuite en avant qui a plutôt tendance à dégrader la gestion des maigres ressources que nous avons.

QUESTION 2. Le gouvernement table sur des recettes propres de 3143,3 milliards F Cfa (71,8% du montant total), et la fiscalité à elle seule est censée produire 57,6% de ces recettes, soit 2519,13 milliards F Cfa. Il s’agirait pour le Cameroun de réduire son déficit budgétaire tel qu’exigé par le Fmi. 34 taxations fiscales et douanières ainsi été introduites dans la loi de finances 2017 pour atteindre cet objectif. De telles mesures d’élargissement de l’assiette fiscale ne sont-elles pas de nature à décourager les investisseurs ?

REPONSE : Si de telles mesures ne faisaient que décourager les investisseurs, la situation serait moins grave. Il se trouve que dans le contexte actuel, de telles mesures sont carrément suicidaires. Le problème ici est qu’on tente de résoudre les difficultés de l’Etat en pressurisant les autres acteurs alors que le problème relève du système productif tout entier. Mais avec notre configuration macroéconomique, c’est une grave faute.
En effet, quel est le problème du Cameroun ? C’est l’absence de devises qui se traduit par l’illiquité. Donc les mesures à prendre doivent viser à limiter autant que possible ces sorties de devises. Or, au Cameroun, comme dans tous les pays sous-développés, c’est l’Etat qui est le gros consommateur de devises parmi tous les acteurs nationaux. D’abord comme investisseur, car ses réalisations sont très lourdes et requièrent d’importantes importations en machines et en intrants. Ensuite par son mode de dépense qui a tendance à privilégier les biens importés, comme les chaises chinoises au détriment des chaises locales. Enfin, à travers ses agents dont la consommation est aussi très extravertie, car c’est d’eux que vient l’achat des costumes, des véhicules, du champagne et du ketchup. Donc, en prenant l’argent au reste du secteur productif pour le remettre à l’Etat, on transfère à un acteur très extraverti des ressources qui étaient entre les mains des acteurs moins extravertis. La conséquence est qu’on amplifie la saignée au lieu de la réduire.
Les mesures prise par le MINFI procèdent incontestablement d’une analyse sommaire et insulaire. Leur impact sera plutôt l’accélération de l’hémorragie des maigres devises nationales qu’on aurait dû désespérément chercher à préserver, et par suite, une illiquidité aggravée de l’économie. Elles vont donc intensifier la crise au lieu de la limiter.

QUESTION 3. De manière plus globale, il y en a qui pensent que l’année 2017 sera une année d’austérité pour le Cameroun. Le pensez-vous également ?

REPONSE : Cela fait des années que j’annonce la situation actuelle et personne ne peut dire qu’il n’a pas été averti ! Quand vous accumulez des déficits commerciaux en vivant des biens des autres sans payer, vous pensez que ça finit comment ? Cela est valable au quartier, cela est aussi valable pour les pays. Je constate que tout le monde a fini par me rejoindre dans mon pessimiste qu’on traitait d’antipatriotique, comme si aimer sa patrie signifiait vivre hors de toute réalité et nier les mauvais choix. Les Chinois et les Européens n’ont pas été créés par Dieu pour nous vendre leurs biens sans payer. Dire que l’année 2017 sera très difficile est un euphémisme, et il faut vraiment regretter que les Camerounais se réveillent, avec un FMI frappant à la porte, alors qu’on aurait dû éviter la situation.

QUESTION 4. Une croissance de 6% est projetée par le gouvernement en 2017 et le président de la République vient de réaffirmer que le Cameroun va poursuivre son vaste programme d’investissement. Quelles devraient être les priorités du gouvernement en la matière ?

REPONSE : Le Gouvernement avait engagé certaines opérations qui ne sont pas encore terminéees. Il devrait s’y consacrer à fond et s’y limiter, pour sauver les meubles, au lieu de se disperser davantage. Faute de quoi il va se retrouver avec une constellation de projets entamés et jamais achevés. L’époque de l’euphorie, de l’improvisation et de l’amateurisme est terminée. La vérité économique vient nous rattraper : il n’y a plus de ressources pour engager de manière utile un programme d’investissement massif.

QUESTION 5. Le Plan d’urgence triennal 2015-2017 s’achève théoriquement cette année. Quel regard portez-vous sur la conduite de ce programme deux ans après son lancement en grande pompe ?

Je ne me préoccupe pas des programmes dont j’avais contesté la pertinence économique, car je savais que ça n’allait rien donner. C’est déjà assez douloureux de n’avoir pas été écouté et d’assister au triste spectacle de cet échec.

QUESTION 6. Vous être parmi ceux qui pensent que le Cameroun connait un risque de surendettement, alors même que le pays n’est endetté qu’à hauteur de 28% environ (loin des 70% du plafond en vigueur dans la Cemac). Sur quoi fondez-vous vos inquiétudes ?

REPONSE : D’abord, un pays comme le Cameroun peut connaitre une crise d’endettement et une crise de liquidité. Ce sont deux choses différentes. La menace immédiate qui pèse sur le Cameroun est la crise de liquidité, c’est-à-dire, l’incapacité de régler ses importations alors qu’il ne peut s’en passer. Par exemple, le Cameroun doit importer les médicaments, les livres, les transformateurs électriques sans lesquels son système productif ne peut pas fonctionner. Or il peut arriver qu’i l ne vende pas assez pour avoir des devises et payer. On parle de crise de liquidité. Cela signifie qu’il a les poches vides et ne peut répondre à ses besoins essentiels mêmes s’il n’est pas endetté. Cette crise est différente de la crise d’endettement, où le pays est si endetté qu’il ne peut pas rembourser.
En général, un pays contourne la crise de liquidité en endettant, mais cela suppose que le pays est crédible. Or, ce n’est pas le cas du Cameroun qui n’a été rendu solvable qu’à la suite des remises de dettes! Un pays qui accumule des déficits courants ne peut manifestement pas dégager des ressources pour régler ses dettes et n’offre donc aucune perspective. D’où sa difficulté de surmonter le problème de sa sous-liquidité par l’endettement. Personne n’est prêt à lui donner l’argent, ce qui l’oblige à recourir directement l’ajustement, au lieu de passer d’abord par l’endettement!
S’agissant maintenant du niveau d’endettement, ce n’est pas un problème de taux, mais de soutenabilité qu’on peut lier à la configuration macroéconomique du pays. La dette d’un pays peut être soutenable à 5% du PIB, à 30%, à 80%, à 100% ou à 180%, suivant le cas. C’est exactement comme entre les citoyens d’un pays. Un vendeur ambulant qui se présente à une banque n’a aucune crédibilité mêmes si sont taux d’endettement est de 0%. Un Ministre ou un grand homme d’affaires surendetté trouvera toujours quelqu’un pour lui faire un crédit.
Quant aux 70% que vous citez, il s’agit d’un taux fixé par la CEMAC dans le cadre de ses critères de convergence, autrement dit, des décisions que ces pays ont prises pour avoir des économies qui se ressemblent afin de créer un espace économique commun. Cela n’engage qu’eux, et ne concerne pas leurs créanciers. Personne ne peut même vous dire sur quel argument technique la CEMAC a défini ces 70%!

QUESTION 7. Vous avez affirmé récemment que sortir de la zone Franc serait suicidaire pour les Etats de la Cemac. Pourquoi ?

REPONSE : Cela servirait à quoi ? A se bomber le torse d’avoir une monnaie nationale et plastronner qu’on est sortis des griffes de la France, pour emprunter les expressions des nationalistes ? Cela aurait quel intérêt opérationnel ? Moi je ne suis pas nationaliste, je suis économiste et en l’état actuel de nos économies, je ne vois pas très bien ce que la sortie du CFA peut apporter. Tout d’abord, le CFA assume très bien ses missions instrumentales d’unité de compte, des échanges et d’épargne, même s’il n’a pas de potentiel stratégique pour gérer le crédit ou les équilibres extérieurs. Mais même si nous avions une monnaie locale, elle-même n’aurait aucun potentiel stratégique, puisque notre système productif trop résiduel ne pourrait réagir aux mouvements de change de la monnaie. Par contre, elle ajouterait le risque de perdre ses qualités instrumentales, avec la gouvernance actuelle que tout le monde décrie. Peu de gens dormiraient en paix en sachant que nos gouvernants dont l’honnêteté n’est pas anthologique ont une planche à billets. En réalité, la monnaie étant très sensible à la confiance, l’idée que les régimes actuels de la CEMAC, très contestés pour leur longévité et leur mauvaise gouvernance, veulent créer une monnaie suffirait à tuer cette monnaie dans l’œuf. Je crois avoir proposé comme solution la binarisation du CFA qui consiste à adjoindre au CFA un second pouvoir d’achat sur le modèle Suisse on fonctionne le Franc Suisse et le WIR. C’est la bonne solution en, l’état actuel de nos économies.

QUESTION 8. Est-ce qu’un retour au Fmi est évitable pour l’Afrique centrale dans le contexte actuel ?

REPONSE : Le FMI est un gendarme et un huissier pour les pays qui sont de mauvais payeurs. Si vous consommez les biens des gens sans payer, autrement dit, si vous accumulez les déficits de votre balance courante, il faut bien que quelqu’un vous oblige à régler vos dettes ! C’est ce que fait le FMI. Or, la CEMAC ne produit pratiquement rien et importe tout. Dès lors que ses recettes d’exportations baissent, elle ne peut plus régler ses achats et le FMI est là pour le lui rappeler et le ramener à l’ordre. Exactement comme un gendarme et un huissier. Comment pouvez-vous éviter le FMI avec un tel système productif ?

 

Dossier de presse Sommet extraordinaire CEMAC 2016 à Yaoundé

Les 21 bonnes résolutions des chefs d’Etat de la CEMAC pour sortir la sous-région du marasme économique

 

Les chefs d’Etat membres de la Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale (CEMAC), réunis en sommet extraordinaire vendredi 23 décembre 2016, dans la capitale camerounaise, Yaoundé, ont produit un plan d’urgence en 21 points visant à sortir la sous-région du marasme économique.

 

1. relever d’emblée que le renforcement de la stabilité macroéconomique ne nécessite pas un réajustement de la parité monétaire actuelle, mais plutôt des efforts d’ajustement sur les plans intérieur et extérieur, assortis de réformes structurelles adéquates

2. adopter des mesures pertinentes destinées à inverser durablement les tendances négatives de l’économie de la sous-région, combinant une politique budgétaire adéquate, une politique monétaire appropriée et une coopération internationale renforcée

3. réaffirmer leur vision commune de faire de la zone CEMAC un espace émergent dans un avenir proche, par la réalisation judicieuse des infrastructures nécessaires à la promotion d’un développement durable et inclusif au bénéfice de leurs populations

4. réitérer leur attachement indéfectible à la solidarité communautaire face aux chocs économiques et sécuritaires actuels et futurs.

5. geler les plafonds des avances statutaires de la BEAC au niveau fixé sur la base des recettes budgétaires de l’exercice 2014 en matière de politique monétaire

6. prescrire le renforcement de la stabilité financière de la zone CEMAC par une surveillance accrue du système bancaire et une utilisation optimale des instruments de politique monétaire.

7. engager la BEAC à proposer à brève échéance, en faveur des Etats, des mesures visant à promouvoir la migration progressive vers le financement par les Marchés de capitaux, en substitution des financements directs de la Banque Centrale.

8. renouveler leur engagement à poursuivre vigoureusement, au niveau de chaque pays, les ajustements budgétaires nécessaires à un rééquilibrage maitrisé, judicieux et progressif de leurs finances publiques.

9. conduire des politiques budgétaires ciblées en matière de dépenses publiques afin de préserver les acquis sociaux dans un contexte d’extrême fragilité économique et financière

10. s’engager à un redressement graduel du solde budgétaire des Etats et le ramener dans un délai de moins de 5 ans en dessous de 3%

11. maintenir un endettement viable et soutenable, en privilégiant les financements concessionnels et en favorisant les partenariats public-privé pour la réalisation des programmes d’infrastructures

12. saluer les conseils avisés et l’assistance technique des partenaires au développement

13. d’ouvrir et de conclure à brève échéance, des négociations bilatérales avec le FMI, pour mieux structurer les efforts d’ajustement de leurs Etats, les accompagner vers une sortie de crise et les aider à mettre en place les conditions d’une relance vertueuse et durable de leurs économies

14. solliciter en faveur de chaque pays, des mesures de renforcement d’une coopération internationale plus souple et flexible

15. recourir, en raison du caractère exogène des chocs économiques subis, à tous les partenaires multilatéraux en vue d’obtenir un large accès aux financements concessionnels nécessaires au renforcement de la balance des paiements et à la poursuite des projets de développement prioritaires

16. accélérer résolument la finalisation de la libre circulation des personnes et des biens, et la réalisation rapide des projets intégrateurs en préservant la sécurité

17. renouveler leur engagement commun, ainsi que leur détermination à améliorer substantiellement le climat des affaires en zone CEMAC, afin de promouvoir de manière vigoureuse l’activité économique créatrice de richesses, et mobiliser de façon optimale les recettes fiscales internes

18. engager leurs pays respectifs à renforcer la coopération fiscale internationale, afin de lutter contre la fraude, l’évasion et l’optimisation fiscales qui les privent d’importantes ressources

19. prescrire l’intensification des mesures et des actions en faveur de la diversification de leurs économies pour les rendre moins vulnérables aux 4 chocs exogènes, et plus compétitives face à la libéralisation des échanges commerciaux dans un monde de plus en plus ouvert

20. confier au Programme des réformes économiques et financières de la CEMAC la charge d’assurer le suivi des mesures prises et de rendre compte régulièrement de leur exécution

21. prescrire la tenue régulière à l’échelle ministérielle des rencontres de suivi-évaluation des mesures de redressement et de leurs effets sur la situation économique, financière et monétaire des pays de la CEMAC.

 

 

 

Discours de clôture de Paul Biya au Sommet extraordinaire des Chefs d’Etat d’Afrique centrale à Yaoundé.

 

Messieurs les Présidents, Chers Frères,

Madame la Directrice Générale du Fonds Monétaire International,

Monsieur le Ministre de l’Economie et des Finances de la République Française,

Mesdames, Messieurs,

Dans mon propos d’ouverture, je n’avais pas caché que notre sous-région traversait une période difficile, en raison de chocs d’origine externe qui risquaient d’affaiblir sa croissance et, par-là même, de compromettre ses objectifs de développement.

Mais je disais aussi ma conviction que si nous étions prêts, ensemble, à prendre les décisions qu’exige la situation, nous pourrions, avec l’appui de nos partenaires, retrouver la voie du progrès économique.

Je pense que ce sommet spécial nous a permis de prendre l’exacte mesure des défis à relever et d’arrêter, de manière concertée, les solutions de nature à franchir ce cap périlleux.

Je crois qu’il convient de souligner cet élan de solidarité active, encouragé par nos amis traditionnels ; solidarité qui vise à sortir notre sous-région de ses difficultés actuelles. Nos échanges ont bien montré, me semble-t-il, que des actions conjuguées garantiraient davantage d’efficacité dans le présent contexte.

Bien entendu, ceci ne nous dispensera pas de prendre les mesures spécifiques répondant aux problèmes particuliers de chacun de nos pays.

La stratégie collective qu’il conviendra de mettre en œuvre, devrait porter sur un certain nombre de points fondamentaux.

Au plan budgétaire, pour préserver un solde soutenable, il serait nécessaire d’élargir l’assiette fiscale pour améliorer le niveau des recettes et la qualité de la dépense.

Il faudrait en même temps veiller à ce que ces mesures d’ajustement n’entravent pas la croissance et n’aggravent pas les conditions de vie des couches sociales les plus fragiles.

S’agissant de la dette publique, des dispositions devraient être prises pour en préserver la soutenabilité et la viabilité.

Dans le même ordre d’idées, il conviendrait d’obtenir de nos partenaires bilatéraux et multilatéraux une plus grande souplesse, en raison de la forte baisse des cours des matières premières.

En ce qui concerne notre politique monétaire, notre Banque Centrale est venue en appui pour atténuer les chocs budgétaires. Mais d’autres leviers devraient être actionnés pour garantir notre stabilité monétaire menacée par des problèmes de balance de paiement.

Le concours du FMI serait sans doute indispensable, en coopération avec la France, notre partenaire dans le domaine monétaire.

Ai-je besoin d’ajouter que la réussite de cette stratégie est aussi fonction de l’accélération de l’intégration au sein de notre sous-région, de la diversification de notre économie et de l’amélioration du climat des affaires dans nos différents pays.

 

 

Messieurs les Présidents, Chers Frères,

Madame la Directrice Générale du Fonds Monétaire International,

Monsieur le Ministre de l’Economie et des Finances de la République Française,

Je crois fermement à la communauté de destin qui nous rassemble au sein de notre sous-région. C’est la raison pour laquelle je pense, qu’individuellement et collectivement, nous devons faire, en coopération avec nos partenaires, tous les efforts nécessaires pour lui donner les meilleures chances de renouer avec la croissance.

C’est l’intérêt de tous et de chacun.

Je vous remercie de votre attention.-

Yaoundé, le 23 décembre 2016

 

Déclaration de la Directrice générale du FMI, Christine Lagarde, à l’issue de sa réunion avec les Chefs d’État d’Afrique Centrale

le 23 décembre 2016

  • Entretiens fructueux à Yaoundé avec les dirigeants des pays d’Afrique centrale sur les enjeux de la région
  • Le FMI reste un partenaire de la région dans ses efforts pour une croissance durable

Madame Christine Lagarde, Directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) a publié aujourd’hui la déclaration ci-après à Yaoundé après sa participation à un sommet extraordinaire des Chefs d’État d’Afrique Centrale :

« Les entretiens qui se sont déroulés lors de ma participation au sommet des Chefs d’État d’Afrique Centrale à Yaoundé aujourd’hui ont été très fructueux. Des chocs de grande ampleur ont touché la région ces dernières années sur les six économies de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC). Une forte baisse des prix des produits de base, en particulier du pétrole, ainsi que les menaces pesant sur la sécurité et les troubles civils en République Centrafricaine ont pesé lourdement sur les soldes extérieurs et budgétaires de la région.

« Pour s’attaquer aux déséquilibres régionaux actuels, il convient de riposter de manière énergique et coordonnée. J’ai encouragé les dirigeants de la région à intensifier leur collaboration pour concevoir et opérer les réformes économiques et de promotion de la diversification économique qui sont nécessaires pour rétablir la stabilité macroéconomique dans chaque pays et dans la région dans son ensemble. Les bases d’un rebond soutenu de la croissance seront ainsi établies. J’ai également noté avec satisfaction que les autorités ont l’intention de considérer les mesures nécessaires pour atténuer les effets négatifs sur les groupes les plus vulnérables de la population.

« Le FMI est prêt à collaborer étroitement avec tous les gouvernements de la région pour les aider pendant cette période difficile. Nous continuerons d’apporter notre soutien aux pays de la CEMAC et aux institutions régionales, notamment en renforçant les capacités de la Commission de la CEMAC, de la Banque des États d’Afrique Centrale (BEAC) et de la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale (COBAC) dans les domaines de la gestion des finances publiques et de la politique monétaire.

« Je tiens à remercier sincèrement le Président Paul Biya, le Président Obiang en sa qualité de Président de la CEMAC et tous les Chefs d’État de la CEMAC de leur chaleureux accueil et de leur merveilleuse hospitalité. Le FMI reste le partenaire de la CEMAC face aux défis que la région doit affronter. »

Département de la communication du FMI
RELATIONS AVEC LES MÉDIAS

 

 

 

Source: Communiqué de presse FMI N° 16/579

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Le cout de la vie plus élevé au Cameroun en 2016

Dans une note de synthèse de 5 pages, l’Institut national de la statistique (Ins) du Cameroun  constate que les prix à la consommation finale des ménages enregistrent une hausse de 1,1% au cours des neuf premiers mois de 2016. Les prix à la consommation ont augmenté dans toutes les villes du Cameroun sauf dans la ville de Maroua, région de l’Extrême-Nord au cours de cette période. La hausse du niveau général est observée au cours de ces 12 derniers mois est due en grande partie selon l’Ins, à la flambée des prix des boissons alcoolisées et de tabacs à hauteur de 5,4%, des services de restauration et d’hôtel qui ont augmenté de 4,1%. Les produits alimentaires et boissons non alcoolisées ont augmenté, eux, de 1,7%. Les prix de bières ont connu une hausse comprise entre 50 et 100 FCFA, d’où la répercussion par les sociétés brassicoles sur la taxe d’assise introduite en 2015 sur les boissons. La hausse des prix de services de restaurants et d’hôtels est sans doute alignée aux augmentations des prix des bières industrielles. Par contre, depuis le 1er janvier 2016, le prix des produits pétroliers a enregistré une baisse. Le litre de l’essence super est passé de 650 FCFA à 630 FCFA et celui du Gasoil de 600 à 575 FCFA. Pour plus d’infos, bien vouloir télécharger ladite note de synthèse ici.    Evolution de l’inflation au cours des neuf premiers mois de l’année 2016 : Les prix à la consommation finale des ménages enregistrent une hausse de 1,1% au cours des neuf premiers mois de 2016 contre 3,0% sur la période il y a un an. En moyenne sur les douze derniers mois, l’augmentation se situe à 1,2%. La hausse enregistrée au cours de ces douze derniers mois provient en grande partie de la flambée de 5,4% des prix des boissons alcoolisées et tabacs, de 4,1% de ceux des services de restaurants et hôtels et de 1,7% de ceux des produits alimentaires et boissons non alcoolisées.. Télécharger la version complète de la note de synthèse(pdf) .

 

 

Le secteur bancaire camerounais a connu une baisse des réserves de change et l’interruption d’envois d’argent à l’étranger en 2016

Malgré des bonnes avancées du secteur bancaire au Cameroun en 2016, la suspension des envois d’argent à l’étranger via Western Union, Moneygram,..(causée par la hausse de la taxe à l’exportation) et la baisse importante des réserves de change ont été enregistrés. Cette  situation est due à la baisse des cours du pétrole, la hausse des importations par rapport aux exportations, au non-rapatriement des recettes d’exportation par les entreprises exportatrices installées au Cameroun. Les experts affirment que cette diminution des recettes a pour conséquence, l’augmentation de la dette intérieure, évaluée à environ 100 millions de FCFA. Par ailleurs, le scandale de détournement à la Banque Internationale du Cameroun pour l’Épargne et le Crédit (BICEC), la fermeture du Crédit Mutuel et les difficultés des Emf notamment la Société de Micro Finance pour l’Épargne et le Crédit D’investissement (COMECI) ont aussi marqué les points faibles du secteur bancaire du Cameroun en 2016.

 

 

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L’UE ne veut plus négocier avec l’Afrique centrale pour un APE régional

non aux APE

Dans une correspondance conjointe des commissaires européens au Commerce, Cecilia Malmström, et à la Coopération Internationale et au Développement, Neven Mimica, signée  le 27 octobre 2016, l’Union Européenne n’entend plus négocier avec l’Afrique Centrale pour un Accord de Partenariat Economique régional. Elle préfère plutôt se rediriger vers l’Accord Etape du Cameroun entrée en vigueur depuis le 4 octobre 2016, ainsi qu’elle a indiqué en réaction à la proposition d’APE régional de Pierre Moussa, président à la tête de la commission de la CEMAC en ces termes : «Comme indiqué dans notre lettre du 19 juillet dernier, nos services sont à votre disposition pour étudier avec vous les modalités d’adhésion à l’accord d’étape qui est mis en œuvre actuellement entre l’UE et le Cameroun. Nous tenons à rappeler qu’il ne peut s’agir par conséquent de relancer les négociations régionales interrompues en 2011 et en particulier de discuter le texte d’un nouvel accord». Débutées en 2003, les négociations pour un APE régional UE-Afrique centrale ont échoué au bout de 13 ans. Elles étaient interrompues depuis 2011, jusqu’à la perspective de la mise en œuvre de l’APE intérimaire du Cameroun dont l’entrée en vigueur a été vite perçue par la CEMAC comme une menace pour l’intégration sous régionale.

 

 

TRANSPORT

Les 2èmes Journées maritimes et portuaires du Cameroun se poursuivent à Douala

port

Les deuxièmes Journées maritimes et portuaires nationales (JMPN) ouvertes le mercredi, 14 décembre 2016 à Douala, sous le thème : « Secteur portuaire : levier d’attractivité pour la promotion de l’investissement et l’accélération de la croissance » se poursuivent. La rencontre, de trois jours, a pour but de mettre en exergue les opportunités d’investissement du secteur portuaire comme moteur de la croissance et de la compétitivité de l’économie camerounaise, a expliqué le ministre des Transports (Mintrans), Edgar Alain Mebe Ngo’o, à l’ouverture des travaux.  la  problématique de la tarification dans le secteur maritime et portuaire, les enjeux de la sécurité et de la sûreté dans le  secteur,  l’état  d’avancement  du processus de dématérialisation des procédures du commerce extérieur, la création des richesses et des emplois  dans  le  secteur  maritime  et portuaire, etc. D’autres présentations concerneront : l’état de la réglementation et des instruments relatifs à la promotion des investissements au Cameroun ; le  port  comme  catalyseur  des  investissements ; les zones de développement économique, la présentation du projet de Port en eau profonde de Limbe, et bien d’autres sujets y sont abordés.

Selon les chiffres officiels, le transport maritime concentre 95% du volume des exportations et des importations du pays, dont 90% transitent par le port autonome de Douala (PAD). Signalons que ces deuxièmes journées, après celles de 2010, rassemblent l’ensemble des acteurs maritimes et portuaires du pays, une délégation de l’Association internationale des villes portuaires (AIVP) et de l’Association de gestion des ports et en Afrique de l’Ouest et du Centre (AGPAOC).

Le classement Doing Business 2017 des 53 pays africains

Le classement Doing Business 2017 des 53 pays africains

1

Mauritius

49

2

Rwanda

56

3

Morocco

68

4

Botswana

71

5

South Africa

74

6

Tunisia

77

7

Kenya

92

8

Seychelles

93

9

Zambia

98

10

Lesotho

100

11

Ghana

108

12

Namibia

108

13

Swaziland

111

14

Uganda

115

15

Egypt

122

16

Cabo Verde

129

17

Tanzania

132

18

Malawi

133

19

Mozambique

137

20

Mali

141

21

Côte d’Ivoire

142

22

Gambia

145

23

Burkina Faso

146

24

Senegal

147

25

Sierra Leone

148

26

Niger

150

27

Comoros

153

28

Togo

154

29

Benin

155

30

Algeria

156

31

Burundi

157

32

Ethiopia

159

33

Mauritania

160

34

Zimbabwe

161

35

Guinea

163

36

Gabon

164

37

Cameroon

166

38

Madagascar

167

39

Sudan

168

40

Nigeria

169

41

Djibouti

171

42

Guinea-Bissau

172

43

Liberia

174

44

Congo

177

45

Equatorial Guinea

178

46

Chad

180

47

Angola

182

48

Congo, Dem. Rep.

184

49

Central African Republic

185

50

South Sudan

196

51

Libya

188

52

Eritrea

189

53

Somalia

190

 

 

Veille Economie-Cameroun

malt-tonic, brasseries Cameroun

Les brasseries du Cameroun lancent un nouveau produit

« Malta tonic », c’est le nouveau produit de la Société anonyme des brasseries du Cameroun. C’est une boisson sans alcool, riche en vitamines et conditionnée dans des bouteilles de 30 cl. Elle se vend au prix de 300 Fcfa. Malta tonic arrive dans un contexte dans lequel, un ancien produit « Maltup » a connu une réussite mitigée et où règne déjà une marque de Diageo (à travers Guinness-Cameroun écoule par ailleurs, des whiskies en miniatures de 12, 20 ou 35 cl.). Force est de relever que la Sabc domine le marché des bières au Cameroun avec 78% des parts, 59,1% de parts de marché des boissons gazeuses, 56,9% d’eaux minérales, pour un chiffre d’affaires de 346,2 milliards. Son effectif est de 6 000 personnels (3000 titulaires et 3000 sous-traitants). Les Brasseries du Cameroun sont le troisième contributeur aux recettes fiscales de l’Etat Camerounais, après la Société Nationale de Raffinerie (SONARA) et la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH). Elles paient plus de 300 milliards de FCFA d’impôts et taxes au trésor public.

NB : Diageo (à travers Guinness-Cameroun) occupe 14,4% des parts de marchés ; le reste revenant aux producteurs locaux, notamment l’Union camerounaise des brasseries (UCB) qui 7,2 %.   

Un nouveau DG à la tête des Brasseries du Cameroun emmanuel tailly dg sabc

Emmanuel de Tailly a été nommé directeur général de la Société anonyme des brasseries du Cameroun (SABC) filiale du groupe français Castel pour le Cameroun et prendra fonction en janvier 2017. En remplacement de son compatriote Francis Batista qui a passé trois ans au Cameroun,  le nouveau Dg était récemment le directeur régional Océan Indien du groupe Castel et PDG adjoint des Brasseries Star, à Madagascar. Il a donc 12 années d’expérience notamment au Tchad, au Togo et en République démocratique du Congo (RDC).

AGRICULTURE

  La PHP a investi 267 millions dans la RSE entre 2015 et 2016

La société des Plantations du Haut Penja, filiale camerounaise du Groupe Compagnie fruitière basée à Marseille, a investi 267 millions de Fcfa dans des projets communautaires de santé et d’éducation, grâce à la certification « FairTrade ». Ce compte bancaire spécial géré par les employés organisés en comités locaux pour la gestion des bonus, est abondé à hauteur de 1 dollar Us pour chaque carton de banane vendu. Pour la petite histoire, la PHP est née de la privatisation de l’office camerounais de la  banane en 1991. Elle s’étend sur 3 530 hectares. Sa production annuelle chargée à destination de la Compagnie fruitière, est un peu plus de 166 000 tonnes. La PHP produit aussi le poivre de Penja à hauteur de 30 tonnes par an. Ses 6 000 salariés font de la Compagnie fruitière, le premier employeur privé du Cameroun. Les normes Iso1400, Globalgap qui y sont respectées, de même que la certification FairTrade-Max-Havelaar affichent l’engagement de la PHP dans la responsabilité spéciale des entreprises.

Le Quotidien de l’Economie

 

TELECOMMUNICATIONS

Les acteurs du transfert des datas se positionnent au Cameroun

Les opérateurs de télécoms Vodafone et Orange Cameroun sont deux entreprises résolument ouvertes au marché de transfert des datas au Cameroun. En effet, grâce à l’application self-care MyVodafone de Vodafone, l’on peut transférer du volume de données ou du crédit internet à ses projets ; tout en gardant contrôle de sa consommation. Il suffit d’entrer dans son compte « myvodafone.vodafone.cm et suivre l’onglet  « transférer ». Orange  Cameroun quant à lui, à travers le service : « Taka Ya Own », l’on peut envoyer des forfaits internet mobiles. Il suffit de composer le code #145#, sélectionner l’offre et entrer le numéro de téléphone du bénéficiaire. Ce bénéficiaire n’ayant aucun frais à payer, devrait au préalable composer le même code.

HYDROCARBURES

A l’issu du Conseil d’Administration de la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH) qui s’est tenu le 6 décembre dernier, sous la présidence de Ferdinand Ngoh Ngoh, Ministre, Secrétaire Général de la Présidence de la République et sanctionné par un communiqué, il en ressort de la présentation de l’Administrateur-Directeur général Adolphe Moudiki, que :

a)      entre janvier et octobre 2016, les prix moyens du Brent Daté, brut de référence des bruts camerounais, se sont repliés de 21,89% par rapport à la période  janvier-octobre 2015.  Malgré la baisse des couts de pétrole sur le marché mondial, la SNH a pu maintenir la production nationale de pétrole brut au même niveau qu’un an plus tôt, soit 28,63 millions de barils. Il est espéré d’ici décembre 34,49 millions de barils.

b)     La production gazière sur la même période est de 290,25 millions de mètres cubes, en recul de 9,35%, du fait d’une baisse de consommation de la centrale Thermique à Gaz de Kribi. Les prévisions de clôture sont de 358,76 millions de mètres cubes.

c)      Les quantités de pétrole brut vendues pour le compte de l’Etat s’élèvent à 16,810 millions de barils au 31 octobre, en baisse de 5,22%.

d)     Le Trésor public entre janvier et octobre 2016, a donc obtenu, après déduction des charges de production, la somme cumulée de 266,06 milliards Fcfa pour une prévision annuelle de 247,20 milliards de Fcfa.

e)      Le pipeline Tchad-Cameroun a pu générer des recettes de 26,87 milliards au titre des droits de transit pour un volume de 35, 12 millions de barils enlevés au terminal Komé-Kribi 1 du 1er janvier au 31 octobre.

Communiqué

INFRASTRUCTURES

 

 

Inauguration d’une cimenterie turque au Cameroun

La cimenterie Medcem, contrôlée par le groupe turc Eren Holdings va procéder 16 décembre 2016 à Douala, à l’inauguration son usine dotée d’une capacité annuelle de 600 000 tonnes. Elle portera à environ 4,3 millions de tonnes, la capacité annuelle de production du ciment au Cameroun. Avec un coût d’investissement est estimé à 13 milliards de francs CFA, cette entreprise a bénéficié des avantages prévus par la loi de 2013 portant incitations à l’investissement privé en République du Cameroun. Elle est la quatrième cimenterie installée au Cameroun après Cimencam, du groupe Lafarge Holcim, du Nigérian Dangote Cement, ou encore du Marocain Cimaf.

 Journal du Cameroun

BANQUES & FINANCES

Transactions Le Cameroun, 11e  en Afrique en matière de finance inclusive

Le rapport 2016 du groupe d’analyse et de recherche britannique The Economist Intelligent Unit, a classé le Cameroun 11e en Afrique en matière de promotion de l’inclusion financière dans 55 pays d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine, des caraïbes et d’Europe de l’Est. Cette étude s’est basée sur 12 indicateurs d’évaluation du cadre réglementaire favorable à la lutte contre l’exclusion bancaire et financière des populations pauvres. Le Cameroun doit cette avancée notamment au service de mobile money proposé par les opérateurs de téléphonie mobile Mtn et Orange Cameroun. La présence dans les zones rurales des établissements de micro finance, estimés à 500 structures agréées et l’élargissement des domaines d’activités des banques ont également participé à cette inclusion financière. Tout ceci a permis une hausse du taux de bancarisation de 13% en 2013 à environ 20% en 2016.

Le Quotidien de l’Economie

 

 

 

 

 NB:  Pour obtenir plus d’informations, dans divers domaines et de manière régulière,  cliquez ici:  ou appelez-nous: 674067417.

Un Référentiel africain de veille et d’intelligence économique disponible

cavie

Le camerounais Guy Gweth, Président du Centre Africain de Veille et d’Intelligence Economique (CAVIE) et par ailleurs, Fondateur du cabinet knowdys, vient de produire un Référentiel africain de veille et d’intelligence économique à 7 dimensions, 23 critères, et 175 indicateurs. il permettra d’ évaluer les dispositifs existants pour leur permettre de mieux répondre aux besoins des marchés locaux.  Il permettra de passer toutes les offres de  formation du secteur  de l’IE au crible. Ainsi, les projets pédagogiques des établissements, les syllabus de cours et les témoignages des apprenants seront orientés. toute chose qui aidera l’Afrique dans un contexte marqué par la concurrence sur les marchés locaux et  l’attrait que ce continent a de plus en plus de la part des investisseurs  locaux et étrangers.

 

veuillez le télécharger en suivant ce lien: référentiel africain de veille et d’intelligence économique.

 

Merci!

Bulletin de veille Economie-Business Cameroun

DRAPEAU CamerounNB:  Pour obtenir plus d’informations, dans divers domaines et de manière régulière,  cliquez ici:  ou appelez-nous: 674067417.

Le Cameroun ne maîtrise pas ses dépenses

La Commission des Finances du Budget de l’Assemblée nationale et la Chambre des Comptes de la Cour Suprême a constaté dans le cadre du 15e forum d’échange entre la Commission des Finances et du Budget de l’Assemblée Nationale et la Chambre des Comptes de la Cour Suprême que la qualité des dépenses du Cameroun laisse à désirer. Le train de vie de l’État va grandissant alors que les mesures ont été prises pour le revoir à la baisse. Les salaires des fonctionnaires ont été diminués, l’acquisition des véhicules administratifs a été suspendue, le nombre de missions des membres du Gouvernement à l’étranger réduit, etc. Pour Marc Ateba Ombala, le Président de la Chambre des Comptes., il va falloir lors de l’exécuter du budget 2017, « améliorer la politique fiscale ainsi que le climat des affaires au Cameroun. Mais nous estimons, aussi bien le Parlement que la Chambre des Comptes, qu’il faut qu’on aille vers une maîtrise des dépenses publiques. Ce serait la voie pour réaliser le programme en cours».

La Nouvelle Expression, Cameroun-Infos.net

Les assurances collecteront désormais les Vignette automobile au Cameroun

A partir du 1er janvier 2017, c’est désormais chez les compagnies d’assurances que les automobilistes doivent se rendre pour payer leur droit de timbre automobile communément appelé « vignette ». Les tarifs restent inchangés. Conformément à l’article 598 nouveau de la loi de finance 2016, la compagnie est tenue de collecter cette taxe auprès du client « dès le premier paiement de la prime d’assurance au cours de l’année, que ce paiement soit partiel ou total ». Notons que cette mesure, de même que les autres dispositions de la loi de finance 2016 vise à simplifier les procédures, faciliter l’accès aux services publics, sécuriser et améliorer les recettes fiscales.

Journal du Cameroun

Comment lutter contre le blanchiment d’argent au Cameroun?

Pour lutter contre  le blanchiment d’argent ou encore la dissimulation de la source d’argent ou des biens tirés d’activités criminelles, au Cameroun, Me Sylvain Souop, membre du Conseil de l’Ordre National des avocats  pense que «la lutte contre le blanchiment d’argent a d’abord besoin d’un instrument de prévention. Par exemple l’article 66 de la constitution qui stipule que chacun puisse déclarer l’origine de sa fortune. Ou alors qu’on institue l’infraction d’enrichissement illicite. C’est-à-dire que vous avez quelqu’un qui devient subitement riche, on ne sait comment. On doit pouvoir l’interroger sur l’origine de sa fortune. Mais ça n’existe pas encore au Cameroun». Il pense aussi que l’ANIF a besoin des moyens d’investigation, c’est-à-dire les moyens matériels et humains et que l’éducation des camerounais sur la question doit s’intensifier. Notons que le phénomène reste encore discret au Cameroun.

Le Quotidien Émergence

Vers la fin de la privatisation de la CAMPOST ?

L’État du Cameroun vient d’opter au retour de l’État au sein de la Cameroon Postal Services (CAMPOST). C’est du moins ce qui ressort des mesures préconisées par le parlement camerounais en cette fin de session budgétaire 2016 et qui visent le redressement et  la modernisation de la poste camerounaise. Le premier vice-président de l’Assemblée nationale  Hilarion Etong voudrait qu’en plus d’amener la population à consommer les services de la CAMPOST (services postaux et services dans le domaine des TIC), qu’il faille « prendre des mesures de régulation pour lesquelles le Gouvernement devra baliser le cadre de l’exécution de la loi sur l’activité postale, puis favoriser l’épanouissement des opérateurs privés». Pierre Kaldadak, le Directeur général de la Cameroon Postal Services devra aussi de déposer sans délai son offre multi-services à l’Assemblée nationale.

Le Quotidien de l’Economie

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